Expositio libri posteriorum, editio altera retractata


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S A N CT1

T H O M A E DE A Q U I N O

OPERA OMNIA

OPERA OMNIA IUSSU LEONIS XIII P. M. EDITA

TOMUS 1 * 2

Editio altera retractata

CURA E T S T U D I O FRATRUM PRAEDICATORUM

Ouvrage publià avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique

COMMISSIO LEONINA

LIBRAIRIE PHILOSOPHIQUE J. VRIN

Piazza Pietro d'Dliria, 1 00153 ROMA

6, Piace de la Sorbonne 75005 PARIS

1989

TABLE La Reuisio Moerbecana au livre I 1-26. . . . . . . . .

CHAPITRE I : LES TQMoINS DU TEXTE

I. Les manuscrits. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . i.

2.

Manuscrits principaux. . . . . . . . . . . . . . . . . Fragments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

11. Les éditions. ...........................

*

o* 9*

CHAPITRE I1 : CRITIQUE TEXTUELLE

I. L'exemplar parisien. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . i.

2.

Délimitatiodes pikces. . . . . . . . . . . . . . . . Les manuscrits à pikces.. . . . . . . . . . . . . . .

Ii

*

i i*

13*

11. Répartitiodes manuscrits par pikces. ..... 14* Pikce i (I i, i à 14, 205). . . . . . . . . . . . . . . . Pikce 2 (1 4, 205 à I 9, 90). . . . . . . . . . . . . . . Pikce 3 (I 9, 90 à I 14, 39). . . . . . . . . . . . . . . Pi&ce4(114, 39à 119 73) . . . . . . . . . . . . . . Pikce 5 (119~73à I 2 3 147). . . . . . . . . . . . . Pikce6(123, 147à I28,64. . . . . . . . . . . . . Pikce 7 (I 28, 64 à I 32, 3 3). . . . . . . . . . . . . . Pikce 8 (I 32, 34 A 134, 278). . . . . . . . . . . . . Pikce 9 (I 34, 278 à 1 3 8 , 34). . . . . . . . . . . . . Pi&ceio(I38, 35 à 141 319) ............ Pikceii (14i7320à 144174)........... Pikce iz(I4.4, 175 à I I 3 38) . . . . . . . . . . . . Pikce 13 (11 3, 38 h 116, 143). . . . . . . . . . . . Pikce 14 (I1 6, 143 à I1 9, 157). . . . . . . . . . . Pikce 1 5 (11 9, 157 à I1 12, 110). . . . . . . . . . Pikce 16 (I1 12, n o A I1 17, 59). . . . . . . . . .

111. Conclusion :Principes d'édition. . . . . . . . .

i.

Ce que saint Thomas doit à Guillaume de Moerbeke. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 4*

i* i

i4* 19* zo* 22* 24* 25* 26* 27* 29* 30* 31* 32* 3 3* 34* * 36*

41*

5 o*

2.

Les commentaires aux Seconds AnaFques La traduction par Gérarde Crémonde la paraphrase de Thémistiu(fin X I I ~sikcle). ... 5 5 * La traduction par Guillaume de Luna du commentaire moyen d'Averroè (C. i 230). . . 5 6* Le commentaire de Robert Grosseteste, futur évequde Lincoln (C. i 2 3o). . . . . . . . . . . . . . 5 6* Le commentaire de Robert Kilwardby (C.I 240) 5 8* La paraphrase de saint Albert (C.i 26 1-62). . . . . 5 8* Commentaires qui ont utilisÃsaint Thomas : Les Questions de Jacques de Douai (C. 12751280). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les Questions incomplktes sur la premikre moitiÃ( 7 i a i - ' ~ ~ b idu 3 ) livre I (C. 1278-1280) Un maltre ks arts anonyme (Ps.-Bokce de Dacie), Questions (incomplktes) sur les Posteriora (C. i 279-1280). . . . . . . . . . . . . . . . . . Le cours de Pierre de Saint-Amour sur les Seconds Analytiques (C. i 2 8 i). . . . . . . . . . . . . . La Sentendo libri Posteriorum de Gilles de Rome (C. 1290). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le commentaire aux Seconds Anabtiques de Guilhem Arnaud (C. i 29 5 -i 3 00). . . . . . . . . . .

5 9*

60*

6i* 62* 63* 65*

3. Une source secondaire : lYEuclidelatin.. . . . . . 66*

CONCLUSION : DATE D E L'EXPOSITION

CHAPITRE 111 : LES SOURCES

Aprks le milieu de 1271 : la connaissance de la Moerbecana de la Métaphysjque. . . . . . . . . . . . 73*

Le texte dYAristoteexposÃpar saint Thomas

Les chapitres 11-26 : Ã Paris, avant le 24 avril 1272. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76*

Livre I 1-26 : la traduction de Jacques de Venise. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43*

Les chapitres 127 Ã I1 2 0 : Ã Naples, Ã la fin de 1272. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76*

Livres I 27 Ã I1 20 : la Reuisio Moerbecana. . . . . 45*

La publication à Paris vers 1275 . . . . . . . . . . . .

77*

CHAPITRE I

LES TGMOINS DU TEXTE I. LES MANUSCRITS

As

Bb

Le cornmentaire de saint Thomas d'Aquin aux Seconds Anawques d'Aristote est contenu dans plus de 54 manuscrits (il n'est pas possible de donner un chiffre précis car plusieurs manuscrits étan incomplets, le chiffre varie suivant les parties du texte), sans parler de quelques fragments. Nous allons les énumér dans l'ordre alphabétiqudes villes oà ils sont aujourd'hui conservésl

Barcelona, Archivo de la Corona de Arag6n Ripoll 109, f. 2j4ra-277vb. Codices, n. 144. 3 cahiers de 8 folios (réclameaux f. 261v, 269v, zyyv), indépendantdu reste du manuscrit, écritau xive sikcle. 2 cahiers ayant étperdus, le manuscrit s'arrete e x abrupto à 1 3 9, 15 o- i 5 i : à nocior et prior et [+ réclamet credibilior quam negatiua] ÈPas de titre de premièr main ; deux mains du xve sikcle ont ajoutk en tete du f. 2541 : ~Scriptum [beatissirni] thome [SA. de aquino] de ordine predicatorum [de libro posteriorum alique lectiones]

Bi

Assisi, Biblioteca Comunale 322, f. iyra-39vb. Codices, n. 72. Les f. 17-44 (40 est blanc) sont indépendant;écrit d'une autre main que les autres parties du manuscrit, ils forment 3 cahiers (i8, z8 réclamau f. ~ Z V ,3 9 , écritau xive siècl d'une main italienne. Pas de titre de premièr main ; une main du xve sikcle a ajoutà en marge supérieurdu f. i7r : à Incipit liber posteriorum Analeticorum AR/liB secundum sanctum tomam de Aquino à ; mais la meme main a attribuà à saint Thomas les autres oeuvres contenues dans le ms., f. ir, le commentaire d'&e sur les Topiques, et f. 411, le commentaire de Robert Kilwardby sur les Premiers Analytiques ; souscription de premikre main, f. 39vb : à Expliciunt rationes fratris thome de aquino ordinis fratrum predicatorum super libro posteriorum analeticorum Aw. DEO GRATIAS. AMEN È

Basel, Universitatsbibliothek F I i, f. 247ra-279rb. Codices, n. 198. 3 cahiers (il2, réclamau f. 258v, 2-9 qui contiennent en milieu de page sur deux colonnes le texte des Seconds Anabtiques d'Aristote, écritd'une belle main parisienne du débudu xive sikcle ; le commentaire de saint Thomas a étajoutà dans les marges d'une autre main parisienne du débudu XIV sikcle et sans doute copiÃdirectement sur l'exemplar universitaire (cf. plus loin, p. iz*a, pièc 5). Ni titre ni souscription.

Ba

Bamberg, Staatliche Bibliothek Class. 61 (Hj. VI. 2), f. ir-59v. Codices, n. 138. 4 cahiers de 12 folios (réclameaux f. i zv, Z ~ V 36v , ; le f. 60 est blanc) écritau xve siècl d'une main germanique. Pas de titre ; souscription de premi&-emain au f. 39v : à Expliciunt scripta supra librum posteriorum a fratre thoma de aquino composita È

Basel, Universitatsbibliothek F I1 29, f. ioora- Bal Codices, n. 202. Les f. 100-121, indépendantdu reste du ms., ont étcopiéau débudu X I V ~ siècl directement sur lyexemplarparisien : les pikces sont marqukes (cf. plus loin, p. 14*). La numérotatio des folios passe du f. io0 au f. 102 et se trouve ainsi en avance d'un chiffre. i cahier de 1 2 f. (réclam au f. i 12v, en réalit11iv), Pas de puis un cahier de io (? le dernier folio arraché) titre de premikre main ; plusieurs mains postkrieures ont ajoutk : à Scriptum super posteriorum à (Ãsuper posteriorum à repris 4 fois), puis (main du xve siècle : à Sanctus thomas super posteriorum à ; pas de sousi 2 iva.

cription de premièr main, mais diverses mains ont ajoutà au f. iziva : à Explicit thomas super libros posteriorum aristotilis à [+ à pro .X. sol' È la troisièm fois] ; autres notes au f. izivb.

Bo

Bologna, Biblioteca Universitaria i65 j5, f. ira-4ova. Codices, n. 289. 5 cahiers de 8 folios, écritau x+ sikcle d'une main italienne. Ni titre ni souscription, mais on lit, de premièr main, au f. jvb, à la fin de I 8 : à tho. de aqui. à ; f. 6vb, à la fin de I i I : (C tho. de aqui. à ; f. 25va, à la fin de 141 : à § esic est finis primi posteriorum [barréThomas de aquino doctor famosissimus ordinis sancti dominici etc. ; f. 28rb, à la fin du livre I : à tho. de aquino doctor ordinis sancti dominici. et sic est finis primi posteriorum à ; f. 33rb, à la fin de I1 7 : à tho. de aqui. È

Bo2

Bi

Bg

Bruxelles, Bibliothèqu royale de Belgique 6069 Bx ( ~ 9 1 2 )f.~ ira-64vb. Codices, n. 421. 7 cahiers (i4 z6 3-612 76 ; le premier cahier est marquà dans la marge inférieur: à primus quaternus È le deuxième f. jr : ~secundusquaternus à ; réclameaux f. 4v, zzv, 46v). Le texte a étcopià à Paris à la fin du X I I I ~ou au débu du XIV siècledirectement, semble-t-il, sur l'exemplar universitaire (cf. plus loin, p. 14*b) ; le premier cahier, de 4 folios, sYarr2teà 14, 21 1-212 à ostendit quod È soit 7 lignes aprèla fin de la premièrpièc : cela donne une bonne idéde ce que pouvait 2tre l'exemplar. On lira à la suite les folios 47, 49, 48, 5 i , 50, 52, comme y invitent les notes (main du xrve sikcle) : f. 47vb, en marge infé rieure : à verte folium et inuenies residuum à ;f. 48vb : çuert duo folia et inuenies residuum à ; f. 49vb : çreuerter per duo folia et inuenies residuum à ; f. jovb : à uerte folium et inuenies residuum ÈPas de titre (titre courant : L. I PE"I"I0Rf) ; pas de souscription.

Bologna, Biblioteca Universitaria 165 5 ', f. 2 i 6rbCodices, n. 290. F. z i 6rb-2 5 7vb : fin d'un cahier (réclamau f. z i yv), 24iv, ~ puis 3 cahiers de 1 2 folios (réclameaux f. 2 2 . 9 ~ 25 3v), enfia 4 folios, f. 254-2 57, mais un folio a dispani, le texte sYarr6tedonc à I1 20, 8 i à questiones È Le texte a étcopiÃà Paris à la fin du xnie ou an débu du xive siècledirectement sur lyexemplaruniversitaire Cambridge, Gonville and Caius College Library, C (pikces marquées cf. plus loin, p. i 3*b). Il a étcorrigà 611 (341)~f. io8ra-i45rb. Codices, n. 492. par au moins deux correcteurs, le premier et le plus 4 cahiers (il2 2 l 2 ?38 ?46 ; réclameaux f. i i9v et important est un italien du XIV siècle le deuxièm i3iv), écritau débudu xive sikcle par une main , un italien du xv (celui qui marque les à § l e ~ on)n anglaise. Ni titre ni souscription. siede. Pas de titre de premièr main, mais (? de la main du premier correcteur) : à Incipit liber posteriorum Cambridge, Peterhouse Library 189 (I. 9. 3), f. ira- C1 analeticorum ARfli8 È 5 zvb. Codices, n. 5 30. F. 258ra-vb : i folio ajoutà pour remplacer le folio Ce manuscrit semble se composer de deux parties, perdu, écri d'une main italienne du xv sikcle. Contient écritepar deux mains différente: le texte à partir de I1 24, 82 à Et primo à jusqu'd la fin. main A, main du X I V ~sikcle : f. 17-52 (4 cahiers : il2 31Â42 ; réclameaux f. Z ~ V ,~ O V ,jov). Cette partie Brescia, Biblioteca Civica Queriniana A. V. 20, contient le texte de I 26, i à Figurarum È jusqu'à la f. i r w o r a . Codices, n. 342. fin. Pas de souscription, sinon : à Explicit hic liber, 3 cahiers de io folios (le premier blanc non numé qui scripsit à rotà ; réclameaux f. 9v, igv, 29v) et i cahier de main B, main anglaise de peu postérieur: f. 1-16, 1 2 folios (? le demier perdu), écrit au xve siècld'une avec le f. intercalaire i6*. Cette partie contient le texte main italienne. Pas de titre de premièr main, mais une du débuà la fin de 125 ; elle semble avoir étécrit main postérieura ajoutà en t2te du f. i r : à Incipit pour remkdier à la perte des deux premiers cahiers primus posteriorum ARf [super barréscriptum super écrit par la main A : le scribe ayant mal mesurà sa primo posteriorum ARf per uenerabilem doctorem piace a d13 achever le texte manquant sur le fragment thomam de aquino à ; souscription de premièr main de folio intercalaire. Pas de titre. au f. 4ora : à Explicit scriptum S. thome De aquino super librum posteriorum. die vltimo maij. 1462. È Cordoba, Biblioteca del Cabildo 52 (autrefois 378), Cd f. ira-6irb. Codices, n. 609. Brugge, Stadsbibliotheek 493, f. ira-6ovb. Codices, 8 cahiers de 8 folios (la fin du huitikme cahier a ét n. 379. 6 cahiers de io folios (réclameaux f. iov, zov, jov, employépar une autre main pour transcrire l'abrég 4ov, jov), copi& au débudu XIV sièclpar un scribe de la logique dYAvicenne; cf. M. Th. d'Alverny, dans 25 8vb.

Bol

italien, mais à Paris (cf. édLéon.t. XLV i, Préf. p. 3*), directement sur lyexemplar universitaire (cf. plus loin, p. i4*a). Ni titre ni souscription.

MANUSCRITS PRINCIPAUX

Arch. hid. doctr. lift. M. A., t. 43, 1968, p. 301-303). Le commentaire de saint Thomas a étécri ( ? de main parisienne) au débudu X I sikcle, ~ mais soigneusement corrigà par une main plus tardive. Ni titre ni souscription de premikre main ; mais en tete du f. i r a étajoutà : à [sanctus surajouté thomas de aquino à ; le correcteur a baptisà à distinctio à la à lecon à de saint Thomas (il semble &tredu XIP sikcle : l'appellation de çlectià n'apparait gukre qu'au xv), et il precise quelquefois à thome ; par exemple, f. zra, en marge du débude I 2 : à secunda distinctio thome à ; f. 6va, en marge du débude I 8 : à 88 distinctio thome à f. 7rb, en marge du débudu I 9 : à 98 distinctio thome ÈAu f. 6irb, souscription d'un possesseur de la fin du x i v e ou du débudu x~ siècl (cf. Codices).

3*

Explicit sentencia libri posteriorum edita a fratre thoma de aquino de ordine fratrum predicatorum È Erfurt, Wissenschaftliche Bibliothek der Stadt, E r Amplon. Fol. 309, f. 73ra-i i2va. Codices, n. 733. 4 cahiers (il2 212 312 44 ; réclameaux f. 84v, 96v, io8v). Le commentaire de saint Thomas a étcopià h Paris à la fin du X I I I ~ou au débudu X I V ~sikcle, directement sur l'exemplar universitaire (pikces marquées cf. plus loin, p. i 3*-i4*). Titre ( ? à la mine de plomb) : à thome super posteriora È repris par la rubrique : à SENTENCIA THOME SVPER POST'IORA à : souscription de premikre main : à Explicit sentencia fratris thome super libro post'iorum È

E Erlangen, Universitatsbibliothek 207 (530)~f. 3ra46ra. Codices, n. 7 5 5. Gpinal, Bibliothkque municipale i 37 (49, f. i 23ra4 cahiers de 12 folios (la numérotatiodes folios ijzra. Codices, n. 714. est en avance d'un chiffre, car elle a tenu compte du 4 cahiers (i8 z8 312 48 ;réclameaux f. i3ov et i38v ; folio de garde, numéroti ; au f. 46rb, le meme scribe ce sont les cahiers 18-21 du manuscrit total, numérotà a continue e i écrivan le commentaire de saint Thomas au bas des folios ;f. 1231 : i 8 ;f. 1311 : 19 ; f. 1391 : au De anima, cf. édLéon.t. XLV i, Préf.p. 4*a). 20 ; f. i j i r : 21 ; à la fin du quatrikme cahier, une Le commentaire de saint Thomas a étécriau débu autre main a commencÃla copie de questions sur les du x f l sikcle d'une main germanique. Pas de titre Seconds Analytiques, copie aujourd'hui mutilépar la (mais une main cursive a ajoutà en ttte du f. 3r : perte d'un cahier; cf. plus loin, p. 6i*-6z*). Le à Super posteriorum È ; pas de souscription. commentaire de saint Thomas a étécriau x i v e sikcle par une main italienne ou plutbt germanique. Firenze, Biblioteca Medicea Laurenziana Plut. F4 Ni titre ni souscription. LXXI, 27, f. zra-3zvb. Codices, n. 847. 4 cahiers de 8 folios non num6roté(le f. i est blanc ; Er1 Erfurt, Wissenschaftliche Bibliothek der Stadt, réclameaux f. 8v, i6v, 24v ; dans la marge supérieure Amplon. Fol. 104, f. ira-39rb. Codices, n. 725. f. 9ra : à secundus quaternus à ; f. i7ra : à tercius Le manuscrit semble se composer de 5 cahiers de quaternus à ; sur le f. de garde [f. 331, une main posté 8 folios, mais le dernier folio du troisikme cahier est rieure a écriles premikres lignes du prologue du perdu : il manque un folio entre les f. 23 et 24, donc commentaire de saint Thomas au quatrikme livre des le texte de I 38,76 à tanto à à I 39, 85 à assumebatur È Sentences [ed. Moos, p. i - 2,9]). Le texte a étécriau Le commentaire a étécriau x i v e sikcle d'une main x i v sikcle, d'une main italienne. Titre de premikre anglaise. Pas de titre de premikre main, mais une main, au f. 2r : à Scriptum super librum posteriorum seconde main a ajoutÃaux f. ir, iv, zr, 2v, 3r le titre AR/ secundum fratrem thomam de aquino à ; souscourant : à sent(en) I post' à ; souscription de precription de premikre main au f. 3zvb : (C Explicit liber. mikre main, f. 39rb : ~Expliciuntsentencie fratris Sit laus trino et uni deo. amen. amen. amen. Expliciunt Thome de aquino super librum [peryaraa ? gratti] rationes fratris thome de aquino ordinis predicatorum posteriorum È super libro posteriorum AR/ scripte a Jacobo Ricamo È Er2

Erfurt, Wissenschaftliche Bibliothek der Stadt, Amplon. Fol. 308, f. ira-44rb. Codices, n. 732. 4 cahiers de 8 folios et i cahier de 12 folios (réclame aux f. 8v, i6v, z4v, 3zv ; en outre, les quatte premiers cahiers sont numérotÃau dernier folio : f. 8v : I ; f. i6v : I1 ; f. 24v : I11 ; f. 3zv : 1111). Le commentaire de saint Thomas a étécriau x i v e sikcle. Pas de titre (titre courant : L I POSTE.) ; souscription de premikre main au f. 44rb : à Est iam tempus equo fumantia soluere colla [Vergilius, Georg., I1 5 421.

Firenze, Biblioteca Medicea Laurenziana Fiesolano F S f. 2161-a-2591-b.Codices, n. 915. Les folios 216-259 (soit 45 folios : il y a un folio 246bis oubliÃdans la numérotationsont indépendant de la premikre partie du manuscrit ; un cahier de io folios commence au f. 216r (réclamau f. 23jv) ;je ne peux précisela composition du reste du manuscrit. Le commentaire de saint Thomas a étécridans la seconde moitià du x v sikcle, d'une écriturhumanistique. Titre de premikre main au f. 2i6r : à Incipit 105,

liber posteriorum aristotilis à ; souscription de premikre main au f. 2 5 qrb : à Deo gracias. amen et virgini marie. - Explicit secundus liber posteriorum per manus nicolai hoern deo gracias ÈLe scribe semble avoir ignorÃqu'il copiait une ceuvre de saint Thomas et avoir cru au contraire qu'il copiait une ceuvre d'Aristote : f. ziGrb, à la fin de I i : à Aristotiles doctor excellentissimus à (cf. f. 24iva, 25 3rb, 25 3vb, 2 5 5 rb) ;f. 2 i7vaÃà la fin de I 2 : à Aristotiles doctor à (cf. f. 2 i8ra, zi9ra, 23 irb, 232ra, 236va, qora, qovb, z4ivb ; 246rb ; 254vb) ; f. zziva, à la fin de 1 9 : à Aristotiles à (cf. f. 223rb ; zz7ra ; 229va ; 234vb ; 249ra ; 25 irb ; 257va) ; f. 224ra, à la fin de I 13 : à Aristotiles doctor doctorum (cf. f. 23ora ; z3zvb ; 246bh-b ; 247ra ; zjova ; z58rb [+ ex ccellentissimus >l), f. 243vb, à la fin de 142 : à Aristotiles doctor doctorum princeps principum à ; f. 25 zva, à la fin de I1 9 : à Aristotiles doctor prin. à ; on comparera avec le ms. Bo. Firenze, Biblioteca Medicea Laurenziana Conv. Soppr. 587, f. ira-zjra. Cudices, n. 934. F6a F. i4ra-zjra (I 29, 206 à gramatica È à la fin). i cahier de i 2 folios, écri au x i v e sikcle de main italieme. Pas de souscription de premikre main, mais une main postérieura ajoutà : à Et hic est finis libri posteriorum sancti thome ad laudem beate uirginis È F6b F. ira-i3vb un fragment de folio intercalaire (du débuà 129, 206). Cette partie a étécritpour remplacer les cahiers perdus de F6a, d'une main italienne du xv siècl (l'orthographe est déjcelle de la Renaissance : le scribe écri: Aristoteles, rhetorica, definiuntur, corolarium, etc.). Titre : à iste est liber posteriorum sancti thome È

+

F7

Firenze, Biblioteca Nazionale Centrale Conv. Soppr.

J. V. 19, f. ira-47rb. Codices, n. 962. 4 cahiers de 12 folios non numérotà (réclameaux f. Z ~ V , 36v ; le f. 48 est blanc). Le commentaire de saint Thomas a étécriau X I V sikcle d'une main frangaise. Ni titre ni souscription de premikre main. De main postérieureen tete du f. i r : à Incipit liber primus posteriorum à ; souscription, d'une autre main, au f. 47rb : à Explicit secundus liber post' secundum expositionem sancti Thome ordinis fratrum predicatorum È

F

Firenze, Biblioteca Nazionale Centrale Conv. Soppr. J. X. 29, f. ira-jjva. Codices, n. 975. 7 cahiers de 8 folios (réclameaux f. 8v, iGv, 24v, 3 ZV, ~ O V ,48v ; le f. 5 6 est blanc). Le rnanuscrit a ét du XIVsikcle, copiÃà Paris à la fin du X I I I ~ou au débu sinon directement sur l'exemplar universitaire, au moins sur une copie immediate de celui-ci (cf. plus loin,

p. i4*a). Pas de titre de prernikre main, mais en tkte du f. ir, d'une rnain postérieurcursive : à Incipiunt scripta supra librum posteriorum edita a fratre thoma à ; au-dessous, d'une main italienne du xve sikcle : Scriptum Sancti Thome de aquino super librum posteriorum Aristotilis ÈPas de souscription de prernikre main, mais de mains postérieure: à Explicit scriptum supra librum posteriorum. r e l o ? à (répé une deuxikme fois). Klosterneuburg, Augustiner-Chorherrenstift 440, f. iz8ra-i8ovb. Codices, n. 1199. 5 cahiers indépendantdu reste du manuscrit (i-412 5 * ; réclameaux f. i4ov, i 5 zv, i64v ; en outre, les cahiers sont numérotà au bas de leur premier folio : f. 1291 : i ; f. 1411 : 2 ; f. 1531" 3 ;f. 1651-:4 ; f. 177r : 5 ) . Le texte a étécriau débudu x r v e sikcle d'une main italienne. Pas de titre de premikre main, mais en tete du f. izyr, d'une main cursive : à Scriptum super posteriorum fratris thome de ordine predicatorum È Pas de souscription, sinon : à Explicit deo gracias È Leipzig, Universitatsbibliothek i 349, f. i 37ra- i 66va. Codices, n. 1424. Ces folios, indépendantdu reste du manuscrit, se décomposenen deux parties : F. 145-166 : 2 cahiers (112 zlO), copiéà Paris par un scribe professionnel (encore qu'il s'agisse d'une copie modeste) au débu du XIV sikcle, qui contiennent le texte de 129, 114 à si enim à jusqu'à la fin. Souscription de premièr main au f. i66va : à dextera scriptoris careat grauitate doloris. Explicit expliceat ludere scriptor eat à (une main postérieura ajoutà : à Explicit sentencia Fratris Thome de aquino super librum posteriorum Aristotilis D). F. i37ra-i44va (i44vb est blanc), i cahier de 8 folios, écritsemble-t-il, aprks coup pour remédieà la perte du premier cahier de L a . Ce cahier contient le texte du débujusqu'à 129, 114 à lapis È Il semble avoir étécrià Paris au débudu XIV sikcle, pour son compte personnel, par un maltre qui a copiésinon directement lyexemplar universitaire, au moins une copie immediate de celui-ci (cf. plus loin, p. i4*b). Pas de titre. Lihge, Bibliothhque du Grand Séminair 6. G. 1 2 bisà f. i8ra-48vb. Codices, n. 1450 A. Les folios 18-48 sont independants du reste du manuscrit. 11s ont étécrit par deux mains différente: Main A (main frangaise du XIVsikcle) : i cahier de 1 2 folios, f. i8ra-qvb, qui donne le texte du débu jusqu'à 127, 159 à insit B ÈPas de titre. Main B (francaise du X I V ~sikcle presque cursive), f. 3ora-48vb (soit 19 folios : i cahier de 8 folios,

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MANUSCRITS PRINCIPAUX

Lo

réclamau f. 37v, et i cahier de 12 folios, le dernier arraché?) qui donnent le texte de I 27, i 59 à probat à jusqu'à la fin. Pas de souscription de premièr main ; une main postérieura ajoutà : à Explicit commentum sancti thome de aquino supra librum posteriorum deo gratias È

ont étcopiéd'une main germanique du xive siècle Ni titre ni souscription de prernièr main ; une main postérieura ajoutÃen tete du f. 491 : à Thomas super p9t7iorumà [+Nposteriorum à autre main du x ~ ] au bas du f. iz4rb : à Explicit thomas super posteriora È

London, British Library Harley 7642, f. 48ra-84va. Codices, n. i j 06. 4 cahiers ( i 8 28 312 ?48 i folio supplémentair; réclameaux f. j jv, 63v, 75v), écritau xive siècl d'une main italienne. Palimpseste, le manuscrit a beaucoup souffert et est souvent illisible. Pas de titre ; souscription de premièr main : à Expliciunt rationes super libro posteriorum AR/ edite a fratre Thoma ordinis fratrum predicatorum. Deo gracias. Amen Amen È

Oxford, Balli01 College Library 3 i l , f. i88ra-223vb. Codices, n. 2096. Les f. i88r-223v sont indépendantdu reste du manuscrit ; 3 cahiers de 12 folios écritd'une main anglaise au xrve siècleNi titre ni souscription de premièr main ; en tete du f. i88r, de main postérieur: à Sanctus Thomas super libro posteriorum È

+

M1

*

Munchen, Bayerische Staatsbibliothek Clrn 430, f. ir-zov. Codices, n. 1720. Ces deux cahiers de io folios, écritde main germanique à la fin du xive ou au débudu xv^ sièclene contiennent que le commentaire du livre I1 des Seconds Anawqztes. Pas de titre ; souscription de premièr main : à Explicit sentencia super librum posteriorum analeticorum a fratre thoma de aquilino (!) edita. Deo gracias È

M

Munchen, Bayerische Staatsbibliothek Clm 8002, f. 36ra-65vb. Codices, n. 1777. Les f. 36-65 sont indépendantdu reste du manuscrit ; 3 cahiers (il2 z12 36 ;réclameaux f. 47v et 59v). Le commentaire de saint Thomas a étcopià à Paris à la fin du X I I I ~ou au débu du xive sikcle, directement sur lyexemp/aruniversitaire (pièce marquée; cf. plus loin, p. i4*a). Ni titre ni souscription de premikre main, mais, de main postérieure au f. 361 : à Incipit sentencia super librum posteriorum AR/li? au f. 65vb : à Explicit sentencia siue expositio supra posteriorum à (la meme main a mis des titres semblables à plusieurs des ceuvres réuniedans ce manuscrit).

M2

Munchen, Bayerische Staatsbibliothek Clm 14246, f. 49r-64ra et 1i yra-iz4rb. Codices, n. i 8I 7. Le commentaire de saint Thomas sur les Seconds Anabtiques a étcoupà accidentellement : il occupe 3 cahiers (18, f. 49-56 ; 212, f. 57-66 ; 38, f. ii7-124), le deuxièm cahier a perdu son dipldme intérieursoit deux folios entre les f. 61 et 62 (manque le texte de 1 36, 280 à A, oportet jusqu'à 141, 21 8 à subiectum È ;le livre I se termine au f. 641-2, 1i lignes avant le bas de la colonne ; le scribe lui-meme a complétle cahier en écrivandes questions de logique, de 6412, io du bas, à 66vb (il a fait de meme à i24v). Les textes

O3

Oxford, Magdalen College Library lat. 209, f. ira- O* 37va. Codices, n. 2124. 3 cahiers de 1 2 folios un folio additionnel, écrit au xive siècl d'une main anglaise. Pas de titre (titre courant : à LIB' I POST710R/D); souscription de premikre main, f. 37va : à Expliciunt sentencie fratris Thome de Aquino. super librum posteriorum Analeticorum AR/li8 È

+

Oxford, Merton College Library 277 (H. 2. 9), f. 4ra- [OSI 4ira. Codices, n. 2133. Les f. 4-41 sont indépendant;4 cahiers (i l 2212 3 l 2 42 ; réclameaux f. i j v, 27v, 39v) écritau xive siècl par un scribe anglais. Pas de titre de premièr main ; mais une main du xvie ou du xnie siècl a ajoutÃau f. 4r : à Expositio sancti Thomae super libros posteriorum )) ; souscription de premièr main : à Sentencie secundum fratrem thomam de aquino expliciunt È - C'est à peine si ce manuscrit peut &re compt6 comme un témoidu texte de saint Thomas : c'est une copie trè libre. On en jugera par son début f. 4ra (qui s'inspire de saint Thomas, I i, 133) : à Omnis dottrina e t omnis disciplina. Necessitas cuiuslibet rei ordinate ad finem sumitur ex suo fine. Cum igitur in isto libro Philosophus intendat determinare de sillogismo demonstratiuo, finis autem sillogismi demonstratiui est scire propter istum finem, necessarium est habere aliquem tractatum de sillogismo demonstratiuo D. Oxford, Merton College Library 296 (K. i. 6), O6 f. 83ra-io6vb. Codices, n. 2144. Ce sont les deux premiers cahiers ( i l 2 z12 ; réclam au f. 94v) d'un manuscrit qui devait en compter quatre ; le texte s'arrete donc ex abrupto à I 36, 148 : à poterit à ; il a étécrid'une main frarisaise au débudu xive sièclePas de titre. Paris, Bibliothèqu Nationale lat. 6429, f. ira-24vb. Codices, n. 2294.

P*

3 cahiers de 8 folios (réclamau f. 8v), kcrits d'une main italienne du xive sikcle. Ni titre ni souscription de premikre main. Titre de la main d'un possesseur, en tete du f. i r : à Incipit sententia fratris thome de aquino de ordine fratrum predicatorum. super libro posteriorum AR/. - Istud uolumen est iohan// de bonfilijs. et sunt in eo quaterni tres ÈSouscription d'une deuxikme main (antérieurà celle du f. ir) au f. 24vb : à Explicit sentencia fratris Thome de aquino super lib// posteriorum Aristotilis È P5

P6

P7

P8

Paris, Bibliothkque Nationale lat. 6433, f. 45ra72vbiz. Codices, n. 2294 A. 3 cahiers (I l 2 21 3 lo; mais on ne peut tenir compte des réclame: à chaque verso sans exception le scribe met en rkclame le ou les premiers mots du recto suivant), écritau xve sikcle d'une main italienne cursive. Sans aucune raison apparente, le scribe arrete sa copie à I1 i, 4 : à de principiis eius È laissant en blanc la fin du cahier, soit la plus grande partie de la colonne 72vb et les f. 73, 74, 75 et 76. Pas de titre.

écride mkme main ; l'ensemble comprend 8 cahiers (i-712, 81Âdont deux ont étarrachésmais ils étaien blancs). Le tout a ktà écrid'une main anglaise au débudu XIV sikcle. Pas de titre ; souscription de premikre main au f. 93vb : à Expliciunt sentencie È Mais au f. 84ra, à la fin du livre I, on lit, de premikre main : à Expliciunt scripta fratris thome de akeno primum posteriorum. Incipiunt scripta super secundum È Salamanca, Biblioteca Universitaria 183 9, f. ira- Sa1 38va. Codices, n. 2837 4 cahiers (112 212 3 1 2 42 ; réclameaux f. izv, 24v, 36v), kcrits au débudu xive sikcle (? d'une main fransaise). Ni titre ni souscription de premikre main ; une main postérieur a ajoutà au f. 38va : à Explicit scriptum fratris Thome de aquino de ordine predicatorum [+ d'autre main clarissimi doctoris] super libros posteriorum È

Salamanca, Biblioteca Universitaria 1986, f. 53ra- Sa* 8iva. Codices, n. 2849. Paris, Bibliothkque Nationale lat. 14705, f. ira-44ra. Les f. 53-82 (82 est blanc) sont indépendantdu Codices, n. 23 32. reste du manuscrit (peut-ktre i 8 [z4manque] 38 48 j6). Ce manuscrit semble avoir étécri par deux mains : Entre les f. 60 et 61 manque le texte de I 20, 89 à aliqua Main A, f. ira-24vb (2 cahiers de 1 2 folios ;réclame linea à jusqu'à 131, 191 à Methaphisice È ce qui dans aux f. izv et 24v). Cette main parisienne du débudu l'écriturde ce manuscrit correspond à environ 5 foXIV sikcle copie le texte jusqu'à I 36, 56 à secundum È lios ;il semble qu'une réclama étgrattéau bas du Pas de titre. f. 6ov. Le texte a étécri d'une main francaise de la fin Main B, f. z jra-44ra (2 cahiers, i 1 2 ?28 ;réclamau du X I I I ~ ou du débudu xrve siede. Ni titre ni sousf. 36v). Cette main, elle aussi main parisienne du débu cription de prernièr main. Aprks la réuniode cette du xive sikcle, copie le texte à partir de 136, 57 partie (f. 53-82) avec la partie préckdent(f. 1-52) une à aliud cornmune à (pour à aliquid aliud D)jusqu'à la main du XIVsikcle a écri au bas du f. 8iva : à In isto fin. Souscription de premikre main au f. 441 : à Explicit uolumine continetur expositio magistri iacobi de duaco expositio libri posteriorum a fratre thoma de aquino. super librum priorum et expositio fratris tome super Nomen scriptorif reginaldus miles amoris. Explicit librum posteriorum È expliceat ludere scriptor eat. a.b.c.d. È Toledo, Biblioteca del Cabildo 9 5.4, f. 2 i 8r-2 5 7v. Paris, Bibliothkque Nationale lat. 14722, f. 233raCodices, n. 3086. z54vb. Codices, n. 2336. Ce manuscrit contieni en milieu de page, à longues Les f. 233-254 sont indépendantdu reste du manuslignes, le t exte des Seconds Analytiqms d'Aristote, dans crit. 2 cahiers (? i l 2 210) écritau xive sikcle. Ni titre la traduction de Jacques de Venise, écri au xine sikcle d'une main italienne (Aristote/es W n m , Codices, ni souscription. Au débu de l'ceuvre, les mots : à Sicut dicit Aristotiles in principio à sont omis, mais un carrà Suppl., n. 2139). Les interlignes et les marges de ce est laissà blanc, sur deux lignes (sans doute pour la manuscrit ont étutilisépar plusieurs glossateurs lettre ornéS, le reste du texte omis devant ktre mis d'époqudifferente, dont l'un copie le commentaire en rubrique au-dessus de la premikre ligne) ; une de saint Thomas. Il n'y a pas lieu de s'arrkter à quelques deuxikme main a complétdans le carrÃ: à philoso? gloses tardives (par exemple celle qui dans la marge supérieurdu f. zzor cite Paul de Venise) ; par contre, in primo È il faut noter que plusieurs glossateurs ont exercÃleur activitÃavant que n'intervienne le glossateur thomiste ; Paris, Bibliothkque Nationale lat. 16I 54, f. 67ra93rb. Codices, n. 2440. au f. 2 i 8r, à la quatrikme ligne du texte #Aristote, une Le commentaire de saint Thomas sur les Seconds glose interlinéaira déborddans la marge : le glossateur thorniste a dtÃl'encadrer ; au f. 21 8v dans la marge Analytiques fait suite au commentaire sur la Physique,

7*

MANUSCRITS PRINCIPAUX

aux f. i 3v, 23v). Cette main italienne du XIPsikcle a copiÃle livre I. Pas de titre (un glossateur italien du x v sikcle qui intervieni par la suite a ajoutà en tete du f. zr : (C Posteriorum analeticorum sancti thome scriptum È ; souscription de premikre main au f. 28ra : à Explicit scriptum super primum posteriorum È Les f. z8ra-29v avaient étlaisséblancs, mais ils ont étpartiellement récupér pour des notes de mains diverses, f. z8va-qrb. Main B, f. 3ora-43va (2 cahiers i 8 z6 ; les folios du V 7 b premier cahier sont marqué: 32v-33r : C ; 3 3 ~ - 3 4: d ; 34v-3jr : e ; 3jv-361 : f ; 36v-37r : g). Cette main, elle aussi une main italienne du XIV sikcle, a copiÃle livre 11. Pas de titre ; souscription de premikre main au f. 43va : à Explicit scriptum super librum [+ d'autre main secundum] posteriorum analeticorum aristotil' Città del Vaticano, Biblioteca Apostolica Palat. lat. secundum fratrem thomam à [+ d'autre main de aquino V6 ordinis fratrum predicatorum È 995, f. 266ra-298va. Codices, n. 3 504. Les f. 266-299 sont indépendantde la premikre Au verso du folio de garde numéroti, une main du partie du manuscrit ; j cahiers (i ; réclame XIP sikcle a ajoutà une table dont il faut retenir le débu: à In hoc paruo uolumine continentur infra;les f. 298vb-299r laissé vides aux f. 28iv, 289v, 2 9 7 ~ scripta opera : primo scripti ( !) Clarissimi philosophi ont étemployépar une main postérieurpour écrir thome de aquino super libris posteriorum analeticorum le débud'un commentaire sur le livre I 1 des Seconds Anabtiques). Le commentaire de saint Thomas a ét AR/... È ~ Pas de écrid'une main germanique au X I sikcle. Città del Vaticano, Biblioteca Apostolica Vat. lat. V titre de premikre main (mais en tete du f. 266r, d'une 761, f. ira-j6vb. Codices, n. 3304. main postérieur: à circa posteriora commentum 5 cahiers ( i l 2 2 1 2 3 l 2 412 5 ; réclameaux f. izv, sancti thome È; souscription de premikre main au 24v, 36v, 48v ;les f. 57-58 laisséblancs ont étutilisé f. 298va : à Expliciunt scripta supra librum posteriorum par des mains postérieurepour transcrire le De prinedita a fratre thoma de akino deo gratias È cipio indi~liduationiset des notes diverses). Le commenCittà del Vaticano, Biblioteca Apostolica Urb. lat. taire de saint Thomas a étcopià à Paris, à la fin du V6 X I I I ~ sikcle ou au débudu XIV, directement sur 21 5, f. 7 4 r a - i q a . Codices, n. 3 5 62. Le commentaire aux Seconds Ana&iques occupe la l'exemplar universitaire (cf. plus loin, p. i4*b). Ni titre ni souscription de premikre main ; une main cursive fin d'un cahier de io folios (réclamà 7iv ;le commenpostérieura ajoutà en tete du f. i r : çposterioru taire fait suite à la concordante Pertransibunt écritde la meme main), puis 7 cahiers (z10 3 8 4l0 5 lo 6l0 710 88 ; sancti thome D. réclameaux f. 8 iv, 9iv, 99v, iogv, i i p , i29v, 139~). Città del Vaticano, Biblioteca Apostolica Vat. lat. V* Il a étécriau W sikcle de main italienne. Titre de premikre main : à Incipit tractatus sancti thome de 4883, f. 31ra-jjvb. Codices, n. 3379. aquino ordinis predicatorum De posteriorum ( I ) à ; 3 cahiers de 8 folios un folio additionnel (réclame souscription au f. 1471-a : à Explicit expositio libri aux f. 38v, 46v), écritau XIVsikcle d'une main italienne. Pas de titre de premikre main (de deuxikme posteriorum aristo11s beati Thome de aquino ordinis main en tete du f. 311 : à Posteriorum 1. primus È; predicatorum à souscription de premikre main au f. 5 5vb : à Expliciunt rationes 1. posteri. [+ d'autre main Alberti tho] 1. Città del Vaticano, Biblioteca Apostolica Vat. lat. posteriorum È 760, f. zra-43va. Codices, n. 3303. Les f. 2-43 sont indépendantdu reste du manuscrit. Città del Vaticano, Biblioteca Apostolica Vat. lat. V Q La numérotatioofficielle des folios (dans la marge i i 509, f. ira-yzvb. Codices, n. 3401. inférieureest en avance d'un chiffre : le folio qu'elle 6 cahiers de i 2 folios (réclameaux f. i zv, 24v, 3 6v, a numéroti est en réalitun folio de garde (on s'en 48v, 6ov) mais le texte sYarr&teex abrupfo à I1 20, souviendra pour comprendre les réclames)Ces folios semblent avoir étécritde deux mains : 3 3 5 -3 36 à sciencie [s.u. est] cognosci[tiuus D, supplé V7a Main A, f. i-z8ra (3 cahiers : 11%210 36 ; réclame d'aprks une réclamqui n'est plus visible?] ;le manusextérieure le glossateur thomiste a da s'interrompre et poursuivre i 5 lignes plus bas : une glose (qui cite entre autres l'opinion de Robert Grosseteste, à episcopi liconiensis D) occupait déjla marge ; au f. 2 i 91, au bas de la marge extérieurele glossateur thomiste a étgenÃpar la présencd'une glose antérieurqu'il a da contourner, et ainsi de suite. Cet encombrement des rnarges explique peut-&re que, dans les premiers folios, le glossateur thomiste s'est contente de transcrire quelques extraits de saint Thomas : aprks des extraits de I 1-2, il saute I 3-7 et ne reprend qu'à I 8. Mais peu à peu les gloses anciennes se font plus rares et la copie chi glossateur thomiste plus complkte, jusqu'à devenir enfin integrale. Le glossateur thomiste sikcle. Ni titre ni souscription. étaiun italien du XIP

+

.

crit devait comporter un folio additionnel qui contenait les quelques lignes manquantes et qui a étperdu. Le commentaire a étcopiÃau xiv^sièclpar un scribe italien. Pas de titre.

dum sanctum thomam de aquino ordinis fratrum predicatorum È

Wien, Dominikanerbibliothek 3 8/39, f. 5 or-i69v. W Codices, n. 3 73 3. Le commentaire aux Seconds Analytiques fait suite à Venezia, Biblioteca Nazionale Marciana 2 5 99 (Lat. Ve1 l'exposition du Peryermenias (cf. t. I*i, p. j*-6*) et VI, 161), f. ira-i4vb. Codices, n. 3620. a étécriau débudu xv^ siècl de main germanique. Ces deux cahiers ( ? i 8 2%)sont tout ce qui reste d'un manuscrit qui devait en compier quatre (ou peut-&tre Les f. 50-169 sont mutiléet en désordr;ils se composent de i 1 cahiers de 1 2 folios. Premier cahier : cinq) ; ils contiennent le texte jusqu'à I 33, 246 à in f. 50-5 7, réclamau f. 5 7v ; mais 4 folios ont étarranobis sciencia à (une main italienne cursive du xv siècl a suppléau bas de i4vb la fin de 133, 246-254, chéentre les f. 56 et 57, le texte manque de 14, 168 et ajoutà : à Sequitur : Amplias si non etc. [ I 34, i ] et à medium à à 16, 64 à hoc autem È- Deuxièm sic defìiciunXX lectiones primi libri D). 11s ont ét cahier, f. 58-68, réclamau f. 68v ; mais un folio a ét arrachd entre les f. 61 et 62 ; le texte manque de I io, écritd'une rnain italienne du XIV sièclePas de titre 7 à ibi à à I io, 97 à accidens È- Troisièm cahier, de premikre main ; une main postérieura ajoutà en f. 69-80, réclamà 8ov. - Quatrièm cahier, f. 81-92. tete du f. i r : à tomas super librum posteriorum È - Cinquièmcahier, f. 921'18 (non marquéà io3v. Sixièm cahier, hors de place, f. 140-15 i. - Septikme Venezia, Biblioteca Nazionale Marciana 2605 (Lat. Ve2 cahier, f. i 5 2 à 162 ; mais un folio a étarrachÃentre VI, 235), f. ira-93va. Codices, n. 3623. les f. i 5 7 et i 5 8 (il en reste un petit fragment) ;le texte io cahiers (i-91 io8, soit 98 folios, mais trois folios manque de 141, 2 5 0-2 5 i à ex quibus à à 142, 77 ont étomis dans la numérotatio: f. 741'18, 791'18, à Vniuersale È- Huitièm cahier, hors de place, 9ibis ; le f. 94ra a servi à copier le débu du De occult"s operationibus nature, les f. 941-9jv sont blancs ;réclame f. 104-1i j. - Neuvièm cahier, hors de piace, f. 128139. - Dixièm cahier, hors de place, f. 116-127. aux f. marquéiov, ~ O V ,~ O V ,~ O V ,jov, 60v, 70v, 79v, Onzièm cahier, f. 163-169 5 folios restéblancs au bas de leur premier 88v ;les cahiers sont numérotà (un arraché?)- Titre de premikre main en tete du fo1io:f. i i r : 2 ; 2 i r : 3 ; 3 i r : 4 ; 4 i r : j ; j i r : 6 ; f. jor : à Commentum S. Thome super libros poste6ir : 7 ; yir : 8 ; 79bi8r : 9 : 891 : io). Le commenriorum à ; souscription de premikre main au f. 169 taire de saint Thomas a dtà écripar un scribe italien (répét par le rubricateur) : à Explicit commentum de la fin du xv sièclequi a signÃson ceuvre (souscripS. Thome de aquino ordinis fratrum predicatorum tion finale). Titre de premikre main, f. ira : à Incipit super libros posteriorum aristo118 È expositio libri posteriorum analeticorum aristotelis secundum venerabilem dottorem sanctum tomam de Wien, Dominikanerbibliothek 491271, f. 5 81-1 5 71. W1 aquino ordinis fratrum predicatorum feliciter incipit à Codices, n. 3736. souscription à la fin du livre I, f. 66rb : ~Explicit Le commentaire aux Seconds Ana&iques fait suite ?i Expositio sancti thome de aquino super primo posteriorum aristotelis Et incipit eiusdem super secundo l'exposition du Peryermenias et est écride la meme feliciter à ; souscription finale, f. 93va : à Expositioni main germanique du xve siècl (cf. t. I*i, p. 6*a). sancti Tome de aquino ordinis fratrum predicatorum Il occupe la fin du cahier 57-68 (réclamà 68v), puis super libro posteriorum aneleticorum aristetelis cum 7 cahiers entiers (réclameaux f. 80v, 92v, io4v, i 16v, mangna tum corporis tum animi industria propter iz8v, i39v, i j i v ; un folio a étarrachà entre les eorum carentiam ego cristophorus guasparis de peruf. 138 et i 39, manque le texte de I 1 8, i 83 à inmediasio anno 3 O mei studij finem imposui die 14a mensis torum à 119, 105 à alii D), enfin le débud'un neuvikme cahier (qui se poursuit par le De modalibus et ottubris 1471 hora 1 9 eiusdem ~ feliciter les FaZZocie). Titre au f. 5 81 : à Incipit feliciter exposicio W^ Wien, Dominikanerbibliothek 17/17, f. i 8or-240~. Sancti Thome de Aquino ordinis predicatorum super Codices, n. 373 i. librum posteriorum. Aristotilis à ; souscription au Ces folios semblent se décomposeen 5 cahiers de f. i jyr : à Et sic est finis exposicionis Sancti Thome de Aquino ordinis predicatorum super librum poste12 folios (réclam au f. 203v) ;le f. 240 serait le premier folio du sixikme cahier perdu, ainsi qu'un septikme riorum Aristolis. Deo gracias È cahier : le texte s'arrete I1 2, 187 à triangulus ÈIl a étécriA la fin du xv^ sikcle par un scribe geimaWroclaw, Biblioteka Uniwersytecka IV. F. 7, Wr1 nique. Titre de premikre main au f. i8or : à Incipit f. 3 jzra-409vb. Codices, n. 3829. expositio [libr barrésuper libros posteriorum secun58 folios écritau xv^ siede de main germanique.

+

È

Pas de titre (mais son emplacement avait étlaissk vide : il n'a pas étrempli) ; souscription de premikre main au f. 409vb (aprks l'Amen qui fait partie du texte) : à Amen. Amen. thomas. Explicit sentencia fratris thome de aquino ordinis predicatorum super librurn posteriorum aristotilis etc. per me caspar geyer famulus vester È

à I1 4,49 à cornrnuni à ; I 1 7, 224 à quid pari à ; I1 i 2, 48 à cadat à à I1 14, i 23 19, 24 à se à à I1 20, 178 à preter È

Ã

A I1 9, Ã

iii

ad à ; I1

Kcibenhavn, Det Kongelige Bibliotek Fragm. 23, Kh IX. Codices, n. 1209 J. Il s'agit de deux folios dont le haut est rogne, restes d'un manuscrit écriau XI* sikcle de main cursive Wroclaw, Biblioteka Uniwersytecka IV. Q. 3, anglaise. 11s contiennent : 131, 77 à propositionis à à f. z6ira-3i8r. Codices, n. 3846. I 3I, i j 6 à inest à ; 13 I, 166 à uniuersalissimum à à Le commentaire aux Seconds Anabtiques a étécri 131, 2 3 7 ~ q u i a 1~3;2 , i à § Q u o d ~ à I 3 2 ~ 7 9ÃÃ;§ s 132, 90 à ad alterum à à I 32, 172 à negetur à ; 132, en Angleterre par le dorninicain silésie Gregor Heincze (qui a aussi écril'exposition du Peryermenia, 183 à § q u i d e mà 1 3 3 , 16 ((procedere)); 1 3 3 , 28 cf. t. 1*1, p. 6*). La composition n'est pas appaà logice à à 1 3 3 , i12 à que à ; I 33, 1 2 3 çpossumuà à I 34, 5 z à ibi È rente (une réclamau f. 283v). Un accident de copie reste inexpliquÃ: au bas du f. 2871, le texte de saint Praha, Universitni Knihovna IV. F. io (716), f. ir- Pr Thomas sYarr2teà 126, 47 à affirmatiua È et on lit v25. Codices, n. 2702. dans la marge inférieur: à Sequencia quere in secundo Contieni le prologue, I i, 1-127 à analeticorum È folio dextre partis sub littera a et tali signo 5 à ; les écriau x v sikcle. f. 287v-289ra6 contiennent (écride la meme main) un fragment anonyme De fallaciis extra dicfionem ; au Wroclaw, Biblioteka Uniwersytecka IV, Q. 52, Wra f. 289ra6, à la fin de la ligne on trouve les repkres pages i48a-i49a. Codices, n. 3859. promis : à aaa 5 5 j È et à 289ra7 le texte de saint Entre autres extraits de saint Thomas, copiéau Thomas reprend sans manque à I 26,47 à que sola È débudu x@ sikcle par Jean de Frankenstein (cf. éd Pas de titre. Souscription à la fin du livre I, f. 3031 : Léon. t. XLVII i, Praef., p. 30*), se trouve le prologue à Et sic est finis benedictus deus in donis suis. Explicit du commentaire aux Seconds AnaMques, I i, 1-123 scriptum S. Thome super primum librum posterioà elencorum È avec la souscription : à hec sanctus rum È Souscription finale au f. 3 i 81 : à Explicit thomas in prologo super librum posteriorum È scriptum S. Thome de aquino ordinis predicatorum super libros posteriorum AR/lis et est finitum anno domini M cccc LIIII proxima feria 5 post mathie apostoli à [= 27 févrie1455, si Gregor Heincze a suivi 11. LES GDITIONS le style de l'incarnation alors en usage en Angleterre]. On se reportera à notre description des éditionde l'exposition du Peryermenia (t. I*I, p. 7*-i7*) : en effet, à part les 6ditions Ed11 et Ed15, les m2mes édi tions contiennent à la fois l'exposition du Peryermenias et l'exposition des Seconh Anabtiques.

Helsinki, Universitetsbiblioteket Thomas de Aq. fragm. 4, f. 3-6. Codices, n. 1107 D. Ces 4 folios proviennent du m2me manuscrit que le Cependant, pour la commodità du lecteur, nous fragment de l'exposition du Peryermenias (cf. t. I*i, de la filiation p. 6*b), manuscrit écrid'une main anglaise au débu donnerons ci-aprks le tableau récapitulati des éditions du xW sikcle. 11s contiennent : I1 2, i 18 à non sunt Ã

Filiation des édition

Ed3 Ven. 1489 T w s

7

veri. 1495 Sc.

Ven. i 5 14 Iun l lEdi

1

l l t--------Ven.

--------

l

1 I

Ed" I 5 26

Iun

l

Ed*') Paris 1534

l

Ed12 Ven. 1 548 Iun

l

l

Ed14 Ven 15 5 3 Iun

l

Ven. 1 5 5 5 Se

---l

Ven.1557Sc

Ed"' Ven. I 5 68 Iun

l

Piana

I l

Ed21 Ven. 1570 Se

l

I

Ed23 Ven. 1593 Ed25 Anv. 1612

---

-

Ed29 Roma 1882 Ed30 Torino 1 9 5 5 1964

l

Ven.1y83Sc

'- --Ven. 1594 Se 4

Èd2

~dz7 Parme 1865

l Ed28 Paris 1875 1889

Ed26 Paris 1646 1660

CHAPITRE I1

CRITIQUE TEXTUELLE

La liste de taxation du 25 févrie1304 mentionne en dernier lieu, panni les ceuvres philosophiques de saint Thomas, un exemplar en 17 pikces de l'exposition des Seconds Analytiquefl : Item sentencia posteriorum pec' .XII. d'

.XVII.

Que cet exemplar, alors détenpar le libraire-éditeu parisien Andrà de Sens, ait réellemenéten usage, nous en somrnes assurépar plusieurs manuscrits oà figure l'indication de ses 17 pièces Que cet exemplar soit la source unique d'oh derive toute la tradition de l'exposition des Seconds Anahtiques, nous en sommes assurépar la qualità du texte donnà par ces manuscrits à piècesqui s'avèr &trele plus fidèlem2me si en plus d'un endroit il appello des corrections. Notre premikre tiche sera donc de délimiteles 17 pièce de lYexemplaret de répertorieles manuscrits qui, d'une manièr ou d'une autre, les indiquent et se révklenainsi c o m e des copies immédiateou au moins trè proches de l'exemplar. I.

Délimitatiodes pikces

Pikce 2 : 14, 205 nam esse et esse / uerum // conuertuntur. La pièc est marquédans Bol, f. zi8vb, en marge intérieureen face de la ligne qui finit par : à Nam esse et à : à .2. à ; dans M, f. 3 8ra2, en marge inté rieure : à II.pea à ; dans L, f. i 3 8ra, dans la marge intérieur: à finis pe à ; dans Bal, f. iozrb, dans la Dans Bg, f. 4va, la marge extérieurepar le signe ligne 6 finit : à Nam esse et esse È et la ligne 7 commence par les mots : à verum conuertuntur È d'une écriturplus serré; dans V, f. 4va, 6 du bas, le mot

+.

i.

Cf. S. Thomae de Aquino, Sentendo libri de anima, kd. Lkon., t. XLV

à verum à est répé (il devait 2tre en réclamà la fin de la pièc i), et l'écriturest légèreme plus serré à partir du second à verum È

Pièc 3 : 19, 90-91 /Aliud est quod non sit accipere // aliquod tempus in quo predicatum La pikce est marquédans Bol, f. zzirb, en marge extérieure en face de la ligne qui finit par à aliud est quod à : à .3. à ;dans Er, f. 77va, en marge intérieure en face de la ligne : à pere in quo predicatur à : ((.C'. È et au bas de la marge inférieur: à 11'1à (sous-entendez : ) ; dans M, f. 39vb, en face de la ligne qui finit par : à aliud est à : à IIItpea. à ; dans Bal, f. io3va, dans la marge extérieurepar le signe Dans F, f. yrb, les mots à aliquod tempus à sont omis en texte, mais la marge supplé: à tercia aliquod tempus à (à tercia à est exponctuépeut-2tre par une main postérieure; dans Bg, f. yvb, 4 du bas, en marge intérieureen face de la ligne qui finit par : à aliud est quod non È on lit, de la main du scribe : à p corà (cf. plus loin, p. zo*a) ; dans V, le f. 8va finit par à aliud est à (barre), et 8vb reprend : à aliud est à ;dans Bx, f. 8va, 17 du bas, la ligne qui commence Les mss par à aliud est à est d'une écriturplus serrée ErBxFL (= @l) omettent les mots : à aliquod tempus à (suppléà de premikre main en marge dans FL) : il est possible que les mots à aliud est quod non sit accipere à aient figure en réclamà la fin de la pièc 2 et que la reprise ait entrahà dans 2 ; en ont :BolBxV i i ;F7BbV6 i o ;Sa1 8 (une manque) ; O6 4 (2 manquent) ; F 6 b en a 215 pour la partie qu'il contieni. Les autres manuscrits en ont : BiP6M2 2 ;EpErlEt-2 03P7VgWW2, BoW1, CWr, Lo, P5Ve1, V78, Ed1 i ; ErBalBgMF, AsBaC1CdF4F5F6aLLa04Sa2 V6Ve2Wrl Kh, E L g , Kn, V\ P8P4 o. E n contrepartie, nous noterons deux hésitationde lecture de $1 : I 30,49 a sensu (assensu V9 : ex sensu Wr, Sa1 : in sensu E)] a


L'existence de la pikce refaite par les variantes qui suivent :

a2bsemble démontrÃ

I 28, i i 3-1 i 4 aliquis medius terminus] terminus medius aliquis VBbV506 (nec non Bx) : medius terminus aliquis F 6 b : aliquis terminus medius BlV9V8 I 28, i 5 6 SimiI 28, i 59 indifferenter] liter] Simpliciter V B b V W I 28, 161 supponatur] ponatur differenter VBb V5 VBbV6 (nec non BlW2) 129, 2 quomodo] quando VBbV5 (et sicpostea plus quam semel) I 29, 21 extraneum] om. VBbV5 (deest 06) I 29, 28 nominet] uocet VBb V5 (nec non BW8) I 29, 28 proprium medium] inu. V B b V W (nec non BIW\ ELgM2) I 29, 91 non] si VBbV5 I 29, 137 ut] non (fi pro ùpr.m. V, V5 (nec I 29, i68 maiorem] om. VBbV5 non F7) : quod Bb I 29, i 80 dicerem] diceremus VBbV506 (nec non BWe2 129, i 8 i Ve1V8) : dicam BxEr2 : diceretur WrLg oportet] debet V V 5 : decet Bb I 30, 39 accipere] habere VBbV5 (nec non Sa1, P6) 1 3 0 , 61 eius] om. VBbV6 I 30, 89 nobis nota] h.VBbV5 (nec n0npr.m. V9, M2) I 30, 94 dicentium] discentium O6 (nota om. P8P4) I 31, 2 0 est] om. V V 5 : post commune hab. Bb VBb (nec non ELgM2) I 3 I, 45 in] om. VBbV5 (procedit 13 i, 5 2 iterum mediata] sillogismus demonstratiuus Bb) rationem mediatam (secundumpraem. Bb) VBbV5 13 i, 63-64 in sillogizando] in similitudine VBb : similitudo V5 I 31, i 19-120 locum habent] habent V : se habent BbV5 1 3 1 , i 8 1 ad] om. VBbV5 I 3 i, i 93 iterum] verum VBbV5 : ? rem O6 : om. BlP6 1 31, 225 Set] Si VBbV6 13i, 23 3 ita] om. VBb V5 (nec non C1, Lg, Ed1 : set si Er2) I 3 2, i o ostendit] dicit VBbV5 (nec non Bl) : ponit Ve*

...

I 28, 97-98 altera... utrisque] utraque altera ELgM2 I 28, io3 tantum] om. ELg I 28, 106 esse totas] esse in toto E : in toto esse LgM2 I 28, io7 totas] in toto EM2 I 28, 108 propositionibus] posf ueris ELg : om. M2 I 28, i i 3 inueniri aliquis] inu. ELg I 28, i 30 eius] huius ELgM2 I 28, 133 predicetur] predicatur uniuersaliter ELgM2 I 28, 136 predicetur] affirmetur EM2 : om. Lg I 28, 141 quoddam] aliquod ELgM2 1 28, 142 puta] ut puta ELgM2 128, 144 accipiatur] I 28, 167 a] de ELgM2 I 28, accipiamus ELgM2 176 aliquid remoueatur a B uniuersaliter] uniuersaliter I 28, i 9 1 scilicet A remoueatur (inu. M2) a B ELgM2 et B] A B ELgM2 128, 202 omni] om. ELg I 29, i In - existentibus] In hiis autem que non indiuidua sunt (sunt ante indiuidua M2, om. Lg) ELgM2 (le lemme de Moerbeke est remplacà par la traduction de Jacques de Venise ; cf. sec.m.Bo1, mg. Cd, F5P7Ve1, Lo, mg. V^\Ed1) I 3 i , 5 possint] om. E : suppl. post 6 procedere Lg, posi 6 infinitum M2 13 i, 5 1-52 propositio AB sit iterum] iterum AB sit propositio ELgM2 13 i, 62 opinabilia] probabilia ELgM2 I 3 i, 65 rei] om. ELgM2 1 3 1, I 3 i, 73 hiis] eis ELg 67 propter] per ELg I 3 i, 73 rei] om. ELgM2 131, 77 probabilitate] probate E : probare Lg I 3 i, 81 ad ueritatem] secundum ueritatem (post sunt EM2, ante sunt Lg) 13 1, 8 3 alio] aliquo ELg I 3 i, 88 accidente, puta] accidente puro ELgM2 1 3 1, ioo inest] insit M2 : in suo E I 3 i, i 14 in quibus] in eis praem. ELgM2 I 3 1, i i 5 Set in] In ELgM2 13 i, i i 5 -i 16 conuertentibus] conuertibilibus (ex trand. Iacobi) I 31, i40 in infinitum] usque praem. LgM2 ELgM2 I 3 i , i 6 i de illo] de eo (ante hoc modo) ELgM2 13 i, 178 tendant] intendant EM2 I 3 i, 194 posteriorem] I 3 i, 196-197 descendendo... ascendendo] om. ELg inu. ELgM2 I 3 1, 2 i 1 ascensus et descensus] om. ELg I 3 i, 225 conuertentibus] conuertibilibus (ex frand Iacobi) ELgM2 I 3 i, 228 equaliter de se] de se... equaliter (post predicantur : et qualiter Lg) ELg : om. M2 131, 236 predicati subiecti] inu. ELgM2 1 3 i, 245 predi1 3 2 , 7-8 per se] primo catum essenciaie] inu. ELgM2 I 3 2, 24 aliquibus] quibusdam ELgM2 I 3 2, ELg 26 predicationes] demonstrationes ELg (hom.om. M2)

...

La pikce étaidédoublé mais il n'y a pas de trace d'une pikce refaite. La répartitiodes manuscrits est la suivante : $1

A la pikce 7 apparalt une nouvelle sous-famille de $1, formédes 3 manuscrits ELgM2. Chacun de ces trois manuscrits a de nombreuses fautes propres, mais leurs fautes cornrnunes sont cependant multiples et significative~:

= ErBgF V, AsBaBbBiClF4F5F6aF7L0406P6P7Sa2 V5 V^ Ve^WW^rWrl, Kh (jusqu'Ã 134, 5 2) ; groupes secondaires : KnP5Ve1 (Ve1 jusqu'Ã 133, 246),

ELgM2, P8P4V7a ; Ed1 $2

= BalBolBxM,

CCdEpEr1La03Sa1V6Va ; B o V ; contarniné: Bl, Er2

groupe

28*

CRITIQUE TEXTUELLE

La distinction de la pièc de premier jeu @ let de la pièc de second jeu I2 est établipar un petit nombre de variantes : I 3 2, 78 quodcunque] quocunque BalBolBx, CCdEpErl Lasal, Bl (nec non F4Ve'WrKhP5) : quecunque Os (nec non P') : quorum VBb : quorumcunque V5 (desunf V6, Bo) I 3 2, i 28 Si] Sic BalBolBxM, CCdEpErlO~SalV6V8,Bo W1, I 32, i 28 igitur] om. BalBol Bl (nec non Bb VsWWr) BxM, CCdEpErlLa03Sa1V6V8, Bo W1, Er2 I 3 2, i 3 5 enim] autem BalBolBxM, CCdEpEr1La03Sa1V6V8, Bo W, Bl, Er2(nec non V, Lo06V5W2) : om. Sa2(deest Bg) I 3 3, i i analetice] analogice (ano-) BalBolBxM, CdEpEr1La03 V6V8, Bo, Bl (nec non F5KhLg, Ed1-2): analotice W1 : obsc. I 3 3, 63 cum] ut BalBolBxM, C (nec non 0 4 0 6 WE V a ) CCdErlLa03V8, BoW1 : ut cum V^ : sicii (= sicut ou si 134, 13 quod] om. BalBolBxM, corr2Ãen cum?) As CCdEpErlLa03V6Va, BoW1, Bl, Er2 (nec non BiV9Ve2 WW^s-) 134, 25 est] om. BalBolBxM, CdEpLaV6 I 34, 236 V*, W1 : suppl. ante enim 03, post ratio Er1 est] esse BalBolBxM, CdLaV6, Er2 Pour definir $2, nous avons retenu 9 lecons ;en ont : B a l B o W d 9 ; M, Er1La03V6 8 ; EpV8Wl 7 ; CBo 6 ;BZ j ;Er2 4. Le ms. Sa1 semble changer de famille : au eh. I 32, il a 4 lecons de I2 sur 4 ; aux eh. I 33-34, il n'en a aucune (sur 5 ) . Les autres manuscrits n'ont qu'un petit nombre des lecons de W ou n'en ont aucune : V5Ve2WW2WrKb i ; V, BbBiF4FSLo06VsP5LgV7aEd1 i : ErBgF, AsBaC1 F6aF704P6P7SaWrlKnVe1EM2PaP4 o.

A titre de contre-épreuve nous noterons quelques lecons de &l: I 33, 164 unius] totius unius BgFV, BaF6aF7LoSa2VS V9, KnP5Ve1 (totius exp. BgF7) I 34, io4 est] genus I 34, 177 accidentalia] accidencia ErBgF (ex?. Bg) ErBgFV, BaC1F4F6^Lo06PÇWrrlKnP

+

Un accident semble particulikrement significatif : à I 33, 188, on lit, avant le mot à sicut à dans Bg, f. 271316, et aprè le mot à sicut à dans V, f. z7raz4, les mots : à hic incipe à : il est probable qu'un scribe, obligà d'interrompre sa copie, avait marquk sur la pikce meme i'endroit oà il devait la reprendre.

quod à sont résumé pour introduire le nouveau quia texte (l'ancien est omis) : Et hoc ostendit sic Lg) : Quidquid à ;il en va presque de meme dans Bb, oà les lignes 136-139 deviennent : à Et ad hoc ostendendum resumit primo quia quidquid à ; dans BI, ies lignes i 3 5-138 sont conservéesmais la ligne 139 devient : à Resurnit primo quod quidquid ... à ; dans Wr, le texte originai est intégralemenconservà et le nouveau texte s'insèr aprè I 34, i 54 : à predicabitur quod quidquid ... (le texte se trouvant ainsi maladroitement coupé; enfin dans Cd, bon manuscrit du XIV sièclec'est une seconde main plus tardive qui a ajoutà le débudu nouveau texte dans la marge infé rieure du f. 28ra (le texte est introduit cornme dans E L g : à Et hoc ostendit sic. quidquid à ; il est annulà par le signe va...cat). Voici ce nouveau texte :

(+

...

...

Quidquid predicatur de unoquoque aut signiiicat qualitatem aut quantitatem aut aliquod huiusmodi genus accidentis, aut significat substanciam subiecti ; et qualitercunque fiat predicatio, necesse est quod sit status in sursum. Et excludit diuersos modos quibus aliquis posset 5 dicere quod proceditur in infinitum in predicamentis. Quorum unus est si aliquis dicat quod quantitas predicatur de substancia et qualitas de quantitate et sic in infinitum ; set hoc excludit dicens quod genera predicamentorum sunt finita : aut enim quale significant aut quantum aut ad i o aliquid aut cetera. Secundus modus est quod [posset aliquis dicere alii unoquoque] utroque E z aut2]ad aut E : aut ad Bl 2 genus] om. ECd quod] aliquid Bb : aliquid aliud W r : orn. Lg sit status] inu. Bb 3 aut] om. Bl 4 fiat predicatio] inu. Bb modos] in E 4 status] in illis BI 5 excludit] excedit E 6 proceditur ECdWr : predicetur LgBb : sit predicatio Bl 7 aliquis dicat quod quantitas] aliquid L g 7 dicat] hic desinit, ad excludit] excedit E I 34, 147 remiffens, Cd 9 set] om. E 9 dicens] dicit Lg : om. Bb i o enim] ? tfi = tantum (pro eni) BhBZ I 1 quod] quia Lg

+

+

Le deuxikme passage est destinà à remplacer les lignes I 34, 166-168 : à per predicationem unius de uno. Quinto resumit à ; on le lit dans les mss ELg, Bb, BZ et Wr (si ce n'est que le ms. Wr a conservÃles premiers mots du texte courant) :

En trois passages du eh. 134, plusieurs manuscrits du texte courant. donnent un texte différen

Set hoc excludit] per ypothesim superius factam : hoc enim concessum est et suppositum cum querimus statum in predicatis quod unurn de uno predicatur. Tercius modus est ut accidens predicatur de subiecto et subiectum de accidente et ornnia que accidunt subiecto predicantur

Le premier de ces nouveaux textes est destinà à remplacer les lignes I 34, i 3 9- i j 3 : à de unoquoque quia à ; mais il se presente différemrnendans ses témoin: dans ELg, les lignes I 34, 136-139 : à Et -

i per ypothesim] per predicationem unius de uno Wr hoc] et pruem. W r z querimus] queritur BlWr statum] status BlWr : om. Lg 3 predicatis] predicamentis BbBZ : predicatum Lg 3 quod] ad Lg de uno unum tr. Bb predicatur] predicetur E : predicabitur Lg 4 predicatur] predicetur E L g et] etiam Bl 5 predicantur] -centui Lg

Passages révisà de I 34 :ELg, Bb, Bl, Wr, sec.m. Cd

+

5

de se inuicem ; et ita, cum infinita eis accidunt, sequitur quod predicatio procedat in infinitum ; set hoc iterum excludit per aliam ypothesim supra factam : suppositum est enim supra [ut non dicamus

ret : ils montrent qu'au plus tard au débudu XIV sikcle (date du plus ancien témoides textes refaits, étudi le ms. E) le commentaire de saint Thomas étai avec attention. Nul doute en effet qu'on ne les doive 6 ita cum] inu. E eis EBl : ei W r : eidem Lg : sibi inuicem Bb A un maitre, - probablement d'une università de 7-8 iterum excludit] inu. E L g 9 enim] 8 supra] superius LgWr lYAllemagne de l'Ouest, - qui, non sans quelque unte est E : om. BbBlWr raison, aura trouvà que saint Thomas n'avait pas atteint ici à sa clartÃhabituelle. Sa nouvelle rédaction Le troisikme texte est destinà à remplacer les lignes écriten marge de son manuscrit, a passà de marges I 34, 197-218 : Hoc - i n eo quod quid à ; il remen marges (la seconde main du ms. Cd illustre le propiace effectivement ces lignes dans ELg et Bb ; mais dans Bl, seule la premièr partie du texte est insérà cédÃdans des textes par ailleurs différent: si les mss ELg sont étroitemenapparenté et doivent avant l'ancien texte, 134, 197 à Hoc autem introapparemment les nouveaux textes à leur modkle comduxit ... D, qui est conservà ; la seconde partie du noumun, le ms. M2,qui fait toujours famille avec eux (cf. veau texte : à Deinde - infinita à est omise ; dans plus haut, p. 27*), ne les a pas, et les mss Bb, Wr, et Wr, le nouveau texte est complet, mais insérentre surtout Bl n'appartiennent pas à la mkme tradition I 34, 201 à accidunt à et I 34, zoz à Deinde à : rien textuelle. de l'ancien texte n'est omis.

Sic igitur ex quo non potest procedi in infinitum in sursum in predicationibus neque secundum predicata substancialia, ut supra ostensum est, neque secundum diuersa predicamentorum genera neque secundum mul5 tiplicationem predicatorum neque secundum infinitatem accidentium, relinquitur quod nullo modo contingit in sursum predicationem esse in infinitum cum predicatur unum de uno. Deinde cum dicit : Nec in deorsum [8jbz;], ostendit io ex eisdem quod non contingit procedere in infinitum in deorsum. Dicit ergo quod si fiat predicatio unius de uno, non ducetur in infinitum etiam in deorsum, quod quidem ostensum est supra de predicatis substancialibus ; set si ea que predicantur sint accidencia, necesse est quod 15 predicentur de subiectis et de hiis que substancialiter predicantur de subiecto, et ita non sunt infinita. Similiter etiam nec accidencia sunt infinita in sursum, ita scilicet quod semper accidentis sit aliud accidens, et etiam substancialia predicata non sunt in sursum infi20 nita. [Vnde i Sic igitur] ergo W r 1-2 in sursum] posi 2 in predicationibus W r : om. BbBl 3 supra] posi est W r : om. E ostensum] uisum E : dictum W r 4 predicamentorum] predicamenta (unte diuersa) Bb : predicatorum LgBIWr 4 genera] om. Bb 4-5 neque predicatorum] om. Bb 4-5 multiplicationem] multiplicitatem E 5 predicatorum] predicamentorum Bl 6 relinquitur] ergo E L g 9 Deinde cum dicit] bab. sed exp. et pergit Hoc autem introduxit (I 34, 197), altera parte textus om. Bl osteng deorsum] etc. Bb dit] concludit E L g i o ex] quod (corr. s.u. in ex) E : quod ex W r : quod Bb 10-11 in deorsum] unte i o in io quod] om. BbWr infinitum BbWr l i Dicit ergo] om. W r quod] quia W r : om. Lg 11 predicatio] predicatum E, Bb 12 ducetur] dicetur Bb : dicatur W r 12 quidem] om. E 13 predicatis] predicamentis Lg i 4 sint scr. : sicut EBb : ut L g : sunt I f r 15-1 6 et subiecto] om. W r 16 subiecto] subiectis Bb 17-20 Similiter - infinita] om. W r 17 etiam] autem Bb 18 scilicet] om. E i 9 substancialia predicata] imi. Lg 19-20 infinita in sursum tr. Lg

+

+

Ces textes refaits n'ont évidemmenaucune chance d'?tre authentiques. 11s ne sont pourtant pas sans inté

Pièc 9 134, 278

138, 34

La pikce étaidédoublà et la pièc de prernier jeu semble avoir étrefaite. La répartitiodes manuscrits est la suivante : @la = ErBalMF,

Bi@Sa1V6V8W2Wr1,M2 (jusqu'à I 36, 280)~0 6 (jusqu'à I 36, 148) ; groupes secondaires : BoW1, KnP5 F^Lo Q1b = V, Bb (corrigé: ?Bl, ?V5) (D2 = BgBolBx, AsBaCdEpEr1Er2F4F5F7LaCfiP6P7Sa2V9 VeZW, E$; groupes secondaires : CCIWr, ELg, PaP4 V a ; contaminà : ?Bl

La distinction de la pièc de premier jeu et de la pièc de second jeu est mise en lumièr par les var i a n t e ~qui suivent : I 3 5, 37 utitur] utatur BolBx, AsBaCdEpEr1ErzF4F7La 04P7Sa2VgW,CCIWr, ELg, PsP4Va, Ed1 (nec non WP6 LoBl) : vtimur Ve2 : om. P6 I 3 5, i 5 3 aliud est] inu. BgBolBx, AsBaCdErlF4F5F7LaV9,E, P8V7a, Ed1 : aliud (est om.) Er2P4: est (aliud om.) W, Sal, Bl : esset alias Wr I 3 5 , i 80 propositio] probatio BolBx, BaCdEpErVLaO4 P7, E (nec non 03, Lo) : inductio (cancell.) propositio V : om. PaP4V a I 36, 39 alia] alius BgBolBx, AsBaCdEr2 F4F7LaP6V9,Lg, P8P4, Ed1 (nec non M2) : hom.om. F W WrSa1 I 36, 40 duo sunt] inu. BgBolBx, AsBaCd EpEr1Er2F4F7V8VeV, CC1, ELg, PaP4, Ed1 (nec non Er, V9,FÇ*LoBl) : sunt om. P 6 O3 : hom.om. F5Sa2Wr P I 36, 60 inpossibile est] inu. BgBoqx, BaCdEpErl Er2F4F5F7La0P6P"SaVVe2W,CC1Wr, EJ& PaP4 V a , Ed1 (nec non Bb) 136, 96 terminos medios BgBolBx, AsBaCdEpEr1F4F5F¥!Sa v9 Ve^¥^ CC1Wr, E, PsP4 V a ,

o*

CRITIQUE TEXTUELLE

I 3 6, i 5 7- i 5 8 tale aliquod] Ed1 (nec non Bl) : inu. cett inu. BgBolBx, AsBaCdEr1Er2F4F5F7LaP7Sa'Ã-V Ve2 W, CC1 Wr, E, P8P4V a , Ed1 (nec non BW5) : aliquod ... tale (post medium) Ep04P6 : aliquod (tale om.) Lg, BiV8 I 36, 200-201 sit aliquid] inu. BgBo1, BaCdErlEr2F4F7LayP6 P7Sa2Ve2,CC1, PaP4V7a, Ed1 : aliquid (sit orn.) LgW, M2 (sed ante iterumpro si hab. sit Lg) I 36, 23 5 homogenea] orno- BgBolBx, BaOV, CI, ELg, P8 : vnigenea F 7 : moge1 38, 4-5 uniuerneo (1) Er2 : dee& P6 (alia nerba bab.) salis demonstratio] inu. BgBolBx, AsBaCdEpErW^F7 LalyP6P7V9Ve2 W, ELg, P W a , Ed1 (nec non 0 3 , F 6 a Lo, B/}

I 36,100 quod] I 36, 3 I oportet] debet (d3 pro 03) VBb I 36, 1 2 2 propositio] om. VBb om. VBb (nec non Kn) I 36, 138 propositi01 principia praem. VBb BZV5 I 37, 44 si] set VBb I 37, 29 del om. VBb I 37, 109 commune] ratione VBb : ratione (exp.) commune Bal I 37, i i 8 est de ente] scilicet de ente VBb : sit de ente sec.m. V : sit scilicet de ente V5 : scilicet de ente est Wr : habeat de ente BZ : habet de ente L o : de ente habet Ed1 I 37, 141 uniuersali] illi (pro ul'i) V, V6 : ill' (= I 3 7, i 8 8 nec] uero (uopro nc) VBb, Ep illis) Bb 13 7, 220 derogatur] derogetur VBb

Nous avons retenu i i variantes caractéristiquede O2 ; en ont : BolBaLa i 1 ; BxCdF7P8 i o ; B g E r F 0 4 EEd1 9 ; P7V9C1 8 ; AsEpEr1P4V7a 7 ; Ve2WCLg 6 ; F5P6Sa2BZ 5 ; LoWr 4. Les manuscrits BZ et Lo posent problèm : nous allons voir qu'il y a des raisons de les considérecomme contarninés Les autres manuscrits n'ont qu'un petit nombre des variantes de O2 o u n'en ont aucune : O3 2 ;E r M 2 V W 2 P5F6aBb V5 i ; BalMF, Bi06SalV6Wr^BoWlKn V o.

Pièc i o

La contre-épreuvest fournie par quelques variantes caractéristiquede O1 :

+

I 3 5, i 5 o- i 5 i consequuntur (consequenter)] an ErBal MF, O3Wr1, Kn, VBb : + aut F6aLo : conseqiit' aut' coniir (barréconsequenter aut (aut exp.) Cd I 3 5 , 168 accipitur] om. ErMF, O6W2,Bo W1, VBb I 36,66 Quantum] Exemplum (exm pro cpm) Er, ?Bal, F , Kn, VBbBl : om. P 5 (Certum... est pro Quantum ... uidetur P6) 136, 145 erit] sit (sic, fit) ErBalMF, 03V6V8Wr1, Bo W1, Kn, VBb : fit demonstratio per aliquod medium ad quous (barré contingit demonstrare per aliquod medium quousque W2 : sic demonstrare erit Cd : est F5 : debet uel ? C1 : eras. pr. m. 04: om. Ep : horn.om. Sa1, ELg, P4 136, 176 essenciale predicatum] essencia [+ lac.] predicatum E r : essenciam predicatam MF, WWr1, Bo W1 : essencialia predicata BiV8 : essenciando predicatam V : essenciendo predicatum Bb I 36, 177 Ex quo] de quo Er, V9 : eorum, quod pr.m. F, BoW1 : eorum. Vnde W2 : eorum. Ex quo Wrl : q [uare] (uare sec.m. ;pr.m. erasa) V : quomodo Bb I 36, 244 autem BgBolBx, AsBaCdEr2F4F5F7W*,CC1, ?pr. m. Wr, E, PsP4Va, Ed1 (nec non Bi, Kn, Lo) : que (q pro a') BalMF, M203V6V8W2Wr1, Bo W\ VBbBZ : que autem F 6 a : que sec.m. supra ras. Wr (pro u. inseq. accipitur bab. accipiuntur non nulli)

La pi&ce refaite Olb a deux témoinassuré: V et Bb. Par contre, o n ne peut tenir pour certain que Bl e t V5, qui lisent quelquefois avec VBb, en dépenden: ils ont éttrop corrigé(BZ sur W ? ):

I 3 5 , 5 i id est] primo (.i. pro .i.) VBb I 3 5, 63 esse] I 3 5, i i 3 intenditi tendit VBb om. VBb (nec non FBi) I 36, 7 prirnis] prius VSb 136, 21 quod] om. VBb

La pièc étaidédoublÃe t la pi&ce de prernier jeu a étrefaite. La répartitiodes manuscrits est la suivante : @la = ErBolM, AsBi, BZ (jusqu'à I 39, 1 5 i), C I C d E r F F503P7 V5V6 V8 (jusqu'à 140), V9Ve2WW2Wr Wrl; groupes secondaires : BoW1, ELg, F6aLo, P8P4V7a (V7a jusqu'à 141, ioo) Olb = V, Bb, V8 (à partir de 141, 30) O2 = BalBgBxF, BaC, E r l (&est 138, 76 à 139, 8j), F7 La, M2 (à partir de 141, 2i8), P6Sa1Sa2, V^ (à partir de 141, IOO), Ed1 ; groupes secondaires : ~ ~ 0 ~4 ,n ~ 5 Di~tinctionde @ l et La distinction de la pièc de premier jeu et de la pikce de second jeu est assurépar les variantes qui suivent : 1 3 8 , 84 magis sunt BalBgBxF, BaF7L^P6Sa1Sa2, 04, KnP5 (nec non CdVWez, ELg) : inu. ceti (uniuersale est magis scibile bab. A*) I 38, 98 est preferenda] ing. BalBgBxF, BaCF7LaP6SalSa2, Edl, Ep04, KnP5 (me non CdF5V V 9 , Lg, F ^ L o ;est om. E) I 3 8, 149 demonstratio uniuersalis] inu. BalBgBxF, BaCF7LaP6Sa1Sa2,04, K n P (nec non F5P7, sec.m. mg. V9, sec.m. mg. P8, V7a ;hom. I 39, 3 3 quod scilicet] om. Ed^,pr.m. V*, 9r.m. P8, P4) Ep04, KnP5 (nec non inu. BalBgBxF, BaCF7LÈ¥P6Sa1Sa F6a, BZ) : quod (scilicet om.) W : si (quod om.) V7a : bom. I 39,61 secundam] suam BalBgBxF, BaCF7La, om. V8 Ep, Kn (me non E r W r l , F9a) : secundam suam Ve2 : factam Lo : born.om. Sa2, BiWLg I 39, 8 i quoniam] quam BalBgBx, BaCF7LaSa2, Ed1, Ep, Kn : quidem P 6 I 39, 82 est ostensum] inu. BalBgBxF, BaCF7LaPeSa1Sa2, Ed1, Ep04, KnP5 (nec non F5P7W2Wr1) : est (ostensum om.) WrP4 : ? inest (ostensum om.) Lg : ostensum (est om.) F 6 a h : est ostensum om. E I 39, io5 affirmatiuas propositiones] inu. BalBgBxF, BaCEr1F7LaSaVa2, W , E$@, KnP5 (nec non BlWrLgP*) : hom.om. P6, V6 140, 22 Que (Quem V6)] Qui BalBgBxF, BaCFVLa, Ep04, KnP5 : Quod Lg, F @ a: obsc. ErlSa2, F 6 V 8 141, 34 sensibili] subiectibili (subicibili, etc.) BalBgBxF, BaCErl

F7LaP6Sa1Sa2, Ep, pr.m.04, Kn (nec non Er203, F6a) I 41, 101 opinionem] expositionem BalBgBxF, BaErlF7 L^P6Sa1Sa2,Ep04,KnP5, V^ : positionem C 141, I 5 8 ponit] posuit BalBgBxF, BaCEr1F7LaSa2 : possuit Kn 141, 170-171 hic sciencia] inu. BalBgBxF, BaC ErlF7LaP6Sa1, V79; Ep04,KnP5 (nec non V5, Bb) : sciencia (tue orn.) Bi I 41, 2 I 5 triangulatum] triangularium BalBgBxF, BaCEr1F7LaSa2, Ep, Kn : triangulum AsBi Er2F5V5V9 Ve2WWr, F6aLo, Pesa1V7a04Ed1P5: triangulorum ?V8 141, 232 unitatis sciencie] inu. BalBg BxF, BaEr1F7LaM2P6,Ep, Kn : unitatis (sciencie orn.) C, Lg : unitatem sciencie (uerbum praec. ratione orn.) V7a, W Nous avons retenu I j variantes caractéristiquede la pièc de second jeu Q 2 ; en ont : Ba1BgBxBaF7La 1 5 ; F 14; Er1 718 (7 manquent); CKn 1 3 ; Ep 1 2 ; Sa2 11 ;04i o ;P6Sa1 9 ;P58 ;Ed1 6. Le ms. M2n'en a qu'une, mais c'est la seule que comportent les 100 lignes de la pièc qu'il a conservée; le ms. P pose un problèm particulier : à la ligne I 41, 100 : à hic È commence son f. 2 jra, et avec ce folio o n note sinon un changement de main, au moins une reprise de travail trè nette : l'écritur est plus fine ; o n note aussi, dè la premièr ligne de ce f. 25ra, l'apparition d'une variante caractéristiqude $2, 141, i o i à expositionem à : i l semble que le modèl d u ms. a changé *s vaLes autres mss n'ont qu'un petit nombre (L r i a n t e ~de $2 o u n'en ont aucune : B! 218 ; F 6 a 4 ; F5Lg 3 ; CdEr2P7V8Wr1 2 ; L o 0 3 V 5 V 9 V e W W r BoWl, P8 V o. EP4Bb I ; ErBolM, A.rBiC1-F^W,

La pièc refaite

l^

La pièc refaite ne se distingue que par un petit nombre de variantes e t n'a que deux témoincomplets, V et Bb ;mais le ms. V* semble s'y rattacher à partir de 141, 30 :

I 38, 127 substanciam] differenciam (dfiam pro sb'am) pr.m. V, Bb 139, 45 media duo] inu. VBb (nec non P7Ve2W,F6aLo, P6Sa1Sa2,Ed1-30) 140, 5 sit] est VBb (nec non BiF^l^a, W a 2 , Ed1) I 40, 64 ista] recta VBb (nec non V) I 40, 95 ista] propositio VBb 140, i 1I argumentatur (arguitur)] augmentatur VBb 141, 30 sanantur (curantur P7WyP6)] sanarentur VBbV3 1 41, 48 tanto] magis vv8(nec non Lg) 141, 48 141, 48 minus certa] est] orn. VBbV8 (nec non C1V5) certa minus VBb : ? trita minus V* I 41, 5 3 et minus certa] et unus ( ? unde Bb) circa VBb : om. V5 : 5 3-54 est - geometria horn.orn. V8

+

+

Voici la répartitiodes manuscrits : $1

$2

= ErBgBolMVF,

C1EpF4LaM2, o4 ( I 43-44), P W V5V8 Ve2W2WrWrl, Ed1 ; groupes secondaires : BoW1, ELg, P 7 W (W Ã partir de 142, 77), P8P4?^ (P8 jusqu'Ã 142, I 86) = BalBx, AsBaBbBiCCdEr1Er2F503, 04 ( I 41-42), P3 (A partir de 142, 21 T), Sa1V6V9; groupes secondaires : KnP5, F6aLo

La distinction de la pièc de prernier jeu &le t de la pihce de second jeu $2 est assurépar les variantes qui suivent : 141, 346 una demonstratio] inu. Bx, AsBaBbBiCCdErl F50304 V6V9, Kn, F^Lo (nec non Edl) : prima demonstratio Sa1 : demonstratio (una orn.) Er2, W" V, ELg, P4 I 42, I I sint (sunt, sicut) eius] inu. BalBx, BaBbBfCCdErl ErV0304Sa1V6V9,Kn, F^Lo (nec non M2) : sint (eius orn.) AsP5 142, 56 sic] sicut BalBx, BaBbCCd ErlEr2 0304Sa1V9,Kn, F6aLo (nec non F4V5Ve2W2LgP8): orn. 142, I 8 5 -I 86 sciencia demonstratiua] inu. Ba1 AsV6 Bx, A S B ~ B ~ B / C C ~ E ~ ~ E ~ ~ FKnP5 ~ @ F^Lo @S~~V~V~ (nec non P6Wr) 142, 215 sit tale] inu. BalBx, AsBaBb CCdEr1Er2F50304P8SalV6V9, KnP5 : tale (sit orn.) Ep (pro de omni uitro quod sit tale hab. de omnibus vitris I 43, 7 analetice] quod [que P7] sunt talia P7W) anagoce BalBx, Kn : analogice CCdEr1V6, Ed1 : analetice BaEr^SalLo, VC1F7M2Sa2Ve2 W2Wrl, W\ Lg, P4V7a : obsc. (anace) ceti 1 43, 5 I deuenire BalBx, BaBbBiCCd Er^ErW3P9, P5, F6aLo (nec non C1F4V5V8Ve^Wr, ELg, P4V7a, Ed1) : tendere AsF5SalV6V9 (nec non M2W2) : tenere sec.m. L a : tenerent ErBgBolMVF, EpF7Lao4Wr1, Bo W1 (nec non Kn) : tenere ut P 7 W : q'ere ( ? ; cance//.) cernere Sa2 : deducere P 6 I 43, I 14 principia diuersa] V6V9, KnP5, inu. BalBx, AsBaBiCCdEr1Er2F503P8Sa1 F6aLo (nec non M2) : diuersa (ante sunt) principia Bb : principia (ante sunt) diuersa EpSa2 143, 158 propositiones hic] ing. BalBx, AsBaBbCdErlEr2F503P8V9 (nec non F4P6V8WrP4) : hic ... propositiones (post appellantur) KnP5 : propositiones (hic om.) CSalF6a : propositiones hic (posf appellantur) Lo : conclusiones hic ELg I 43, 178 quod etiam] inu. BalBx, AsBaBbBiCCdEr1Er~03 P^Sal V6Ve, KnP5 (nec non M W E : et quod Ep) : quod (etiam om.) F4V8 Ve2LgP* 143, 208 esse principia] inu. Bal, AsBaBbBiCdEr1Er203P8V6V9, KnP5, F6Lo (nec non M, P 7W :pro eadem esse principia hab. omnia principia esse eadem ELg) : principia (esse om.) Bx : quod (ante eadem). sint principia Sa1 : sunt principia demonstrationum C : homom. F5 I 43, 252 ille] prime BalBx, A.rCCdEr1Er2F508P3V6V9,KnP5 (propositiones om. A s F5V9) : prime (post propositiones) Bb : prime sunt F6aLo : hom.om. Sa1 143, 266 inmediate] et mediate BalBx, BaBbCCdErl, Kn (cf. etiam mediate W, ?pr.rn. P7) : et inmediate BiF503V6, F ^ L o 143, 290 sint (sunt) diuersa] inu. BalBx, AsBaBbBiCCdErlEr2F5@PVa1V6 V9, KnP5, F 6 a (nec non EpSa^Ve2) : horn.orn. Lo, F4Lg I 44, 9-10 de comparatione (comparatione, compara-

...

...

..

+

+

Pièc 141, 320

a

ii

144, 174

La piè.c I i étaidédoublé mais je n'ai pas trouvk trace d'une pièc refaite.

...

+

32*

CRITIQUE TEXTUELLE

tionem)] ponit comparationem BalBx, B a B b C E r l E m P8Sa1, F6aLo (me non sec.m. F ) : dicit comparationem As 144, 90 existimatio (exti-)] estimatio BalBx, BaBb CdEr^Er203SalV6,KnP5 (nec non W r ) 144, 105 inmediatasl] etiam (et) mediatas BalBx, BaBbCCdEr^V6V9, Kn : etiam inmediatas O3 : etiam (ante ad aliquas)... inme144, 1 i o homo non (h6 mom, h6 mem diatas F6aLo obse. ErBgMF)] homogeneum BalBx, AsBaCEr^W^V9, Kn (nec non Ep) : homogenea Cd : homogeneum non Bb I 44, 123 consentaneum] lac. 718 U f f . Ba1 : completum B x : consonum Ba (nec non V 6 ) : concessum Bi, F ^ L o : conscienciaum Cd : contium est Erl : conuertitur cum 03P8 : consenciendum Sa1 : consensum V6: om. BbCV9 (Cf. cum enim in E p : consensitiuum P6 : consecuta V ^: consenI 44, i 25 aliqua talis] aliqua lac. 314 tamentum Bo) lift. Ba1 : aliquantulum B x : aliqua (talis ow.) AsBaBbC, pr.m.Er1, F5QSP8VB: aliqua... talis (posi natura) Sa1 : aliqualis E p

+

Nous avons retenu 2 0 variantes caractéristiquede O 2 ; en ont : BalBxErl 19 ; BaBbCd03 18 ; C 17 ; V 9 K n i j ; V 6 14 ; Er2F5F6a 1 3 ; A s L o 12 ; Sa1 ti ; Bi i o ; P6 9. Le ms. 04a toutes les lejons de S2 aux chapitres 141-42 ( j / j ) , il n'en a aucune aux chapitres 143-44 ( o / i j ) . Le ms. P8 quitte son groupe de O1 avant I 41, 2 1 j : jusque-là i l a une lejon de O 2 (sur 4), à partir de 1 4 1 , 2 1 j i l a la majorità des lesons de O2 : i 3 sur 16. Les autres manuscrits n'ont qu'un petit nombre des lejons de D2 o u n'en ont aucune : EpP6V6Wr 4 ; F 4 M 2 V ^ V e 2 3 ; W2,E L g , W, P4V7a, Ed1 2 ; M C 1 S a T I ; ErBgBolVFF7LaWrlBoWl o.

Pikce

1 4 4 , 175

12

11 3' 38

La pikce étaidédoublÃe t la pikce de second jeu a étrefaite. La répartitiodes manuscrits est la suivante :

O1

= ErBalMF,

AsBiCEr1¥Er2F4F60S(YP6P7P8Sa2TV V V V e 2W , W 2 (jusqu'à I1 2 , 187) ; groupes secondaires : BaEp, BoW1, F6aLo, F7Ed1, P4V7ab 0 2 a = BgBxWr1 ; étacorrigk : Bol, ClCd, H s (A partir de I1 2 , I I 8 ) , Kn, P5 (jusqu'à I1 I , 4), L a , M 2 ( I 44), Sa1 ;groupe secondaire :E , M1 (à partir de I1 i), Lg 0 2 b = VBb, M2 (à partir de I1 I ) , V 5 W r

La distinction de la pikce de premier jeu D1 e t de la pikce de second jeu O2 est mise en lumikre par les variantes qui suivent :

144, 29.2 cognitionis] om. BgBxWr1, BolCICd, V :

+

rationis suppl. Sa1, BbWr I1 I , 5 8 enunciati01 autem BgBxWrl, Bol, CdKnL^, VBbV6 I1 I , 7 1 primo exponit] inu. BgBxWrl, KnLaSal, EM1, VBbM2V5Wr (nec non I1 i , 186-187 ita P6) : exponit (ante hanc)... primo Lg est] inu. BgBxWrl, BolCICdKnLa, V B b M V s (nec non P 7 W ) : est ideo E M 1 : ita est ideo Lg : om. primo, ita est suppl. mg. Sa1 I1 I , 97 Quedam] Quidam BgBx, Bol ClCdKnLaSal, VBbV6 : quia M2 : obsc. ( ? auùii Wr1 : QuodAsV9(IIi,97-11oom.V8) IIi,124siest] sicut (sic pro si E) BgBxWr1, BolCdLaSal, E , V B b (nec non W2WlF7) : si s (ex$.) e C1 : an sit (ante simpliciter)... sic W r :an sit P6 : an est V 8 I1 I , I 3 5 quel quia BgBx W+, BolCICdKnLaSal, EMILg, VBbM2V 5(nec non P7) I1 i , 171 uel] aut BgBxWr1, BolCICdKnLaSa^, EMILg, V B b V 6 W r (nec non F5Edl : 171-172 si - querimus hom.om. M2) I1 i , 286 est] om. BgBxWr1, BolCdKnLa, MI, VV5 : eadem est sappi. M 2 (28 5-286 ergo - numeralis hom.om. Wr, C V 8 WPWEfl I1 i , 2 8 8 eorum diffinitio (eadem diffinido T)] inu. BgBxWr\ Bo1C1CdKnLaSa1, EMlLg, V B b M2V6Wr I1 I , 289 erit (est)] + etiam BgWrl, BolCd KnLa, VBbM2V 6W r I1 I , 3 I O sunt] simul BgBxWrl, BolCdKnLa, V B b I I i , 3 I i sensum] subiectum BgBx W+, BolCdKnLa, EM1, V B b V 5 I1 2 , 27 iterum] ideo BgBxWrl, CdKnLaSal, ELg, V B b M 2 V 6 : tunc C1 : non I1 2, 99 conclusionis] (n6 pro io) M1 : ? ideoque W r cognitionis BgBx Wrl, BolCdKnLaSal, EM1, VBbM2V 6 (nec non F4) : conclusioni C1 I1 2 , 1 2 2 sit omnis] inu. BxWrl, BolCICdHsKnL^Sal,- EiW, V B b V 5 : omnis (ante diffinitio)... sit Bg, M2Wr I1 2, i 8 8 simul] similiter BgBx W+, BolCICdHsKnLaSal, EMlLg, VBbM2V6 W r (nec non Er2F4Edl) : sicut P6 : et super P4 Nous avons retenu 17 lejons caractéristique de ; en ont : B g V 17 ; BxWrlBolCdLaBb 16 ; Kn 1 5 ; V 6 14 ;S a l E M 1 1 1 ; M2Wr 9 ; C1 8 ; Lg 7 ; H s 212. Les autres manuscrits n'ont qu'un petit nombre des lejons de O 2 o u n'en ont aucune : F4P7Ed4 2 ; Er2F5 F7P6WW2W1 I ; ErBalMF, AsBiCEr10804P8Sa2T V 6V s v s ^ B a E p B o F 6 a L o P ^ V a b o.

a2

A titre de contre-épreuvnous citerons trois lejons de

d)1

:

I1 i , i 3 omnis ErBalMF, Er^P7Sa2Ve2 W 2 , Ep, W\ F 6 a L (nec non MI) : om. cett I1 2, 2 2 ad cuius determinationem demonstratio inducitur] ad cuius determinationem demonstrationem inducitur BalMF, EtJBaF7 : ad cuius determinationem demonstrationem inducit C : ad cuius determinationem determinandam inducitur O3 : que ad alicuius demonstrationem inducitur P7 :ad cuius demonstrationem quodam modo inducitur V * : ad cuius demonstrationem includitur pr.m. V 9 : ad cuius determinationem quodam modo demonstratio inducitur Lo 11 3 , 23 subsequentium] obsequentium ErBalMF, AsEr1Er20^P8 Sa2V9, BaEp, W , F7 : consequentium Bi : adsequentium V 8 : asequentium F6a : absequentium Lo : sequentium W r

Un premier étade la pi2ce O281? La pikce de second jeu 0 2 a semble avoir comportà un premier éta fautif qui a étcorrigÃde bonne heure. Les mss BgBx (et pour une part le ms. Wrl) semblent témoignede ce premier éta: 144, i 9i tamen] in (pro tii) Bg :inde (perscr.) Bx 144, 237-23 8 commensurabilis... incommensurabilis] incommensurabilis incommensurabilis BgWrl : incommensurabilis... commensurabilis Bx (hom.om. Sa2V8V9WEp, Lg, VBb I1 i, 144 infra] qua I1 i, 65 quasi] et BgBx Wr) I1 i, 272 (qapro ja) Bg : om. Bx : .q. (ex-.) q* ?Wrl iterum] rationem (r6m pro itiii) BgBxWrl : tiii (tantum) M1 : tii (tarnen) E : tandem ?Lg I1 i, 3 34 concludit] q (= quod) Bg : p (= per) BxCd

...

+

+

Un curieux accident semble confirmer que la pikce a étcorrigétrè t6t : en I1 i, 33-34, les mots : à tercio, simplices, ibi : Quedam autem alio modo etc. à sont omis en texte par BgBx, CdLaWrl. Ne parlons pas des secondes mains qui les suppléenen marge dans Cd et L a : c'est un phénomknbanal. Mais dans Bg ces mots (sauf etc. È sont suppléà en marge inférieurde premikre main, et, ce qui est plus remarquable encore, ils sont suppléà en plein texte, mais à I1 i, 61, par CdWr1 :

alterum (+ 5.u. est) V : alterum esse Bb : quod alterum I1 3, i 8 competat] comesse M2 : alterum est V W r I1 3, 19 est] om. VBbM2 parat VBbM2V5(nec non Bg) (nec non Ep)

Avec le livre Il, l'éditioprinceps Ed1, quoique toujours contaminéet corrigée sapparente pourtant pour le fond à un ms. proche du ms. F 7 . Cette parente n'est pas encore trks nette à la pikce 12, ce qui s'explique parce que le ms. F 7 , m2me s'il n'est pas une copie immediate de lYexeqlar,en est cependant une copie assez proche et fidkle : ses variantes sont peu nombreuses et en outre elles sont ici peu caractéris tiques. Mais le groupement F7Ed1 durera jusqu'à la fin du livre et se confìrmerpar la suite.

CÈ2

à aliquid tercium adiacet tercio simplices.ibi quedam autem alio modo etc. ut cum dicitur Ã

Nous noterons pour cette pikce :

+

I1 i, 80 quia2] quod I1 i, i 17 Contingit] autem I1 i, i 89 questionibus preI1 i, i 69 deficit luna] inu. I1 i, 248 illa ratio] inu. I1 2, 27 quouis] dictis] inu. I1 2 96 deducere] inducere I1 2, 14-145 quamuis I1 2, 149 eiusdem] eius prima principia] inu. ( c m HJ-) I1 2, 197 in toto] in suo toto ( c m Ep) I1 3, i o questionem] om.

Pikce 13

I1 3, 38 à 116, i43 qui correspond à une colonne de l'exemplar : il est Le texte de la pikce est remarquablement homogkne donc probable que les mots omis avaient étsuppléà et ne comporte qu'un petit nombre de variantes. Il en marge dans la pikce, mais avec un renvoi peu clair. semble pourtant qu'on puisse distinguer une pikce de premier jeu O1 et une pikce de second jeu O28, ainsi La pidce rfaite O2b qu'une pikce refaite 0 2 b . L'existence d'une pikce refaite 0 2 b semble attesté par quelques variantes ; les mss VBb en sont des La répartitiodes manuscrits est la suivante : témoinfidkles, tandis que M2 (pour le livre I1 ; à I 44 W = ErMF, ClCdEr2, Hs (jusqu'à I1 4, 49), LaP6Ve2; M2 est apparente à La), V5 et Wr sont corrigé: groupes secondaires : E m g , P7W 144, 281 ad considerationem] conuenit considerationi O2a = BalBgBolBx, AsBaBiCEpEr1F4KnM20304PsSa1Sa2T V : conuenit (+ad Wr) considerationem BbWr I 44, V5V6V8WrWrl ; groupes secondaires : Bo W1, F5 327 aliquid] om. VBb (nec non W) :ante ei suppl. V5 144, V 9 F6a-Lo,FIEdl, P4V7b 332-3 3 3 quia talis] que talis est VBb (nec non TV6Ve2, Ba O2b = V, Bb Ep, Sa1 : que talis est quia [que As\ talis AsF5P6V9 : talem P4) 1 4 , 340-341 medium - id est] hom.om. VBb I1 i, 90 numerum] numero VBbWr I1 i, 156-157 aut - quid est] hom.om. VBbM2V5 (nec non F : La distinction des deux jeux de pikce semble appuyé i 5 6-1 5 7 propter - querimus bom.om. A *) I1 i, par les variantes qui suivent : 160 concomitandam] comitanciam VBb,primo Wr (nec non I1 3, 34 Amplius] Amplius unius BaEpKn : Amplius I1 I, 178 primo Bi, F5P8V0, La : conuertenciam Wrl) unus M2V5, VBb : Amplius sumus Wr1 : Amplius sdmus medii] medium VBbM2V5Wr (nec non F5@V6V9, Wrl) F7Ed1 : Si unius Sa2 (les mss à pihces n'ont pas cette I1 i, 247 aliqua] om. VBbM^V6 (nec non Er2) I1 i, 3 i 7 variante ; il est possible qu'elle ait étintroduite dans la noster esset] videtur (exp.) noster esset V : uidetur esse pièc par une tache ou une déchirurqui a coupÃle mot I1 2, 143 sequitur quod] quod sequiM2Wr (u?pro n?) à Amp/lius à : à Amp à est une abrkviation courante de tur quod VBbV5Wr I1 3, 178 quod alterum est]

Le décalagest de quelque 30 lignes de notre texte, ce

34*

CRITIQUE TEXTUELLE

à Amplius È et à lius à a donnÃlieu à divers essais d'interprétation I1 3 , i I 1-1i 2 ex necessitate quod] quod ex necessitate quod BalBgBol, Wrl, F7 : quod ex necessitate Bx, T V 5 ,BoW1 : quod necessitate quod V 8: de necessitate quod A s F 5 V 9 (le à quod à devant à ex à peut -tre une dittographie de à ex D, qui se distingue à peine de l'abré viation p, ou une anticipitation du à quod à qui suit) I1 4, 34 det ei conclusionem] ei det conclusionem BalBo V 6V 8W r W r l Bo W 1 , Bx, AsBaBlEr1F4KnO3PsSa1Sa2TV5 F^Lo, F7Ed1, P4 : det conclusionem (ei om.) Bg : ei de conclusione C : eidem conclusioni Bb (hom.om. Ve2) I1 4, 87 quod] quia BalBgBolBx, AsBaBiF4Kn03Sa1Sa2 TV5V8WrWr1, BoW1, F6aLo, F7Ed1, P4V7b, V (nec non I1 4, i 5 6 quod] CP7E : om. P 6 V 6 : hom.om. Lg, E)) + homo BalBgBolBx, AsBaBiCEpEr lKnM20304P9Sa1Sa2 I1 5 , TV5V6V8WrWr1, BoW1, F6aLo, F7Ed1,P4, V B b 5 3 quasi] quod BgBolBx, C V 6V E V , Bb I I 5 , 5 8 non oportet quod BalBgBolBx, AsBaBiCEpEr1F4KnM20304 VSWrWrl, Bo IT1, F5V9 F6aLo, E$, P8Sa1Sa2TV5V G P4V7bY V B b (nec non C1P7): at oportet pr.m. E r : ut oportet sec.m. Er, M , pr.m. Cd, pr.m. L a , P6 : oportet ut Er2, E M 1 : ostendit ut Lg : non oportet ut F, sec.m. Cd, sec.m. V e ^ , W : ut oportet qu0dpr.m. F7 I1 5,90 Sic Bal V 6W rWrl, BgBo1, AsBaBiEpEr1F4KnM20304P8Sa1Sa2TV5 Bo W1, F5V9, F6aLo, F7Ed1, V B b (nec non ClEr2Ve2P7Lg): Si pr.m. Er, M, pr.m. F, pr.m. Cd, mg. E : hom.om. W , pr. I1 5 , i 30 et BalBgBo^x, A s m. E, M1, Bx, C , P 4 V 7 b BaEpF4M203Sa1T,BoW1, F6a, F7Ed1, P41/^ V B b (nec non Ve2, P7W, M1) : ad ErM, pr.m. Cd, pr.m. L a , P6, mg. E : quod Er2 : om. pr.m. F, C1, C E r W P ^ r l , F 5 V 9 ,Lo : hom.om. pr.m. E , Lg, BiKnSa2V eV 6V 8W r 11 5 , 149 est] + enim BalBgBolBx, AsBaBiCEpErTKnM20304P8 Sa1Sa2TV5V 6V 8W rWrl, Bo W 1 , F5 V9, F6aLo, F7Ed1, P4V 7 b , V B b (nec non V e 2 )

Nous avons retenu i o l e ~ o n caractéristique s de O2 ; en ont : Bol 9 ; Ba1BgBxBaTV5Wr1F7E&V 8 ; A s K n 03Sa1Sa2V8BoW1F6aBb 7 ; B i E p F W V ^ r L o P ^ 6 ; CEr1P8 5 ; 0 4 F 5 V 9 V 7 b4. Les autres manuscrits en ont : P7 4 (mais ce sont les moins caractéristiques; V e 2 3 ; C1 z ; C d E r F E M l L g W i ; E r M F L a o.

La @ce refaite

(I)2 b

L'existence de la pikce refaite Q 2 b semble assurée bien qu'elle n'ait que deux témoinet que ses legons soient presque toutes des hesitations de lecture faciles d corriger :

I1 3, 57 est] om- pr.m. V , Bb I1 3 , 60 requiritur] exquiritur V B b : reperitur M 2 I1 3 , i 28 quid] aliquid V B b (nec non Er104P8) I1 3 , 160 etiam esset] inu. V B b (etiam om. P6, W r ) I1 3 , 163 expeditior] expediencior V B b V 6 (nec non C1, Sa1 : expiencior Sa2 : expetior V e 2 : expedior A s ) I1 4, 46 satis] patet pr.m. V, Bb I1 4, 78 nichil] uel add. (exp.) V ,praem. Bb (hksitation I1 4, 8 3 utuntur] entre n1 = nichil, et ut = uel) : uel O4 neque V : neque in Bb I1 4, 89 significati signi-

+

+

+

ficans VBbM2 114, 117 soluere] solum pr.m. V , Bb I1 4 , i 5 2 unde] pr.m. erasa V : et non (z ii pro vfi) BbV5 : et ideo M 2 I1 5 , 94 Etsi] Et non V B b (nec non V e 2 ) : Set si F4 : set P4V 7 b : si V8F6a ;et enim Wr1 11 5 , i i 8 per] om. V B b (nec non E r l ) I I 5 , i 5 4 et2] om. pr.m. V , Bb (nec non W r ) I1 5 , 161 est] om. V B b (nec non V 8 : sit CdP7WYEM1, CWr, P4 : sit [exp.] est W 1 ) I1 6, 46 etl] om. pr.m. V ,Bb I1 6,47 entia] essencia V B b (nec non pr.m. Cd, C , pr.m. E p : essenciam Ve2 : etiam T :pro que 116, 74 cum] quod sunt entia hab. quiescentia W r l ) VBbM2 (om. P 7 W ) 116 136 etiam] in pr.m. V , Bb I1 6 , I 37 entia] essencia V B b (nec non E , C T : encium F4) I l est possible que les mss V 5et surtout M2 dériven de la pièc refaite ; mais ils ont éttrop corrigépour en &re des témoinvalables.

Le groupe F7Ed1 La permanence du groupe F 7 E d 1 est assurépar les lecons communes qui suivent :

I1 3 , 65 ipsius] ipsum I1 3 , 68 qui] quando (qui rest. sec.m. F7) I1 3 , io8 accipiet] accipiat I1 3 , i i 2 predicetur] inesse I1 3 , i 30 quod] quasi I1 3 , i 62 reducere] deducere I1 3, 209 insit] scilicet sit I1 3 , z i 5 hominis] om. I1 3 , 224 et] ex I1 4, 3 0 I1 4, 41 aliudz] est ( c m M) non] nec 114, 42 homo] om. ( c m pr.m. L a ) I1 4, 69 quia non est aquaticum animai] quia non est anima1 (+ s.u. sec.m. aquaticum) F7 : non est anima1 quod est aquaticum Ed1 I1 5 , 59 quia] quod I1 5 , 77 ita] et ita I1 5 , 9 i neque] non I1 5 , 106 argumentetur] argumentatur I1 5 , io7 contrarii] enim I1 5 , i i 9 inperfectum] perfectum (inresi. sec.m. F7) I1 6, 54 totum] 116, 5 i per] om. principium (exp. sec.%) totum F7 : primum totum Ed1 I1 6, 5 5 nisi] ubi (nisi resi. sec.m. F7) I1 6, 71 uel] et I1 6, 92 Vnde] bene I1 6, 8 i rei] om.

+

+

+

La pièc semble avoir dtà dédoublé et la pièc de second jeu refaite. La répartitiodes manuscrits est la suivante :

BgBolBxM, CC1EpEr1F4,H s (de I1 7, 224 ? I1i9, i 1i), La03W6PSTV5WrWr1-; groupes secondaires : Bo W1, F5V9, F7Ed1,P7 W , EMILg, P4V7b = ErBalF, ( A s ) BaBiCdEr2KnSalSa2V 6 V s f V e 2 ) ; groupe contarnind : F^Lo = v,BbM2 =

$1

(D2&

La distinction de la pikce de premier jeu et de la

pikce de second jeu ne repose que sur un petit nombre de variantes mineures :

116, I 5 o rationem] orationem ErBalF, BaBiCdEr2Sa1 V6VWe2, F^Lo, VBb : rationem corr. in orationem Kn, P7 : hom.om. A s I1 7, 48 ergo] om. ErBalF, BaBiCd E~~K~SUT-S~ VBbM2 ~V~V (nec ~ ,non Ep) : igitur AJ, L o I1 7, 88 est11 om. ErBalF, Ba, pr.m.Cd, Er2KnSa1Sa2, VBb I1 7, 91 sit] set ErF, Ba, pr.m. Cd, pr.m. Er2, S a V , Bb : scilicet A s : bom.om. Kn, V, Ep I1 7, 25 5 innotescat] notescat ErBalF, BaCdKnSalSa^Ve2, Lo, VBb : modo discat A s I1 8, i 3 3 alia] talia (talis) ErBalF, As, pr. m. Cd, VWe*, F6aLo, VBbM2 : in alia (diffinitione) Sa2 118, I 8 I enim] om. ErBalF, B a B i C d E r W S a 2V6V8, I1 9, I i propositum] F6aLo, VBbM2 (nec non EpPW1) om. ErBalF, AsBaBiCdEr^KnSalSaV Va, F6aLo, VBbM2 (nec non P7 : bom.om. WWrl) I1 9, 68 sequatur] sequetur ErBalF, BaBiCdKn, V : obx. V6, F 6 a (nec non F5) : sequitur P4 I1 9, 69 autem est] inu. ErBalF, AsBaCdEr2KnSa1 Sa^Ve^, F^Lo, VBbM2 (nec non EpF4HsTV5F7Ed1P7Lg) I1 9, I 54 Sardenses] Sardienses ErBalF, CdKnSa1Sa^V6, VBb : Sardinienses Bi : Sardes Ep Nous avons retenu I I variantes caractkristiques de ;en ont : E r F C d 11 ;BalVBb i o ;Kn 9 ;BaSa1Sa2 8 ; Er2 7 ; V6V8LoM2 6 ; Bi 5 (+ i) ;A 3 3 qui semblent &re des corrections) ; F 6 a 5 ; Ve2 4 (mais 3 sont parmi les plus significatives). Les autres manuscrits n'en ont que peu o u aucune : Ep 3 (dont aucune des plus significatives) ; P7 2 ; F4F7H.rP8TV5MlLgEdl I ; BgBolBxM, CC1ErlLa03 04P6WrWr1BoW1F5VDWEP4V7b o. Ajoutons que la pièc @ l a peut-&re connu u n prernier étafautif : nous n'en retiendrons qu'un seul indice ;en I1 8, 167, les mots : à nulla mentione à sont icrits dans BgBx avec une mkcoupure : à ul' lamentGne È ce qui normalement devrait se lire : à uel lamentatione È et c'est bien ainsi que les a lus le ms. Wr1 : çul lamètacz à ; o n pourrait penser à une déchirurqui a dégradici la pikce d'abord correcte (cf. supra pikce 13), mais le parallkle de la pikce 12 indique plutdt qu'il s'agit d'une Caute primitive corrigé de bonne heure. 2

(+

nibus] dispositionibus pr.m. V, Bb : disputationibus M2 117, 242 extremitatis] om. vBbM2 118, I 3 effectum] essenciam v : enunciacionem Bb 118, I 28-1 29 Sic una] hom.om. VBbM2 (nec non Ep) I1 8, i 5 6 Sonus] solius VBb I I 9, I 5 est] om. pr.m. V, Bb (nec non pr.m. I1 9, 28 quod per] quod (per om.) pr.m.V, Bb Er2) (nec non Cl, pr.m.F7, pr.m.E, MI) : per (quod om.) CdEpO* : per quod E r W 1 (haplographie ou hésitatioentre le q barrà = quod et le p barrà = per) I1 9, 146 Sardenses] Sardienses VBb (Sardanienses C : sacerdotes Wr1 ; cf. le précéde relevk à I1 9, I 54)

Le groupe

F7Edl

Le groupe F7Ed1 est bien assurà :

+

I1 6, 147 Amplius] autem I1 6, 149-15 0 est inponere aliquod nomen] est inponere aliquod nomen est inponere (inponere2 exp.) F 7 : est inponere aliquid quod nomen I1 6, I 5 1 si... sit] sic... est I1 6, 172 Et quod est Ed1 diffinitio] om. I1 7, I autem] om. I1 7, 3 quod] om. I1 7, 30 scire causam] inu. (ordinem re&. sec.m. F7) I1 7, 31 sit] est I1 7, 76 eiusdem] eius I1 7, I i6 maniI1 7, i 39 cognoscit] cognoscat (cum festa] manifestata Ba1; -cit re&. sec.m. F7) I1 7, 140 aliquam rem] aliquam F 7 : aliquid Ed1 I1 7, I 5 5 quidem] om. I1 7, 223 facta] om. (cum Bb) I1 7, 234 A] autem A I1 7, 25 7 Dictum] om. I1 8, 21 etiam] essentiam (etiam re&. I1 8, 5 2 materialem] mampraem. cancell. F 7 : sec.m. F7) merampraem. Ed1 118, 108 ut sic] sicut si (ut sic resi. sec.m.F7) II8,izohunc]+etiam 118,125-126 118, est ratio] inu. (cm E r : ratio [exp.] est ratio Bal) 183-184 uero est diffinitio] autem diffinitio est I1 8, 192 igitur] o*. (resi. q.sec.m. F 7 ) I1 9, 34 quornodo] I1 9, 67 declaret] declararet I1 9, 93 autem] quod om. I1 9, 97 per medium] om. I1 9, 127 est simili est I1 9, I 3 2 causam formalem] inu. modo]

+

Pikce 1 5

119, 157 Ã 11 12,

i10

Le texte de la pikce est trè homogkne ; je n'ai pu trouver trace n i de deux jeux de pikce ni d'une pikce refaite. Les témoinde cette pièc sont les suivants :

La pikce refaite est attestke comme d'habitude par les mss VBb, auxquels, bien que corrigd, semble nettement se joindre le ms. M2 :

I1 7, 3 diffinitio et] diffinitio (et om.) pr.m. V, Bb (nec non Ep, EM1, P4, Ve2) : om. M2 I1 7, 34 dicitur aliquid] in#. VBbM2 I1 7, 3 8 sicut] est VBbM2 I1 7, 44 autem] dum (dii pro afi) pr.m.V, Bb : uero M2 I1 7, 149 priuatio] om. VBb I1 7, 189 set] om. pr.m. V, Bb (nec non prm. Erl, p.m. V9, P4) est nisi O4 I1 7, 192 I1 7, 198 scilicet] C (.C.pro .S.) VBb hoc] om. VBbM2 (nec non V8 : quia - potest om. M2) I1 7, 230 opinio-

+

@ = BalBgBolBxErFMV, AsBaBbBiCC1CdEpEfiEr2F4, H s (Ã partir de I1 12, 48), KnLaM20WP6PSSa1Sa2 TV5V6VaVe2Wr Wrl ; groupes secondaires : BoW1, F5p-T F^Lo, F7Ed1, P7W, E -, P 4 P

Le groupe F 7 E d l Le groupe

F7Ed1

reste stable :

I1 9, 167 Deinde] Et deinde I1 9, 178 scilicet ut] inu. I1 9, 197 esse] om. I1 9, 213 prirnum] princi119, 219 est] om. I1 q, 221 enim] autem pium

36*

CRITIQUE TEXTUELLE

I1 9, 3 14 horum] eorum I 1 io, i 5 aliquid demonstretur] inu. I I i o, 3 i et2] om. (cm Bal) I 1 io, 64 causato] suo causato I 1 io, 71 in actu edificii] edificii in actu I1 io, 89 erit] sit I 1 io, 90 interponetur] ponitur F 7 : ponetur Ed1 I 1 io, io6 est densatum] densatum pr.m. F 7 : densatur sec.m. F 7 , Ed1 I1 io, 108 causa est] inu. I 1 io, I i 3-1 14 quod - simul] om. (sed similiter posi i i 3 quodl add. mg. sec.m. F7,in textu W) I 1 io, 124 precognoscere] cognoscere (cum Bx) I1 io, 129 eam (eZ)] etj F7: eque Ed1 I1 io, 147 principium] I 1 io, 170 principium] om. I 1 IO, 168 Sic] sicut I 1 io, 207 est] om. ipsum fieri I 1 io, 23 5 quel + non (del. sec.m. F 7 ) I1 io, 241 possunt] non praem. (del. sec.m. F 7 ) I1 i i , 26 ut F7Ed1 (cm Cd) : uel ceti IIiiY33et]om. IIi1,34VI]secundo IIii,42 sunt potencialiter] inu. I 1 i i, I 1 i i, 46 scilicet] om. 60 quomodo] quod 11 n, 82 sequeretur] consequeretur I1 i i , 84-8 5 principium - propter] om. I1 i i, 98 sanatus] sanus I 1 i i, 126 postremum est] postremum autem est per I 1 i i, i 3 1 idem] quod (cum Bal) I1 i i, 161 etiam] om. (cum Bx) I 1 12, 16 quod] om. TI 12, 28 processui] progressui I1 12, 50-3 1 scilicet ex eis] ex eis scilicet I 1 12, 42 circularis] singularis (circu- rest. sec.m. F7) I 1 12, 48-50 accipiebamus] accipiemus I 1 12, 85 sunt] se habent I1 12, 91 quod est] om.

ErBolF, CdEr1 LaP6V6Wr1, As, F5 (nec non F4 : deest O4 : est suppl. sec.m. BolFCd : ostendit pro necesse est M2) II i 3, i 12 esset] esse ErBolF, CdErlL^V^Wrl, M1, P4 : est Ep, AsF6a, E : sunt (iplutet que C) ? T : om. V8 (esset I1 13, 142 del] om. ErBgBol resi. sec.m. BolFCdErlLa) F, CdEr1Lao4P8Sa2V6Wr1, EM1 (suppl. sec.m. BolCdLa : hom.om. W, Ve^AsV9) I 1 13, 1 4 . et] om. ErBgBolF, CdEpEr1Er2LaOtP6PSSa2V6Wr1,V 9 EMlLg (me non C, BiP7 : siue un. pred. siue insunt F5 : hom.om. Ve2) I1 i 5, 4 autem] om. ErBgF, E r W r 1 I1 15, 123 erit] enim ErBgBol, Er104 : enim erit 03: est (quodpraem. Va) P8, sec.m. Ve2, AsF6aLo, F5, P4V8, Bi : om. C, pr.m. Ve2 (hom.om. C1) I 1 1 5 , i26 aliquid] ab BgF, 04TV6Ve^, Lo, V9, E, P4V8 (me non M2) : ad E r : ab uel ad pr.m. Bo1 CdErlLaPWrl: ad (= aliud) Ep :om. Er^P6Sa2, F5 (aliquid I1 i 5, i 3 5 primum] resi. sec.m. Bo1FCdEr1LaP8Wr1) et ErBgBolF, CdEpErlEr2La04P8Sa2V6Wrl, C03, V9 I1 i 6, 44 Sicut] om. ErBg, EMl, V8 (del. sec.m. D) BolF, CdEpEr1Er2L~04P6P8Sa^TV^e2 Wrl, AsF6aL.o, CO3, F5V9, EMlLg (nec non Bb) I 1 16, 67 esset] esse ErBoIF, CdEpEr2La04P8Sa2V6Wrl, V8 (esset re&. sec.m. FCdLa) I 1 17, 5 I id est sompnus uel uigilia, sit in D] hom.om. ErBgBolF, CdEpEr1ErW04P8Sa2V6Wr1,EM1 (nec non Bb) : in D suppl. A s : est in C puta sompnus et vigilia (puta ante in om.) P6 : inest sompnus et uigilia in D =g

Pikce 16

Nous avons retenu i 3 variantes caract6ristiques d e la pikce de second jeu O 2 ;en ont la majoritd : Er 13 ; BolFWrl 12 ; BgCdErlLaO* i o ; V6 9 ; EpE 8 ;

+

I1 12,

110

à I1 17, 59

La pikce étaidédoublé et la pikce de premier jeu a étrefaite ; cependant plusieurs groupes secondaires semblent avoir étcontaminéet ne peuvent se rattacher nettement à aucune des pikces.

+

E r F S a W 7. En ont plus d'une : P^V9 5 ; Ve2 4 (mais 3 manquent) ; TLg 4 ; AsLoCF5V83 ; F 6 a 0 3 P 4 2 ; HJ i (sur 6). N'en ont qu'une seule o u aucune : MBiF4P7M2 BalBxBaCIKÈSa ^W^&W1F7AdlVV5 o.

i

;

La répartitiodes manuscrits est la suivante : O1a = BalBxM, BaBiClF4, H s (jusqu'à I 1 14, 123), Kn P7Sa1v-ibWWr ; groupes secondaires : BoW^, F7Edl O1b = V, BbM2V5 W = ErBgBolF, CdEpErlErW04P6P8Sa2, ( ?T), V \ ( ? Ve2), Wr1 Groupes contaminé: (As)F6aLo, CO3, F5V9, EMlLg, P4 va

La distinction de la pikce de premier jeu et de la pikce de second jeu est appuyde par les variantes qui suivent :

I1 i 3, 35 tamen] om. ErBgBolF, C d E p E r 1 E r ^ W 6 P W T V 6 V e W r 1 , As, ?pr.m. F6a, Lo, pr.m.03, F5V9, EMlLg (nec non M, Hs) I1 13, 5 i autem quod] ante (autem) quam ErBgBolF, Wrl : ? quin (autem om.) Er2 : autem aliquid quod M2, Ve2, Lo I1 13, 66 est1] om.

L'existence de la pikce refaite O1b est bien attesté; elle a 4 tdmoins, V, BbM2V5 :

I1 13, 37 in plus esse] esse in plus V (nec non P7, C) : esse in plus esse Bb I1 13, 88 numeris] et VBbM2V5 I1 13, 107 etiam] enim VBbV5 (nec non (nec non P6) BalW, Erl, AsCLg) : ergo M2 (nec non 'Lo, Va) : autem I 1 13, 135 et] om. VBbM2V5 (nec Wr (hom.om. V b ) non CI Wr, EpPWe2, Va) I1 14, 46 uel quantitatis] om. V B b M V (suppl. mg. sec.m. V) I1 14, 79 manifestetur] manifestatur VBbM2V5 (nec non F 7 , Wrl, C) I1 14, 80 in precedentibus] prioribus precedentibus pr.m. V : in prioribus precedentibus BbV5 : in prioribus preced e n t e ~(et postea quidem sunt) M2 : in superioribus AsF^ I1 14, 83 nichil] om. pr.m. V, BbV5 I1 1 5 3 i altero] ut significat (exp.) V : significat BbV5 11 15, 124 posteris accepta] inu. WbV" : posteriora accepta M2 I1 16, 21-22 sunt autem altera specie] hom.om. pr.m. V, V5 (nec non F5) : om. loco, sedposi 22 accipiebantur suppl. sunt altera specie Bb

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Le groupe F7Ed1 Voici quelques variantes qui assurent la stabilite du groupe F 7 a 1 : IIi2,ii4set]om. IIi3,47in]om.(suppl.s.u.sec. I1 13, 48 inest etiam] ing. (cm V^^, M ) m. F7) I1 13, 65 huiusmodi] eius I1 i3,69 scilicet] om. I1 i 3, 74 autem] om. I1 13, 78-79 de septenario] quod I1 i 3, 83-84 dualitate... unitate] patet per septenarium I1 i 3, 91 numero] modo inu. 1113, 94 Seti non (cancelli sec.m. F 7 ) I 1 t 3, i 39 est] om. (su$$. s.u. sec.m. F 7 ) I1 13, i 5 3 et] om. I1 13, i60 ternarius] quaternarius (ternarius re&. sec.m. F7) I1 13, i62 I1 14, 9 modum] om. plures species posi continet I1 i 5 , 3 assuI1 14, 166 quod scilicet] inu. (cum M) I1 1 5 , 33-34 multe differencie] inu. mitur] sumitur IIij,83adgenus]om. IIi5,io8enim]autem I1 i 5, i 23 primo] h6 (= homo ;cm. in hoc sec.m. F7) I1 i 5, 123-124 accipiat id quod] om. I1 15, 128 quod] om.(cumV7b,P4) I115,149quia]om. 1115,150 quodlom. I I i ~ , 1 ~ 8 s i m u l ] s u o IIi5,i74quod] I1 16, 29 idem om. (cm M1) I1 i 5 , i 83 patet] om. I1 16, 65 minimorum] est] considerandum est idem nummorum paem. I1 16, 76 nec] non I1 16, 81 in] a I1 16, 127 hoc] eo I1 16, 133 propter] per

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Le groupe P4V8 Peu aprè le débude la pièce le ms. P4 se sépar de V7bpour lire le plus souvent avec V* : I112,i26estetiam]inu.P4P II12,128aut]uel VbV8 I1 13, 2 qualiter] quomodo P4V7b I1 13, 42 omni] om. P4 P b I I i 3,44 uniuersaliter] om. P4 V7b I1 i 3, 44 inest] + non solum P4V b : non tantum mg. I1 13, 99 plus] pluribus P4 sec.m. F, AsFea, Bi, Ed1 VbV8 I1 14, 2-3 esse ea] ea esse W8 : esse (ea I1 14, 29 oportet] oporteat P 4 V b I1 14, om.) P4 50 primum] primo P 4 V b , EM1 I1 14, 85 omnia non sillogizata] non sillogizata omnia P4V8 : sillogizata non omnia Lg 11 14, I 18 erit] est P4V8 11 i 5,4 errores] et circa hoc duo facit : primo excludit primum, secundo P4V8 I1 15, 2 i alterum] diuersum et (siue V6') praem. P4V8 IIi~,40que]eaqueP4V8,EM1Lg 1115, 63 quid est] quodpraem. P4V8 I1 i 5,64 alia] om. P4V8 I1 i 5, 69 enim oportet] inu. P4V8 I1 15, io1 et] ut W 8 I1 i 5, i 17 quibus] de quibus P4V8, EMILg I I i 5, i 27 in diffinitione posi tanquam genus P4V* II 1 5 , 128 quod] om. P4V7b, F7Ed1 I1 15, 134 erit] est P4V8 II15,i38erit]estP4v8 IIi5,139etiam] I1 1 5 , i40 si tot] sit ot P4 : sit om. P4V9, V^, EM1 V8 I1 i 5, i 5 2 scilicet] om. P4V-1 15, i 5 6 alias diffeI1 15, 158 ratione] rendas] differencias aliquas P4V8 mortale P4 V8 (e u. I I i 5, i 6i, ubi à mortale à om. P4V8) 11 i 5, 179 esse aliam] inu. P4v8 11 16, 29 est in istis duobus] in hiis duobus est P4V8 I1 16, 32 erit] est P4V8 I1 16, 32 inducat] om. P4V8 I1 16, 3 5 erit]

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I1 16, 36 erit] est P4V8 est P4V5 I ^ b I1 16, 49 I1 16, uero] om. P4 V8 (sed enim ante Achilles a&. V? 61 magnis] ut ego frater thomas de aquilino (aquino I1 16, 75 Si] set P4V8 I1 16, 89 sit] P4) PV8, E I1 16, 90 simpliciter] uel P4V8 I1 16, est P4V8 11 16, i 5 2 ut] quod P4V*, i 37 facilius] difficilius P4V9 I1 17, 33 primo] om. P4V8 I 1 17, 3 5-36 semper Bb debemus] debemus (debes V8) semper P4V8 1117, 3 7 in] et P4V8 I1 17, 37 diuisio] dico P4V8 I1 17, I1 17, 46 id est] quod est P4V8 41 insunt] sunt P4V8 I1 17, 5 0 scilicet] ut P4V8, EMILg I1 17, 54 faciendum post in aliis P4 V*

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O n aura note quelques rencontres entre le groupe P 4 V 8 e t l e g r o u p e E M I L g ( I I 15,40, 117, 139 ; I1 16, 61 ; I1 17, 50). I l y en a d'autres :

I1 i 3, 78 pluribus] aliquibus pluribus EM1, V8 : aliI1 13, 146-147 quibus... pluribus (posi numeris) Lg accipiuntur constituatur] constituuntur accipiatur EM1 : constituantur accipiuntur v8 Ces contacts des deux groupes (que nous verrons s'affirmer à la pièc 17) s'expliquent par la proximità de leur aire géographiqu: tous deux semblent sY&tre répandudans l'Italie du Nord et lYAllemagnedu Sud. C'est donc de ces régionque devait &treoriginaire le maitre à qui nous devons la curieuse glose de I1 16, 61 : Le magnanime s'estime digne de grandes choses, comme je le fais, moi, frèr Thomas d'Aquin ! ÈLa remarque serait déplacé si l'on entendait les grandes choses à dont s'estime digne le magnanime des grands honneurs : l'humble frèr Thomas a toujours refusà les grands honneurs qu'on lui a proposks. Mais la remarque ne manque pas de finesse, si l'on entend ces grandes choses des grandes oeuvres : pour entreprendre d'écrirla Somme contre le$ G e n a et la Somme de tbéolo gie, il fallait bien que le frèr Thomas se croie capable de faire grand, et, en ce sens, il devait à la véritde savouer magnanime.

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La pièc étaidédoublé mais il ne semble pas qu'aucune des deux pièce ait étrefaite. La répartitiodes manuscrits est la suivante : B b C I C d E m , Hs (de I1 19, 24 à I1 20, 179, KnLaP6P7TV6VbWrl; groupes secondaires : AsVe2F6aLoBiBo2(Bo2 h partir de I1 20, 82), CEr1 (YPP9, F V , F7Ed1, EMILg, P4V6, WWr (D2 = ErBg, Bol (jusqu'à I1 20,81), BxMF, BaM2Sa1Sa2V5; groupe secondaire : Bo W1

&l = BalV,

38*

CRITIQUE TEXTUELLE

fiat] fit AsVe2, F^Lo, Bi (nec non E p V 6 ) i 3 circa hoc dubitationes] tres dubitationes circa hoc F6aLo : tres La distinction de la pikce de premier jeu et de la 30 dubitationes (circa hoc om.) Ve2 : dubitationes A s pikce de second jeu repose sur les variantes suivantes : 34 eadem cogniautem] om. F^Lo (nec non BbP6, M1) 37 uero] om. A s , F6aLo : bab. ti01 inu. A s , F^Lo, Bi I1 i 7 , i 24 aliquid] quid ErBgBolBxF, Sa2, Bo W 1 (nec sed cancell. Ve2 37 cognitionis] sciendi AsVe2, F6aLo non Bb) : forma P7 : om. MBaM2, BiMlP* I1 19, 46 40 infuerunt (-rint)] in nobis fuerint (-rit) AsVe2, F6aLo : esse] enim BgBolBxMF, Bo, pr.m. V : est pr.m. C1, pr.m. in nobis fuerunt V5,Ed1 :fuerit Bi 45 horum] istorum Cd, pr.m. L a , KnP6V6Wr1V9: om. M W , Bi I1 19, AsVe2,F6aLo, Bi (nec non P7, M W ) 47 cognitione] 72 esse] om. ErBgBolBxMF, B a M W a 2 V 5 , B o V (nec non illa AsVe^, F^Lo, Bi (nec non sec.m. F : quam illa sec.m. EpHsP7 : quod est etiam om. M2) I1 19, 109 extrinseci] Bol) 61 huiusmodi principia] om. AsVe2, F6aLo, Bi intrinseci ErBgBolBxMFÃSa2V5,Bo W 1 (nec non pr.m. Er2 : (nec non CI) 62 et addiscere] om. AsVe2, F6aLo (me intrinseci hic, sed extrinseci u. io8 V^^ : desunt BaM2, C1F4 non Bb, CO3, Lg : hom.om. V b , MI) 65 etiam] om. A s , P 6 V 6 ,A s V e ^ i , CEr103tyP9, F5V9, EMILg, P4V8,W W r ) F ~ ~ L Bi o , (bom.om. Ve*) 95-96 a principio posi in I1 19, 1 5 1 enim (igitur EM1)] om. ErBgBolBxMF, BaM2 97 cognitioni] nobis Ve2, F6aLo (nec non mg. C1, P6) I1 20, 28 prima principia] S a V , Bo W 1 (deest Ve2) i 24-1 25 sensibilium] ad cognitionem AsVe2, F6aLo inu. ErBxMF, Sa2 (nec non P7) I1 20,4748 cognitione sensibilis F^Lo, Ed1 : de sensib ( ! f i n de kgne) A s i25 que est per demonstrationem] hom.om. ErBgBolBxMF, huiusmodi animalia] ut plurimum F6aLo i 34 Tercium] I1 20, 98 B a M W S a 2 V 5 , BoW1 (suppl. m.w. BolF) autem AsVe2, F^Lo i 3 5 sint talia animalia] anipotior] potencior ErBgBxMF, BaM2Sa1Sa^V6, BoW1 (nec malia sint A s , F^Lo, Bi : sint Ve2: sint animalia Bo2 non Ve2: uel potior mg. cancell. F : om. V ^: desunt TBo2) i 3 6 ulterius] om. AsVe^, FSaLo, BiBo2 (nec non V 6 ) i 37 I I 20, i 3 2 sensum] quantum ErBgBxMF, BaSa1Sa^V6, nam] om. AsVe^, F ^ L o i 37 eorum] enim add. A s , I1 20, 141 igitur] om. ErBgBxMF, BaM2Sa1Sa^V6, W1 F6ay praem. Ve2, Lo 137 fit] est Ve2, F^Lo (nec non B o V (wc non C1TVe2F5: quibusdam pro quidem igitur i 5 3 circa particularia] particulari A U e 2 : parV^) WWr) I1 20, 157 sanatiua] na Er, BaV5 : natiua B x ticulari circa particularia F6&Lo: om. Bo2 i 5 3 confertur] MF : natura M2, W 1 I1 2 0 , i 8 3 quodcun que m. : F6aLo i 5 8 sistit] fit AsVe2, BiBo2 : sicud conferretur quod tfi (= quod tamen : quod tantum Ep : quod cum F6a : si [stit supra ras.] Lo i 59 est] aliquis A.rVe2, Lg : quia tamen F7Ed1 : quia F6a : quod Lo) O1 : om. Er 160 firmatur] formatur AsVe2, F ^ L o : est aliquis Bi BgBxMF, BaMqaSa2V5, BoW1 (desunt V 7 b y A s V e W ) F^Lo, BiBo2 (nec non V 6 : conformatur O3 : confirmatur I I 20, 2 5 o indifferentes] differentes ErBgBxMF, BaF5) 164 Sortem] om. AsVe2,F6aLo 165 et] om. I1 20, 260 est] om. ErBgBxF, Sa2, W 1 (nec non P 7 E V 8 ) 171-172 AsVe^, Lo (hom.om. F6a ; 4.adn. ad u. 164) BaM2Sa1SaV, BoW1 I1 20, 267-268 solum - appreaut etiam] et A s , F^Lo (nec non M1 : aut etiam ulterius henderet] hom.om. ErBgBxMF, BaM2Sa1SaW5,B o W (nec om. Ve\ Bo2) 174 quibusdam quod] quibus AsVe2 I1 20, non primo, sed suppl. pr.m. T : suppl. sec.m. F ) 176 scilicet] uniuersale AsVe2, F6aLo, BiBo2 178 283 ex singularibus] ex singulari ErBgBxMF, BaSa1Sa2V5, esse] om. A s V e 2 , BiBo2 i 8 i respiciendo] considerando BoW1 : assignari M 2 I1 20, 283 esse] est BgBx, Sa1 F^Lo 186 quasi] quod ANe2(nec non P6) : ut F6aLo Sa2V5,Bo W 1 I1 2 0 , 289 primas duas] inu. ErBxMF, i89 una numero albedine] una numero Ve2, Bo2, sec.m. BaSalV5, BoW1 (nec non BbEpP6P7, F^LoBo2) : duas Lo : uno numero A s , F6aLoYpr.m. Lo 192 in utroque premissas BgM2 : duas... primas (posi questiones) Sa2 (priposi existente AsVe2, F6aLo, Bo2 (nec non ErEpP7) : hom. mas om. W W r ) I1 2 0 , 295 intellectum autem] intellechic] om. AsVe^, F6aLo, Bi (nec non E?) om. Bi 198 tiuam ErBgBx, Ba, BoW1 I I 20, 3 i 9 esse] om- ErBg aliquod] om. AsVe^, F^Lo, BiBo2 (nec non V 6 ) zoo 199 BxMF, Basa2, Bo W 1 quecunque] quedam (P quendam A s ) AsVe2, F6aLo, Nous avons retenu 2 0 variantes caractéristiquede 202 uero] autem AsVe2,F6aLo, BiBo2 : quelibet P6 Bo2 (nec non Ep) 206 in] om. AsVe2, F6aLo, BiBo2 la pihce de second jeu O 2 ;en ont : B x W 1 i 9 ;E r F i 8 ; (nec non F5, W W r : del. sec.m. Er1 : in principiis om. Ep) BgSa2 i 7 ;MBo 16 ; Ba i j ; V 5 14 ;M W 1 2 ; Bo1 6 207 scienciarum] sillogismorum AsVe2 et artium] (sur 7 : sYarr&teà I1 2 0 , 81). om. AsVe2, Bo2 209 determinati completi] inu. Ve2, Les autres manuscrits n'ont qu'un petit nombre des FeaLo 21 5 deuicti et fugati] deuitti et subiugati Ve2 : leqons de O 2 o u n'en ont aucune : P7 4 ; BbEpVe2 2 ; deuicti (+ ti F6a) et fuga F ^ L o (le à ti à supplémentair Hs i (sur io) ;Bo2 i (sur 14) ;C 1 E r 2 P 6 T F 6 a L o F 5 E V 8 de F6a est une correction mal insérke 217 stare et] i ;Bal V, CEr1F4KnLa03O4P8V 6 V 7 bWr1AsV9F'Ed"om. AsVe2, F6aLo, BiBo2 217 fugere] et AsVe^, M 1 L g P 4 W W r o. F^Lo 224 singularium] particularium (P partium pro partium A s ) AWe? FeaL.0, BiBo2 230 pati] partia (= ? particularia) F 6 a L 231 quod] que AsVe2, F6a Lo (nec non P*) 241 piane] ? pleu A s : plus Ve2: piene Ces six manuscrits d'origine italienne forment 3 F ^ L o , Bi (nec non O*) 243 planius] plenius AsVe2, couples (Bo2 n'apparait qu'd I I 20, 82) : F6aL.0, BiBo2 (nec non LaV6P8M2) 249 enim] uero 25 3 et alios esse] om. F 6 a h 25 9 et] om. AsVe2 I1 20,9 ergo primo] om. F6aLo 9 sequentur] conse260 ANe2 259 tamen] om. A N e 2 , F6aLo, Bo2 i1 cuntur AsVe^, F6aLo (nec non E r V F 5 V O M 2 )

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est posi quodam modo As, F6aLo, BiBoVnec non C) :posi quodam modo etiam Ve2 267 apprehenderet solum id quod est particularitatis] solum esset singularis F6aLo 274 in21 om. Ve2, F 6 a h , BiBo2 (nec non C, M V ) 276 inpartibile] ? in particule A s : particulare Ve2 278280 ad - perueniamus] hom.om. AsVe2, F6aLo, Bo2 (nec non Erl, V6) 284 principia] om. As, F6aLo 285 scilicet] om. AsVe2, F6aLo,Bo2 (nec non EpC, MSa2) 286 in anima] animam F6aLo (nec non Er2) 296 aliqualiter] 297 sunt semper] ing. AsVe2, alicui aliter F6aLo F6aLo (nec non P6) 300-301 erronei se habentes ad 309 in se] om. falsum] qui sunt semper falsi F6aLo AsVe2, F6aLo 3I 2 quam intellectus est certius sciencia] scienda (om. Ve2) certius est (om. Lo) nisi intellectus 314 AsVe2, F6aLo, Bi :est nisi sciencia et intellectus Bo2 demonstratis] demonstratiuis AsVe^, F ^ L o , BiBo2 (nec 3 17 scilicet demonstratiua] ing. F 6 a non CdErl, Sa2) 3 i 8 principia illa] inu. Ve2, F6aLo Lo 3 I 9 quam sciencia et] sciencia quam AsVe2, F6aLo 324 est ex] ex (est om.) As, F6aLo (nec non Ep) : est (ex om.) Ve2 (nec 3 25 alioquin] alias AsVe2, F6aLo, BiBo2 non V6) 328 possit] potest Ve2, F6aLo, BiBo2 : posset Lg, WWr 327 omne] commune AsVe2 341-343 Et in hoc Amen] om. As, F6aLo (nec non P6F6EdlM2)

dubitationes tres] inu. EMILg (nec non BbClVe2CWWr 36 aut] uel EMILg, P4VV8 (nec non P7) 5 I huius Bo) libri] om, EM1 59-60 eos non] nos EM1 : non Lg 65 diximus] habitum est EM1 68 est] semper P4V8 77-78 omnimoda] omnimodo EM1 (nec non As, ?M2) 81 premissas] predictas P4V8 (nec non BbP7TP8) 87 Quod] Quia M1 : Eorum P4V8 n o - i n que non acquiritur] qui non accipitur EM1 : que non acc'nu* ?Lg i i i set] secundum E (accipitur hab. etiam ErTBiC) (nec non Bb, F 7 ) : set secundum M1 112 autem] om. i17 non] om. EMILg, P4V8 (autem sensus om. BUI) EM1 (nec non pr.m.Cd, Epj 122 quantum] om. EM1 I 2 3 alia] al'ia E : aliam M1 : illa Lg : aliqua P4V8 (nec non I 24 omnino posi nulla inpressio EMlLg P6, F7Ed1) 138 del in P4V8 144 premissis] pre(nec non T) 144 fit] fiat P4V8 145 in illis posi scidictis EM1 licet P4V8 i48 singularibus] sensibus EM1 (nec non I 5 2I 5 3 ratiocinatione] ratione W (nec non M2) i 56 multos] aliquos EMILg, P4 : aliquam V8 Bb) i63 puta, quandiu] ut puta cum EM1 i64 sanasse] saluasse EM1 i 65 -I 66 singulares homines] inu. P4V8 167-168 species herbe] herba EM1 n o ergo] autem i 73 ac] ut EM1 (nec non Wr) EM1 i 74 uniuersale] est praem. EM1, P4V8 I 83 secundum considerationem] considerationem E : considerati0 M1 185 est] om. EM1, P4V8 (nec non V^^Wrl, pr.m. Bi, M2) : posi singulaUn groupe anglais : CEr10g04P8 i 89-190 albedine esistente] inu. EM1 ribus bab. Lg Les cinq manuscrits anglais CEr10304P8 forment 190 est similis] similis sit Lg : similis (est om.) P4V8 193 un groupe moins détério que le groupe précéden ex11 set praem. P4V8 194 accepto] acceptum EWLg, et donc moins net, mais encore assez bien établ: 197 et (etiam)] om. EM1, P4V8 P4V8 (nec non C, Sa1) (nec non Er, M2SalIF1) 200 circa] om. EMILg 203 I1 20, io-ii indemonstrabilibus] in demonstrationibus circa] causa EM1 214 in pugnis que fiunt] in nobis C03 (nec non BbClF4As) : et de demonstrationibus P8 que fiunt E : pugnis in nobis que fiunt M1 : in pugnis que 1 5 exsequitur] sequitur C03 22-23 tercio - igitur 217 ei] eis EM1 21 8 quod] ut fiunt in nobis P4 26 precognoscantur] cognoscantur etc,] om. Er1P8 223 credere] dicere P4V6 224 E M Q , P4V8 47 certiorem] exteriorem C04P8 (nec non F4, WWr) sufficiat posf ad causandum EM1, P4V8 228 Philoso0 4 ~ 8 5 5 Quod] que C03 62 et addiscere] om. 232 agere hoc] inu. EM1 phus] om. EM1 (nec non V7b) C03 (nec non Bb, A s V e P L o , Lg : hom.om. VbM1) 82 Lg, P4V8 (nec non T) 236 dictum est] a singularibus secundo] et praem. CEr103 (nec non M1) 83 eorum] 243 enim] autem EMILg, P4V8 (e u. 234-255) EM1 horum CEr1 (nec non Ve2) i 17 hoc] om. Er104P8 (nec 249 enim] om. P4 V8 (nec non V9) (nec non W1) 25 o 123 igitur] om. CEr104P8 (nec non non P6 : hom.om. C) esse] om. P4V8 2 5 I albedinem] et P4V8 (nec non EpWr1) 173 est] om. C E r l W (nec non Hs, As) 252 quasi] ut EM1 : om. Lg : quasi aliquod (ad Er2) 2 14-2I 5 per reuersionem] in reuersione CErlO4P8 (nec 25 3 et alios] et multos alios EM1 (nec non Va) P4 V8 220-221 et alterius] om. CEr1 (nec non Bx) non V9} EpF4Ve'^Sa1) : et aliosposf 254 indifferentes Lg : et multos 244 que (+ autemplerique)] quidem C E r W 0 4 262 260 sensus] intelligendum per acci(alios om.) P4 etiam] om. CEr10S04P8 (nec non EpEr2P6TF7EdlV6} dens P4V8 260 uniuersalis] animalis EM1 264 265 anima] in praem. CErl (nec non F4V7bF6V8,sec.m. tali] ex praem. EMlLg, P4V8 (me non P7) 267 appre3 12 est] 299 et] in CEr104P8 (nec non Ep) O4) henderet (-derit) solurn] solurn apprehenderit (-dit Va) om. COS04P8(pr.m. erasa Erl) 3 I 5 autem] om. CEr1 268 apprehenderet unte 268 et nullo modo P4V8 04P8 3 3 8 id est] scilicet CEr10304P'JSouscr"ption 270 ex] om. P4V8 (-derit)] apprehendiderit (!) P4V8 Expliciunt sentencie (+ fratris Thome de Aquino... Erl (nec non Ve2Bo^,C) 273 qui est a speciebus] de spe04) ErlO4P8 (desunf C@) 277 et tale] om. ciebus E : qui a speciebus est P4V8 Lg, P4V8 284 prima uniuersalia principia] principia uniuersalia EM1 287 omnia] aliqua EMILg, P4V8 297 enim] uero P4V8 (nec non C1) 298 interdum posi Apparu A la pièc 16 (cf. plus haut, p. 37*), ce 307 tercium] tercia EM1 (nec recipiunt E : utrinque P4 groupe confirme ici son unità relative : non Er2) 308 sapiencia] om. P4V8 322 proprie I1 20, 5 prima] om. EMl, V8 posf intellectus P4V8 342-343 ad - Amen] om. P4V8 9 primo quod] om, W (nec non E r W ) 26 principia] et EM1, V8 (nec non M2) 3I

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Le groupe F6V9 L a stabilite de ce groupe semble assurépar les legons qui suivent :

I1 20, 9 sequentur] consecuntur ( c m E r V , A N e 2 F68Lo, M2) 45 lateat] latebat 5 7 accipimus] accipiamus (cm BbP6, Ve2, M W 6 ) 63-64 Inpossibile - cognitione] hom.om. (cm P6, AsVe2, WWr) 73 Manifestum] est (cum C1P6P8, M2) 88 proponit] i 20 aliqua animalia] inu. (cm i i 3 Et] om. ponit p7) 1 2 3 igitur] autem i 28 remaneat] remanet ( c m KnT, F7Ed\ V*, V5) i 34-1 3 5 factis] perfectis i 3 5 talia animalia] inu. ( c m CIEp) 167 ad hoc posi 25 1-254 albedinem - ad] bom.om. ( c m V^) ascendit 3 i 1 ergo] enim (cm Ve2, MI) 3 3 5 est2] om. (cum .Lg : suppl. sec.m. V9)

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Le groupe

F7H1

Nous avons v u (plus haut, p. 38*b) l'éditionpriwe Ed1 lire avec le groupe F^Lo e n I1 20, i 24-1 2 5 . Il semble sur que de fait Ed1 a ktà contaminépar un manuscrit d u type de Lo, comme le montre l'addition suivante :

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I1 20, 1 0 2 demonstrationem] quia cognitio eorum que cognoscuntur per demonstrationem, id est cognitio conclusionum, fit in nobis ex preexistenti cognitione intellectiua, id est ex habitu principiorum ; set cognitio principiorum fit in nobis ex preexistenti cognitione sensitiua (principioruml unte id est ex habitu Edl) LoEd1 Cependant quant au fond Ed1 continue à lire avec F7 : 3 0 autem] et 3 2 terI1 20, 24 iam supra] om. 40 latebat] lateat (cum EpT03) 41 cia] uero Deinde cum dicit] om. 57 autem] ergo 70 est certior] inu. ( c m V5) 80 Necesse itaque] necessitasque E 9 : necessitas itaque F^Edl io1 cognitione] precog1 2 3 dia] aliqua ( c m P6, P4V8) 145 in nitione quibus] scilicet (cum WWr) 148 rem] om. F 7 : remanet Ed1 i49 esse] om. (resi. sec.m. F7) 155 aiiquis] talis z i o aliquibus] animalibus 2 i 6-2 i 7 inceperit] et ceperit 225 cognitionem intelligibilem] inu. 228 simul] om. 230 possit] posset (cm V WC V9) 23 1-232 secundum] pr.m. erasa (per sec.m.) F 7 : preter Ed1 241 experimento] scilicet 254 rationalitatem] rationabilitatem (cum KnWWr, V^1} 262 etiam] om. (cum E p E r W , CErlOS04P8, V* : bom.om. 269 naturam] om. 275 inueniatur] perueniaSa2) tur (cm C, Lg : usque ad Lg : ad Ed1) 292-293 cognitio principiorum] inu. 302 non] om. (suppl. sec. m. F7)

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Le groupe WWr Un nouveau groupe, trks serre, apparalt h la fin d u commentaire (je n'ai pas déterminl'endroit o à il commence) : c'est le groupe WWr : 11 20, 4 sicut medium scilicet] scilicet medium (cf. scilicet medium scilicet Lg) i l fiat] cognoscatur

19 Circa primum tris facit] om. 26 precognoscantur] 44 infuerunt] fuerunt cognoscantur (cm F4,CWP*) (cum ErZP* : fuerit EpBi) 44-45 habitus] habitum (cm Ve2, Sa1) 48 set] nam 63-64 Inpossibile - cognitione] bom.om. (cm P6, AsVe2, F5V9) 72 cognouerimus] cognoscimus (cm V9, M2 : cognoscamus 74 prernissis] predictis 75 -76 cognitionem p6) posi horum principiorum 76 etiam] enim 79 alio] 88 proponit] quod (+ intendit, sciiicet quod suo W) ad aliquid cognoscendum 91 autem hoc] inu. 99 cognitione] cognitionis (cum Ve2, Ed1) io0 principiorum cognitio] inu. (cum Basa1) 102 cognoscuntur 107-108 Quorum - aniposi per demonstrationem malibus] bom.om. i 24 omnino] om. ( c m P6) 125i 26 cognitionem habent] inu. (cum P7, Ve2B02,P4) 141 quidem] quibusdam 142 predicta quomodo] predicta questio 3r.m. A s : predittam questionem Ve2 : predictam questionem quod V6 : predictam questionem quomodo WWr 145 in quibus] scilicet (cm F7Ed1) 146 sensibilis] om. 147 facta circa eandem] circa eandem factam i 5 6 multos post a febre i 5 7 Ratio] ideo i 5 9 particularibus] partibus (cum C1, pr.m. (i6 pro r6) ? 159 in quibus expertus] exceptis in quibus W : p6) 161 absque] f3 (= set) absque expertis in quibus Wr i 62 accipit] accepit WWr : a(3 (exp.) absque E r i 64 considerauit] considerai (cm BgVe2P4) 165 et Platonem] om. (cm Lg) i66 cum autem] a i 75 176 in quantum posf scilicet 190 ita] itaque 198 factibilium] rerum praem. 198 dicit] dicitur 207 ornnium scienciarum] inu. 2 3 2 possit] posset ( c m V9) 242 oportet] oporteat 2 5 4 rationalitatem] 26 i non solum] rationabilitatem (cum Kn, F7E8,V) 267 particularitatis] particularis ( c m W+, Ve^) om. 268-269 uniuersalem naturam] inu. (cm Le) 273 al in (cum W+) 282 uniuersalium cognitionem] cognitionem uniuersalem 283 quod] om. 289 primas] 294 dicit] dicitur (cum Er2P4, sec.m. VLa) 295 om. autem] om. 297 quidam... ueri] quedam... uera 300 erronei] erronee 305 semper sunt] inu. (cm BbP6P7, 307-308 set quia sapiencia] om. (que suppl. W) M2) 3 14 in] om. 3 i 6 ipsorum] primorum 320-322 nam - intellectus] bom.om. 3 23 etiam] inu. (cura V^^, ME] 328 possit] posset (cm Lg) 329-3 3 0 Per scienciam posi cognoscuntur 3 3 i habemus] habueri3 3 3-3 34 cognoscuntur principia] inu. 341 mus terminatur] finitur hic (hec Wr)

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Le groupe Bo W1 Le groupe BoW1, qui s'étaimanifeste dks le débu d u commentaire, reste stable jusqu'à la fin. Ses legons propres sont trks peu nombreuses, elles sont pourtant significatives, parce que les deux manuscrits, quoique tardifs, donnent un trks bon texte e t présentenpeu de variantes propres : I1 20, 2 3 igitur (quid plerique)] sit BoW1 : sit (ex).) quit L.336 sciencia21 om. 78 aliquo] om. i 1 2 grai 5 8 ex] om. i 66 est experimendum] om. (cum P*) tum ego su@. (cm sec.m. V) : tunc est experimentum mppl. V^^ :dicitur experimentum suppl. H s :experimentum

2 1 j deuicti] est sappi. BoW1 : om. ceti 194 id] ad 220 unius] ulterius (corr. in alterius sec.m. W1) 3 i o pretermittit] pre23 i quidem] om. (cum Vez) mittit (mprm. Erz, pr.m. La, PsVez VQV5M^Sa2)

maitres qui copient pour leur propre compte, et qui se permettent donc plus de libertà que ne le fait un professionnel de la copie (Bal, par exemple, abrkge systé matiquement les lemmes). Le copiste du ms. E r a, lui, une belle écriturde professionnel, et pourtant ce n'est pas un simple scribe : il est instruit, et ne se fait pas faute de corriger (on peut ici ou là le prendre en flagrant déli: en I1 2, 85, il écrid'abord, au lieu de La tradition du commentaire de saint Thomas aux à scire aliquid à la lecon fautive de l'exemplar : à siue Seconds Anabtiques est semblable à la tradition de son aliquid È mais il s'apersoit aussitbt de la faute : il commentaire au Peryermenias : nous suivrons donc exponctue à siue à et kcrit à scire à aprè à aliquid È; dans l'éditiodu commentaire aux Seconds Analytiques le ms. E r est peut-&re celui de nos manuscrits qui nous les memes principes d'éditioque nous avons suivis donne le meilleur texte, mais, justement, son texte est dans l'éditio du commentaire au Peryermenias (cf. trop bon : sa à bonne lecon à n'est souvent qu'une t. 1*i, p. 40*-4i*). Ici aussi, nous avons suivi l'exemple conjecturel. de saint Thomas lui-meme, qui, dans l'e~plicitde son ceuvre (I1 20, 34i), l'appelle à expositio libri PostePlus solidement établque le texte de l'exewplar du riorum È commentaire au Peryermenias, le texte de l'exemplar du Cependant, les deux traditions ne sont pas rigoureucommentaire aux Secondi Analytiques n'est pas davansement identiques, et leurs différenceentrainent tage suffisant pour l'établissemendu texte de saint quelques nuances dans l'application de nos principes Thomas : ses fautes sont trop nombreuses. Le modkle d'édition qui a servi à l'établissemende Yexemplar devait &tre Tout d'abord, l'exemplar universitaire parisien, trè mal écri(il n'est pas impossible que ce modèl ait source unique de la tradition, nous est ici beaucoup étle brouillon autographe de saint Thomas, donnà mieux connu dans le cas du commentaire au Peryermeà la facultà des arts de Paris en réponsà sa demande mas : là nous n'avions aucun manuscrit à indication du 2 mai 12742) : les fautes de l'exemplar sont génér de pièces nous ne connaissions pas les limites des lement les fautes de lecture grossièreque devait compikces ni la composition de Yexemplar ;ici, nous possé mettre un scribe qui n'étaipas un savant. lei donc, dons 8 ou 9 manuscrits à indication de pièce : Bal, cornme pour le commentaire au Peryermenias, on ne Bg, Bol, Bx, Er, L, M, V, F, qui fournissent à notre saurait négligeni les manuscrits deteriores (j'appelle éditioune base suffisarnrnent étenduet solide ; nous ainsi les manuscrits sans indication de pikces dont nous sommes en mesure de fixer les limites des i7 pièce de avons tout lieu de croire qu'ils ne sont que des copies l'exemplar, et d'établi pour toutes (sauf pour la indirectes de l'exemplar), ni les éditionanciennes : quinzièmequ'elles étaiendédoublée Un point reste les uns et les autres témoignend'un travail de correcobscur : nous pouvons établil'existence d'une pièc tion du texte qui n'a pas toujours étheureux, mais qui refaite dans la plupart des pièce (pièce i, 2, 4, 5, 6, 7, l'a étsouvent. A la différencde l'éditionprincedu 9, io, i 2, i 3, 14, 16), mais non dans toutes (manquent commentaire au Peryermenias, l'éditio princeps du Ies pièce 3, 8, i i, i 5 et 17), et, si le ms. V est, dans commentaire aux Seconds Anabtiques ne se rattache pas tous les cas oà elle est attestéeun témoide la pièc à une famille déterminà d'origine asse2 ancienne pour refaite, le groupement des manuscrits qui s'y rattache qu'on puisse se demander si elle derive d'une copie n'est pas absolument stable ; on ne peut donc assurer indépendanteAu contraire, elle manque d'uniti : que les pièce refaites aient étgroupéepour constitantht elle s'apparente à un ms. déjtrè corrompu tuer un exemplar tardif autonome. (M2 pour les chapitres I 20-25, pièce 5-6), tantbt elle est proche d'un bon manuscrit (F7pour le livre 11, La présencde 8 ou 9 manuscrits à piècepermet en pièce 12-17) ; sa valeur est trè variable. Mais elle a génér d'établiavec certitude le texte des pièce de toujours étcorrigéeet c'est ce qui fait son intérs: l'exemplar. Il faut cependant tenir compte de l'individualità des copistes de ces manuscrits, peut-&re plus nombre de ses corrections s'imposent ; complété par les corrections d'Ed3 (Venise 1489), et dans une marquéici qu'elle ne l'est d'ordinaire. Plusieurs de ces moindre proportion par celles d'Ed* (Venise 1495) et copistes ne sont pas des scribes professionnels, ou ne sont pas de simples scribes :les copistes de Ba1 et de L, d'Ed9 (Venise ijz6), elles apportent à la toilette du texte une contribution qu'il serait absurde de négliger3 dont l'écriturest presque cursive, semblent &re des

om.

I . Ces remarques expliquent que, dans notre apparat critique, le sigle@ ne désign pas l'unanirnitÃdes rnanuscrits à pièceretenus pour l'ktablissernkme si l'un ou l'autre d'entre ment du texte et nommé dans notre justification :il dksigne le texte de l'exemplar suffisammentktabli par ces térnoins eux s'en kcarte. 2. Cf.plus loin, p. 77*. 3. Nous avons proposk quelques corrections nouvelles. Mais, la plupart du ternps, nous avons repris les corrections déjproposkes par les deteriores ou les kditions ;nous indiquons dans notre apparat critique les tkrnoins A qui nous sornrnes redevables de ces corrections ;mais, sauf pour les cas les plus irnportants, nous ne sornrnes pas cru obligÃd'indiquer toutes Ies corrections proposkes, ni d'en citer tous les térnoins

CHAPITRE I11

LES SOURCES 1.

LE

TEXTE D'ËRISTOT EXPOSà PAR SAINT

THOMAS témoigned'une révisio(superficielle) sur le Grec,

Au cours de son exposition des Seconds Analytiques, saint Thomas a changÃde texte : dans ses 26 premiers chapitres, il expose la traduction de Jacques de Venise (avec seulement quelques rares allusions à la révisio de Moerbeke) ; au contraire, à partir de I 27, il expose le texte révispar Guillaume de Moerbeke.

Livre I 1-26

La traduction de Jacques de Venise La traduction des Posteriora par Jacques de Venise est bien connue depuis 1968, g r k e à ì'excellent éditioqu'en a donnéL. Minio-Paluellol. Gcrite entre 1125 et 1 1 5 0 , déjcitépar Jean de Salisbury dans son Metalogicon en i I 59, la traduction de Jacques de Venise a cependant étpeu copiéet peu lue avant 1200 ; c'est au débudu xlne siècl qu'elle a cornrnencÃà se répandre pour connaitre une vogue qui durera jusqu'à la fin du xve siècl : nous en avons conservà 285 manuscrits (sans compter cinq fragments) 2. Pour son éditionL. Minio-Paluello a examinà i 5 5 de ces manuscrits : il en a retenu io pour établison texte : I du xlxe-xllle sikcle (Bo = Vat. lat. 2982), 4 du débudu X I I I ~ siècl (GwKnTwXr), i du milieu du X I I I ~siècl (Od), 3 de la fin du X I I I ~ siècl (BfPt, Ob Vp, ces deux derniers utiliséseulement partiellement). Mais le texte est essentiellement basà sur les trois manuscrits les plus purs (BoGwOd) ; les mss Pt et Vp ont l'intérede présentequelques legons qui semblent

faite à la fin du xne siècle Il n'est évidemmen pas question de mettre en doute la qualità de l'éditio de L. Minio-Paluello : si elle n'est pas parfaite, c'est que rien ne l'est. Mais le texte qu'a voulu nous donner L. Minio-Paluello, c'est naturellement le texte authentique de la traduction de Jacques de Venise. Est-ce lÃle texte que saint Thomas a lu et cornmentÃ? Un rapide sondage dans le texte et les apparats de l'éditiode L. Minio-Paluello suffit à montrer qu'il n'en est rien. Assez souvent, nous devons constater que le texte commentÃpar saint Thomas (que je désign par le sigle T) n'est pas le texte authentique retenu par L. Minio-Paluello, mais une variante notédans son apparat critique. Je relève pour les cinq prerniers chapitres (pour une justification détaillé on se reportera à notre apparat critique au texte #Aristote) : 7ia3 mathematiceque] Mathematice Vp, T(i, 191). La traduction de TE par -que est une caractéristiqudu style de Jacques de Venise : cf. 71a5 à queque à ; yibio causamque] causam quoque T(i, 79) 71aio entimemata] entimema Vp, pr.m. Pt, pauci, T(", zio) 7i a3 3 dicentes] 4- se VP,T(3,88) 7ib5 quam] quam tu Vp, Pt, T 7ibi i 71b6 opinor] ut opinor Vp, T(3,119) (3, 115) est] + et Vp, Pt, multi, T(4, 100) 71bi 8 & ~ C L T ~ ~ O V L X ~ V &t. graecis bis IACOBVS, unde uariant codd : sciencialem Vp, T(l47-148, 149-112) 7 i b q enim Gw : om. ceti, T(4, 72a6 prin183) 7ib27 autem] et Pf, T(4, 212) cipiis propriis] inu. Vp, Pt, T(4, 3 18) 7229 una] unum Vp, Pt, T(5,41) 7zai o quodlibet] quamlibet V), T(5, 57)

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Ajoutons qu'en plus d'un cas, le commentaire de saint Thomas suppose une lecon qu'on ne trouve pas dans l'éditionni en texte ni en apparat, mais qu'on

i. Anahtica Posteriora. Translationes Iacobi, Anonymi sive ' Ioannis ', Gerardi et Recensio Guilleimi de Moerbeka (Aristoteles Latinus IV 1-4, ed. L. Minio-Paluello et B. G. Dod, Bruges-Paris, 1968. 2. On en trouvera la liste dans I'Aristoteles Latinus, IV 1-4, Praef., p. xx-xxxm ;les mss énumét sont 289, mais les numkros 56, 64, 163, 197 et 225 ne sont que des fragments ; en revanche, il faut ajouter le ms. Dubrovnik Saint-Dominique 16 (36-VII-iz), f. iozva-i23ra, le Ragusinus de de Saint-Dominique de Dubrovnik, Rome 1965, l'édLéoninde 1882, en note, p. 34ib5 (cf. Th. Kaeppeli et H.-V. Shooner, Les manuscrit~médiéva P. 5 1-52).

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LES SOURCES

n'a pas de peine à trouver dans quelques deteriore~non retenus pour l'éditiode VAristate/es L a h u s : 7ibi7 Dicimus autem scire : à scire à est lu par saint Thomas, I 4, 54 et 137 ;il ne figure pas dans l'éditionmais dans plusieurs mss 7ibz7 autem] + et inmediatis T(4, 2 i 2) ; à et à est dans Pt, Ãinmediatis à ne se lit pas dans 7zai i alterum] i'éditionmais dans plusieurs mss 72ai6 aliquid] aliquem T(5, 101) alteram T(5, 63) 72ai7 quodlibet] quemlibet T(5, 108) Il nous fallait donc, ici comme pour le texte de la traduction du Peryermenias par Boèc (cf. t. I* i, Préf. p. 47*-49*), essayer de reconstituer le textus deterior de la traduction de Jacques de Venise qui étaien usage à la fin du X I I I ~sièclecelui que saint Thomas a lu et commenté Deux remarques ont inspirÃnotre choix des témoin à interroger. Tout d'abord, nous avons note que, parmi les rnss utilisépar L. Minio-Paluello, le ms. Vp, que nous appellerons 8 (Vat. Pal. lat. 1006)~est un de ceux dont la lecon coincide le plus souvent avec la lecon de saint Thomas. Notarnrnent, en yibi8, le ms. Vp (8) atteste la lecon importante à sciencialem È siìremen lue par saint Thomas, lepon attestépar plus de I 5 rnss : nous avons donc retenu cinq manuscrits de ce groupe : 8Ëy7t$ Toutefois (et bien que souvent apparentés ces 5 rnss ne forment pas une famille cohérentet bien distincte : L. Minio-Paluello n'a pas pu établide telles familles, les interférenceet les contarninations sont trop nombreuses. On ne pouvait donc s'en tenir à ces cinq manuscrits. Nous avons retenu le ms. Pt, que nous appellerons y, dont l'apparat de L. Minio-Paluello mentre que lui aussi lit souvent avec T, et à c6tÃde lui 7 autres manuscrits de la fin du x111e ou du débudu x i v e sièclequi nous donnent un éventai assez étend du texte répandà l'époqude saint Thomasl. Voici donc la liste des manuscrits qui nous ont servi à établinotre texte d'Aristote pour le livre I, 1-26

(je les groupe par affinité par exemple Ëy pcry) :

Vaticano (CittÃdel), Bibl. Apost. Pal.lat. 1006, f. 651io8r ;belle kcriture francaise de la fin du x111e siècle A.L.2 1780 Mantova, Bibl. Comunale D.III.6, f. 165ra-i88vb ; écriturfrancaise du X I I I ~siècle A.L.2 1431 Des gloses du x v e sièclcitent Robertus (f. 17or, mg. ext.) ; Albertus (f. 165v, 166r, etc.) ; f. 166r, mg. ext. : à Notandum est secundum beatum Thomam à ;f. 167v, mg. ext. : à sic exponit thomas D. Avranches, Bibl. municipale 224, f. 49r-86v ;écritur francaise de la fin du X I I I ~siècle A.L.l 403 En rnarge, numérodes chapitres de saint Thomas (avec quelques erreurs) ; gloses dont quelques-unes extraites de saint Thomas (non attribuées) par exemple f. 59, bas : 1 2 2 , débutDans la marge supérieurdu f. 5 iv, on lit (d'une main du xve siècle: à Galterus de Monasteriis est bonus logicus, nam sepius vtitur suppositione naturali quam aliis, in qua tamen includit personalem et materialem, ex quo probatur eius maxima subtilitas È Padova, Bibl. Antoniana Scafi. XXII, 5 57, f. 176v203r ;main italienne du X I I I ~siècle A.L.2 1512 Troyes, Bibl. municipale 145 5, f. z7rb-44va ; main A.L.l 761 francaise du x i v e siècle Vaticano (CittÃdel), Bibl. Apost. Pal.lat. 988, f. i 13114ov ;écriturparisienne du X I I I ~siècle A.L.2 1774 Cesena, Bibl. Malatestiana Plut. XXII Dextr.6, f. zozv-233r ; belle écrituritalienne du xi* siècle A.L.2 1298 Milano, Bibl. Ambrosiana L.6o.Sup., f. z6jr-3ozv ; A.L.2 145i main italienne du x i v e siècle Exemple de glose, f. 2651 (glose à 7iazz) : à Hoc modo, id est per se sine medio. Thomas. - ve1 hoc modo, id est simul inducendo. Robertus. - Ve1 3 O hoc modo, videlicet quod simul cognoscuntur cum conclusione. Egidius à ; noter aussi, f. 2661 : à dicit nouus expositor à (= Gilles de Rome).

i. J'ai aussi consultÃles rnss : Arras, Bibl. mun. 162(224), f. iiqa-i35vb, mutilà (A.L. 413) ; 451(362), f. 89r-96v, expl. ex abrupto à 83b29 aliud à (AL. 414) ; Avignon, Bibl. mun. 1072, f. i54r-i74v, expl. ex abrupto à 9731% differt à (A.L. 439) ; 1073, f. z8r-5ov (A.L. 440) ; 1076, f. 66r-90r (A.L. 443) ; 1079, f. i 19r-i6iv (A.L. 444) ;Basel, Univ. F I i, f. -iyiv-z~gr,cf. plus haut, p. i*, ms. Ba (A.L. 1122) ;Charleville, Bibl. mun. 39, f. i87v-209v (A.L. 465 ;le ms. a étfoliotéle décomptde 1'A.L. est faux) ;250, f. i43v-i75r (A.L. 468) ;Qpinal, Bibl. mun. 92(210), f. 91riiyv (A.L. 751) ; Leipzig, Univ. 1349, f. io8r-i35v, cf. plus haut, p. 4*, ms. L (A.L. 969) ;Lyon, Bibl. mun. 244(176), f. i36r-i68r (A.L. 489) ; Munchen, Clm 129, f. 1041-1341 (A.L. 1013); Clm 9878, f. 33r-56v (A.L. 1045) ; Clm 14598, f. 1331-16iv (A.L. 1061); Clm 16123, f. 1631-1901 (A.L. 1065) ;Napoli, Naz. VIII.E.6, f. 9zva-iopvb (A.L. 1473) ; V111.E.10, f. 3iva-4ovb, expl. ex abrupto à q j a q (A.L. 1474) ;Roma, Naz. fondo Vitt. Eman. io, f. 8zra-pvb, s'arrkte, f. qzvb, 8 du bas, à 9oai5 [suivent hors de place les lignes ~ t a i z - i 8;au f. 93ra on lit les Topiques à partir de i4ob351 (A.L. 1554) ; Rouen, Bibl. mun. 919 (I. 5), f. 127r-159r (A.L. 742) ; 921 (I. 46), f. 55r-74v (A.L. 744) ; Siena, Bibl. Com. H.IX.2, f. 1301-1591' (A.L., 1566) ;Venderne, Bibl. mun. 171, f. 144-i65v (A.L. 784) ;Venezia, Bibl. del Museo Civico Correr Raccolta Cicogna 23, f. ir-yzv (A.L. 1588). -Je remercie l'Institut d'Histoire et de Recherche des Textes, qui m'a procuri des microfilms des rnss francais (sauf ceux d'Avignon et de Lyon, que j'ai consultésui place). ((

Siena, Bibl. Comunale H.VI. io, f. i 34v-i6ir ; main frangaise meridionale de la fin du X I I I ~ou du débudu XIV siècle A.L.2 i 565 Au bas du f. 161v, on lit : à Scriptum sancti tome istius libri incipit : Sicut dicit Aristotiles in principio Methaphisice, et est quodam modo dificile, set bonum est È Avignon, Bibl. municipale 1080, f. i y-ir-z 14v ; main francaise mkridionale du débudu XIV siècle A.L.l 445 En marge on trouve citéplusieurs fois : a.t. (alia translatio = Gerardi). Toledo, Bibl. del Cabildo 95.4, f. zi8r-zflv ; main italienne du x n i e siècle A.L.8 2139 Cf. supra, p. 6*-7*, cod. T Verona, Bibl. Capitolare CCXXXVIII, f. 49r-721; main italienne du XIV siècle A.L.S 2166

D'une part, l'éditiode la traduction de Jacques de Venise (anonyme), dans la grande éditiodes Opera d'Aristote avec les cornmentaires d'Averroè procuré par Nicoletto Vernia (Venise 1483 : G.W. 2337) ;c'est à cette éditioque la troisièméditiodu commentaire de saint Thomas, Ed9 (Venise 1489) a empruntà le texte d'Aristote (Ed1 et Ed2 ne donnaient pas le texte), d'oh il est passà à toutes les éditionde saint Thomas jusqu'à la Léoninde 1882 (nous n'avons pas ici la rupture que nous avons constatépour le texte du Peryermenias avec E d l z , cf. t. I* i, Préf.p. 45*46*). D'autre part, nous avons l'éditio de la traduction de Jacques de Venise (toulours anonyme) à Paris, che2 U. Gering, vers 1484 (G.W. ~ 3 9 2 éditio )~ revue et corrigésur le Grec par Jacques Lefèvr d'fitaples (Paris 1503 ; I.A. 107.709) ; c'est ce texte à révisqui est passà dans les Opera de Boèc édità Baie en 1546 (réédit à Bile en 1570)' et de là au tome 64 de la Patrologie Latine.

Reims, Bibl. municipale 869, f. 38va-6jva; main francaise du XIP siècle A.L.I 739 Notre éditiodu textus deterior de la traduction des Seconds Analytiques par Jacques de Venise repose sur les mkmes principes qui ont guidà notre éditiodu textus deterior dela traduction du Peryermenias par Boèc : nous avons toujours privilégiÃlorsqu'on peut la reconnaitre, la lepon commentépar saint Thomas, et, à son défautnous avons suivi la lecture la plus commune. Livres 127 à I 1 20

Jacques de Venise (Anonyme)

l

Ven. 1483

I

Ed3 Ven. 1489

l

Révisiosur le Grec Lefèvr d'fitaples Paris i 503

l

Antiqua Piana i 570

La Retiisio Moerbecana Saint T b o m e t la Moerbecana

l

Paris 1484

E d 29 Léonin1882

Boèc : Opera Bile 1546

l

Boèc : Opera P.L. 64 Boetbiana

Dè i 8 8 2, le cardinal Zigliara avait bien vu que le commentaire de saint Thomas aux Posferiora ne pouLe cardinal Zigliara remarque donc que, en plusieurs vait pas toujours s'expliquer par les traductions latines mkdiévalequ'il connaissait. endroits, ni la Boetbiana (c'est-à -dir la révisiode Lefèvr d'gtaples) ni lYAntiqua(c'est-à -dir le textus Je dis : à les traductions latines È au pluriel, car, du fait des avatars de la tradition impriméde Jacques deterior de Jacques de Venise dérivde l'éditio de de Venise, le cardinal croyait posseder deux traduc1483) ne rendent compte du commentaire de saint tions : la traduction de Boècequ'il lisait au tome 64 Thomas. C'est évidenen 16, 76-79 ; mais là le carde la Patrologie latine de Migne, et lyAnt"qua, qu'il dina1croit lire la solution dans saint Thomas lui-meme : lisait dans la Piana (et qu'il a reproduite dans la Léo il renvoie au Grec, c'est donc au texte grec qu'il a eu nine de 1882). directement recours (Edz9,p. 161, note L, quatre derL'histoire des éditionde la traduction de Jacques nière lignes). Par contre, le commentaire de 8za9-i 5 de Venise, telle que L. Minio-Paluello l'a débrouillée (I 31, 203-204)' de 9ib28-32 (I14, 117-134)~de 98bi-5 montre l'origine de cette erreur. De cette histoire (I1 18, 3 1-56) ne peut s'expliquer que par l'existence complexe, nous n'avons ici à retenir que deux branches. d'une traduction latine inconnue, propre à saint Thoi.

Dans l'Ari~/otelesLafintu, IV 1-4, Bruges-Paris 1968, Praef., p. XLI-ZII. Cf. p. XXXIII-XXXIV.

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LES SOURCES

mas (p. 265, fin de la note p ; p. 341-342, note ¥à ; p. 390, fin de la note p). Cette traduction latine inconnue, il a fallu attendre 1952 pour que L. Minio-Paluello la découvr: c'est la révisiode la traduction de Jacques de Venise par Guillaume de Moerbeke ; cette révisionsaint Thomas l'a connue et utilisé: L. Minio-Paluello en donne 6 exemples, tous empruntéà la fin du commentaire, I1 19-20 (99b33-34 ;1ooa12 ;iooai; ; iooa17 ; ioobj ; ioobii-12)~.Un nouveau pas a étfait en 1985 par C. Marabelli : il a montrà que, en 16, 76-79, ce n'est pas au Grec que recourt saint Thomas, mais bien à la reuisio Moerbecana^. Les progrè ainsi accomplis étaiengrands, mais on restait sur l'impression que saint Thomas avait utilisé d'un bout à l'autre de son commentaire, la traduction de Jacques de Venise, en recourant occasionnellement à la révisiode Moerbeke. Or, l'établissemendu texte critique du commentaire a immédiatemenmis en lumièr une réalittoute differente : saint Thomas a d'abord utilisà exclusivement (mis à part deux ou trois passages sur lesquels nous allons revenir) la traduction de Jacques de Venise, puis à partir de I 27, il a utilisÃexclusivement la révisiode Moerbeke. Si ce fait, évidenta pu échappemtme aux spécialiste de la Moerbecana, c'est que les éditiondu commentaire de saint Thomas (y compris l'éditioLéoninde 1882) ont remplacÃles lemmes empruntéà la Moerbecana par des lemmes empruntéà Jacques de Venise ; une fois restauri le texte authentique du commentaire, le doute n'est plus permis. Je me contenterai de relever ici les lecons qui éta blissent avec précisiole changement de texte de saint Thomas : I 26 : 79ai7 faciens scire IAC., T(i, i 8 ; cf. 14, 3 3) : scientifica MOERB. 793-23 faciens scire IAC., T(24) : scientifica MOERB. 79az3-24 om. IAC.,T(25) : principalissimum enim ipsius scire ipsum MOERB. 79a3 3 A esse (esse A) in B contingit IAC.,T(i2, 84, 89) : A contingebat inesse B MOERB. 79a35-36 om IAC., T(94) : Sic enim non adhuc erit secundum aliud existere aut non existere MOERB. 79a36 Cum igitur IAC.,T(95) : Quando... igitur MOERB. 79a37 quodam IAC.,T(106) : aliquo MOERB. 79b5 utraque IAC.: utrumque T(i26) : ambo MOERB. 79b9 BEF IAC.(plerique codd; cf. A.L. IV 1-4, p. 345, adn. crii; nec non infra adn. ad Ar.), T(i 5 3, i 5 6) :perperam J? Moerbecanae tribuit A.L., IV 1-4, p. 301, 24

+

+

79bio coordinatione IAC., ?T(i 5 8) : coordinato MOERB. 79bii comrnutarentur IAC., T(i6o) : commutabuntur MOERB. 79b15 figura IAC., T(i7i) : om MOERB. 79b16 figura IAC.,T(175) : om. MOERB. I 27 : 79bz5 in his que sunt primo aut non sunt IAC.: in primis quidem existentibus aut non existentibus MOERB., 79bz6 acciT(z7-40 ; cf. in app. fontium, adn. ad 27-40) piat IAC.: existimet MOERB. : estimat T(44) 8oai BC (c'est une exception : je vais y IAC.,T(199) : CB MOERB. revenir) 8oa3 primo predicatur MOERB.,T(21o) : primum predicetur IAC. 8oa5 nec MOERB.,T(z23) : neque IAC. 8oa6 Que quidem igitur ipsius esse MOERB., T(74-75, 237, 241) : Ipsius quidem igitur esse IAC. Ajouter les annonces : Annonce de 128, 8oa8 Que uero ipsius non esse MOERB.,T(I 27, 68-69) Annonce de I 29, 8obi7 In non indiuidue autem existentibus MOERB., T(I 27, 64) : In his autem que non indiuidua sunt IAC. Annonce de I 3 1, 81a38 quod MOERB.,T(I 27, 59) : om. IAC. Necessità d'une nouvelle éditiode la Moerbecana L. Minio-Paluello et B. G. Dod ont découver quatre manuscrits complets de la Moerbecana (et un cinquièm trks fragmentaire) ; pour l'éditio de la Moerbecana qu'il a donnéen 1968 au t. I V de 1'Aristoteles Lahus, B. G. Dod Ies a tous utiliséssJe ne connais pas d'autres manuscrits de la Moerbecana4. Il semblait donc inutile d'en reprendre sur nouveaux frais une éditionIl fallait pourtant s'assurer que le texte donnà par 1'AristoteZes Lat"nus réponbien au texte commentà par saint Thomas. Dè l'abord, un doute nous effleure : il a fallu à B. G. Dod une patiente minutie pour retrouver, à travers une tradition mal assuréeles moindres corrections apportéepar Guillaume de Moerbeke à la traduction de Jacques de Venise. Saint Thomas a-t-il dii se donner cette peine, ou a-t-il eu en mains un manuscrit si bon qu'il a pu s'en dispenser? E n ce cas, le manuscrit de saint Thomas aurait dii ttre proche du manuscrit que L. MinioPaluello et B. G. Dod considèrencomme le meilleur, celui qui a servi de base à leur éditionle ms. Paris B.N. lat. 16080. Mais, si l'on veut vérifiecette hypothkse, l'éditio se révèinsuffisante : elle ne donne que sporadiquement les lecons des manuscrits autres que son manuscrit de base. Il faut donc se résoudrà un sondage sur les manuscrits. Or, on constate vite que le postulat meme sur lequel est fondél'éditio

I. L. Minio-Paluello, Note sull'Aristotele Latino Medievale, V . L'ignota versione moerbekana dei Secondi Analitici usata da S. Tomaso, dans Rivista di Filosofia Neo-Scolastica, 44 (i952), p. 389-397 ;repris dans Id., Opuscula. Tbe Lafin Aristofle, Amsterdam 1972, p. 15 5-163. 2. C. Marabelli, Note preliminari allo studio del commento di san Tommaso d'Aquino ai Secondi Analitici à di Aristotele, dans Divus Thomas, 1985, p. 77-88, notamment p. 81-82. 3. Aristoteles Lafinus, IV 1-4, Bruges-Paris 1968, Praef., p. LXXV-LXXXIII ;éditiodu texte, p. 283-343. 4. J'ai bien eu l'occasion de voir quelques manuscrits que les éditeurde YAristoteles Lafinus n'avaient pas vus (cf. plus haut, p. 44*, avec la note i),mais aucun ne contient la Moerbecana. Cependant, plus de 100 manuscrits qui contiennent les Posteriora n'ont jamais étclassé: il teste donc une chance de découvriquelque nouveau manuscrit de la Moerbecana ;je regrette de n'avoir pas eu les moyens d'entreprendre cette recherche.

est faux : le texte d u ms. de Paris est loin d'avoir la qualitk que lui ont attribuéles éditeurs et, ce qui est plus grave pour nous, il n'est pas le plus proche d u texte commentà par saint Thomas. Pour établiun texte aussi proche que possible d u texte lu par saint Thomas, i l faut donc reprendre l'édition

Les manuscrits Nous commencerons par rappeler les manuscrits qui nous ont conservà la révisiode Guillaume de Moerbeke, avec le sigle que nous leur attribuons : Vaticano (Città del), Bibl. Apost. Vat. lat. 2981, f. 8zrb-iiyrb ; écrituritalienne du xive siècle A.L.^ i 874 Venezia, Bibl. Naz. Marciana 2756 (Lat. VI, 145), f. 2531-2941 ; écrituritalienne du xive siècle A.L.^ 1619 Des mains postérieureont ajoutÃen marge de nombreuses gloses ; une main cite saint Thomas (gloses souvent signéeà tho à : f. 2541, 268r ; ~ j i ;v277v ;28or, mg. int. ; z8iv; 2911; 2941) ; une autre main cite, plus souvent, Gilles de Rome (gloses signéee : f. 25 31, 25 3v, 25 41, 2 5 4v, 256r, 257v, 25 8v etc.). Le glossateur thomiste a quelque importance, car plus d'une fois il semble avoir introduit dans le texte des corrections empruntéeau commentaire de saint Thomas, par ex. 8ja33, 86232, 87ai3, 89a28, 96b39). Paris, Bibl. Nat. lat. i 6080, f. 9jv-i i 2v ; écriturpariA.L.18 656 sienne de la fin du xme siècl ( ?vers 1278). Le ms. a appartenu à Godefroid de Fontaines, qui a note en marges des extraits des commentaires de Robert Grosseteste (L. Linc.), de saint Albert et de saint Thomas (t.). Vaticano (Città del), Bibl. Apost. Vat. lat. 2115, f. A.L.2s i 8 5 7 177~-i.07~. Au bas du f. iyyr, le scribe a commencà à copier les Posteriora dans la traduction de Jacques de Venise (i4 lignes, jusqu'à 7iai6 à manifestum D). L'écritur est une belle écriturde scribe italien professionnel de la fin du xrrre siede, mais l'encre noire et surtout la décoratiosemblent parisiennes ; il est vraisemblable que le texte a étcopià à Paris, mais par un italien et pour un italien : les trois parties qui composent le ms. semblent avoir étréunie en Sicile dè le débudu xrve siècl (cf. t. I* i , Préf. et p. 48*a, ms. Q. p. 5*b, ms. V*, Vaticano (Città del), Bibl. Apost. Borghes. 130, f. 72ri9-74r (98b2-ioobi7). A.L.2S 1732 Le texte des Posteriora est celui de Jacques de Venise du f. 491 au f. 72118 ; à la ligne 72ri9 apparaft la premiere lecon de Moerbeke à sique È sans aucune discontinuità dans la copie. L'écrituret l'ornementation sont francaises (à arte Gallica È A. Maier, Codices Bwgbesiani..., Studi e Testi 170, Rome 1953, p. 173).

.La famille italienne (FA) et la famille parisienne (IISf")

L. Minio-Paluello et B. G. D o d ont bien distingue les deux familles FA et I I S Q (GjVj et GfWcHn), sans toutefois en noter la localisation, qui n'est peut-litre pas sans importance : si la famille I I S Q est plus proche de l'origina1 dans le temps (le ms. II notamment est le plus ancien), la famille FA en est plus proche dans le lieu. Mais temps e t lieu sont des donnéeaccidentelles : la seule proximità qui compte, c'est la fidélitau texte authentique, e t pour appréciecette fidélità i l n'y a qu'un moyen, c'est de relever les lesons caractéristique de chacune des deux familles. C'est ce que nous allons faire sur la partie d u texte commentépar saint Thomas (de 79bz3 à ioobi7), en notant, chaque fois que c'est possible, la leson lue par saint Thomas (si nous ne mentionnons pas T, c'est que le commentaire de saint Thomas ne permet pas de dire quelle lecon i l a lue). Voici d'abord les lesons caractéristiquede la famille italieme FA : I 27-44 : 82a32 erunt] erit 82a39 quidem] quoque 8zbio priori] 82b6 nulli (T, 32, 142) inest] nullum est 83bio aliquid IAC., riS, T(34, 103) : aliquod priore FA 83b22 est (T, 34, 182)] esse 84azi huiusmodi] 85329 huius 84b39 unum (T, 36, 260)] unde F, ? A huiusmodi] huius F : h' A 85a37 huiusmodi] huius 8 5 b5 quod (om. E)] qui 85b29 fiens (4.fiat T, 38, 3 j)] si ens 86a27 habens] habemus 86bi7 ergo (T, 39, 109)] igitur 87a33 quid] scilicet 87a34 Etl 89a12 consequuntur (T, 44, 161)] conse.s.et F : set A quenter 89bi 5 enim] om.

+

11 1-20 : 9iai9 scilicet] stet (stg pro sc3) 9ia23 9ib4 animali (T, 3, 2 1 3)] ipsum] ipsius F : ipsi A anima1 91b24 etiam (T, 4, 82)] et 92az enim (T, 4, 160)l om. 93a6 alia] + est 93a7 medium] 043.22 sint] sit 94b3 C. Est igitur B in C mediam (T, 9, i 57-i58)] om. 95b3o enim] om. 95b40-96ai est autem] in#. 96a8 enim] om. 96a3i enim] om. 963.39 enim] om. 96b6 enim] om. 96b9 enim] om. &o cod. Graecus B) 97aio huic (T, i 5, 2 1 ei)] hoc (4. 97225 quidem] om. 97bi eniml] om. enim2] om. 97bz enim] om. 97b5 enim] om. 97bi9 enim] om. 97b26 enim] om. 97b39 enim] om. 98071 enim om. 98bi enim] om. 98b5 enim] om. 98b6 enim] om. 98bi7 enim] 98b12 enim] om. 98bi 5 enim] om. om. 98b23 enim] om. 99a3 enim] om. 99a8 enim] om. 99ai2 enim] om. 99313 enim] o m . i ) i ) a i 6 enim] om. 99bi enim] om. 99b3 considerari] autem iooai i a sensu (T, 20, 213)] assensu F : sensu A

+

Nous avons donc, pour la famille italienne FA, 5 8 lesons propres, dont 3 3 omissions de enim à (et une leson qui pourrait &tre une bonne leson, 97aio). Relevons maintenant les lesons propres de la famille parisieme IIX(f") :

LES SOURCES

48*

8ob13 autem] 127-44 : 8oa37 Et (T, 28, 149)] om. om. 8ob35 recipiende] recipiente 8 i b3 dicuntur] et 8zazo predicamentum] predicatur 82b37 83a6 est] om. 83a8 aliquid] que (T, 3 3, 29)] om. et 8 3a2 i quod (T, 3 3,142)] predicatur 83a27 nec (T, 33, 195)] neque 83bi ut] om. predicati] predicati 83b33 quedam (T, 34, 23 2 aliqua)] que 83b37 sciendo (T, 34,249)] in sciendo 84a38 continget 84bzi et (T, 36, 116)] (T, 3 5 172 sequetur)] contingit om. 8526 oporteat (T, 36, 279)] oportet 8ja8 eo] 86a6 Que in eo 85b39 deest] inesse II : inest 2 (T, 38, 84)] qua (bonne lecon ?) 86a7 que (T, 38, 8j)] om. 86b3 prius] + est 871319 a (T, 42, i ; cf. 41, 114)] om. 88ay quorumcunque (?T, 42, 175)] quorum [cumque ex).] dam 11 (on notera que le ms. Il écri à quorumauss" à comclusio È (( quamtum È etc.) : dam à ;mais il écri quorumdam 88a36 nec (neque) (T, 43, izi)] om. 88bii hec 88b4 pauciora] pautiora 11 : pautora S (T, 43, 201 quedam)] hee 88bi 3 sunt] sint 88bz7 dupplicia (duplicia T, 43, 308)] disciplina 89a27 accidit] 89a32 accidunt 8933i sic (sit) (T, 44, 235)] si secundum (T, 44, 240)] unte unicuique 89bi 2 intellexerit (T, 44, 323)] intellexit 891112 sit (T, 44, 323)] fit

+ +

+ +

90a7 hoc] hic I1 1-18 (usque ad 98bz à ipsorum n) 9oa33 aut3 (T, l, 133)l et 9ob7 qui (T, 2, 7911 que 9ob26 abibit] habent 11 : habibit S 90b38 monstrare] demonstrare 91ai quid est (T, 2, i 81)] quidem TI : quid 91a7 itaque] utique (post nec II) 9 iai 7 C (T, 3, 47, 65)] EC 91bi5 neque] om. 9282 monstrabit] demonstrabit 9zai4 a positis (T, 5, 69 preter ea que ponuntur)] appositis 92a21 est] esse 92az5 sit (T, 5, 130)l fit 92a27 utrosque (T, 5, 15, 142)] utraque II : utrasque S 9ia.36 necesse] est 9zb3 5 nec (T, 6, li)] neque 93az est] om. 94azi autem (T, 9, 17)] enim 94a30 A] + igitur 94b5 iniuste] iniusta 94b36 con94b28 ut (T, 9, 23 5 sicut)] om. stiterunt] constituunt 953-35 et (T, io, 217 etiam)] est 95a36 Neque (T, 10, 223)] scilicet 95 bio in fiente (T, 1i, 41)] in finente 11 : infiniteS 95bi6 est2]om. 97a4 piscis] pisce 97aiz enim] om. 97a37 huius (T, i 5, i 5 2 hoc)] om. 97b4 coacceptum] quo acceptum II : acceptum S 97b34 omne (T, 16, i 22) esse 97b38 98a7 habebimus quecunque (T, 16, 146)] quicumque (T, 17, 41 poterimus)] habemus 98a8 assequencia] om. 98ai6 hoc (T, 17, 72)] om. 98a20 analogum] anologum 98az8 problema (-leu-) (T, 17, 126)] problemata 98832 finiens mensis (T, 17, i43)] om.

+

I1 i 8(a 98bz à sique D)-20IISf" 98b18 deficiendi] 98bz6 deficienti IISQ 98bzi causa sit] + causa IIf" primum (T, i 8, 118 primo)] uel primis primum (+ primum 2 ) IIS : om. Q (à uel primis à est une contamination par IAC.) 98b38 sique (T, 18, 160 si)] set quia IISQ 99a8 ana993.8 dia (T, 19, logon] anologum A : anologia f" 99aio sic] sit IISQ 99atj 61-64)] + enim IISQ 99a16 analogiam] analogiam] anogiam 11:anologiam Q anologiam IIf" 99a2 i similiter (T, 19, i i 6)] simpliciter USf" 99a24 omnium (T, 19,126)] omni II2Q 99bi 99b5 specie] non erit] non non II : non nunc erit f"

speciei 2f" 99b9 quel quod S Q 99b29 ex] ut II2f" : ? om. T, 2 0 ~ 6 4 99b3 5 iudicatiuam (T, 20, 109)] indicatiuam IIf" 99b36 animalium] animalibus S Q 99b37 infit] insit IIf" Nous obtenons ainsi pour la famille parisienne 90 lecons propres (82 si nous ne comptons pas les lecons attestéepar deux manuscrits seulement, dans la dernièr partie). Si, cornme il semble normal, nous ne comptons que pour une faute les 33 omissions de à enim à dans la famille italienne, nous devons conclure que la famille parisienne compte trois fois plus de fautes que la famille italienne. Reste à mesurer la fidélitindividuelle de chacun des manuscrits. Pour cela nous avons comptà les lecons qu7un manuscrit est seul à donner contre tous les autres (en évitantdans la mesure du possible, de compier les cas, assez rares, oÃun manuscrit peut avoir raison contre tous). Nous obtenons ainsi, pour chaque manuscrit, le nombre de fautes qui suit (pour la justification, on se reportera à notre apparat critique à Ar.) :

Total

156

231

453

313

On devrait logiquement conclure que le meilleur manuscrit (de la meilleure famille) est A, et le plus mauvais (de la plus mauvaise famille) II. Cette conclusion doit cependant &re nuancéeD'une part, le manuscrit S a manifestement étcornee, et sur un manuscrit de la traduction non révisÃde Jacques de Venise : de 91b27 à 921331, notamment, il donne presque partout les l e ~ o n sde Jacques de Venise au lieu de celles de Guillaume de Moerbeke : la fidélit de S est alors toute apparente, car avec les mauvaises lecons, les bonnes ont disparu. D'autre part, les fautes de II sont souvent les fautes grossière d'un scribe ignare : elles n'indiquent pas forcémenque son modèl étai mauvais. Le ms. Il ne méritdonc assuré ment pas la piace privilégiÃqui lui a étaccordée mais il méritde retenir l'attention. Pour terminer, je poserai une question : la tradition de la Moerbecana est-elle suffisante pour que nous puissions en reconstituer le texte authentique? B. G. Dod l'a tentémais je ne sais s'il faut admirer son courage, ou s'étonnede son audace. Ne tenons pas compte de l'erreur qui lui a fait privilégiele texte de 11, bien qu'elle ait probablement eu pour conséquencd'éleve plus d'une bévude scribe à la dignità de correction de Moerbeke. Mais, meme une fois rétabliune vue plus kquilibrke de la valeur de la tradition, il reste difficile

de faire le partage entre les lecons qu'elle nous offre : à c6tà des lecons qui ne peuvent s'expliquer que par un recours au Grec et dont l'authenticità semble donc assuréeil y en a beaucoup qui ne dépassenpas le niveau de la correction, - sinon de l'erreur, - de scribe : il est imprudent de les attribuer à Moerbeke, meme s'il y a aussi une possibilità pour qu'elles s'inspirent du Grec. Mais si l'erreur la plus tentante est de trop attribuer à Moerbeke, on peut aussi commettre l'erreur de ne pas lui attribuer assez. Plusieurs des lecons de Merbeke n'ont étconservéeque par un seul manuscrit ; c'est le cas, pour nous en tenir à des exemples voyants, de sa note à 77a16, conservépar le seul ms. 11 (A. L., IV 1-4, p. 297, ad u. 6 ; cf. infra, App., p. 260)~ou pour sa note à 84b39, conservépar leseulms. A(A. L.,p. 311,adu. 1 2 ;infra, I1 36,Ar.). Et le peu de cas que les éditeurde YAristoteles Latinw ont fait du ms. J? semble leur avoir fait néglige une correction de Moerbeke qu'il est seul Ãavoir conservéeà 142, 87b28. Le texte grec : si yà xal ~ C T T L V4 al&p... a éttraduit par Jacques de Venise (A. L., IV 1-4, p. 62, i) : à Si enim et est sensus... à ;dans les mss de la Moerbecana, la traduction a étdétérior par p. 317, la chute de à et à : à Si enim est sensus à (ibìd. i). Or, cette traduction rend mal le sens concessif du &L.xai grec (cf. à meme si È Tricot ; à Even granting È Tredennick ; çwen auch È Seidl) ; mais dans le ms. F (f. iozrb), on lit au-dessus de à Si enim à : à quamuis quia à (précé d'un signe dont je ne saurais decider si c'est un p bouclÃ= pro, ou un 1 barrà = uel) ; il y a des chances pour que ce soit là un reste d'une correction de Moerbeke, qui aurait corrigà : à quia, quamuis sit sensus... È Mais nous ne nous attarderons pas davantage. Notre tiche ici n'est pas la tiche, - peut-&re impossible, de reconstituer le texte authentique de la révisiode Guillaume de Moerbeke. C'est la tiche, tout autre et plus facile, d'établile texte lu par saint Thomas. Il est donc temps d'essayer de situer ce texte dans la tradition.

Le texte lu par saint Thomas, T Les quatre manuscrits qui nous ont conservà la révisiode Moerbeke se groupent en deux familles, une farnille italienne, FA, qui est la meilleure, et une famille parisienne, 112, déjcorrompue. Le manuscrit que suit saint Thomas ne semble avoir appartenu ni à l'une ni à l'autre de ces familles, encore qu'il soit plus proche de la famille italienne : il ressort en effet des relevéqui précède (p. 47*-48*) que T lit avec FA contre IIS 46 fois, tandis qu'il lit avec I I 2 contre FA 12 fois. Si nous confrontons T non plus avec les familles, mais avec chaque ms. pris individuellement, nous noterons les rencontres suivantes :

Avec A : 82a28 a A, T(l 32, 43) : .a. (= A) F, 112 8~b~6hicsitA,T(I~~,~~):sichic~:hicII:sic2 84bio ergo est A, T(l 36, 54) : igitur (est om.) F, 112 84b36 85a7 simpliciter F, IIE : simplex A, ?T(I 36, 277) 94bz feceprocedit F, IIS : procedet A, ?T(I 36, 284) 96b7 runt A, T(I1 19, i 5 6) :fecerunt facere l? :facere 112 trinitatis A, ?T(II i 3 , i 5 o ternarii) : trinitas F, I1 : trinitati S 99a5 et quod, A, T(I1 iy,47) : quidem F : uel quod 99b3 sit A, T(I1 quo II : quo S : in (exp.) uel quo Q 19, 170) : sic F, IIQ, ?E Avec F : 8ob28 predicetur F, T(I 29, 53) : predicatur 8 I bi 5 suppositiones IAC.,A, II2 : propositiones A, n2 IAC.(par. KnVf), F : presuppositiones T(I 31,47) ; il est possible que le ins. de Jacques utilisÃpar Moerbeke ait eu la variante à propositiones È que Moerbeke a corrigéen à suppositiones à ; le ms. T aurait pour la premièr syllabe juxtaposà la variante et la correction, d'oh à presu ... È 8 5 a3 3 in entibus F, T(I 37,90), sec.m. A ( ? e x T) : inentibus 9oai3 eclipsim F, T(I1 i, 214) : eclipsis A, IIS A, IIS 9ia39 petere F, T(I1 3, 196) : peti A, 112 g2a37 accipiente F, T(I1 5, 28) : accipientem A, n , 5ec.m. 2 : acci9zb22 montis enei IAC.,F, T(II6, pientes pr.m. 2 ioz) (nec non S , qui tamen pro yibz7-pa.3i retractationis Moerbecatzae non est testis) : montieris A, II Avec II : 86a6 qua 11, T(I 38, 81) : que FA, 2 93a28 facilius 11, T(I1 7, 165) : facile est IAC.,FA, 2 93bi ullus II, ?T(II 7, 199 aliquo) : nullus FA, S 97b7 in differencia II, T(I1 16, i 3-14 ; cf. I1 14, io) : indifferencia S : obsc. FA Il ressort déjde cette dispersion que le manuscrit de saint Thomas, T, avait son individualitéCette individualità est confirmépar ses lecons propres. Il est possible qu'en deux ou trois cas le manuscrit T atteste seul la bonne lecon de Moerbeke. En 84b12, la plupart des manuscrits de Jacques et les 4 manuscrits de la Moerbecana offrent la lecon corrompue à mediis à ; saint Thomas, 1 36, j 9, a lu la bonne lecon à medii à : c'est probablement la correction de Moerbeke. En 84b33, les manuscrits FA, IIS répkteninutilement : extra à ; saint Thomas, I 36, 202, semble ne l'avoir lu qu'une fois. En 92a3, Jacques de Venise a traduit TOLOGTOG par à huiusmodi à ; les mss FA, 112 donnent à huius È qui n'a pas de sens ; saint Thomas, I1 4, 167 et 169, semble avoir lu à talis D, qui pourrait etre la correction de Moerbeke. En plusieurs endroits, le ms. T semble avoir eu une lecon double, phénornèfréquendans la tradition d'un texte révis: la correction se juxtapose au mot qu'elle corrige (voir I 36, 84b38 et 39 ; 1 41, 87b4 ; I 44, 89a5 ; I1 4, 9ibz7 ; 116, 92b7 ; 92b3 i ; I1 i i, 95 b2 ; en I 37, 85b1, le phénomèest différen: le ms. T avait diÃmentionner les deux lecons entre lesquelles les autres mss hésiten: à preter È lu par T, et à propter È lu par A, 112;).

5 O*

LES SOURCES

Autre accident banal : ici ou là le ms. T a omis la correction de Moerbeke qu'il n'a pas vue et offre donc la leson de Jacques (79bz3 ; 8oai ; 8oa16 ; 81b23 ; 81b24 ; 88bzo). Enfin, le ms. T avait ses fautes propres, certainement plus nombreuses que celles que laisse deviner le commentaire de saint Thomas, car bien de menues erreurs ne pouvaient passer dans le commentaire ou étaien spontanémencorrigéesOn peut cependant relever :

La premikre correction de Guillaume de Moerbeke a apportéà la traduction de Jacques de Venise porte sur le sixihme rnot du texte, 7iai : Siavoq~inT). Jacques de Venise avait traduit : à intellectiua È Guillaume de Moerbeke a corrigà : à ratiocinatiua ÈOr, il n'y a pas lÃseulement deux mots, il y a deux interprétationqui divisent encore aujourd'hui les exég&te de la pensé &Aristote. M. Mignucci a récernmendonnà du déba un apersu bref, mais excellentl. I 3 2,8zbi 3 sitpro si I 3 5,84az5 Setpro Nec I 36, I 39, 86a3z affirmatiua pro 84bi 5 quidem pro equidem La premikre interprétationcelle de Jacques de ostensiua I 40, 8yai3 in utraque que pro utracunque Venise, a pour elle l'histoire de la langue grecque : le I 44, 8 9 ~ 2 3opinio... sciencia] inu. I1 2,9ob38 Amplius] rnot Sikvoia désignen grec la penséen généra sauf + autem I1 i l , y5bi3 hocpm eo I1 1 5 , 97a13 dans la langue de Platon qui, dans la Républiquj I i D, eadem pro eisdem en a arbitrairement restreint le sens pour le limiter au raisonnement mathématiqueCornme l'écrivaidks Il semble donc que, de l'origina1 M de la révisiode 1902 J. Adam : à Si&voiais the most genera1 word for Moerbeke, trois copies indépendanteaient étfaites : a state ( 8 6 ~of ~ )mind or mode of thought in Greek ;and T, x (d'oà dérivenFA) et y (d'oà dérivenIIZf"). the limitation here introduced is entirely Plato's Nous pouvons visualiser la tradition de la Moerbecana own Lorsqu'il emploie le rnot Si&voia, Aristote dans le tableau suivant (qui ne tient pas compte de la à l'usage commun, sauf lorsqu'il discute la s'en tient proximità de lieu ou de temps, mais de la proximità pensé de Platon3. La Sicivoia, c'est donc pour lui la réelle: penséen généra et non pas la penséà discursive à : M ni le rnot ni l'idéne sont aristotéliciensSi, au sein de la penséeun clivage se fait, c'est entre les deux seules opérationde l'esprit que reconnait Aristote : l'(( indjziiribifium intelligencia à (v0qcic,,De anima, 43oa26), qui est l'appréhensio par un seul acte d'un seul concept, et la à cotq5osit"o inte/Zectuum à (ehvOeci~ ... VO~J.&TMV, 43oa27-4, qui inclut aussi bien les jugements irnrnédiatsaisis par 1'inteZZectus principiorm que les raisonnements les plus complexes : la Si&voia, , embrasse meme si on la distingue de la V ~ T J C T L ~n'en pas moins tout le domaine du jugement4. La traduction de Jacques de Venise rend bien ce sens large du La Reuisio Moerbecana : c'est toute l'actività inteZZectuelle qui rnot Siavo-yi~ix~ au livre I 1-26 suppose une connaissance antérieureAussi bien le A partir de I 27, saint Thomas cornmente la révisio rnot de Jacques de Venise, intellectiua, a étconserve de Guillaume de Moerbeke. Au débude son exposipar exemple par Argyropoulos, et les derniers tration, jusqu'à 126, il commente la tiaduction de ducteurs d'Aristote en proposent l'equivalent ; ainsi Jacques de Venise. Mais connaissait-il déjla révisio H. Seidl : à Jede Belehrung und jedes Lernen, sofern de Moerbeke? Pour essayer de répondrà cette quesdenkend vollzogen ... ~5 ou J. Barnes : à Al1 teaching tion, nous allons examiner quelques passages du livre and al1 intellectual learning come about from already 1, 1-26. existing knowledge à 6.

i . M. Mignucci, L'argomenfayione dimostrativa in Aristotele. Commento agli Analiticisecondi, I , Padoue 1975, p. 2-3. 2. J. Adam, The Repuhiic of Plato, ed. with criticai notes, commentary and appendices, with a new intr. by D. A. Rees, Cambridge 1965, vol. Il, p. 72 ;voir aussi p. 159. 3. Cf. R. A. Gauthier et J. Y. Jolif, Aristote. ~'Ethigueà Nicomaquea,Louvain 1970, t. 11, p. 5 13-5 15. 4. Cf.G.-G. Granger, La théoriaristotéliciennile la science, Paris 1976, p. 15-17 ; c'est aussi, si je l'ai bien compris, ce que pense Kl. Oehler, Die Leiire vani noetischen und dianoetischen Denken bei Platon und Aristoteles, Munich 1962, p. 15 1-15 8. 5. H.Seidl, Aristoteles. Zweite Analytiken. Mit Einleitung, Cbersetzung und Kommentar (Elementa-Texte Bd. I), Amsterdam 1984, p. 45. 6. The Complete Works of Aristotle. The Revised Oxford Trandation. Ed. by J. Barnes, Vol. I, Princeton 1984, p. 114.

LE TEXTE

La deuxièm interprétationcelle de Guillaume de Moerbeke : à ratiocinatiua à ne s'explique que par une évolutiotardive du vocabulaire technique de la philosophie, tant en Grec qu'en Latin. Développanla pende de Platon, le Néo-platonismavait élaborle concept neuf, ignorà $Aristote, de la pensédiscarsive propre h la r a i m humaine, et qui la distingue de lyintellectdes intelligences supérieuresdont la pensé intuitive saisit d'un coup ce que nous ne pouvons découvrique par une multitude de raisonnements. C'est ainsi que saint Albert et saint Thomas avaient étamenéà ajouter aux deux opérationde l'esprit reconnues par Aristote une troisièm opératioqu'ils tenaient des Néo-platonicienDenys et Isaac, le discursus de la raison È distincte de l'intellect aristotélicie(cf. notre apparat des sources à I i, 46-48). C'est dans le meme contexte doctrinal que s'inscrit la traduction de Siavoq-rix$ par Moerbeke : à ratiocinatiua È ce n'est plus le vaste champ de l'activitÃintellectuelle $Aristote, c'est le cadre restreint de la raison raisonnante. Or, l'emprise sur les esprits de la scolastique Néo-platoniciennerelayé par la scolastique médiéval a éttelle qu'elle s'est imposém2me aux humanistes du xvie siècle Particulièremeninstructif est le commentaire que donna de notre texte, en 15 97, Giulio Pace : aprè avoir renoncà à traduire le mot Siavoq'ux7), qu'il se contente de transcrire : dianoetica (Organon, t. I, p. 413), il s'en explique : à Cognitio verà intellectiua est triplex, quemadmodum dicitur esse triplex opus rationis, et tres logicae partes. Prima est cognitio simplicium terminorum :vt cù animo concipimus horninem, ve1 equum. Secunda est cognitio veritatis compositae, id est, cù intelligimus aliquid esse, ve1 non esse ; putà cygnum esse album, coruum non esse album. Tertia est cognitio, quae per ratiocinationem acquiritur, cù ex notiori arguitur ignotius ; veluti cù intelligimus niuem esse albam, quia dissipai aspectum, aut planetas propà esse, quia non scintillanti De hoc tantù vltimo cognitionis genere loquitur in praesentia Aristoteles ))l.

On le voit, pour justjfier son interpr&tation,proche de celle de Moerbeke, c'est à la doctrine de saint Thomas

que Pace fait appel! Il a trouvÃun large éch: notons quelques jalons : Johann Gottlieb Buhle, en 1792, traduit : à Omnis doctrina et omnis disciplina ratione percipienda... )P, traduction reproduite au t. I, Paris 1849, de l'éditio Didot ; J. Tricot : à Tout enseignement donnÃou resu par la voie da raisonnement.. . È ; H. Tredennick : à Al1 teaching and learning that involves the use of reason... )l4. Une autre traduction de la Renaissance avait expriméavec un autre mot, la meme idé: à Ornnis doctrina et omnis disciplina discursiua È ; on en trouve un échdans les cours que professa en i 904-1905 O. Hamelin : à Tout enseignement de nature discursive, qu'il soit donnà ou resu ... n6. La seconde interprétatioest sans aucun doute celle de saint Thomas, mais il ne la lit pas dans son texte ; il lui faut au contraire faire violence à son texte, qui est celui de Jacques de Venise, pour l'en tirer :

...

à Addit autem à ntellecfiuaad excludendum acceptionem cognitionis sensitiue uel ymaginatiue : nam procedere ex uno in aliud rationis est solum à (I i, 187-190)

C'est forcer le texte, car c'est réduirà la seule actività de la à raison à néoplatoniciennce quYAristotetraduit par Jacques de Venise dit de toute l'actività intellectuelle. Quelle aubaine c'eiìdonc étpour saint Thomas de lire dans son texte, au lieu de l'à intellectiua à de Jacques de Venise, le à ratiocinatiua à de Guillaume de Moerbeke ! Il est impensable qu'il alt pu néglige un te1 appui à son exégèss'il l'avait connu7. La conclusion s'impose : lorsqu'il a commencÃà comrnenter les Seconds Analytiqaes, saint Thomas n'a pas consultà la rbvision de Moerbeke. 14, 13-14 Pour expliquer le changement de texte de saint Thomas, on pourrait supposer que saint Thomas possédai un unique manuscrit, qui donnait pour I 1-26 la traduction de Jacques de Venise (avec au besoin quelques à aliae litterae à notéeen marge) et pour 127 jusqu'à la fin la révisio de Moerbeke, Cette hypothès est exclue : en 14, 13-14, saint Thomas

i . Je cite la troisièméditio(de tous points conforme à la première:Ivl. Pacii a Beriga In PorphyriiIsagogen, et Aristotelis Organum, Commentarius Analyticus, Genevae, Ex typis Vignonianis, 1605, p. 270. 2. Aristotelis Opera omnia Graece... novam versionem Latinam adiecit Io. Theophilus Buhle, Vol. 11, Biponti 1792, p. 432. Dans ce texte, comme dans Ies suivants, les italiques sont de moi. 3. J. Tricot, Aristote. Organon, I V , Les Secondi Analyfiques. Nouvelle traduction et notes, Paris 1938, p. i . 4. H. Tredennick, Aristotle. II. Posferior Anahfics... (Loeb Class. Library 391), Cambridge-London 1976, p. 25. 5 . Cette traduction est parue pour la prernièrfois dans la grande kdition des Ottima... Opera dYAristoteavec les commentaires d'AverroèsVenise 1 5 5 2, t. I, f. iz8ra. Elle a souvent ktk publike séparéme sous le nom de Burana, mais il ne semble pas qu'elle soit son ceuvre : Burana a traduit de 17Hébre le commentaire d'Averroèet le texte $Aristote qui y est inclus (cf. G. Stabile, Burana, dans Divionario biografico degli Italiani, XV, 1972, p. 386b), mais c'est sans doute Giovanni Battista Bagolino qui a inséren t2te de chaque section la traduction de Jacques de Venise, revue et corrigé sur le Grec par ses soins ;c'est aussi sans doute à Bagolino que l'on doit la note marginale à discursiua : à *Verbum hoc Siavofi~ixI), quod discursiua interpretatum est, alii pressius syllogistica, alii latius intellectualis, ratiocinatiua, cogitatiua, hic et alibi vertunt È 6. O. Hamelin, Le systèm d ' A r i m e , publik par LéoRobin, 3e kd., Paris 1976, p. v i . 7. L'intkrtt de M i a translatio ratiocinatiua à sera bien persu par l'Anonyme (Ps.- Boèc de Dacie), citk plus loin, p. 62*b.

5 2*

LES SOURCES

annonce I 37,8 5 a 13 ;or, il l'annonce dans la traduction de Jacques de Venise : à Cum autem demonstratio sit (sit d. IAC.)alia quidem uniziersalis... à ; te1 est en effet le texte des meilleurs manuscrits de Jacques ; la plupart des deteriores de Jacques, et les 4 manuscrits de la Moerbecana donnent : à Cum autem sit demonstratio alia quidem particdaris, alia uero (quidem MOERB.) uniuersalis ÈAu moment oà il écrivai14, saint Thomas avait donc en mains le texte de Jacques de I 37, et il entendait bien utiliser Jacques jusqu'au bout.

1 6, 56-76 Au chapitre 16, la Moerbecana fait une apparition inattendue et isoléeA vrai dire, saint Thomas ne la cite pas cornrne une autre traduction : elle est pour lui à le Grec È exactement comme, dans son exposition du Peryermenias, la traduction de Moerbeke étaipour lui à le Grec à (cf. t. I* i, Préf.p. 8i*-82*). Mais cela montre qu'il savait à quoi s'en tenir sur sa nature : une traduction faite sur le Grec et supposéplus fidkle au Grec. Que d'ailleurs saint Thomas ait éprouvici le besoin de ce recours au Grec, ce n'est pas étonnan: la traduction de Jacques de Venise étaisi obscure que les principaux prédécesseu de saint Thomas, Robert Grosseteste et saint Albert, avaient étincapables d'en tirer un sens satisfaisant. Les lignes d'Aristote 7za.32-34 signifient en effet :

à Dicit ergo : Non potest quis magis credere ea que scit, id est conclusiones, eius supple, que non contingunt, id est premissis illarum conclusionum Quod ergo dicit : neque sciens neque mefius dispositus quam si contigerit sciens, idem est ac si diceret : neque habens scientiam premissorum non primorum neque habens intellectum principiorum primorum, qui est melior dispositio quam sciencia, potest magis scire conclusiones quam principia à (In Post., I 2 ; ed. Rossi, p. 103, 87-99).

...

Saint Albert suit Robert Grosseteste (en ajoutant une erreur de lecture la ligne 34, oà il lit à quasi à pour à quam si N), mais il fait des efforts méritoire pour expliquer une pensétrop obscure :

à On ne peut croire p h s que les choses qu'on sait (de science) les choses qu'on ne se trouve ni savoir (de science) ni connaftre par une disposition meilleure que la science, si une telle disposition existait Ã

Non potest autem credere magis que scit, que non contingunt neque sciens neque mefius disposifus quam sÃcontigerit sciens. Hec est uera littera Aristotilis et sic ordinanda : sciens, per principia conclusiones, et sciens m e h dispositus (hoc est per intellectum qui est habitus principiorum, qui melius est dispositus quia per meliora dispositus, quia est dispositus per ea que per se nota sunt, cum sciens conclusiones sciat per alia), talis igitur utroque modo sciens scienciam non potest magis credere, hoc est firmiorem credulitatem habere (et altera negati0 superfluit more Grecorum). - Et est sensus et littera sic ordinanda : sciens et melius disposifus quam sciens (sicut intelligens) non potest magis credere ea p e scif (sicut conclusiones quas conuenit scire per alia), magis dico hiis que non contingunt (hoc est principiis que per se sciuntur et ideo non contingunt : contingunt enim sciri quecunque per alia sciuntur, quia contingit quod fit per aliud) ; si enim illa sciret uel crederei eque uel magis quam principia, tunc sciret principia quasi contingeret per aliud eorum sciencia, et hoc est quasi ipse sciens contingeret scire ea à (Posi, 111 5 ; édBorgnet, t. 2, p. 3za-b ; Ms. Paris B.N. lat. 14708, f. 9ra).

Or, elles deviennent, dans la traduction de Jacques de Venise :

Lisons maintenant le texte rkvisà par Guillaume de Moerbeke :

à Non potest autem credere magis que scit quam que non contingunt, neque sciens neque melius dispositus quam si contigerit sciens à (A.L., IV 1-4, p. 9, 16-18 ; quam est ajoutÃpar plusieurs mss, dont un des meilleurs, Gw)

O n a là trois erreurs : premièr erreur, l'ordre des complémentest inverse : à Ne peut croire les choses qu'il sait plus que les choses à ; deuxièm erreur, qzie2 devient sujet : à les choses qui n'arrivent pas à (qui ne sont pas contingentes) ; troisihme erreur, la fin du texte : à neque - sciens2 à devient sujet de l'ensemble : Ni celui qui sait de science, ni celui qui est mieux disposi que s'il avait la science, ne peut croire les choses qu'il sait de science (les conclusions) plus que les choses qui ne sont pas contingentes (les principes) È Telle est l'explication A laquelle s'arrete Robert Grosseteste :

Non est autem possibile credere magis quam ea que nomi, que non existit neque sciens neque melius dispositus quam, si forte esset, sciens à 3 5 possibile] potest sec.m. A (ex T , 56, 7 1 ) est del. sec.m. A quam ea que nouit I I X : ea que nouit F :pr.m. erasa A : que scit quam supra ras. sec.m. A : al' hiis que nouit mg. sec.m. A (ex T , 77) que non] non enim S existit] contingunt supra ras. sec.m. A

Moerbeke a bien évittous les piège dans lesquels étaitombà Jacques de Venise : o n ne peut lui reprocher que l'emploi du mot à nouit P, qui ne marque pas que la connaissance dont il s'agit est la connaissance de science. Nous pouvons enfin en venir au commentaire de saint Thomas, I 6, 56-79 :

Deinde cum dicit : N o n t o t e s t autem credere etc., probat idem ratione ducente ad inpossibile. Q u e talis est : Principia precognoscuntur conclusioni,

ut supra habitum est, et sic quando principia cognoscuntur, nondurn conclusio est cognita; si igitur principia non essent magis nota quam conclusio, sequeretur quod homo uel plus uel equaliter cognosceret ea que non nouit quam ea que nouit; hoc autem est inpossibile; ergo inpossibile est quod principia non sint magis nota quarn conclusio. Littera sic exponitur : neque sciens neque aliquis me/it/s dispositus in cognoscendo qnam sciens, si contigerit aliquem esse talem (quod dicit propter intelligentem principia, de quo adhuc non est manifestum), non potest magis credere que non contingunt, scilicet sciri ab eo, hiis que iam scit. Accidet autem hoc, nini a2iqui.r de numero credentium conclusionem per demonstrationem precognouerit, id est magis cognouerit principia. In Greco planius habetur sic : à Non est autem possibile credere magis hiis à que nouit, que non existit neque sciens neque melius dispositus quam si à contigerit à sciens È Saint Thomas commence par exposer la traduction de Jacques de Venise, mais en s'inspirant déjde la révisiode Moerbeke : aux lignes 63-64 il en cite une expression : à quam ea que nouit ÈGrAce à la révisio de Moerbeke, il peut donc donner de la traduction de Jacques de Venise une sentendo limpide (lignes 5 7-66), puis une exposifio littere subtile (lignes 67-75) : on admirera (lignes 71-72) la manièr dont il tire de Jacques de Venise le sens donnÃpar Moerbeke : à que non contingunt, scilicet sciri ab eo È Cependant, saint Thomas n'est pas dupe, il se rend bien compte que pour justifier ce que son explication de Jacques a de forcé il lui faut faire appel au à Grec È c'est-à -dir à la révisiode Moerbeke. Mais il ne s'astreint pas à la citer exactement : à la ligne 77 il remplace le à quam ea à de Moerbeke (qu'il avait correctement transcrit à la ligne 63) par à hiis à ; à la ligne 79, il négligle à forte esset à de Moerbeke pour garder le à contigeiit à de Jacques, qui lui semble donner un sens aussi bon. La valeur de l'exposition de saint Thomas (appuyà sur Moerbeke) a étbien sentie :le glossateur thorniste du ms. A en copie, au bas du f. 2j4v, les lignes 67-75 : (iExpositio istius littere secundum Thomam... È mais il corrige malencontreusement le texte (sans doute excellent) de son manuscrit, d'aprks Thomas (cf. plus haut, p. 52*b). Gilles de Rome, lui aussi, fait sienne l'exposition de Thomas (sans le citer) ; mais, bien qu'il

se réfkrà l'(( alia littera à (In Posf., édVen. 1488, f. clvb, i 3 du bas), il semble se contenter ici de la citer d'apr4s Thomas (cf. plus loin, p. 63*-6j*).

Peut-ktre peut-on encore trouver une utilisation de la Moerbecana en I 13, 229. En comrnentant la ligne 75ai 3 d'Aristote, saint Thomas emploie l'expression : à per medium necessarium È qui est bien dans le Grec, mais qui manquait dans Jacques de Venise : par suite sans doute d'une omission de son manuscrit grec, il avait omis toute la phrase qui cornporte cette expression (cf. A. L . IV, p. I 8, 17). La phrase a étsuppléà par Moerbeke (ibid., p. 293, 1-2 ; cf. plus loin, App., p. 257). Saint Thomas a-t-il donc eu recours à Moerbeke? Ce n'est pas absolument siìrDks le milieu du xne sikcle, la phrase avait étsuppléà dans la Trandatio Ioannis (ibid., p. i 21, 17). Mieux : l'expression à per medium necessarium à se lit dans un de nos manuscrits du texte deterior de Jacques, le ms. e, et elle s'y trouve à la piace oà la met saint Thomas, aprè à demonstrationem È alors que le Grec et les traductions complktes l'ont avant ce rnot (mais aprè tout le ms. e est du xive siècleet il a pu &treglosÃd'aprèsaint Thomas...). Il reste enfin la possibilità que saint Thomas ait tout simplement supplélui-meme ces mots d'aprè le contexte. Pourtant, un recouis à Moerbeke est possible.

I 14, 95-97 En I 14, 95-97, on lit dans saint Thomas l'expression : Demonstratio ... scientifica ÈOr, la traduction de Jacques à 7ja3o portait : à demonstratiue scientie È alors qu'on lit dans la révisiode Moerbeke : à scientifice demonstrationes (A. L., IV 1-4, p. 293, 17 ; plus loin, App., p. 257). La rencontre est notable, car le rnot à scientificus à étaiencore un rnot rare1. Mais la Trandatio Ioannis avait déj: à scientifice demonstrationes à (ibid., p. 122, I), qui comme dans le cas précéde a pu passer dans un manuscrit deterior de la traduction de Jacques de Venise (je n'en ai pas trouvà de témoin) Cette fois aussi, l'explication la plus simple semble étrl'intrusion d'un rnot de Moerbeke.

Les chapitres I 1-26 de l'exposition aux Seconds Anabtiques semblent, en fin de compte, &tre dans la mkme situation que l'exposition au Peryermenìas Lorsqu'il commente le Peryermenias, saint Thomas connait la traduction du texte par Moerbeke, mieux, il l'a sous

i . Cf. S. Thomae de Aquino, Sentendo libri de anima, ed. Leon., t. XLV i , Préf. p. 171*a. Le rnot se trouve aussi chez Robert Grosseteste, I n Poit., 11 2 (ed. Rossi, p. 321, lignes 371 et 376) ;chez Lambert de Lagny, Summa (ed. Alessio, p. 4, 5 du bas ; plusieuts mss ont le rnot en abrW (Ãscienticus n?), mais il est clairement kcrit dans Paris B.N. lat. 13966, f. jva ;16617, f. 651).

s 4*

LES SOURCES

tionnÃattentivement sur ses manuscrits grecs : on peut lui pardonner d'avoir laissà passer bien des petites altérationde son textus deterior (cf. par exemple notre apparat critique à I1 6, ~ z b i f ) ,mais sa distraction est moins excusable lorsqu'il omet de suppléeune omission de 7 mots (imputable au ms. grec de Jacques de Venise), omission qui altèr gravement le sens et qui entrainera un contresens dans le commentaire de saint Thomas (cf. notre apparat critique à 119, 95ai, et notre apparat des sources au commentaire de saint Thomas, I 1 9, 28 1-282). Meme lorsqu'elle est attentive, la collation de Moerbeke n'est pas toujours heureuse : faute d'un sens critique asse2 aiguisÃpour discerner la valeur d'une lecon, il lui arrive de à corriger à la traduction de la bonne lecon, donnépar Jacques de Venise, pour lui substituer la traduction d'une lecon fautive : il est alors responsable du contresens de saint Thomas (voyez par exemple notre apparat critique à 127, yqbz;, et notre apparat des sources à 127, 27-40; ou notre apparat critique à I1 20, ioobiz et notre apparat des sources à I1 20, 3 19). Plus d'une fois aussi, bien qu'il lise le meme texte Ce que saint Thomas doit grec que Jacques, Guillaume de Moerbeke corrige à à Guillaume de Moerbeke tort la bonne traduction de Jacques : il cèd déjà la Les chapitres I 1-26 du commentaire de saint Thomas manie scolastique (cf. plus haut, p. 5 i*a, nos remaraux Seconds Anabtiques (soit environ le tiers de l'ceuvre) ques sur sa traduction de 7iai ; voir aussi notre appane doivent presque rien à Guillaume de Moerbeke. rat des sources à I 1 14, 81-82). Le cas de 1 3 3 , 83a33, Est-ce à dire que les chapitres 127 à I 1 20 (soit les méritde retenir l'attention : la traduction de Jacques deux tiers de l'ceuvre) lui doivent beaucoup? de Venise : à monstra à repose peut-etre sur une fausse lecture, mais au fond elle rend correctement le jugeCertes, saint Thomas suit la révisiode Moerbeke. ment tout négatiqu'Aristote porte sur les IdéeplaMais il faut se garder de surestimer l'ampleur de cette toniciennes : comme les monstres sont des erreurs de révisio: elle laisse intacte la majeure partie de la trala nature, les Idéesont des erreurs dont il n'y a rien à duction de Jacques de Venise. Il faut surtout se garder retenir. La traduction de Guillaume : à premonstrade surestimer la valeur de cette révision Guillaume de tiones È n'est meilleure qu'en apparence : meme si le Moerbeke avait en mains un texte de la traduction de mot d'Aristote désignles notes qu'un musicien tire ; Jacques de Venise, mais un texte déjtrè détério de son instrument pour l'accorder avant de commencer il l'a collationnÃsur deux manuscrits grecs (voir sa note à jouer, ce quYAristoteretient ici, ce n'est pas que ces à I 36, 84b39, dans notre apparat critique à ce texte). notes préludenà la musique véritablec'est qu'elles Cette collation lui a permis de corriger quelques ne sont pas de la musique ; ce sont des notes vaines, erreurs de Jacques de Venise, ou simplement quelques comme les Idéesont des mots creux. Lorsque donc erreurs des scribes de son textus deterior, mais tout essai saint Thomas fait intervenir ici la notion platonicienne de chiffrer ces corrections serait témérai :B. G. Dodd, d'exemplarité il introduit une idéqui est étrangè au qui a éditla Moerbecana dans 1'Aristoteles Latinus (IV texte d'Aristote ; Guillaume de Moerbeke est respon1-4, p. 285-343) a ckdà à la tentation d'attribuer à sable de son erreur (cf. notre apparat des sources à I 3 3, Moerbeke bien des petites corrections qui peuvent -tre des corrections de scribes, sinon meme de simples 234-235, 235-236, 236' 238). La dette de saint Thomas, commentateur d'Aristote, erreurs de scribes (par exemple en 1 3 3, 83a1, B. G. envers Guillaume de Moerbeke est bien moindre qu'on Dodd attribue à une correction de Moerbeke le subne l'a longtemps cru. Saint Thomas doit toui, ou jonctif à dicamus È qui n'est attestÃque par le ms. I1 : presque, à Guillaume de Moerbeke pour ses commenil n'a pas vu que, au lieu du à sic dicimus à des autres taires aux livres #Aristote dont il n'existait pas de témoinsconforme au Grec, le ms. Il a lu : à si dicatraduction latine avant celle de Guillaume, ainsi la mus à : c'est la corruption de à sic à en à si à qui a PolitMe, ou dont il n'existait qu'une traduction araboentrainà le subjonctif). Quel que soit le nombre des latine, ainsi le De caelo (pour une part) et les Météor corrections qu'il a apportéeà son texte de base, logiques. Mais, pour les livres dont Guillaume de Guillaume de Moerbeke ne semble pas l'avoir colla-

les yeux, puisqu'il suit pas à pas la traduction du commentaire d'Ammonius qui l'accompagne ; pourtant c'est la traduction de Boèc qu'il cornrnente, quitte à faire rarement appel au à Grec à de Moerbeke. Nous assistons ici au meme phénomèn et sans doute pour la meme raison : saint Thomas a entrepris son exposition à la demande des maitres de la Facultà des arts de Paris, il leur devait donc d'exposer le texte dont ils se servaient, et c'étaila traduction de Jacques de Venise. S'il y a une différencentre les deux cas, c'est que, lorsqu'il commente le Peyermenias, saint Thomas connait déjbien la traduction de Moerbeke ; au contraire, lorsqu'il commente les chapitres I 1-26 des Seconds Analyt"qwr, il vient à peine de recevoir la révisiode Moerbeke : il ne l'a peut-&tre pas encore resue au moment oà il écrile chapitre I i, et c'est au fur et à mesure de son exposition qu'il la découvret apprend à l'estimer ; enfin, à I 27, il la prend comme texte. Nous reviendrons sur ce brusque changement (plus loin, p. 76*-77*).

LES COMMENTAIRES AUX SECONDS ANALYTIQUES

Moerbeke n'a fait qu'une révisionla dette de saint Thomas est limité: d'abord, saint Thomas n'a pas toujours commentÃcette révision ainsi pour le Peryermenias, pour un tiers du commentaire aux Seconds Anabtiques, pour plusieurs livres du commentaire à la Métaphysiqu; ensuite, meme lorsqu'il l'a utiliséeelle ne lui a que peu apportéSaint Thomas commentateur dYAristoteest surtout redevable à Guillaume de Moerbeke pour ses traductions des commentateurs grecs : les traductions des commentaires de Thémistiuau De anima, d'Alexandre d'Aphrodise au De sensu, d'Ammonius au Peryermenias, de Simplicius au De celo, judicieusement utiliséesont donnà aux cornrnentaires de saint Thomas une dimension nouvelle. Lirnitéela dette de saint Thomas comrnentateur dYAristoteenvers Guillaume de Moerbeke est réelle Au contraire, la dette de saint Thomas philosophe envers Guillaume de Moerbeke est nulle : lorsque Guillaume de Moerbeke a permis à saint Thomas d'affiner son explication littéraldu texte d'Aristote, il y avait longtemps que la penséphilosophique de saint Thomas étaiformée et elle s'étaiforméavant que Guillaume de Moerbeke n'ait fait paraitre ses révisiondes grandes oeuvres #Aristote. Il y a peut&re dans la Somme de théologi un traitÃque saint Thomas n'aurait pas écrisans Guillaume de Moerbeke :c'est le traità des passions de la Ia IIaE, q. 22-48, qui doit sans doute le développemen qu'il a pris à la Rbétoriqu #Aristote traduite par Guillaume. Mais, cette exception mise à part, l'Aristote de saint Thomas, dans le commentaire aux Sentences, dans les questions De ueritate, dans la Somme contre les Gentih, et m2me pour l'essentiel dans la Somme de théologie c'est lYAristotede Boèce de Jacques de Venise, de Miche1 Scot, de lYAnonymetraducteur de la Metaphysica media, de Robert Grosseteste : voilà les noms qui méritenl'honneur indiìmenusurpà par Guillaume de Moerbeke.

La traduction par Gérarde Crémonde la paraphrase de Thémistiu(fin XIIEsiècle La paraphrase des Seconds Analytiques que Thémistiu écrividans la seconde moitià du lve siècl est plus sommaire et moins riche en renseignements historiques Elle fut traduite que sa paraphrase au traità De &e2. en syriaque, en m2me temps que le texte &Aristote des Seconds Analytiques, par Ishiq ibn Hunain (Â¥( 910)~puis du syriaque en arabe par AbC Bishr Matta ibn Yuniis (sous ce nom arabisà on reconnait un chrétienMatthieu, fils de Jean, mort à Bagdad le 22 juin 940). Ce sont les traductions arabes de Matta, mais dans une recension remaniéau X I ~sikcle, qui furent traduites en latin à Tolèd à la fin du X I I ~sièclpar l'italien Gérar de Crémon(C. i i 14-1i 87)3. La traduction du texte des Seconds Analytiques d'Aristote par Gérara étpublié par L. Minio-Paluello dans VAristoteles Labnus (IV 1-4, p. i 8 5-282). La traduction de la paraphrase de Thémis tius est conservéen quatre manuscrits : Toledo, Cab. 17.14, f. 54r-77v (il manque la moitià du dernier chapitre) ; main francaise de la fin du X I I I ~ siècl [A.L.2 izzg]. C'est le meilleur manuscrit. Munchen, Clm 3 i 7, f. i qra-i 5 ova (+f. i 5 ova-i 5 ira, un passage omis au f. 1421) ;fin x111e-débu xrve siècl [A.L.l 10171 Paris, B.N. lat. 16097, f. zz6r-z3-~v;fin x111e-débu xive siècl [A.L.l 6681 Worcester, Cath. Q 81, f. 6gra-84rb ; le premier livre seulement ;fin du X I I I ~siècl [A.L.l 3 941 Elle a étédité de facon trè satisfaisante, d'aprks les trois premiers manuscrits (ici ou là j'ai contrblÃle texte sur le ms. de Munich, M, et sur le ms. de Worcester, W) :

i. Bien entendu, je ne m'intéressici qu'aux commentaires latins que saint Thomas a pu connaltre, ou à ceux qui ont connu et utilisÃl'exposition de saint Thomas. Je ne m'arrtterai donc pas au commentaire perdu d'Alexandre d'Aphrodise (cf. P. Moraux, Le commentaire d'Alexandt-e d'Aphrodise à fAristote, Peripatoi 13, Berlin 1979), mtme si des fragments de ce commentaire ont 6tÃtraduits en latin par Jacques de aux à Seconds A+iques Venise (cf. L. Minio-Paluello, Note sull'Aristofele Latino medievale. X I V . Frammentidel'commentoperdutod'Alessandro d'Afrodisia ai Secondi Analitici Â¥s tradotto da Giacomo Veneto..., dans Opuscula. The Latin Aristotle, Amsterdam 1972,p. 442-448). On a encore trouvÃici ou là notamment chez Albert, des traces d'autres commentaires aux Seconds Anahtiques aujourd'hui perdus (cf. S. Ebbesen, dans UniÈ ile Copenhague. Cahiers de l'In&. du M . A . Grec et Lafin..., 16, 1976, p. 85-98) : il n'y en a pas trace chez saint Thomas. 2. Elle a étédità par M. Wallies, Themistii Analyticorum Poiteriorum paraphrasis, Commentarla in Aristotelem Graeca, vol. V Pars I, Berlin 1900, XVIII 1-66 (texte), 67-88 (Indices). 3. Cf. L. Minio-Paluello, Note sull'Aristofele Latino medievale. IV. - La tradizione semitico-latina del testo dei v. Secondi Analitici È dans Opuscula. The LafifsAristofle, Amsterdam 1972,p. 127-154. D'abord paru en 195 i, cet article est quelque peu corrigÃdans V-AristotelesLafinus, IV-1-4, Praef., p. LII-LXI, paru en 1968 :L. Minio-Paluello, notamment, marque plus nettement que le texte arabe traduit par Gérarest une recension de la traduction de Matta, et non une traduction totalement indépendante Cf. F.E. Peters Aristoteles Arabus. The Orienta1 Translationsand Commentaries on the Aristoteliun Corpus (Monographs on Mediterranean Antiquity 11), Leyde 1968, p. 17-20.

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LES SOURCES

Tbemsfws' Parapbrasis of tbe Posterior Analytics in Gerard of Cremona's Translation, edited by J. Reginald O'Donnell

invento rarement un exemple) ne l'aurait pas inventÃde lui-meme.

C.S.B., dans Mediaeval Studies, 20 (1958), p. 239-315.

Bien que d'une lecture difficile (du Grec au Latin en passant par le Syriaque et l'Arabe, le texte n'a pas gagnà en clarté) la paraphrase de Thémistiu a étplus utilisé que ne le donnerait à penser le petit nombre des manuscrits conservé:Robert Grosseteste, Albert le Grand et les commentaires postérieur la citent. Saint Thomas l'at-il lue? Il ne cite jamais le nom de Thémistiu;mais il ne le cite pas non plus dans son commentaire au De anima, qui pourtant utilise abondamment la paraphrase de ThémistiusIl se séparsouvent de l'interprétatio de Thémistiu; mais c'est pour suivre Albert, ou surtout la traduction de Moerbeke du texte d'Aristote (cf. notre apparat des sources à I i 3, 106-108 ;1 17, 25-3 2 ; 1 2 1 , 61 ; 1 2 5 , 65-66, 125-130 ;127, 27-40 ; 1 3 3 , 234235 ;I1 6, io2 ;I1 9,281-282 ;I1 20, 319 ; en I1 9, 143148, saint Thomas évitle contresens de Gérarde Crémonequi n'étai pas dans Thémistius!)Plus souvent cependant, saint Thomas est d'accord avec l'exégksde Thémistiu;mais elle étai devenue commune, on ne peut donc dire qu'il la lui a directement emprunté(cf. 1 2 , 155-183 ; 1 3 , 37-39 ; 16, 17-25 ; 17, 90-91 ; 19, 75-85 ; 110, 117-119 ; 1 1 2 , 29-41 ; 1 14, 88-89 ;116, 133-139 ;118, 13-14 ;119, 1 3 ;1 2 0 , io8 ; 1 2 0 , 164 ; 1 2 5 , 40-43, 54-55, 72-87, 103-105). Quelquefois pourtant saint Thomas suit une interpréta tion de Themistius moins commune (cf. 12 5, 8 1-83 ; 1 2 5 , 157-159 ;127, 16-18 ;11 l, 45-50 ;11 20, 154-157 et 163-169 ;I1 20, 214-219). Mais un seul texte de saint Thomas ne semble pouvoir s'expliquer que par une lecture directe de Themistius : en I 6,41-42, saint Thomas reprend un exemple de Thémistiuque n'avaient repris ni Robert Grosseteste ni Albert, et non sans raison : empruntÃaux moeurs grecques, cet exemple s'adaptait difficilement aux mosurs médiévale Le pkre de famille Grec qui choisit un esclave comme pédagogupour son fils n'à aime à le pédagoguque pour son fils, c'est limpide : on ne peut aimer un pédagogupour luimsme, il n'a pas de valeur propre ! Il en va tout autrement dans l'università du Moyen Age, oÃle maitre est un personnage respectà qu'on peut aimer pour luimeme ;bien sur, on peut aussi l'aimer pour le bien qu'il fait à son élèv mais l'exemple n'a plus l'évidencqu'il avait pour un Grec : saint Thomas (qui d'ailleurs

La traduction par Gui//aume de 'Luna du commentaire moyen d'Averro2s (C. 123 o) Nous avons vu que le commentaire moyen d'Averroks aux Seconds Anabtiques avait éttraduit en latin, probablement par Guillaume de Luna vers i 2 3 0 : il semble avoir étexpressémen citÃvers 1 2 3 1-123 5 par Jean le Page ; il a étconservi par deux manuscrits (Sevilla Colombina 7.6.2 et Vat. Urb. 221) et par l'édi tion procuréà Venise en 1483 par Nicoletta Vernia (cf. t. I* i, Préf.p. 7;*-8i*)l. Le commentaire moyen d'Averrobs est base sur la meme recension remaniéde la traduction arabe du texte des Seconds AnaMques par Abil Bishr Matta ibn Yunus qui a éttraduite en latin par Gérarde Cré mone ;Averroks avait égalemen en mains la traduction par Matta du commentaire de Thémistiu(cf. A.L., IV 1-4, Praef., p. LV).De fait, l'interprétatiod'Averro&s est généraleme l'échfidble de l'interprétatio de Thémistiu(j'en ai donnà quelques exemples : 1 2 , 15-183; 16, 41-42; 19, 75-85; 1 1 2 , 29-41; 1 1 3 , 106-108 ; I 14, 88-89 ; 1 2 0 , io8 ; 1 2 5 , 54-55, 65-66 ; I1 6, 97-98, 102 ;I1 9, i86 ; I1 20, 3 19). Saint Thomas a-t-il utilisà le commentaire d'Averroks? On peut noter dans saint Thomas quelques rapprochements avec Averroèslà oà Thérnistiufait défau; mais ils ne sont pas décisif(cf. I i 5, 147-148, i 5 o- i 5 2 ;I 2 5, 5 3). Rien ne permet donc d'affirmer que saint Thomas a connu la traduction de Guillaume de Luna.

h commentaire de Robert Grosseteste, futur évtqude Lincoin

(C.

1230)

Bien que la traduction des Seconds Anabtiqms par Jacques de Venise soit parue vers i 130-1 140, elle a ét peu copiéet peu lue au xne sikcle. Le mystérieu Jean D, qui avant i i 5 9 donna une nouvelle traduction, assure dans son Prologue que les maitres de Paris ou d70rléan ( N Francie magistri ) ' N préféraie la passer sous silence, tant elle leur paraissait obscure (Jean vise sans doute les nombreux mots grecs translittérà par Jacques, et déformà dans les manuscrits). Mais la traduction de Jean eut encore moins de succks

i. Plusieurs des éditiondu xvie siècl qui ont encore la traduction médiéva du commentaire moyen du Peryermenias ont déjremplacÃla traduction médiéva du commentairemoyen aux Secondi Analytiques par la traduction de la Renaissance du Grand commentaire ;c'est le cas notamment de l'éditiode Venise 1 5 39. 2. Voir l'éditiodu Prologue dans Ch. H. Haskins, Studies in the Histoiy of MediaevaiScience4,New York 1960,p. 229 ;ou dans VAristoteles Lafinus, IV 1-4, Praef., p. XLIV. Ce serait évidemmenune grossièr erreur que de traduire à Francia à par (( France à : la à Francia à de l'époqun'étai qu'une toute petite partie de la France.

LES COMMENTAIRES AUX SECONDS ANALYTIQUES

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(il n'en reste qu'un manuscrit). Dans son Metalogicon, achevà en i i 59, Jean de Salisbury connait les deux traductions, celle de Jacques et celle de Jean, et il dégagquelques idéemdtresses des Seconds Analytiques1. Alexandre Nequam, qui avait étudiles arts à Paris entre 1175 et 1182, assure que les docteurs de Paris durent à la lecture de YApodixis d'Aristote de pouvoir corriger une erreur qu'ils avaient jusqu'alors enseigné; dans le meme chapitre de son De naturis rerum (écri entre i 187 et 1204) oh il rappelle ce souvenir, il montre que la logique des Posteriora Analetica est souvent contredite par la véritchrétienn;un peu plus tard, vers i 2 io, dans son Sacerdos ad altare, Alexandre mettra 1'Ajodixis d'Aristote au nombre des textes dont l'étudiandoit avoir entendu l'explication à la facultà des arts2. Un certain maitre Hugues, par ailleurs inconnu, fut le premier à donner à Oxford, dans la premièr décaddu X I I I ~siècleun cours sur les Seconds Anawques : Roger Bacon assure avoir vu le vieux maitre et avoir consultà des notes prises à ses cours3. Le premier commentaire latin des Seconds Analytiques qui nous soit parvenu est celui de Robert Grosseteste. Ce commentaire a connu une large diffusion : il est conservà en 32 manuscrits et il a eu io éditionaux xV et xvie sièclesNous pouvons aujourd'hui le lire dans une excellente éditiocritique :

ne le citera pas non plus. D'ailleurs (au moins à en croire P. Rossi, qui cependant use prudemment du point d'interrogation), Robert semble témoignede quelque connaissance du contenu des livres VI1 et Lambda de la Métaphjsiqu d'Aristote (ed. Rossi, p. 325 et 392) : il n'a guèr pu les connaitre que dans la traduction de Michel Scot, jointe à la traduction du commentaire d'Averroès Plus decisive est la remarque de P. Rossi : le commentaire de Robert suppose une certaine connaissance du Grec, que Robert a commencÃà pratiquer vers 1230. Il semble donc qu'on doive rattacher le commentaire aux Analytiques à l'enseignement de Grosseteste chez les franà ciscains, entre 1229 et 123 5, avant son élévati l'épiscopale 27 mars i 23 54. Si Nicolas Trivet n'avait pas d'informations sur la date du commentaire de Grosseteste, par contre il l'avait lu et il le décriexactement : à super librum Posteriorum compendiose scripsit ÈPoint n'est besoin, pour justifier ce compendiose È de faire appel à une premièr rédactionplus brève du commentaire : elle s'applique parfaitement au commentaire te1 que nous l'avons. Ce n'est pas une exposition littéraldétaillà (sauf quelques exceptions) ni un essai d'approfondissement de la doctrine par voie de à questions È c'est bien une à sentencia un à compendium È ou si l'on préfè qui s'efforce de dégageclairement les à conclusions à du livre ;la lecture en est infiniment plus aiséque celle Robertus Grosseteste. Commentarius in Posteriorum Anadu livre d7Aristote! Lyticorum libros. Introduzione e testo critico di Pietro Rossi La source essentielle de l'exégède Grosseteste, (Unione Accademica Nazionale. Corpus philosophorum c'est le commentaire de Thémistiutraduit par Gérar Medii Aevi. Testi e studi 11),Firenze 1981. de Crémon: Robert ne cite Thémistiupar son nom Au débu du xive siècleNicolas Trivet affirmera que que quatre fois, mais l'exposition de Thémistiuest Robert écrivison commentaire aux Seconds AnaMques partout sous-jacente à la sienne. Il semble que Robert alors qu'il étaimaitre è arts, donc avant 1209. Mais Grosseteste ait égalemeneu à sa disposition une c'est là une conclusion arbitraire plutdt qu'un témoi traduction latine au moins d'extraits de commentaires gnage informe : il allait de soi pour l'annaliste que grecs, notamment de Philopon (cf. P. Rossi, Intr., commenter Aristote étaiaffiire de maitre è arts. Le p. 20-21). commentaire lui-meme offre peu d'élémen de datation. Robert Grosseteste est souvent citÃpar les commenOn l'a situÃentre 1220 et 1230, parce qu'il connait la tateurs médiéva postérieursous le nom de Lincoltraduction des livres De animalibus par Michel Scot (ed. niensis. Saint Thomas ne cite jamais expressémen Rossi, p. 38 i et 383) et qu'il ne cite jamais Averroè 1'évSqude Lincoln, mais il semble bien qu'il l'ait (qu'on supposait avoir fait son apparition en 1230). utiliséSans doute, l'exégède Grosseteste derive Mais Robert n'avait aucune raison de citer Averroè : souvent de celle de Thémistiuset elle est souvent saint Thomas dans son commentaire aux Analytiqws reprise par saint Albert, ce qui ne permet pas de dire

...

t. Ioannis Saresberiensis Metalogicon, recogn. CI. C. I. Webb, Oxford 1929,IV 6-9,p. 170-175 ;cf. I1 20,p. 1 1 1,23-25 ;cf. L.M. Minio-Paluello, Opuscula. The Lafin Aristaffe,Amsterdam $972,p. 2 15-219. 2. Alexander Nequam, De naturis rerum, ed. Wright, I1 173, p. 291,307 (p. 293, le texte sur Ies docforesParisienses) ; cf. 1 6 , p. 37-38 ;Sacerdos ad altare, extrait éditpar Ch. H. Haskins, Studiesin the Hisfory af Medioevo! Science4,New York 1960, p. 373. Pour l'authenticità et la chronologie, cf. R. W. Hunt, Tbe Schooliandfbe Cloisier. The Lifeand WrifingsafAlexanderNequam ( 1 1 1 7 - I Z I ~ ed. ) ,and rev. by M. Gibson, Oxford 1984, notamment p. 26 et 30. 3. Cf. Fratris Rogeri Bacon Compendium studii tbeologiae, ed. H. Rashdall (British Society of Franciscan Studies vol. 111), Aberdoniae 191i , p. 34. Pour l'interprétatiodu texte, cf. P. Rossi, Roberfus Grossetesfe.Commentarius in Posteriorum Anahficorum Liùros Florence 1981, Intr., p. 15, avec la note 29. 4. Sur la connaissance d'Averr&s par Grosseteste, voir Rev. Sc.pbi!. tbéol. 66 (1982), p. 337-340.

j8*

LES SOURCES

qui est utiiisÃ(cf. notre apparat des sources à I z,i7-49 ; 1 2 , 155-183 ; 13, 37-39 ; 16, 17-25 ; 19, 12-14 ;I io, 117-119 ;1 12, 29-41 ;I 14, 88-89 ;I 1 5 , 150-152 ;I 16, 61-96, 97-106, 133-139 ;I 18, 148-149 ;I 20, 108, 164 ; 122,188 ; 1 2 4 , 8 0 ; I 2 5 , 7 2 - 8 7 ; I 4 3 , 3 j - 3 6 ; 1 4 4 , 3 i 7 ; I1 i, 65-66 ; I1 i, 215-216 ;I1 2, 28-29 ; I1 3, n o - i n ; I1 8, 51-61 ;I1 9, 116-117 ; 119, 186 ; I1 1 5 , 113-117 ; I1 19, 178). Pourtant, il arrive à saint Thomas de rencontrer une interprétatioplus personnelle de Grosseteste (I i , 188-189 ; 1 2 , i 1 5 ; 17, 64-67 ; 118, 30-31, 116, 123 ; 1 2 3 , 1 2 3 ; 124, 67-71 ; 136, 122-131 ;142, 201 ; I 44,139 ; I 1 2,163-166 ; I 1 5, i 0 2 ;I1 9,143-148 ; I1 14, 5 6-5 7 ;I1 i 6,44). Quelquefois aussi saint Thomas se séparde Grosseteste, mais c'est en génér pour suivre la traduction de Moerbeke ou l'interprétatio d'Albert (I 12,71 ;I 13, 106-108 ;I 22,9 ;I 22,66-70 ; 1 2 2 , 96 ; 1 2 2 , 119-127 ; 1 2 5 , 125-130 ; 127, 27-40 ; 133, 236 ; 139, 6 ; I1 7, 192 ; I1 9, 281-282 ; I1 14, 81-82 ; 11 16, 14 ; I1 16, 48-50 ; 1120, 214-219 ; I1 20, 319).

Le commentaire de Robert Kilwardby

(C.

1240)

Robert Kilwardby a écrides Notule sur les Seconds Anahtiques, probablement lorsqu'il étaimaitre è arts à Paris vers i 240 : Mss : Bruxelles, Bibl. royale 1797-98 (2907), f. 37ra5 9rb, xive siècle

Cambridge, Peterhouse 20 5, f. i 3 5 v-i 77v ; X I I I ~ - X I V ~ siècle Venezia, Marc. Z.L. 240 (Valentinelli IV, p. 29), f. 455 1 ;xive siècle Erlangen, univ. 192(214), f. 253r-29or, gloses marginales (cf. A.L. Codices, 910). Paris, B.N. lat. 6576, f. 13ov-i6zr, gloses margindes (cf. A.L. Codices, 593). Inc. : Cum (Quoniam) à omnes homines naturaliter scire desiderant à [Ar., Mei., I, 98oazi ;A.L., XXV i-la, p. 891, constai quod hoc desiderium frustra non est. quare possunt fieri scientes. set non nisi mediante demonstratione. Necesse est ergo habere demonstrationis cognitionem, quia per ipsam omnino fit sciencia ; Expi. : sciencia debet dici. Et hoc est : hoc autem omne [ioobi6], id est totum similiter etc.

...

...

Je n'ai pas étudice commentaire (cf. t. I* p. 66*b)l.

i,

Préf.

L a paraphrase de saint Albert

(C.

1261-1262)

La paraphrase de saint Albert n'a pas connu le mtme succks que le commentaire de Robert Grosseteste : il n'en reste que 6 manuscrits complets, un du X I I I ~siècl (Erfurt, Ampi. Fol. i 5 , f. i iora-195rb), un du débu du xive siècl (Salamanca, Univ. 2627, f. i 3 3ra- 192vb), et quatre du débudu xve siècle2J'ai utilisà l'éditio la plus accessible : B. Alberti Magni... Opera omnia..., cura ac labore A. Borgnet, vol. 11, Paris 1890, p. 1-232. Cette éditioest malheureusement trèfautive, et je n'ai pu la contrbler que sur le ms. Paris, B.N. lat. 14708, f. ira-64vb, que Gaspard Engelsusz de Strasbourg acheva de copier le 8 mais 1408 : c'est un texte tardif et qui n'est pas meilleur que celui de l'édition Je ne reviendrai pas ici sur la date de la Paraphrase d'Albert : j'ai montrà (ed. Léon.t. XLV 2, Préf. p. gi*b-gz*b) que les Posteriora d'Albert ont étécrit entre 1257-58 et 1264-67, disons vers 1261-1262. J'ajouterai simplement, ce qui confirme cette datation, que dè sa paraphrase des Predicamenta saint Albert cite la Politique d7Aristote : à ciuitas requirit multum plures habitatores quam uicus, sicut in Politicis suis dicit Aristotiles à (Albert, Pred., I11 i i, éd Borgnet, t. I, p. 2 1 p ; Ms. B.N. lat. 14382, f. 51va).

Il est vrai qu'à son habitude Albert accornmode à son propos l'idégénéra du texte;. plut6t qu'il n'en cite les mots : à Que autem ex pluribus uicis communitas perfecta ciuitas à (Ar., Pol., I ib, izjzbzy-28 ; éd Léon.t. XLVIII, p. A 77). Il n'en reste pas moins qu'Albert connait la Politique traduite par Guillaume de Moerbeke, que saint Thomas cite pour la premièr fois vers 1261-62 au livre I11 de la Somme contre les Gentilss. Comme les autres paraphrases d'Albert, la paraphrase des Seconds Anahtiques est remarquable par son information, riche mais brouillonne. On cornmence à peine à s'orienter dans le labyrinthe des citations d'Albert. Des Seconds Anawques, Albert connait toutes les traductions latines existantes ; mais, si ses référenc à YArabica translatto ne posent pas de problkme (c'est la traduction de Gérarde Crémon; cf. par exemple 1I 3, p. 8a ;11113, p. joa ; I1 11 5, p. i79b), par contre Albert semble avoir attribuÃla traduction de Jacques de

I . D'autres Notule sur les Posferiora ont ét attribué à Robert Kilwardby, par exemple :Klosterneuburg, Stiftsbibl. 847, f. 7zr-iS}t (Inc. : Omnis cognoscens cognoscit secundum possibilitatemcognoscentis...) ;Oxford, Bodl. Canon. Misc. 403, f. j 6r-I3 3v (Inc.:Cognitio fit secundum potenciam cognoscentis...). Sont-elles de Robert Anglès On ne peut que poser la question. 2. Cf. W. Fauser SJ, Die Werke des Alberfus Magnus in ibrer bandscbrif{lichen Vberfieferung.Tei! I. Die ecbten Werke, Miinster 1982, p. 18-19. 3. Cf. R. A. Gauthier, Saint Thomas d'Aquin. Contro Genfiles. Livre Premier, Paris 1961, Intt., p. 38-39. M. Arges, New Evidente Concerning tbe Date of Tbomas Aquinas' Lectura on Maftbew, dans MediaevalStudies,49 (1987), p. 5 17-523, a donnb de bonnes raisons de penser que la Lecfura a étdonné en 1263 : elle est donc avec le Predicamenta d'Albert et le livre I11 du Contra Gentiies parmi les premiers témoinde la connaissance de la Pofitique.

LES COMMENTAIRES AUX SECONDS ANALYTIQUES

Venise (peut-&re en deux manuscrits différents? tantbt à Bokce (I 11 13, p. 5 0 ; I IV 9, p. io8 ; I v 8, p. i4ja ; 1111 5, p. 179) et tantbt à Jean (I IV 9, p. 108)~. C'est sans doute encore les gloses de Jacques de Venise quYAlbertcite sous le nom de à Boetius... in Commento (I 11 13, p. joa)= ;ce qui nYemp6chepas Albert de faire appel, pour expliquer la penséd'Aristote, au vrai Bokce, dans la Consolation de Philosophie* ou dans le De bebdomadibus (Quomodo substantiae. ..)^. Albeit cite aussi le comrnentaire de Thémistiutraduit par Gérar de Crémon(11 5, p. i5b ; 1114, p. 3oa ; 11117, p. 63a ; I111 2, p. 7ib ;I IV 2, p. 95b ; I1 I 2, p. 159a). Il ne cite pas, mais il utilise pourtant le comrnentaire de Robert Grosseteste. Mais Albert est surtout attentif à la logique arabe. Ne parlons pas des classiques, la Logique d'Al-Fgr2bi (c'est-à -dir le eh. 2 de son De scientiisf, la Logjque dYAvicenne(au moins son début le chapitre sur VIsagoge, seul traduit en latin), la Logique d'Algaze1. Mais il faut parler de ce qui constitue une des sources principales d'Albert, l y A r a b b commentum dyAlFArAbi. Ce texte n'a pas fini d'intriguer les chercheurs. Nous possédonbien un Abrégde logique d'Al-Fiiriibi, partiellement traduit en latin, mais ce n'est pas lyArabic m comentum d'Albert. Nous poss6dons aussi, conservà en deux manuscrits, le texte arabe du Grand comrnentaire d'Al-FAriibi au livre de la démonstration; mais nul n'a encore contrblÃsi les citations dYAlbertse vérifienbien dans ce texte, on ne peut donc encore assurer que c'est bien de ce texte qu7Albert possédai une traduction latine, traduction aujourd'hui perdue'. La paraphrase d'Albert semble -tre la source principale du commentaire de saint Thomas. Cependant, saint Thomas n'a pas fait à saint Albert la confiance qu'il avait faite à Boèc et à Arnmonius dans son exposition du Peryermenias : là il faisait largement échà l'éruditio de ses sources, ici il ne garde rien de l'éruditiod'Albert (sauf peut-$tre la citation d'Anaxagoras en I 3, 64-68). Méfianceou plutbt parti-pris de s'en tenir à une exposition doctrinale claire aprè l'exposà trop touffu d'Albert? On ne saurait le dire.

5 9*

Quoi qu'il en soit, Thomas suit généraleme l'exégè à tort ou à d'Albert. Certes il lui arrive de s'en séparer raison (I i, 188-189 ; 16, 69, 71-72 ; 1 1 2 , 71 ; 115, 29-30; 116, 33-34; 118, 30-31, 133 ; 119, 8 4 ; 121, 61 ; 1 2 2 , 46-48 ; 133, 205-206 ; 144, 139, 324-330 ; I1 6, io2 ;I1 9, 143-148 ;I1 14, 56-57, 81-82 ;I1 16, 14). Mais plus souvent il est d'accord avec son maitre. Ne tenons pas compte des cas asse2 nombreux oÃAlbert ne fait que suivre Thémistiuet Robert Grosseteste. Il reste que souvent Thomas rencontre une penséplus personnelle d7AIbert : chaque rencontre est peut--tre peu significative, mais leur nombre prend un sens (I i, 177-179 ; 12, 71, 108 ; 13, 10-11 ; 14, 133-134, 197198 ; I i l , 16-24, 47-48 ; 1 1 2 , 128-135 ; 114, 88-89 ; 121, 21, 52-53 ; 1 2 2 , 9, 58-59, 206-216, 258-259 ; 123, ~ ; 40-41 ;1 ~ 4 ~ 9 2 - 914 ~ 5 ~ 534 ;5126,89,121,187-189 127, 140-143, 218-222 ; I 28, 1-6, 13, 14-15, 56,69, 141, 148-149 ; 189-190, 192, 212 ;129, 41 ;130, 16 ; 131, 73 et 81-82, 128-130, 235, 239 ; 1 3 3 , 24-27, 61-67, 185-193 ;1 3 5 , 162-165 ;I36,97-98, 132-143 ;I1 2, 65, 166-169 ; I1 16, 48-50). Enfin en plusieurs cas, saint Thomas fait sienne une interprétatiopropre à Albert (I 2, 155-183 ;12, 199-203 ;13, 64-68 ;I 13, 106-108 ; 115, 166 ;118, 16-17 ;1 2 2 , 96, 119-127 ;1 2 5 , 65-66 ; 1 32, 202, 213-21 5 ; 141, 346-3 56 ; 144, 92-94 ; 117, 192 ;I1 9, 281-282 ;11 13, 94-95). Comentaim qui ont utiZisÃsaint T h o m

Les Questions de Jacques de Douai (e. 127~-1280) Aprè avoir signalà quelques commentaires dont saint Thomas a pu s'inspirer, je vais noter quelques commentaires de la fin du X I I I ~ sièclqui se sont inspiré de saint Thomas. Un des premiers est celui de Jacques de Douai. La seule chose stxe que nous sachions de Jacques de Douai, c'est qu'il étai maitre &sarts le 7 mai 1275, date à laquelle il fut nornmÃprocureur de la Nation picarde par le cardinal-légaSimon de Brions. Plusieurs des

i . Cf. L. Minio-Paluello, dans l'Aristoteles Latinuf, IV-1-4, Praef., p. XIV. 2. Cf. S. Ebbesen, dans Uniu. de Copenhague. Cabiers de Z'Institut du M . A . Grec et Latin 16 (1976), p. 85-87. S. Ebbesen doute que les gloses de Jacques puissent suffire à expliquer ce renvoi ;mais cf. les notes suivantes. 3. Cf. Albert, Posi., 1 I 3 (p. 8b) : à Propter quod Boetius assimilat intellectum accipientem noticiam ignoti homini qui uniuersalia retinet et autoritk de Cons. singula perdit à ; 1 I 6 (p. 19b) : Et ideo dicit Boetius quod uniuersalia retinet intellectus et singula perdit à : c'est la célèb Philos., V, Metr. 5 (P.L. 63, 845), sur laquelle se fonde la doctrine de la connaissance in summa (cf. Arch. bist. doctr. liti. M . A . , 42, 1975, p. 83-92). 4. Cf. Albert, Posf., I n 4 (p. 29b) : à dicimus dignitatem uel maximarn propositionem, que, ut dicit Boetius, cornmunis animi conceptio est, quam scilicet cognitis terminis quilibet probat auditam à ;I 111 2 (p. 7ib) : à dignitas est, ut dicit Boetius, propositio quam propter sui euidenciam quisque probat auditam à ;Boethius, De hebd. (P.L. 64, 1 3 1 I B) : à Communis animi conceptio est enuntiatio quam quisque probat auditam È 5. Cf. M. Grignaschi, Les traductions latines des ouvrages de la logique arabe et l'abrégd'Alfarabi, dans Arch. hist. doctr. litt. M.A., 39 (1972), p. 44. On rectifiera l'erreur du P. Salinan, T k MediaevalLafin Tranilations rfA//orabi's Works, dans The New Scholasticism, 1 3 (1939), p. 259, reproduite par M. Grignaschi : la courte Pbihophia publibe par M. Grignaschi, p. 106-107, est anonyme dans le ms. Paris B.N. nal. 1374, et il n'y a aucune raison de l'attribuer à Pierre de Saint-Arnour ;on notera par contre qu'elle s'inspire de saint Thomas. 6 . Cf. F. E. Peters, Aristoteles Arabus, Leyde 1968, p. 19. 7. Cf. D. Salman, hc. laud., p. 25 7-25 8 ;M. Grignaschi, loc. laud., p. 78-79. 8. Cbart. Univ. Par., t. 1, no 460. p. 530. - Sur Jacques de Douai, cf. M. Grabmann, Jacob von Donai, ein Aristoteles-kommentator¥yZeit des h/. Thomas v. Aquin unddes Siger v. Brabani, dans MélangeAuguste Pelxer, Louvain 1947, p. 389-41 3 (repris dans Mittelalter1iche~Geisfesleben, 111, Munich 1956, P. 158-179).

...,

5

60*

LES SOURCES

cours de ce maitre sont parvenus jusqu'à nousl, et notarnment ces Questions sur les Seconds Anahtiques : Ms. Klosterneuburg, Stiftsbibl. 274, f. i48ra-i6iva; xive siècle

Inc. : Sicut dicit Auicenna in sua logica, omnia perfecte consistunt in speculatione ueritatis et operatione boni ; quod autem nobis innatum est de ista speculatione et operatione boni parum (scr.:proprium m.) est. Sumus enim nati ad acquirendum sciencias et virtutem per operationem, et ideo si venire volumus ad perfectionem, oportet quod laboremus... ;Expl. : quamuis tamen potencia sensitiua ad illam cognitionem sit nobis innata. Et hec sufficiant supra librum Posteriorum a magistro Jacobo de Duaco.

1275 et 1280 : elles utilisent saint Thomas et elles ne connaissent que la Poetria arabo-latine (app. à I i, 107i 18). Mais on peut sans doute précisequelque peu cette datation. Dans sa question 3 i : Deinde de tercio arguitur quod signum vniuersale adueniens termino vniuersali non distribuat vna distributione ipsum pro suppositis presentibus, preteritis et futuris È le mdtre apporte un exemple : à Possum enim dicere quod Cesar est homo preteritus et Antichristus est homo futurus et Nicholaus est homo presens, ita quod homo ex parte predicati determinatur ad diuersa ista per se 1) (f. 88ra-rb).

Un peu plus loin, il revient sur le meme exemple : Les Questions de Jacques de Douai ont ét6crites entre 1275 et 1280 : elles s'inspirent en effet de saint Thomas, dont le commentaire n'a étpublià que vers 1275, et elles ne semblent encore connaitre que la Poetria arabo-latine (cf. notre apparat des sources à 11, 107-118).

Les Questions incomplète sur la premièr moitià (71a179bz3) du livre I (C. 1278-1280) Ces questions sont conservéesous deux formes : la forme originale et u n médiocrremaniement. La forme originale n'est conservéque par un seul manuscrit : Cordoba, Cabildo 52, f. 8ova-ioorb ;xrve siècle

Inc. : Omnis doctrina et omnis disciplina. Sicut dicit Aristotiles 10 et Xo ethicorum. felicitas hominis est operatio perfecta hominis secundum uirtutem. uirtutum autem alia est politica siue moralis. alia est intellectualis. et secundum hoc hominis est duplex felicitas. alia politica siue practica. reliqua uero speculatiua. felicitas politica est operatio secundum uirtutem politicam. speculatiua autem secundum uirtutem intellectualem.. Expl. : Ignorancia autem non secundum negationem [79b23]. Postquam Philosophus determinauit de sillogismo sciencie ut de demonstratione, in parte ista determinai de sillogismo ignorancie. Et quia primo distinguit duplicem ignoranciam, vnam que fit per sillogismum, aliam que fit sine sillogismo, queritur primo utrum ignorancia generetur per sillogismum?... Consequenter queritur utrum ignorancia negationis sit prior quam ignorancia dispositionis?... vno igitur modo vna prior et alio modo alia. Rationes procedunt suis viis.

.

Comme les Questions de Jacques de Douai, et pour les m b e s raisons, ces questions ont étécriteentre

à ut Cesar fuit homo et Antichristus erit homo et Nicholaus est homo presens à (f. 89va).

Le contexte, et l'époqudéjapproximativement déter rninédu texte, invitent à voir dans ce Nicolas, homrne présentle Pape Nicolas 111, élle 25 novembre 1277 et mort le 22 ao6t 1280. On serait donc tentÃde dater nos Questions de décembr1277 févrie1278, puisque c'est le ler mars i278 que Guillaume de Moerbeke a Mais il a bien fallu au achevÃla traduction de la Poétique moins quelques mois avant que la Poétiqu ne soit connue, o n peut donc se contenter de dater nos Questions de 1278-1280. La forme remaniéde ces Questions incomplète est contenue en deux manuscrits :

-

Firenze, Laur. S. Croce Plut. X I I Sin. 3, f. 28ra-35ra; xme siecle. Miinchen, Clm 8005, f. ira-i4v (le d6but manque : le ms. commence dans la Q. 7 du ms. de Florence) ; xrve siècle

L'Incipit de cett sériremaniéest à peu prè le m2me que celui de l'ceuvre originale ;l'explicit est semblable : aprè le lemme : Ignorancia autem, on a les 2 memes questions que dans le ms. de Cordone, mais sous une forme remaniéeMais, aprks la dernièr question commune, le ms. de Munich (f. i4v-i6r) ajoute quelques questions qui mènenle commentaire du texte jusqu'à 82az0, tandis que le ms. de Florence ajoute (f. 35ra37va) un choix de questions sur le livre I1 (mais qui s'arrete dans l'explication du dernier lemme Quoniam autem sc"re arbitramur [94azo]). E t c'est seulement aprè cette addition qu'une seconde main a ajoutÃdans le ms. de Florence, f. 37va : à Expliciunt questiones super libro posteriorum compilate a magistro Petro de Yber-

i . On en trouvera la liste dans le rkpertoire du P. Lohr, Traditio, 26 (i970), p. 139-141.- Dans MagnanirnitéParis 195 i , p. 468-469, j'ai acceptà Jacques i de Donai du commentaire sur l'éthiquet du commentaire sur les livres I et I1 des Météorologiqu contenus dans le ms. Paris l'attribution ? B.N. lat. 14698 ;je pense toujours que ces deux commentaires sont du meme auteur, par contre je crois qu'il n'y a aucune raison d'identifier cet auteur avec Jacquesde Douai :le procéd qui consiste h revenir en arrièrpour discuter une question omise dans la lecon précéden est trop banal chez les d t r e s èarts pour qu'on puisse en conclure quoi que ce soit.

6i*

LES COMMENTAIRES AUX SECONDS ANALYTIQUES

à Quoniam tota logica dicitur esse de sillogismo uel de nia. deo gratias. amen ÈIl est inutile de s'appesantir ente rationis ut de subiecto, ideo de utroque queratur. sur cette attribution : le scribe a-t-il voulu désigne Set primo queritur utrum logica sit sciencia? Et uidetur l'auteur du remaniement des questions sur le livre I, ou : modus sciencie non est sciencia... È quod non le compilateur qui a rassemblà les textes, a-t-il écri à Petrus à pour à Patricius à ou à Ybernia à pour Mais les explicit sont différent: toutes les copies de à Aluernia È ou encore a-t-il réellemen existÃà Paris à ces questions sont incomplètes et elles le sont plus ou la fin du xine siècl un maitre Pierre d'Irlande distinct moins. du maitre Pierre d'Irlande qui enseigna à Naples au (i) Brzges : c'est la copie la plus complète Pourtant milieu du siècleVaines questions : la souscription est sa dernièr question : Vtrum via diuisiua sit necessans doute purement fantaisiste. saria ad inuestigandum quod quid est à (f. 75rb) se On pourrait &re tentà de dater le remaniement des rapporte à l'avant dernier chapitre du livre I1 des Questions incomplète sur le livre I des année1280Seconds Analytiques (à 97a23-b6 ; on comparera la 1288, c'est-à -dir des pontificats de Martin IV et question de Gilles de Rome : à Vtrum via diuisiua d'Honorius IV. E n effet, le nom de Nicolas comme È In Posi., éd Venise 1488, f. p4vai4) : il n'y sit vtilis exemple d'homme présena disparu des Questions a aucune question sur la fin du eh. 13 ni sur le long remaniée: le premier exemple est purement et simpleet important eh. 14 (97b7-ioobi7). L'explicit du ms. ment omis, et le deuxièm devient : de Bruges n'est donc pas l'explicit de l'ceuvre, mais à Et tunc ista uera : ' Cesar est ', quia est in preterito, l'explicit de la dernièr question transcrite : et ' Antichristus est ', quia est in futuro à set via diuisiua per se non est sufiiciens licet sit necessaria id est vtulis ad inuestigandurn quod quid est. Or, le 1 5 févrie1288 fut élle Pape Nicolas IV : à Rationes procedunt suis viis. Aristotiles bene concedit partir de cette date, l'exemple de Nicolas, homme pré quod sit necessaria, set pro tanto negat quod non est sent, aurait donc pu &re conservi ! Mais je n'oserais sufficiens È insister sur cet argument.

...

Un maitre 2s arts anonyme (l's.-Boèc de Dacie), Questìon (incomplètes sur les Posteriora (C. 1279-1280) Ces Questions ont longtemps étattribuéeà Boèc de Dacie, pour la seule raison que le manuscrit de Bruges qui les contient, contient aussi (f. ira-3ova) les Questions authentiques de Boèc de Dacie sur les Topiques. S. Ebbesen et J. Pinborg ont montrÃque cette attribution est insoutenablez. Nous connaissons aujourd'hui cinq manuscrits de ces questions (dans tous elles sont anonymes) : Brugge, Stadsbibl. 5 09, f. 5 9ra-75va ; xive siècle Gpinal, Bibl. mun. 137 (48), f. i 5 zrb-i 58vb ; xive S. Erlangen, Univ. 21 3 (48 5), f. 84ra-98vb ; xive siècle Munchen, Clm 8002, f. 66ra-8ora (+ iiora, deuxièm copie du débude l'oeuvre) ; xrve sikcle. Salamanca, Univ. 1839, f. 94ra-i izvb8 ; xive siede. L'incipit de tous ces manuscrits est commun (à quelques menues variantes près :

(2) Eriangen, Munich, Salamanque : il manque les 3 dernière questions du ms. de Bruges3 ; la dernièr question de ces mss (qui se rapporte à 9zb4) est ellememe tronqué: elle s'arrete avec l'oppositum, c'estA-dire au f. 74vb, 516 du bas, du ms. de Bruges : à in o r n i sciencia supponitur, ergo à ; le ms. de Bruges continue : à etc. Dicendum quod à (soit une solution de 9 lignes, f. 74vb-75raj), tandis que nos mss ont un texte propre :

...

à in nulla sciencia declaratur ratione faciente fidem. Et hoc est concedendum. Illud quod doctor et discipulus maxime habent communia sunt significata uocabulorurn que accipiuntur ex vsu communi secundum quod plures dicunt. Est enim uocabulum ad ostendendum, sicut diffinitio est medium ad probandum passionem de subiecto à (suit Gilles de Rome, Q. de medio demonstrationis, Erlangen, f. 98vb, g du bas, à ioovbz [suit la liste des questions sur les Posteriora, telles qu'elles sont contenues dans le ms., en incluant la question de Gilles de Rome, rapportéau lemme Vt habeamus autem proposito, 98ai] ; Munich, f. 8ora-8ivb ; Salamanque, f. i i zvbg-i i4ra).

i. On verra l'éditiodes Questions remaniée dans J. Pinborg, A New MS. ofthe questioni on the Posteriora AnaMica attributed io Petrus de Alvernia..., dans Univ. de Copenhugzie. Cahiersde1'InstituiduM.A. Grecet Latin ..., io (1975), p. 48-62 ;le texte que nous citons est à la p. 59 ;la question 31 du ms. de Cordone, oÃse trouve le premier exemple, est devenue la q. remanibe 24, édità p. 52-54. 2. S. Ebbesen et J. Pinborg, Studies in the Logica1 Writings Attribuied to Boethius de Dacia, dans Univ. de Copenbague. Cahiers de l'institut du M . A . Grec et Latin 3 (1970). 3. La premièr de ces questions manquantes, qui n'est donc attestéque par le ms. de Bruges, f. yjra-rb, est la question : à Vtrum esse sit de essencia rei create D, qui a jadis retenu l'attention de Mgr Grabmann (qui l'attribuait encore à Bokce de Dacie) : M. Grabmam, Texte des Martinus von Dacien und Boefius von Dacien yur Fruge nach dem Lrnterschied von e m t i a und exisfentia, dans Miscellanea philosophica R.P. Josepho Gredt O.S.B.oblata (Studia Anselmiana 7 4 , Rome 1938, p. 7-17.

...,

62*

LES SOURCES

(3) Gpinal : c'est le plus incomplet des témoins mais par suite d'un accident : un cahier a étperdu. La derniè.r question se rapporte à I, 73b i 6 :Que ergo dicuntur ; elle s'achèv e x abrupto sur les mots : : quia primum est eternum et eodem modo, sicut dictum est in propositionibus. Tunc intelligendum à (= Eriangen, f. 9orb, 6 du bas ; Salamanque, f. iozva, 9 du bas ; je n'ai pas trouvà ces mots dans Bruges, f. 66rb-va).

C o m e je l'ai indiquà il y a 30 ansl, la date de ces Questions est fixéde facon assez precise. Nous lisons en effet dans la division de la logique qui suit les 3 questions préliminaire: (Logica diuiditur) à Et in inuentiuam, que diuiditur in tres partes, scilicet in dyaleticam, que traditur in Thopicis, de dyaletico sillogismo ; et in rethoricam, que traditur in Rethorica Aristotilis, de sillogismo rethorico ; et in poetriam, quam tradii in quodam libello, quem adhuc apud nos translatum non habemus à (qui adhuc ad nos non peruenit épinaf)Mss Bruges, f. 59va; Salamanque, f. 9jra ;Erlangen, f. 84va ;fipinal, f. i 5 zva-vb.

Le maitre écriaprks les deux précéden : il sait ddjà (ce que les précéden ignoraient) qu7Aristotea consacrà à la Poétiquun petit livre, et meme que ce petit livre a éttraduit ; il regrette que cette traduction ne lui soit pas encore parvenue. Or, Guillaume de Moerbeke acheva la traduction de la Poétiqule ier mars 1278. Le maitre écridonc aprè cette date, un certain temps aprèsans doute, car la diffusion de l'ceuvre a étfaible, mais non pas trop longtemps aprks. L'éruditiod u maitre est assez vaste. Il cite Themistius... i n commento (Salamanque, f. i o i v b ult.), Averroè (à et hoc uult Auerroys È f. ioirbi8 ; rien n'indique qu'il s'agisse du commentaire moyen aux Seconds Analytiques traduit par Guillaume de Luna). Il connait les diverses traductions latines des Posteriora. I l cite la traduction de Gérarde Crémon: : De quarto modo arguitur. Et primo queritur utrum sit modus inherendi uel modus essendi? Et arguitur quod sit modus essendi : ille modus qui causatur ex concodtancia alicuius ad aliud est modus essendi ; set quartus modus causatur ex concomitancia cause ad effectum, ut in afia transA.L., IV 1-4, p. 196, 8 : latione patet ;ergo etc. [cf. Gérard à comitantia N] (Ms. Salamanque, f. lozrb).

Mais surtout, comrne l'a note en 1962 B. Braswe112, il cite la révisiode Moerbeke :

: Set intelligendum quod doctrina et disciplina conclusionum fit ex preexistenti cognitione principiorum, doctrina autem principiorum fit ex preexistenti cognitione rationis terminorum suorum, qui habentur ex sensu, in quo est status. Et propter hoc dicit auctor : 0mni.r doctrina e t disciplina intelfectiua, siue ratiocinatiua secundum aliam translationem, ut excludat cognitionem sensitiuam, que non fit ex preexistenti cognitione. Et per hoc patet que sit preexistens cognitio de qua loquitur Aristotiles. Et patet solutio rationum... Ad aliud dicendum quod per hoc quod dicit auctor ' intellectiua ',excludit cognitionem sensitiuam, in qua est status omnium, nec ipsa fit ex preexistenti cognitiene, ut dictum est. Et afia transfatio habet ' ratiocinatiua ' cognitio, id est conclusionis, cuius cognitio habetur ex cognitione principiorum de quibus dicit consequenter quod de subiecto oportet presupponere quid est et quia est, et de dignitate quia est, et de passione quid est quod dicitur per nomen à (Bruges, f. 6orb ; Gpinai, f. i 5 3ra ; Erlangen, f. 84vb-8fra ; Salamanque, f. 9jva-vb).

Je n'ai pas trouvà d'autre citation de la Moerbecana dans ces Questions, mais celle-ci est interessante : le maitre semble avoir bien compris la portéde la correction (erronee) de Guillaume de Moerbeke (cf. plus haut, p. jo*-5 i*).

Le cows de Pierre de S a i n t - A m r sur les Seconds A n a h tiques

(C.

1281)

Pierre de Saint-Amour3, maitre è arts qui étai recteur de l'università de Paris le 2 i mai I 28 i, a donnà un cours sur les Seconds Analft"qges, aujourd'hui conservÃen au moins deux manuscrits : Leipzig, Univ. 1 3 59, f. 11-241;xrve siècle Wien, Nat. lat. 5566, f. iva-36rb (au f. ira-rb, on a une premièr copie du débu du commentaire) ; xive S.

Inc. : à Sicut dicit Philosophus (Aristotiles) primo Posteriorum, difficile est scire si aliquis sciuit an non. Et huius ratio est, sicut ibidem dicit, quoniam difficile est nosse utrum nos sciamus ex propriis principiis, quod solum est uere scire, uel non sciamus ex propriis... 0mtii.r doctrina. Iste liber cuius subiectum est demonstratio, ut uisum est et magis postea patebit ... È Expl. : quod se babet ad omnem rem [ioobi6-171, id est ad communem naturam de qua est sciencia, sicut scilicet intelligitur ad materiam sciencie. Et in hoc terminatur (expositio libri Posteriorum Aristotilis ad honorem Christi qui est benedictus in secula seculorum L : sentencia tocius libri, tradita a Petro de Sancto Amore W).

i . Dans Bulletin thomiste, I X (i), 1954-1956 [para en avril 195 81, p. 929, en note. 2. B. Braswell, The Use ofWilliam of Moerbeke's Kecension of fhe à Posteri'w Anabtics à :A Second Instance, dans Mediaeval Studies, 24 (1962). p. 3713753. Sur ce maitre, cf. t. I* i, Pref., p. 74*-75*.

LES COMMENTAIRES AUX SECONDS ANALYTIQUES

Le texte du ms. de Leipzig, qui est anonyme, a ét attribuà par M. Grabmannl à Simon de Faversham (parce que suit dans le ms. le commentaire de Simon de Faversham aux Topiques), et par le P. Lohr2à un maitre Simon (parce que le ms. contient un commentaire au De anima attribuÃà un maltre Simon). La découvertdu ms. de Vienne en Autriche3 rend l'attribution à Pierre de Saint-Amour assurée4 Je n'ai malheureusement pas pu étudiece cours, redécouvertrop tard.

La Sentencia libri Posteriorum de Gilles de Rome (C.129 o) La Sentencia de Gilles de Rome est postérieurà i 28 j 88, car elle renvoie à ses questions De ente et essencia ; par ailleurs, Gilles lui-mkme ne la citera pas avant 1309, dans son commentaire au livre I1 des Sentences5. Mais dè le 25 févrie1304, elle comptait au nombre des Opera fratr"s Egidg super philosophiam dont le stationnaire AndrÃde Sens assurait la diffusion : Ã

In sentencia Posteriorum

.LVIII.

pec' .mi. s'.

)l6

Mieux, nous en possédonun manuscrit date du mardi 1 2 avrili295 : c'est le ms. 734 de la bibliothèqu de lYArsenalà Paris'. Un autre manuscrit, de la fin du xive siècl il est vrai, nous assure que la Sentenda libri Posteriorum fut achevéà Bayeux, comp/eta Baiocis8. Or, à Bayeux son comGilles de Rome acheva égalemen mentaire sur le De causis9, qu'il dédiau cardinal Benoit Caetani, alors légaen France, le 3 i janvier 12911Â; enfin, au témoignagdu ms. Erfurt, Ampi. Fol. 316,

63*

Gilles acheva à Bayeux en i 29 i ses questions De compositione angelorum, De cognitione angelorum et De mensura angelorumll. Il est donc vraisemblable que c'est au cours d'un séjou qu'il fit en 1290-1291 au couvent des Augustins de Bayeux que Gilles de Rome mit la dernikre main à sa Sentencia libri Posteriorum (en septembre 1291 il étai A Rome et le 6 janvier 1292 il fut élgénér de son ordre). Cependant, la Sentencia n'a pas étécrità cette date, mais seulement révisà : dans sa dédicacà Gtienne de Maulay, Gilles nous apprend qu'il ne fait que reprendre une ceuvre déjancienne : à me uestra nobilitas requisiuit quatenus id modicum quod ad expositionem libri Posteriorum ediderim temporibus retroach cura peruigili consurnrnarem ÈIl semble donc que Gilles a soigneusement mis au point en 1290-1291 des cours qu'il avait donnéà Paris sans doute avant 1277. La Sentencia de Gilles de Rome est une ceuvre de qualitéqui va disputer la piace à l'exposition de saint Thomas12.Cependant il faudra une étudattentive, que je n'ai pas eu le loisir de faire, pour dire dans quelle mesure Gilles réagi à l'exposition de Thomas. Il le cite assurémen ici ou là jamais par son nom, mais sous la vague désignatiode quidam È J'ai eu l'occasion d'en donner un exemple (apparat des sources à 1 3 3 , 236) : Gilles oppose à Thomas la lettre de Jacques de Venise, alors que saint Thomas cornrnentait la lettre de Guillaume de Moerbeke. Cette critique de Gilles pose d'ailleurs un problkme : ignorerait-il la revisio Moerbecana? Il est bien entendu pour Gilles que le texte de base, celui qu'on expose dans

i . M. Grabmann, Die Aristoteleskommentare des Simon von Faversham (t 1306) ...,Munich 1933, p. 22-25 ;repris dans Gesammeìt Akademieabhandlungen, t. 1, Paderborn 1979, p. 792-793. 2. Dans Traditio, 29 (1975), p. 140 ;cf. Id., dans Buiietinde Philos. Médiéval 1 5 (1973), p. 135-136. 3. Découvertdue à M. Markowski, Reperforium comm. medii nevi in A r . Lat. quae in bibl. Wiennae asservantur, Wrociaw 1985, p. 38. 4. Je ne sais par contre si Ies fragments attribuéà Pierre de Saint-Amour dans le ms. Vat. Pal. lat. 1009 sont authentiques ;cf. B. Faes de Mottoni, Il commento di Pietro di S. Amore agli à Analitici Posteriori )) ritrovato ?, dans Studi medievali, Serie terza, Anno XXVII, Fasc. i, 1986, p. 383-405. vol. I, p. 110-120. 5. Cf. Silvia Donati, Le Quaestiones mefaphysicalesdi Egidio Romano, thès de Pise 1983 (dactylographiée) 6. Chart. Univ. Par., t. 11, no 642, p. in ; Mss Vat. Regin. lat. 406, f. 69r ; London, British Library Add. 17304, f. ~ o j ;vWien, Nat. lat. 7219, notamment par G. Bruni, Le opere di p. 406. On ne peut tirer aucune indication chronologique de la liste du chroniqueur Jean de Paris (édità Egidio Romano, Florence 1936, p. 18) ;c'est par inadvertance que P. Glorieux, Lespremieri écritde Gii/e de Rome, dans Rech. de théolanc. méd.41 (1974), p. 204-208, date cette liste des ceuvres de Gilles de Rome de 1294 : Mgr Glorieux a sans doute lu trop rapidement Quétif-fichard Scriptores Ordinis Praedicatorum, t. 1, p. 50321 : à Joannes canonicus Victorinus in Memoriali historiarum ad annum MDCCXCIV de eo (Egidio) agens simul ac seme1 eiusque mortem referens sic ejus opera numerat... à ; ce qui ne veut pas dire que la liste date de 1294, mais bien que dans sa chronique (qui va jusqu'à 1322), Jean de Paris, sous la date de 1294, déball en une seule fois tout ce qu'il sait de Gilles de Rome (y compris sa mort survenue entre 1316 et 1322. le 5 juin 1516) : l e texte a ktéécr 7. Cf. C. Luna, Aegidii Romani Opera omnia. I. Catalogo dei manoscritti (294-37z), 1/3**. Francia (Parigi), Florence 1988, p. 29-30. 8. B. Faes de Mottoni e C. Luna, AegidiiRomani Opera omnia. I. Catalogo deimanoscritti ( I - 9 j ) , 111. Città del Vaticano, Florence 1987, p. 156-157. 9. Cf. F. Del Punta e C. Luna, Aegidii Romani Opera omnia. I. Catalogo dei manoscritti ( 3 9 - 2 9 5 ) . Francia (Dipartimenti), Florence 1987, p. 30-31 (Ms. Bordeaux B.M. 140) ; C. Luna, Aegidii ... 113, Francia (Parigi), p. 16 (Ms. Arsenal516) ;p. 5 5 (Ms. Maz. 3495) ; p. 220 (Ms. B.N. lat. 16122) ;p. 298 (Ms. Sorbonne 198). io. Cf. F. Lajard, dans Histoirelitt&aire de la France, t. XXX, p. 473-474 ;la date figure dans l'éditiode 1 5 5 0 : le mercredi avant la Purification de la sainte Vierge, 1290 ;F. Lajard ajoute : (( ierfévrie1290, si i'on compte à la manièrromaine ; 1291, 3i janvier, selon le calcul usitÃen France à ; mais Gilles de Rome avait d'autant moins de raisons de s'écartedu style Pascal usitÃen France qu'à cette date la Curie romaine elle-mime employait le style Pascal (cf. A. Cappelli, Cronologia'..., 1969, p. 15). l i. Cf. Lajard, loc. laud., p. 474 ;W. Schum, Eeschreibendes Veqeichniss der Ampi. Handschrlften-Sammlung r u Erfurt, Berlin 1887, p. 219 : à complete baiocis anno millesimo ducentesimo LXXXXIO 1) (cependant la lecture est douteuse) ;le mkme lieu est indiquÃ(sans la date) pour les Q. de cognitione augeloru?a dans le ms. Bordeaux B.M. 143 ;cf. F. Del Punta e C. Luna, Aegidii ... 1/3*, p. 35 : à complete baiocis È 12. Je cite l'kà itio :Aegidius Romanus. Super librai Posteriorum Ana&icorum. Venedig 1488... Unveranderter Nachdruck - Frankfurt 1967.

a*.

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LES SOURCES

les écoles c'est la traduction de Jacques de Venise : elle est à translatio nostra à (cf. par exemple f. dlvazz-23 : à si consideramus translationem nostram à et j 6 : à nos habemus : inesse predicantibus aut inesse propter ea à [73bi7-i8] ; f. klrb 23 e t 29 : à nos habemus cathegorica nostra translatio habet cathegorica [gyai] ; f. o3vai9 : à translatio nostra à ; p%bzy) o u encore à littera nostra à (f. marb34 ; h2rb38 ; o3rai ; p2vb28) o u à textus noster à (f. llrb47). Mais Gilles sait bien qu'il y a une autre traduction, il la cite souvent, e t c'est la Moerbecana :

...

[73bi7-i8] à altera littera habet : que insunt predicatis aut e contra propter ipsa sunt à (f. dlra, 8 du bas ; cf. A.L., Iv 1-4, p. 290, 7-8). [74a3] à sed est frequentius, id est est in plus, vt habet alia translatio à (d3rb33-34 ; p. 290, 29). [79a12-1 31 à hoc enim concordai cum alia translatione vbi dicitur quod de yride physici est scire quia, sed propter quid perspectiui aut simpliciter aut eius qui est secundum metaphysica (!). eum autem qui est secundum mathematica appellai geometram à (f%a 24-26 ; p. 300, 29-3 i). [8zai9] à nisi simiiiter contingat conuerti : falsa est littera ; debet dici : nisi non similiter contingat conuerti ; ita enim habet alia translatio et est correctior littera à (f. h2ra27-29 ; p. 306, i i). [8za~j-26]~ N o t a n d u m etiam quod quidam textus habent bis ' contingit ' ;habent enim talem litteram : manifestum est quod contingit vtique quod ab .a. ad .e. alterum de altero contingit predicar! in infinitum [A.L., IV 1-4, p. 43, 4-6, cum app. crit.] ; sed ibi non debet esse nisi seme1 ' contingit ' vt patet ex alia translatione que in hoc habet correctiorem litteram à (f.h2rb31-35 ; p. 306, 17-18). [82az9] à Notandum autem quod communiter textus habent : quare si .b. sunt ; et est corrupta littera ; debet dici : si hec, ut [scr. : non ed.] habet alia translatio à (f. h2rb37-37 ;p. 306, 20 : à hec à est le vrai texte de Jacques, mais n'en est pas moins une correction de Moerbeke, car les mss de Jacques ont : .b. ; cf. p. 43, 8, avec l'apparat critique). [83a33] à Species et genera, id est (scr. : et ed.) ydee Platonis, gaudeant... alia autem translatio non habet ' genera ', sed solum habet ' species ', et forte est correctior littera à (f.hGra 8-9 et 31-32 ; p. 46, 22 et 308, 19 : l'addition de ' genera ' est une faute propre du ms. de Gilles). [84b39] à tonus, ve1 vt habet alia translatio : deysis (!) à (f. i3ra 43-44 ; p. 3 i i, I i). [Syai] à quod si dicatur quod nostra translatio habet ' cathegorica ' (59, 8). et alia translatio habet ' affirmatiua ', dici debet quod hoc fuit culpa translatoris à (f. klrb28-30 ; p. 3 i 5, 14 ; Gilles préfèla lettre d'Averroès cf. plus haut, t. I* i, Préf.p. 8o*b). [88a9-io] à aliquid demonstratorum ... siue aliquid demonstrabilium. vt habet alia translatio à (f. k6va35-37 ; p. 317, 20-21). : solum ed.) siue [88bz-31 à in qualitatibus solis (m.

solum [Jacques, p. 64, 5 : solis in textu, solum in app.], id est aliqua sunt principia solis qualitatibus et propria qualitatibus Notandum tamen quod alia translatio non habet nisi solum. tamen satis postest exponi per ' solum ' propria, nam principia que sunt solum in qualitatibus sunt propria qualitatibus à (f. k7va49-50 et 54-56 ; p. 3 i 8,9 ;le texte de Gilles semble corrompu dans l'éditio; ' solum ' ne doit pas &re une correction de Moerbeke, mais plut6t une faute des deteriores de Jacques, que Moerbeke a oublià de corriger). [88b32-33] à Notandum quod communiter textus sunt hic defectiui. communiter enim textibus deficit tota hec littera : ' Sunt autem quedam uera quidem et entia contingentia aliter se habere ', et postea sequitur quod communiter textus habent : ' manifestum igitur est quod circa hec' etc. quod autem talis debeat esse textus sicut nos diximus patet ex alia translatione à (f. 11rb4i-46 ; p. 318, 36-37). [$a41 à Et certum est illis, ve1 vt habet alia translatio : et [cum] confessum et sic à (f. llvb5 3-54 ; p. 3 19, 8). [89aiz] à Unde alia translatio habet hanc sententiam clarius vbi sic dicitur : ' si quis posuerit omne quod nouit contingere opinari ' à (f. 1h28-30 ; p. 3 19, i;). [9ib28] à Hec quidem igitur demonstrantur, id est dimittantur. ve1 vt habet alia littera ' pretermittantur ' à (f. m4vb27-28 ; p. 325, 15). [9ib3o] à quesitum prius, ve1 vt habet alia littera ' petitum primum ' à (f. m%b, 3 du bas ; p. 3 2 5, 17). [92b9- i o] à diffinitio aliquid vnum [manifestat] et demonstratio. littera est corrupta. vt patet ex alia translatione que habet : ' diffinitio vnum aliquid manifestat et demonstratio ' à (f. marb30-32 ; p. 326, 3 5 - 327, i ; le texte de Gilles semble corrompu dans l'édition) [92bi 4- i 5 ] à esse non est substantia nulla : superabundat ibi non. ve1 vt habet alia translatio : ' esse autem non est substantia nulli '. et subdit quod ' non enim est genus quod est '. id est ' ens ', vt habet alia translatio ... demonstratio itaque erit eius quod quid est, ve1 vt habet alia translatio, erit ' quia est' (f. m8vai-3, 7-8 ; p. 327, 4-5). Cf. à Vnde vna translatio habet quod esse est non nulla substantia, superabundat ibi negatio. alia autem translatio habet quod est nulli substantia à (f. n1ra34-36). [9zb33] à Vnde alia littera habet quod nulla scientia demonstrat quod hoc nomen significet hoc à (f. n2rb, 2 dernièrelignes ; p. 327, 24). [93bi;] à Si quidem igitur accipitur, ve1 vt habet alia translatio : ' quomodo quidem accipitur ' à (f. n4ra, 1 2 du bas ; p. 329, 5). [93b3o] à manifestum est quoniam aliqua, ve1 vt habet alia translatio ' Quoniam alia '... à (f. n8vb4-5 ; en réalità ' alia ' est une variante des mss de Jacques, cf. p. 83, 17, avec l'apparat ; Moerbeke a bien ' aliqua ', p. 329, 20). [94bio] à littera est defectiua. sic enim habet alia translatio : ' propter quid ambulat? vt sanus fiat. propter quid domus est? vt saluentur vasa ' à (f. ozvb, 3 du bas ; p. 33 i, 5-6 ; Gilles n'a suppléque trois mots de la Moerbecana, du moins si l'éditioest correcte).

...

LES COMMENTAIRES AUX SECONDS ANALYTIQUES

[94bz7-28] çali tamen translatio videtur sonare de duabus tantum causis, vnde ibi dicitur quod contingit idem et gratia alicuius esse et ex necessitate à (f. 03vazy-28 ; cf. vb7 ;p. 331, 20-21). [95b22] à stabit aliquando inmediatum, id est ad inrnediatum, vt habet dia translatio à (f. 06va, 4 du bas ;p. 333, 13). [96aio] à barbatur, ve1 vt habet alia translatio ' barbatus efficitur ' à (f. o7vb5 1-5 2 ; p. 3 34, 6-7). [c)6b32-33] à Deinde cum dicit : Et iterum ex hoc [96b33], assignat rationem dirti. sed est littera defectiua, vt patet ex ipso modo loquendi : nam hoc quod dicitur ' et iterum ' ad nihil continuati potest. patet etiam hanc litteram esse defectiuam ex alia translatione ;sic enim habet alia translatio : ' si enim omne ex duobus est et vnum aliquid anima1 mansuetum ' : totum hoc deficit in translatione nostra; et postea sequitur littera nostra, videlicet : ' et iterum ex hoc ' etc. Continuetur ergo sic : bene dictum est quod differentie debent ordinate poni et multum attendendum est que ponatur prius et que posterius, quia : ' si enim omne ex duobus est et vnum aliquid est anima1 mansuetum ', et iterum ex hoc... à (f. p%bzz-32 ;p. 3 3 5, 24-2 5, sed ' mansuetum ' perperam om. ed.). [96b34] à est homo aut quodlibet quod fit esse vnum. ve1 vt habet alla translatio : ' aut quodcunque quod fit vnum ' à (f. p%b33-34 ;p. 335, 25-26). [97b2] à accipiuntur, ve1 vt habet alia littera ' sunt accepta ' à (f. p%bio-I I ;p. 336, 34). [98a24-25 ] à multum enim diuersificatur alia translatio a nostra ; sic enim habet littera alia : ' eadem autem problemata sunt hec quidem eo quod idem medium habeant, vt puta quoniam omnia antiperistasis ', id est omnia sunt per resistentiam. Vnde vbi nos habemus ' amplius ', alia littera habet ' vt puta ', et vbi nos habemus ' contrarii status ', alia littera habet ' antiperistasis ' à (f. p7va47-52 ; p. 338, 23-24). [98az8] à omnia enim hec sunt idem propositum, ve1 problema, vt habet alia translatio à (f. p7va38-39 ; p. 338, 27). [98a32] à et vernior, ve1 vt habet alia translatio t hyemalior ' à (f. pBrbz4 ;p. 338, 30). [99aj] à est autem causam et cuius est causa, id est causatum, in quo, id est et in quo, vt habet alia translatio, hoc est et subiectum... à (f. q2vb40-42 ; p. 340, 10-11 ; le texte de ce passage est altértant dans les mss de Jacques que dans ceux de Guillaume). [99a22] à ex quo, id est per quod, vt habet alia translatio à (f. q3rb43 ; p. 340, 27 : propter quod). [ioobi4] à si igitur secundum scientiam, vel, vt habet alia translatio et melius : ' si igitur preter scienciam ' nihil aliud, id est nullum aliud genus à (f. q7vb3o-32 ; p. 343, 9). Aprks ce relevéqui ne prétennullement $tre complet, nous pouvons en revenir à notre petit problkme : i.

Cf. t. I* i , Préf.,p6g*-72*.

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comment, à 83a33, Gilles a-t-il p u ignorer la correction d e Moerbeke, premonstrationes, alors qu'à la mkme ligne il note que Moerbeke n'a pas le ((genera )) indument introduit dans son texte? Plut6t que d'accuser Gilles de ndgligence o u de mauvaise foi, nous préféro penser que sa colmaissance de la Moerbecana étaide seconde main :il ne posskdait qu'un seul manuscrit d u texte des Posteriora, e t c'ktait u n deterior d e la traduction de Jacques de Venise ; mais, dans cet unique manuscrit, u n scribe avait notà en marge un certain nombre de variantes de l'(( alia translatio ; ce scribe, e n collationnant u n manuscrit d e la Moerbecana, avait assuré ment fait u n travail méritoir; mais, peu philosophe, i l n'avait pas su appréciel'importante des lesons qui s'offraient à son choix.

Le commentaire aux Seconds Anabtiques de Guilbem Arnaud (C. 129~-13oo) Nous avons déjrencontrà Guilhem Arnaud, maitre ks arts de Toulouse vers la fin d u X I I I ~sikcle, grand lecteur de l'exposition de saint Thomas au Peryermeniasl. I l nous faut maintenant parler de Guilhem Arnaud, commentateur des Analyt"ques. dose totius libri Priorum Aristotilis secundum Guillehum A rnaldi Ms. : Barcelona, Archivo de la Corona de Arag6n Ripoll 109, f. 18ira-228vb. Inc. : à Secundum quod uult Philosophus in I1 Methaphisice, absurdum est simul querere scientiam et modum sciendi. Nam in adquisitione scientie modus scientie precedit. Omnes enim scientie modo sciendi vtuntur, et ideo oportuit quod esset de modo sciendi aliqua communis scientia È- Expl. : à quare nullum sequitur inconueniens et in hoc terminetur sententia iectionis et per consequens expositio totius libri Priorum Aristotilis. Aue maria gratia piena dominus tecum benedicta. Expliciunt glose totius libri priorum Aristotilis secundum Gm ai à (Le tout de premièr main). Glose totius libri Posteriorum Aristti/is Ms. : Barcelona, Archivo de la Corona de Arag6n Ripoll 109, f. 229ra-253ra. (en tete on lit, f. 2291 : [Glose totius libri posteriorum] Gi [de sancto amore] ; en tkte du commentaire aux Premiers Anabtiques, on lisait, f. i 8i r :[Glose totius libri priorum] Gi ai ; Ies mots entre crochets sont de la meme main plus tardive ; par contre G*ai au f. 18 ir, et Gi au f. 2291, semblent de premièr main). Inc. : à Philosophus I11 De anima tradens modum cognoscendi ipsius intellectus uult quod intellectus est potentia cognoscens et in eo oportet esse possibilitatem quandam (etsi alter est contrarium et ipse se cognoscit et est actu

*66

LES SOURCES

separabilis). Vnde ex hac auctoritate habetur necessitas ipsius dyaletice scientie, que, secundum Commentatorem supra I1 Methaphisice [a,comm. 1 5 ; ed. Darms, p. 78, 47-53] non est scientia, set est quidam modus sciendi uel de modo sciendi È Mgr Grabmannl avait bien remarquéau f. 229va, du bas, les mots : à Tercia opinio est egidii probabilior È mais il s'étaiefforcà de montrer que ce Gilles n'est pas Gilles de Rome, mais quelque Gilles antérieu: il suffit pourtant de lire Gilles de Rome, In Posteriora, Prol. (ed. Venetiis 1488 ; Repr. 1967 ; f. a2vb-a3ra) pour s'assurer que c'est bien lui qui est ici citéet il suffit de poursuivre la lecture du commentaire de Guilhem Arnaud pour constater que ses deux sources principales sont les deux expositores, Thomas et Gilles, ce qui sans doute l'a amenà à modifier sa manikre de citer : quand il cite le commentaire de saint Thomas au Peryermenias, il appelle Thomas expositor : il ne pouvait pas le faire ici, à moins de distinguer l'expositor antiquus et l'expositor nom2 ; il a préfé appeler les expositores par leur nom. Donnons-en quelques exemples : ii

: Notat hic etiam Thomas quod, sicut res habet esse uno modo proprie et simpliciter in suis principiis et causis inmediatis, alio modo habet esse secundum quid ut in suo toto uel in sua causa uniuersali. sic sirniliter habet cognosci uel sciri simpliciter et proprie et per causas inmediatas et sic diffinitur hic scire. alio modo habet sciri secundum quid uel per totum uel per causam communem. et sic per ipsum sicut res habet esse ita et cognosci. nam eadem sunt principia essendi et cognoscendi, ut uult Philosophus 11 Methaphisice à (f. 23ovb ;cf. Thomas, In Post., 14, 61-85). à Dicimus autem [7ib i 71. Hic comparat scire ad demonstrationem, uel secundum Thomam diffinit demonstrationem in genere cause finalis [Thomas, In Post., 14, i 38-1391, dicens quod demonstratio est sillogismus faciens scire. Tamen Egidius dicit quod tantum comparat scire ad demonstrationem tanquam effectum ad causam... Vnde notat hic Thomas quod illa diffinitio data in genere cause finalis potest esse medium ad concludendum aliam datam in genere cause materialis à (f. 23 ira6ss)

: Et quia in quibusdam libris est : ' Contingit autem ' [77aio], dicunt aliqui expositores [Egidius, f. eh241 quod littera est falsa, quia illud non est principium, set oppositum principii... Omne autem affirmare [yyazz]. In hac parte, secundum unam expositionem [Thomas, 1 20, 68-71], ostendit Philosophus qualiter scientie se habent ad istud principium : De quolibet affirmatio etc. - Secundum uero

expositionem Egidii ostendit qualiter se habent ad illud principium dictum quod Non contingit etc. à (f. zj8rb). à Tamen aliqui dicunt quod sibilatores (!) accipit ibi pro quodam cantu vindemiantium qui dicitur celeuma à (f. 24ova5-6 = Thomas, I 23, 85-88).

Puisque la Sentendo libri Posteriorm de Gilles de Rome a étachevévers 1290-1291, Guilhem Arnaud a dfi écrirses gloses aux Seconds Analytiqm vers 129j 1300. Il est sans doute l'un des premiers, sinon le premier, à confronter les deux expositores, l'ancien et le nouveau, Thomas et Gilles.

Quoi qu'il semble n'avoir possédqu'une culture mathématiquassez médiocreAristote aime les exemples mathématiquesgénéraleme élémentaire Lorsil va de soi pour saint qu'il fait appel à la géométri Thomas, comme pour ses contemporains, que la géo métrià laquelle se réfkrle Philosophe, ce sont les GlémentdYEuclide.Erreur sans doute : la chronologie d'Euclide est incertaine, et l'on a assignÃà la composition des .l?lément des dates qui s'échelonnende 330 à 280 avant J.-C.3, mais il semble probable qu'Aristote, mort en 32212 i, n'a pas connu les GZément: sa géomà trie est une géométr pré-euclidienneToutefois, si Euclide a innové il s'est souvent contente de reproduire ;le recours à Euclide les travaux de ses prédécesseu est donc souvent justifià (nous avons note une exception, apparat des sources à I1 9, 89-90). L'Euclide de saint Thomas, c'est évidemmenun Euclide Latin. Or, si l'histoire de lYEuclideLatin a fait ces dernikres annéedes progrks remarquables, elle Il n'est donc pas n'est pas encore pleinement démelé encore possible de dire en toute rigueur quel étai 17Euclide de saint Thomas. Nous allons cependant essayer de donner quelques orientations. Plusieurs des traductions latines en usage au X I I I ~ sikcle ne mériten gukre de retenir notre attention : leur diffusion a étfaible et il ne semble pas que saint Thomas les ait connues. C'est le cas de la seule traduction greco-latine, faite au x n e sikcle par un ancien élkvde l'écolde médecinde Salerne, qui n'est conservé

I. M. Grabmann, Mittelalterlicbe iufeinische Aristotelesttberset~ungenund Aristoteleskommenfare in Handschriffenspanischer Bibliofheken (Sitzungsber. d. Bayer. Ak. d. Wissenschaften, Phi10s.-philol. u. hist. Kl. 1928, j), Munich 1928, p. 60-62. 2. Cf. R. A. Gauthier, A quelle date suini Tbomas e s t 4 devenul'à expositor antiquus ?, dans Angelicum, j I (1974), p. 463-472. 3. Cf. la mise au point de G. J. Kayas, Euclide. Les l%nents. Textegrec et traduction franfaise libre, Paris 1978, t. I, Intr., p. XI-XII. Pour le texte grec des glémentsje renvoie A l'éditiode Stamatis : Eucliiles. I. Elementa I - W , post I. L. Heiberg ed. E. S. Starnatis (Bibl Teubneriana), Leipzig 1969 ;E u c l i h II. Elemento V - I X . Leipzig 1970 ;Ettclides. III. Elemento X..., Leipzig 1972 (Ies autres livres ne sont pas citks par saint Thomas).

..,

...

qu'en deux manuscritsl. C'est le cas aussi de plusieurs des traductions arabo-latines, notamment de deux des traductions attribuéeà Adélard mais qui ne sont sans doute pas de lui : la Version I, la plus ancienne (C. i i30?), qui n'est conservé qu'en cinq manuscrits2, et la Version III, qui est un commentaire plus qu'une traduction3. C'est le cas enfin de la traduction attribué à Hermann de Carinthie (C. i 140-yo), qui n'est conservéqu'en un manuscrit4 (cf. cependant plus loin, p. 70*a). Trois ceuvres seulement semblent avoir des titres à constituer YEuclide de saint Thomas. La premikre, c'est 17Ars geometriae du Ps.-Bokce. à Bokce lui-meme s'dtait intéressaux mathématiques l'arithmétiqu(c'est à son De indtutione arithmetica que saint Thomas doit plusieurs de ses notations mathé matiques, cf. notre apparat des sources à 14, 198-200 ; I io, 76, 79-83 ; I 12, 96-97 ; I 15, i 52-162 ; I 35, 56), : il avait traduit les I?lément mais aussi à la géométr d'Euclide, mais sa traduction, citépar Cassiodore (f C. 5 8o), est aujourd'hui perdue, à part quelques fragments5. En revanche, nous possédons sous le nom de Bokce, un résumde géométri IyArsgeometriae, d13 à un compilateur de la fin du X I ~ou du débudu X I I ~ sikcle, qui a mele à des extraits de la traduction de Bo&ce des Elémentquelques apports de la géométr arabe6. En plusieurs passages, saint Thomas semble dépendr de lyArsgeometr"ae(cf. apparat des sources à I 2,102-104 = I1 6, 74-75 ;I io, 84, 84-85 ; 129, 65-66). La deuxikme, c'est la traduction d'Adélardla Version II, la seule authentique sans doute : Adélarde Bath l'écriviavant i 142 et elle connut une large diffuVers 125 5sion ;c'est elle qui est le plus souvent citée 59, le mathématiciede la Curie pontificale, le futur ami de Guillaume de Moerbeke, Campano de Novare, qui ne savait ni le Grec ni l'Arabe, en donna une recension augmenté d'additions de son cm7. C'est cette recension qui a étimpriméà Venise en i48z8. Saint Thomas,

au moment oà il écrivison commentaire aux Seconds Anahfiaues, semble avoir eu en mains l'ceuvre de Campano (cf. apparat des sources à 14, 203-204). La troisikme, mais peut-etre la plus importante des ceuvres qui ont fait connaitre Euclide à saint Thomas, c'est la traduction arabo-latine de Gérarde Crémon ( t i i 87). Elle a étpubliéen i 984 par H. L. L. Busards, et cette publication a jetà sur lYEuclidede saint Thomas un jour nouveau : on a pu découvrialors que des citations de saint Thomas, qui posaient problkme, avaient en réalitétempruntéeà cette traduction tombédans l'oubli.

Nous allons relever quelques exemples qui illustrent l'emploi que saint Thomas a fait de ses sources. Dans l'oeuvre de saint Thomas, le nom d'Euclide est cità 20 foisI0. Voici la liste de ces textes : In II Sent., d.24, q.3,a.6,ad 3 ; d.42, q.i,a.5, ad i ;InIVSent., d.10, q. un.,a.z,qla4,arg. i ; I a , q . 85,a.8,arg. 2 e t ad 2 ; In De anima, I1 2 5, i 82- i 8 3 ; In De sensu, I1 (De memoria) 7, 86, 91-92, io0 ;In P&., V 5, n. i ;In Met., I11 4, in 996bzo ; 7, in 998a.z-3 ; 8, in 998a26 ; V 4, in ioi4a36 ;XI 3, in 106ib1 ;In Post., 14, 203-204 ;11 9, 89-90 ; In De celo, I1 6 , n. 7 (bis ; édLéon.t. 111, p. i4ja et i4jb4-5) ; I1 26, n. 6. Plusieurs de ces référenc sont sans intér2pour notre propos : elles sont trop général pour qu'on puisse en précisela source. Deux fois saint Thomas utilise le titre du livre d'Euclide pour illustrer le sens du mot à éléme à : In Met., I11 8, in 778a26 : à Vnde et liber Euclidis dicitur liber elementorum ', quia scilicet in eo demonstrantur prima geometrie theoremata ex quibus alie demonstrationes procedunt È- I n Met., V 4, in ioi4a36 : à in quibus etiam utimur nomine elementi, sicut dicitur ' liber elementorum ' Euclidis È *

i. Cette traduction a ktÃdécouvert en 1966 par J. E. Murdoch, et publiépar H. L. L. Busard, The Medieval Latin translation of Euclid's Elementi ma& directiyfrom the Greek (Boethius, Bd. 15), Stuttgart 1987. 2. Elle a étpubliépar H. L. L. Busard, The First Latin Translafion of Euclid's Elements Commonly Ascribed to Adelard o f f a f h (Studies 2nd Texts 64), Toronto 1983. 3. Voir la mise au point de H. L. L. Busard, dans l'introduction (p. x-xr) à son kdition de la traduction de Gérarde Crémon(citéci-dessous, n. 9). 4. Elle a étpubliépar H. L. L. Busard, The Translation of the Elements of Euclid from tbe Arabic into Lafin by Hermann of Carintbia ( ?), edited with an Introduction [Books I-VI], Leyde 1968 ;Books VII-XII, Arnsterdam 1977. 5. Cf. H.Chadwick, Boethitis. The Consolations ofMusic, Logic, Theology,andphilosoph'f, Oxford 1983,p. 103-104. 6. VArs geometriae a étpublike par G. Friedlein, Anicii Manlii Torquati Severini Boefii De institutioiie arithmetica libri duo. De institutione musica libriquinque. Accedi! GeometriaquaeferfurBoetii [p. 572-4281,Leipzig 1867 [repr. Frankfurt a. M. 19661. 7. Cf. G. J. Toomer, Campano da Novara, dans Dizionario biografico degli Italiani, 17(i974), p. 422. 8. Cf. GKW,n. 9428 ; j'ai consulti l'exemplaire de la BibliothèquVaticane, Inc. I1 228. Je ne connais de la traduction d'Adklard,Version 11, que la recension de Campano publiédans cet incunable. En réalità il semble que les manuscrits nous en offrent plusieurs recensions : des surprises par une future éditiocritique. peuvent donc nous &treréservé 9. H.L.L. Busard, The Latin translation of the Arabic version of Euclid's Elements commonly ascribed to Gerard of Cremona. Introduction, edition and criticai apparatus, Leyde 1984 [l'éditioporte en fin de compte la date de 1984,mais elle ktait prete dè 1983 et elle n'a étaccessible qu'aprè 19841. io. Voir R. Busa, Index thom"sticus, Sectio 11. Concordantia altera. Vol. 11, p. 802 [on supprimera la premièr référenc qui renvoie à un apocryphel.

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LES SOURCES

Deux fois, saint Thomas renvoie en termes généra au contenu des livres I, V et X : In Phys., V 5, n. i : sicut et in principio Euclidis ponuntur diffinitiones, que sunt sequentium demonstrationum principia È- In Met., X I 3, in io6ibi : M et considerat mensurationes et incommensurationes quantitatum, ut patet in X Euclidis, et rationes, id est proportiones earum, ut patet in V È Plusieurs fois encore, les référence quoi qu'elles visent un texte précisle citent trop approximativement pour qu'on puisse les rapporter à une traduction déter miné: In De sensu, I1 (De memoria) 7, 84-86 : à figure similes dicuntur quarum latera sunt proportionalia et anguli equales, ut patet in VI Euclidis à (dans l'édLéon.t. XLV 2, p. 128, j'ai citÃAdélardVersion I1 ; mais j'aurais aussi bien pu citer Gérard éd Busard, col. 137, 16-18 : les mots caractéristiquede l'une et l'autre traduction sont omis). - In Met. I11 4, in 996b20 : à Puta, si linea A ad lineam B se habet sicut linea B ad lineam C, quadratum linee B est equale superficiei que continetur in C et A, ut probatur in V I Euclidis à (la citation ad sensum se vérifi aussi bien dans Adélard Version 11, V I prop. 16, éd1482, f. f4r, que dans Gérard V I prop. 17, col. 149). - In Met; I11 7, in 998az-3 ; à circulus tangit.., lineam rectam solum in puncto, ut patet in I11 Euclidis à (cf. In I V Sent., d . ~ , q.2, a.2, qla 3, arg. 2 : à Conclusio est geometrie, quod duo circuli non tangant se nisi in puncto à : la citation du commentaire In Sent. est plus exacte, mais peut se vérifie aussi bien dans AdélardI11 12, f. b'r, que dans Gérard col. 68). - In Posi., I1 9, 89-90 : la citation semble purement ornementale, cf. notre apparat des sources. - In De celo, I1 6, n. 7 (édLéon.t. 111, p. 1453 et i4jb) : à si enim esset equalis, tunc omnes tres linee essent equales ab eodem puncto procedentes et ita linea BDG transiens per summitates earum, esset circularis, ut patet ex I11 Euclidis.. . linea que tangit tres lineas egredientes a centro equales, est circularis, ut probatur in I11 Euclidis à ( ? La référen semble ornementale). Restent pourtant quelques cas oà saint Thomas semble se reporter à une traduction déterminé Voici d'abord quelques exemples de 17utilisation de Gérard (1)

In II Sent., d.24, q.3, a.6, ad 3 : à ut in V Euclidis dicitur, proportio est certitudo menmrafionis duarum quantitatum eiusdem generis à ; d.42, q. i, a. 5, ad I : à proportio enim est commensuratio quantitaturn eiusdem generis, ut dicitur

in V Euclidis à ; In III Seni; d.i, q.i, a.1, ad 3 (éd MOOS, p. io, n. 19) : à proportio dicitur dupliciter. Vno modo idem est proportio quod certitudo mensurafionis duarum quantitatum... Alio modo dicitur proportio habitudo ordinis È

...

Il n'y a aucun doute : saint Thomas cite ici la défini tion de la proportion qu'il a lue dans la traduction de Gérarde Crémon: à Proportio est certitudo mensurationis duarum quantitatum unius generis à (V, Def. 3 ;id. Busard, col. i 17, 19-20).

Cependant, nous avons v a apparaitre dks le commentaire au troisikme livre des Sentences une autre traduction de la difficile définitioqu'Euclide avait donnéde la proportion, non plus * certitudo mensurationis ', mais ' habitudo ' : c'est la définitiola mieux autorisée: BoèceDe inst. ari* 1140 (ed. Friedlein, p. 137, 1315) : à Proportio est duorum terminorum ad se inuicem quaedam habitudo et quasi quodammodo continentia à ; Cassiodore, Inst. (P.L., 70, i 21 5 C) : à Proportio est duarum magnitudinum cognatarum ad se inuicem ex comparatione ueniens habitudo à ; AdélardVersion I1 (ed. Ven. 1482, f. d3r) : à Proportio est duarum quantecunque sint eiusdem generis quantitatum certa alterius ad alteram habitudo È C'est à cette seconde définitioque va désormais'en tenir saint Thomas, et plus exactement ila définitiode Bokce : à la définitiod'Adélardil reproche, comme à la difinition de Gérardd'etre trop étroitemenmathé matique ; pour l'usage théologiqueil lui faut une définitioplus souple : Quodl. X, q.8, a.un. [17], ad i : à proportio dupliciter dicitur. Vno modo proprie secundum quod importat quendam determinatum excessum... Alio modo communiter pro qualibet habitudine à ; In Boeti'i De Trin., q.1, a.2, ad 3 (ed. Decker2, p. 67, 10-11) : à proporti0 nichil aliud est quam pedam habitudo duorum ad inuicem conuenientium in aliquo à ; Q. de uer., q.8, a.1, ad 7, u. 271-273 : à proportio ... nichil est aliud quam habitudo quantitatis ad quantitatem à ; In de diu. nom., IV 8 : à proportio, que est habitudo unius quantitatis ad aliam à ; Ia,q.12, %.I, ad 4 : à proportio dicitur dupliciter. Vno modo, certa habitudo unius quantitatis ad alteram... Alio modo, quelibet habitudo unius ad alterum proportio dicitur à ; In De sensu, 16, 83-84 : à proportio est quedam habitudo quantitatum ad inuicem à (la note dans l'apparat des sources est h corriger) ; In Eth., V 5,26-27 : à proportio autem nichil est aliud quam habitgdo unius quantitatis ad aliam à ; In Post., I i 2, 93-94 : à proportio est habitudo unius quantitatis ad alteram Ã

I. Sont en marge : Ad&lard,Version I (ed. Busard, p. 145, 7-8) : à Proportio est quantitatum duarum quantecumque fuerint eiusdem generis quantitatum unius ad alteram certitudo à ;Hermann (ed. Busard, p. y 5) : à Proportio est duarum quantecumque sint eisudem generis quantitatum alterius ad alteram comparacio È

Saint Thomas cite 7 fois la définitiode la figure donnépar Euclide ; or, il la cite toujours dans la traduction de Gérarde CrémoneSans doute, cette traduction ne se distingue-t-elle des autres que par un mot ;mais les textes sont trop stables pour n'btre pas significatifs : Euclide, ~lém. I, Def. 14 (ed. Stamatis, t. I, p. 2, 8), traduction de Gérarde Crémon(ed. Busard, col. i, 545 5) : à Figura est que termino uel terminis comprebenditur È Thomas, C.G., IV 84 (ed. Léon.t. XV, p. 26gb4-5) : est que termino uel terminis comprebenditur à ; Ia, q.7, a.3, C. in fine (ed. Léon.t. IV, p. 76a) : à est enim figura que termino uel terminis comprebenditur à ; In De anima, I I 25, i 8 i -1 8 3 : à est enim figura que termino uel terminis comprebenditur, ut dicitur in I Euclidis à ; In Phys., VI I 5, n. 3 : à est enim figura que termino uel terminis comprebenditur à ; In Post., I i 2, 2 13-2 14 : à cum figura sit que termino uel terminis comprebenditur à ; In De celo, I 1I, n. i : à figura autem est que termino uel terminis comprebendifur à ; IIIa,q.45, a.1, ad 2 : à est enim figura que termino uel terrninis comprebenditur È : figura

Au lieu de ' comprehenditur ',tous les autres témoin de l'Euclide Latin donnent ' continetur ' : Martianus Capella, VI 710 (id. Willis, p. 252, 8-9) : forma est res, quae ex aliquo uel aliquibus terminis continetw à ; Cassiodore, Inst. (P.L., 70, i 2 14 B) : à Figura est quae sub aliquo uel aliquibus terminis continetur à ; Ps.BoèceArsgeometriae (éd Friedlein, p. 374,zi-22) : à Figura est quae sub aliquo uel aliquibus terminis continetur à ; AdélardVersion I (édBusard, p. 3 i, 24) : à Figura est que termino uel terminis continei'ur à ;Version I1 (éd Ven. 1482, f. a2r) : à Figura est que termino uel terminis contiBusard, p. io, i) : N Figura est que netur à ; Hermann (éd termino uel terminis continetur È Ã

Saint Thomas n'attiibue expressémen la définitioà Euclide que dans son commentaire au De anima : partout ailleurs elle est anonyme. Lorsque j'ai édit le commentaire au De anima, je ne connaissais pas la traduction de Gérarde Crémon; j'ai donc cru que les 6 citations anonymes représentaienun adage scolaire et que dans le commentaire au De anima saint Thomas avait voulu citer le texte meme d'Euclide ; c'est pourquoi j'ai donne la préféren à la lecon ' continetur ', attestépar la famille parisienne @ ; c'étai une erreur, il fallait préfkrela lecon de la famille italienne, Y : ' comprehenditur ' : c'est la lecon de la traduction utilisépar saint Thomas, et c'est le scribe de la famille parisienne qui lui a substituÃle texte plus usuel, ' continetur

'.

O n peut encore noter dans le commentaire de saint

Thomas au De sensu, deux citations rapprochkes d'Euclide qui toutes deux semblent empruntees à la traduction de Gérar(on corrigera dans ce sens l'apparat des sources de l'éditioLéonine t. XLV 2, p. 128 ; la citation de la ligne 86 n'est pas claire, cf. plus haut, p. &*a). In De sensu, I1 (De memoria) 7, 91-93 : à Est autem demonstratum in I Euclidis quod linea recta cadens super duas equedistantes facit angulos oppositos equaies È Euclide, li?lém.I, prop. 29 (ed. Stamatis, t. I, p. 41), traduction de Gérarde Crémon(édBusard, col. 23, 1-2) : à Si linea super duas eqzkdistantes lineas cediderif, duo anguli coalterni erunt equales È AdélardVersion I (ed. Busard, p. 54, 560-561) : à Si linea duabm equidistantibus lineis superuenerit, erunt duo anguli coalterni equales à ; Version I1 (édVen. 1482, f. a7v) : à Si duabus lineis equidistantibus linea superuenerit duo anguli coalterni equales erunt à ; Hermann (édBusard (prop. 28, p. 27) : à Quociens equidistanfibus lineis duabus linea superuenit, erunt et anguli alterni equales È In De sensu, I1 (De memoria) 7, 98-100 : à linee que subtenduntur equalibus angulis sunt proportionales, secundum quartam propositionem VI Euclidis È Euclide, l%h.,VI, prop. 4 (édStamatis, t. 11, p. 46, 20-zz), traduction de Gérarde Crémon(ed. Busard, col. 140, 50-54) : à Si quorumlibet duorum triangulorum unius anguli angulis alterius equales fuerint, tunc corde illorum angulorum equalium erunt proportionales, et que ex eis sunt in proportione relativa sunt que equalibus angulis subtenduntur È Adélard Version I (éd Busard, p. 168, 89-91) : ( Omnium duorum triangulorurn quorum anguli unius angulis aiterius equales, erunt latera angulos illos equales respicientia proportionalia à ; Version I1 (ed. Ven. 1482, f. flv) : à Omnium duorum triangulorum quorum anguli vnius angulis alterius sunt equales : latera equos angulos respicentia sunt proportionalia à ;Hermann (éd Busard, p. i 16) : à Omnium duorum triangulorum quorum unius anguli angulis alterius equales fuerint : later~equos angulos respiciencia erunt proporcionalia È

Notre dernier exemple de l'utilisation par saint Thomas de la traduction de Gérarsera empruntk au commentaire du De celo : In De celo, I1 26, n. 6 (ed. Léon.t. 111, p. 219b) : à Est autem probatum in I11 Euclidis quod, si aliqua linea contingat circulum, et protrahatur alia linea recta perpendiculariter super lineam contingentem in loco contactus, necesse est lineam illam, si protrabafur, TRANSIRE centrum circuli È Euclide, l?ém.111, prop. i9 (édStamatis, t. I, p. 121, 22-24), traduction de Gérarde Crkmone (prop. 18, col. 73, 34-3 6) : à Si linea circulum contingat et a loco contactus linea super rectos angulos protrabatur ad interiora circuli, tunc in linea illa circuli centrum consistit È

yO*

LES SOURCES

AdélardVersion I (édBusard, p. 105, 420-421) : à Si circulum linea contigerit et a contactu infra circulum supra angulum rectum linea exierit, in ea centrum reperiri necesse est à ; Version I1 (ed. 1482, f. clr) : à Si circulum linea recta contingat : et a contactu in circulum linea quedam orthoganaliter (!) ducatur. in eadem centrum esse necesse est à ; Hermann (édBusard, p. 67) : à Quando circulum recta linea contingit si a contactu linea in circulum rectis angulis procedat, per centrum TRANSIRE necesse est È Saint Thomas a deux expressions en commun avec Gérard Il est vrai qu'il a aussi un mot en commun avec Hermann, mais comme cette rencontre est la seule que l'ai notée o n peut penser qu'il s'agit d'une cokcidence.

Nous avons déjvu (exemple i, plus haut, p. 68*b) saint Thomas passer de Gérarà AdélardD e fait, en plus d'un cas, saint Thomas semble citer Adélar plut6t que Gérard

pars nulla est. Linea uero praeter latitudinem longitudo. Lineae fines puncta sunt à ; Ps.-Boèce Ars geom. (éd Friedlein, p. 374, 1-3) : à Punctum est, cuius pars nulla est. Linea uero sine latitudine longitudo est. Lineae uero fines puncta sunt à ;Adélard Version I (éd Busard, p. 3 i, 3-5) : à Punctus est illud cui pars non est. Linea est longitudo sine latitudine. Cuius extremitates quidem duo puncta à ; Hermann (édBusard, p. 9 ) : à Punctus : est cui pars non est. Linea : est longitudo sine latitudine. Cuius extremitates quidem : sunt duo puncta à ; Gérar(éd Busard, col. i, 25-27) : à Punctum est cui pars non est. Linea est longitudo sine latitudine. Et eius extremitates duo puncta à Saint Thomas a lu : cuius È sans ponctuation, et a ainsi fusionnÃen une seule définitioles définition2 et 3 d'Euclide ; Adélar11, dans l'éditiode 1482, fait de meme, mais c'est peut-etre une faute de l'éditioet il se peut qu'il ait écri: à Cuius È comme AdélarI et Hermann. E n tout cas ici saint Thomas n'a pas lu Gérard dont le : à E t eius ne se pretait pas à la fusion des deux définitions

.

I n I V Seni., d.10, q.un., a.2, qla 4, arg. i (édMoos, p. 408, n. 34) : à Set communis animi conceptio est, quod due quantitates quarum una alteri superposita neque excedit neque exceditur sunt equale4 ut patet in principio Euclidis È Euclide, l%m., I, Communes animi conceptiones, 7 (éd Stamatis, t. I, p. 6, 3), traduction d'AdélardVersion I1 (éd Ven. 1482, f. a2v) : à Si aliqua res alicui superponatur appliceturque ei nec excedat altera alteram : ille sibi inuicem erunt e2uaks-Ã; cf. AdélardVersion I (édBusard, p. 3 3, 80-81) : à Si aliqua res alii superponatur appliceturque ei, nec excedat altera alteram, erunt ille sibi inuicem equales à ; Hermann (ed. Busard, p. I I) : à Si aliqua res aiii superponatur appliceturque ei nec excedat altera alteram : ille sibi inuicem erunt equales È Gérar(édBusard, col. 3, 46-47) : à Et ea quorum unum aliud non superai cum unum alii superponitur equalia sunt N. Gérardiffèr d'un mot ou deux ; diffèrenentière ment Cassiodore, Inst. (P.L., 70, i 21 5 B) : à Et quae sibimet conueniunt aequalia sunt à ; Ps.-Boèce Ars geometriae (ed. Priedlein, p. 378, 7) : à Et quae sibimet ipsis conueniunt, aequalia sunt È

I n Post., I 43, 25 7-25 8 : à Que uni e/ eidem sunt equalia, sibi inuicem sunt equalia à ; cf. Ia IIaE, q.94, a.2 : à Que uni et eidem sunt equalia, sibi inuicem sunt equalia à ; In Met., IV 5 , in ioojb5-8 : à Que uni et eidem sunt equalia, sibi sunt equalia È Euclide, % l %,. I, Communes animi conceptiones, i (éd Stamatis, t. I, p. 5, 9), traduction d'AdélardVersion I1 (édVen. 1482, f. a%) : à Que uni et eidem sunt equalia, et sibi inuicem sunt equalia È Cassiodore, Insf. (P.L., 70, 1215 B) : à Quae eidem sunt equalia, et sibi inuicem sunt equalia à ; Ps.-Boèce Ars geom. (éd Friedlein, p. 378, 1-2) : à Cum spacia et intervalla eidem sunt aequalia, et sibi inuicem sunt aequalia à ; Adélard Version I (éd Busard, p. 33, 71-72) : à Si fuerint alique due res alicui rei equales, unaqueque earum erit Busard, p. i i) : à Que eidem equalis alteri à ;Hermann (éd equalia sunt : et sibi inuicem sunt equalia à ; Gérar(éd Busard, col. 3, 32-33) : à que eidem rei sunt equalia, sibi inuicem sunt equalia È

I", q.85, a.8, arg. 2 (édLéon.t. V, p. 345~): ((linea enim, ut Euclides dicit, est longitudo sine latitudine, cuius extremitates sunt duo puncta à (cf. corps, p. 346a) : à Vnde punctum priuatiue diffinitur : Punctum est cui (cuius mss 317) pars non est à ; ad 2 : à Set Euciides diffinit iineam rectam... È Euclide, ~lém. I, Def. 1-3 (ed. Stamatis, t. I, p. i, I-3), traduction d'AdélardVersion I (édVen. 1482, f. a2r) : à Punctus est cuius pars non est. Linea est longitudo sine latitudine ckus quidem extremitates sunt duo puncta È Cassiodore, Inst. (P.L., 70, i 2 14 A) : à Punctum est cui

Il est inutile d'insister sur quelques cas oà la balance penche d u c6tà d'Adélar I1 (plus loin, apparat des sources à I 5, 149-150 ;I 12, 97-104) dans la recension de Campano (I 4, 203-204), o u d u c6tÃde Gérar(I 4, 200-202 ; I 12, 107- IO^), o u encore se trouve en équi libre (I i 8, i I 8-1 22). Ce qui semble acquis, c'est que saint Thomas a di3 sa connaissance de l'Euclide Latin à plusieurs sources. On ne s'étonnerdonc pas de voir saint Thomas ici o u lA mélangeses sources. Je retiendrai c o m e exemple sa dkfinition des parallkles :

In Posi., I 12, 76-77 : à linee recte equedistantes, etiam si in infinitum protrahantur, in neutram partem concurrent È Euclide, E?/ém. I, Def. 23 (ed. Stamatis, t. I, p. 4, 10-12). Martianus Capella, VI 712 (ed. Willis, p. 25 3, i 1-13) : à parallelae sunt directae lineae, quae in eadem planitie constitutae atque productae in infinitum nulla parte in se incidunt à ; Cassiodore, Inst. (P.L. 70, i 2 i 5 A) : Parallelae, id est alternae, rectae lineae nominantur, quae in eadem plana superficie collocatae atque utrinque productae IN NEUTRA PARTE concwrent à ; Ps.-Boèce A r s geom (ed. Friedlein, p. 376, 23 - 337, 2) : à Parallelae, id est alternae, rectae lineae nuncupantur, quae in eadem plana superficie collocatae atque utrimque productae IN NEUTRA PARTE concurrent È AdélardVersion I (ed. Busard, p. 32, 5 5-5 7) : à Equidistante! linee sunt que in una superficie collocate et in aliquam partem protraete non coniungentur etiam si in

infinita protrahantur à ;Version 11 (ed. Ven. 1482, f. a2v) : à Equidistantes linee sunt que in eadem superficie collocate atque in alterutram partem protracte non conueniunt, etiam si in infinitum protrahantur à ; Hermann (ed. Busard, p. ioi i) : à Equidistantes linee : sunt que in eadem superficie collocate : atque in alterutram partem protraete non conueniunt eciam si in infinitum protrahantur à ; Gérar(ed. Busard, col. 3, 5-8) : à Linee recte equidistantes sunt que, cum in una plana superficie site sint, si in utrasque partes usque in infinitum jrotrahantur, in nulla earum concurrent È La définitiode saint Thomas (d'ailleurs simplifiée a en cornmun avec le Ps.-Bohce l'expression à i n neutra(m) parte(m) È avec Adélarà etiam si in infinitum protrahantur È avec le Ps.-Bohce e t Gérar le mot à concurrent à : elle semble donc faite de souvenirs amalgamés

CONCLUSION

DATE DE L'EXPOSITION Les historiens de saint Thomas ont jusqu'ici ét d'accord pour dire que l'exposition des Seconds Analytiques n'offre aucun éléme siìqui permette de la dater : on se contentait de la considérecomrne à peu prè contemporaine de l'exposition au Peryermenias, et donc de la rattacher au second enseignement de saint Thomas à Paris, entre i 269 et i 2721. Je n'oserais pas dire que les choses ont beaucoup changéCependant on peut aujourd'hui relever quelques indices qui confirment cette datation, et la pré cisent meme quelque peu.

A*

La prernikre de ces citations se lit en I 17, 14-16 ; à premikre vue, aucun problèm : saint Thomas cite la Moerbecana de la MétaphysiqueIX, 1 0 5 1b25 . Mais dè qu'on y regarde de plus prks, une difficultà surgit : saint Thomas ne cite-t-il pas ce texte avant d'avoir connu la révisiode Moerbeke? Il nous faut passer en revue ces textes antérieurs et montrer que (sauf un petit appel à saint Augustin), ils doivent tout à Michel Scot, et à sa traduction d'Averro&s plus qu'à celle d'Aristote (la Media n'étanici d'aucun secours) :

le milieu de 1271 :la connaissance de la Moerbecana de la Métapbysiqu

Aristote, Met., IX, iojib23-26, traduction de Michel Scot, IX, text. 22, 6-8 (ed. Burke, p. 71) : à Sed est aut Si témérai qu'il soit de parler de la Moerbecana de la verum aut falsum. Et quoddam est verum, non quia dicitur, Métaphysiqutant que nous n'en possédon pas l'éditio quia affirmatiua et terminus non sunt idem. Et ignorantia est, quia non tangit rem. Non enim est deceptio in eo ' quod critique attendue depuis si longtemps, il semble pro' nisi per accidens È- AverroèsIX comm. 22,4j-57) : est bable que l'exposition aux Seconds Analytiques, au moins à Deinde dixit : Sed est aut verum autfalsum etc., id est : Sed à partir de 127, utilise cette Moerbecana. Certes, nous sermo qui significat utrumque ' quid est ', aut est verus n'en avons que peu d'indices, et assez ténusmais on aut falsus, sed in quibusdam scilicet in compositis quia ne peut guèr s'attendre à plus :lorsque saint Thomas aliquid predicatur de aliquo, et in simp/icibu.r non quia aliquid predicatur de aliquo. Deinde dixit : Quia affirmatiua cite la Métapbysiqueil en cite presque toujours des et term"nus etc., id est : Et causa in hoc est quia deceptio textes qu'il connaissait et qu'il citait depuis longtemps, que accidit in quiditate compositorum est sirnilis deceptioni et qu'il avait donc appris à connaitre dans la Vetus, accidenti in affirmatiua, et que accidit in intelligere dans la traduction de Michel Scot, ou dans la Media, et simplicia est de modo deceptionis accidentis in diffinitio: il est généraleme nibus secundum quod sunt diffinitiones. Et non sunt idem il n'en retient que le sens génér sermo diffinitiuus et sermo affirmatiuus. Deinde dixit : E t impossible de dire à quelle traduction il se réfèr Il ignorantia est quia non tangit, id est : Et ignorantia que accidit semble pourtant que l'exposition des Seconds Analytiques contient au moins deux citations plus précises in non intelligere simplicia est ut intellectus nicbil intelligat de eis. Est igitur secundum ignorantiam que est priuatio et qui toutes deux sont des citations de la Moerbecana. sciencie. Deinde dixit : Non enim est deceptio etc., id est : Mais à chaque fois la chose ne va pas de soi et demande Et causa in hoc est quia non accidit deceptio in ' quid est ' quelques explications. nisi per accidens D. i . Telle est du moins l'opinion qui a prévalu Le P. P. Mandomet, Chronologie sommaire de la vie et d i écrit de saint Thomas, dans Revm Se. philos. o l . , 9 (1920). p. 150, plagalt encore la rédactiodu commentaire aux Secondi Ana&iques en Italie, plus préciséme à Rome, vers 1268 ; mais il de Lucques, dont on a depuis démontrqu'il est sans autoritéMgr M. Grabmann s'appuyait uniquement sur le à témoignagà de Prolémà (Die Werke des hl. Thomas von Aquin, ze éd193 1 ; 3e éd1949 ; 4" ed. 1967, p. 274) estime qu'il n'y a vraisemblablement pas un grand écar de temps entre le commentaire aux Seconds Anahtiques et le commentaire au Peryermenias, qu'il date du second enseignement parisien entre 1269 et 1272. C'est cette dernièropinion qui a étsuivie : par le P. A. Walz, Chronotaxis vitae et operum S. Thomue de Aquino, dans Angelicum, 16 (1939), p. 465 et 472; par le P. I. T. Eschmann, A Catalogue C.Thomas's Works, dans fit. Gilson, Tbe Christian Pbiloiophy qf Si. Thomus Aquinas, New York 1956, Appendix, p. 401 ;par le P. J. A. Weisheipl, Friar Tbamas à 'Aquiiw His L'/e, Thought, and Work, New York 1974, p. 375.

74*

CONCLUSION

: DATE

Aristote, Met., IX, 105 ibz3-26, traduction de laAnonyme (Media), A.L., XXV 2, p. 182, 15-18 : à sed hoc quidem uerum aliud autem falsum : nec uerisimile dicere et dicere uerum (non enim idem affirmatio et dictio), et ignorare non uerisirnile dicere (decipi namque circa ' quid est ' non est, sed secundum accidens È Thomas, In I Sent., d. i 9, q. 5, a. i, ad 6 : à in quiditatibus rerum simplicium non deficit intellectus, nisi in hoc quod omnino nicbil intelligit, ut in IX Methaphisice dicitur à ; d.3 8, q. i, a.3, ad 4 : à operationi intellectus nostri qua inspicit quiditates rerum non admiscetur falsitas nisi per accidens, in quantum cognitio quiditatis dependet a cognitione affirmationis, quod contingit in quiditatibus compositis et non in simp/icibus, ut dicitur in IX Methaphisice È Thomas, Ia, 9.5 8, a.5 : à Sed in intelligendo quiditates simplices, ut dicitur in IX Methaphisice, non est falsitas, quia uel totaliter non ATTINGUNTUR et nicbil intell&imus de eis, uel cognoscuntur ut sunt à ; q.8 5, a.6, C. in fine : Vnde in rebus simplicibus, in quarum diffinitionibus compositio interuenire non potest, non possumus decipi, sed deficimus in totaliter non ATTINGENDO, sicut dicitur in IX Methaphisice È Thomas, Q. de malo, q.16, a.6, s.c.3, u. 176-180 : à Set, sicut Philosophus probat in IX Methaphisice, in cognitione substantiarum simplicium que super nos sunt, non potest esse falsum, set est ibi defectus solum in non ATTINGENDO (cf. ad S.C. 3, u. 466-468 : à circa ipsam essentiam diuinam non potest demon deficere nisi in non ATTINGENDO, sicut ratio inducta probat D). Thomas, IIaIIae, 0.2, a.2, ad 3 : à ut Philosophus dicit in IX Methaphisice, in simplicibus defectus cognitionis est solum in non ATTINGENDO totaliter È Dans tous ces textes, saint Thomas résumen termes clairs la doctrine que le texte d'Aristote traduit par Michel Scot exprimait en termes obscurs (et la Media en termes inintelligibles), mais que le commentaire d'Averroè avait bien dégagé Cependant, si le commentaire au premier livre des Sentences s'en tient aux expressions meme d'Averroks, à partir de la Ia Pars saint Thomas emploie un mot qui sera celui de la reuisio Moerbecana, à attingere ÈAvait-il donc dè lors en mains cette révisionNullement, c'est à Augustin qu'il doit ce nouveau terme. I l s'agit en effet ici de la connaissance des substances simples, et notamment de la connaissance de Dieu. Or, connaitre Dieu, c'est l'atteindre, ce n'est pas le cotnprendre ;saint Augustin l'avait aprks lui : dit et saint Thomas aime à le répét Augustinus, Sermo adpopulum 117 (De uerbis Domini 38), (P.L., 38, 663) : à Attingere aliquantum mente Deum magna beatitudo est, comprehendere autem omnino impossibile È 11 5

Thomas, Q. de @t; q.7, a.1, arg. 2 : à simplex si attingitur, totum attingitur. Sed Deus a beatis attingitur, quia, ut dicit Augustinus : ' Attingere mente Deum magna est beatitudo '. Si ergo sit simplex, totus attingitur a beatis. Sed quod totum attingitur, comprehenditur à ; Ia,q. i 2, a.7, C. : à comprehendere Deum impossibile est cuicunque intellectui creato ;attingere uero mente Deum qualitercunque, magna est beatitudo, ut dicit Augustinus à ; I" IIae, q.4, a.3, arg.1 : à Dicit enim Augustinus ad Paulinam De uidendo Deo : Attingere mente Deum magna est beatitudo, comprehendere autem est impossibile à ; In Eu. Iohannis, C. I, lect. 3 : à sicut dicit Augustinus, attingere Deum mente magna beatitudo est, comprehendre uero impossibile est ))l.

...

Il étaiévidemmententant de passer du à tangere à de Michel Scot à l'(( attingere à d'Augustin ;le passage est bien marquà dans la IaPars, q. j 8, a.5, oà à la nouvelie expression à non attinguntur à est encore lié l'expression d'Averroè : à nichil intelligimus de eis È mais par la suite la doctrine &Aristote n'est plus expriméque par le mot d'Augustin. E t pourtant, passer de à tangere à à à attingere È c'est laisser échappe l'idé originale qu7Aristote exprime ici et qu'il reprendra au livre Lambda, i o7zbz I : connaitre les essences simples, c'est les à toucher È QVTYcive~v; la force du mot n'est pas rendue par à attingere D, qui n'kvoque pas cette connaissance par contact, mais peut s'appliquer à une connaissance quelconque. Victime peut-&re de sa familiarità avec le vocabulaire théologiqueGuillaume de Moerbeke, tant ici qu'en io72b21, va rendre le fort Oiyydveiv par le faible à attingere à : son effort pour serrer le Grec de prè s'en trouve vicià : Aristote, Met., IX, 10511323-26, révisiode Guillaume de Moerbeke (Ms. Paris B.N. lat. 16584, f. i 5 iva) : à Set est hoc verum quidem aut falsum. attingere quidem et representare, uerum. Non enim idem afiirmatio et representatio. Ignorare autem non attingere. Decipi enim circa ' quod qui est ', non est. set aut secundum accidens D. Thomas, I n Mei; in loc. (Piana, t. IV, f. i 24rb D-E ; Ms. Napoli Naz. VIII.F.16, f. 84rb) : à Secundo ibi : Set est hoc quidem uerum etc., ostendit qualiter sit uerum et falsum in simplicibus, dicens quod huiusmodi est uerum et falsum in simplicibus ut dicetur. Attingere enim MENTE ad ipsum simplex, ut scilicet apprehendatur ' quid est ', et dicere, id est significare uoce ipsum simplex, hoc est uerum quod est in simplicibus. Et quia dicere quandoque sumitur pro predicatione affirmatiua, que cum compositione fit, hunc intellectum remouet, dicens quod non est idem affirmatio et dictio, quia affirmatio est per hoc quod aliquid dicitur de aliquo, quod est cum compositione, dictio autem simplex prolatio alicuius. Sic ergo attingere et dicere, est uerum. Set non attingere MENTE ipsa simplicia, est ea penitus

I . On remarquera la fausse rkfkrence que donne saint Thomas dans la I a i i a e : on chercherait en vain le texte citk dans la lettre A d Paulinam De uidendo Deo (ep. 147 ;P.L., 35, 596-622 ; CSEL 44, p. 274-55 1) ;c'est la preuve que saint Thomas connaissait ce texte par cceur et le cite de mkmoire.

ignorare. Quicunque enim non attingit ad ' quod quid est ' rei simplicis, penitus ignorai ipsam. Non enim potest aliquid eius scire et aliquid ignorare, ex quo non est compositum. Videbatur autem quod, sicut dixerat quod attingere simplicia est dicere uerurn in eis, ita non attingere est falsum uel decipi ;hoc autem non dixit, set dixit quod non attingere est ignorare ;et ideo subdit causam quare non attingere non est decipi, dicens quod circa ' quod quid est' non est decipi, nisi secundum accidens È Saint Thomas cornrnente la révisiode Moerbeke, mais dans une recension contaminépar la Media, dont il a gardà à dicere à et à dictio È au lieu de à representare à et à representatio à de Moerbeke. Pour le reste, le texte de Moerbeke n'avait pas de quoi le surprendre : il y reconnait l'idégénéra qu'il avait appris à connaitre dans Averroks, e t le mot dYAugustin, à attingere È à te1 point que deux fois, pour gloser ('l attingere à de Moerbeke, i l fait appel à l'expression d'Augustin : attingere mente ÈMais, pour la prernikre fois, Thomas rencontre la formule : à Ignorare non aftingere È et le vocabulaire de Moerbeke lui cache le sens précivoulu par Aristote : à Ignorer (les essences simples), c'est ne pas les toucher à ;la formule rev& donc pour lui un : à O n ignore ce qu'on n'atteint pas D. sens génér Nous pouvons lire maintenant la citation du commentaire aux Seconds Ana/vt"ques :

...

Thomas, In Post., I 27, 13-18 : à Ignorancia quidem secundum negationem est quando homo omnino nichil scit, et hec est ignorancia in non attingendo, ut Philosophus dicit in IX Methaphisice, sicut patet de mitico qui omnino nichil scit de triangulo an habeat tres angulos equales duobus rectis È I l n'est plus question de la connaissance des essences simples ni de la connaissance de Dieu, mais de l'ignorance en génér (et l'exemple donnà est celui d'une conclusion composée: ce que saint Thomas retient du texte, ce n'est pas ce qu'il en avait toujours retenu, c'est ce qu'il avait toujours (par la faute de ses sources) mdconnu, cette formule que Moerbeke venait de lui révél et de lui permettre de sortir de son contexte pour en faire un adage universel : à Ignorare non attingere È (2)

Un second passage du commentaire aux Seconds Analyt"ques ne semble guèr pouvoir s'expliquer sans un recours direct à la Moerbecana de la MétaphwweAu chapitre I1 i 3,94-i 3i, saint Thomas se réfkrplusieurs sont fois à la MétaphfeePlusieurs de ces référenc sans intérepour notre propos, soit parce que les diverses traductions des textes citén'offrent pas d'élà ment caractkristique (I1 i3,96,103,10g-i I i), soit parce que saint Thomas ne fait que reprendre une citation

qui lui ktait depuis longtemps familihre (I1 13, 122). Restent deux textes qui méritende retenir notre attention. Aristote, Met., VIII, io43ai9-21, traduction de Michel Scot, dans AverroèsIn Met., VIII, textus 6 (ed. Ven. i 562, t. VIII, f. zi4raB ; Ms. Vat. lat. 2081, f. 93rb) : à Videtur enim quod sermo differentiarum sit forme et actionis, et illud ex istis rebus in quo est sit materia ( ? kgendm materie) magis à (cf. Averroèsed. p. zijra ;Ms. f. 93vb : a Deinde dicit : Videtur enim etc., id est uidetur enim quod sermo qui continet differentias, et materiam ex rebus materialibus, est diffinitio perfecta È Traduction de 1'Anonyme (Media), A.L., XXV 2, p. 160, 19-21) : à videtur enim differentia, ratio speciei et actus esse ; que uero est in existentibus, materie magis È Albertus, I n Met. (Mediani), V I I I I 6 (ed. Col., t. XVI 2, p. 395 48-5 3) : à Omnibus enim videtur quod differentia, que constituit rem in esse, sit ratio diffinitiua speciei et actus, in quo completur diffinitio predicata de potentia ; ea autem diffinitio que est in existentibus materialibus sicut lignis, lapidibus et cemento, videtur esse magis materie È

La traduction de l'Anonyme est fautive : il semble avoir lu ^] Scacyop&, 16yoi; au lieu de 6 (A& Sià T&V SiayopGv Ë6yoi (Michel Scot semble avoir omis Stù) Mais elle donne un sens satisfaisant, bien exposà par saint Albert. Mieux : il semble que c'est ce texte de la Media qui a fourni à saint Thomas un adage (quelque peu embarrassant pour les annotateurs qui ne connaissaient pas la Media) : Thomas, Q. de uer., 0.3, a.2, ad 3, u. 251-252 : à genus sumitur a materia, differentia uero specifica a forma à ; Ia,q.50, a.2, arg.1 : à Sed genus sumitur ex materia, differentia uero ex forma, ut patet in V I I I Methaphisice à ; q.76, a.1, S.C. : à secundum Philosophum in V I I I Methaphisice, differentia sumitur a forma rei à ; 3.3, arg. 4 : : Philosophus dicit in V111 Methaphisice quod genus sumitur a materia, difftrentia uero a forma à ; Q. de spir. creai; a.1, arg. 24 (ed. Keeler, p. 7) : à Differentia autem sumitur a forma, genus autem a materia, ut patet in V i l i Methaphisice à ; a.3, arg. 3 (ibid., p. 34) : à secundum Philosophum in V I I I Methaphisice, genus sumitur a materia et differentia a forma N. Guillaume de Moerbeke a lu et traduit le texte courant, et saint Thomas semble avoir utilisà sa révision tant dans son commentaire à la Métaphysiquque dans son commentaire aux Seconds Anaìytique: Aristote, Met., VIII, io43a19-21, traduction de Moerbeke (Paris, B.N. lat. 16584, f. i44vb-145ra) : à Videtur enim que quidem per differencias ratio, speciei et actus esse. que uero est ex inexistentibus, materie magis D. Thomas, In Me/., in loc. (Piana, t. IV, f. 11ira B ; Ms. Napoli Naz. VIII.F.i6, f. yivb) : à Ratio uero que sumitur

y6*

CONCLUSION

: DATE

ex differenciis, pertinet ad formam ; que uero ex partibus intrinsecis, pertinet ad materiam È Thomas, In Post., I1 13, 100-103 : à Dicit enim Philosophus in VIII Methaphisice quod ratio que est ex differenciis, uidetur esse speciei et actus, id est forme È

en citant 1038a3, oà à differencia à est au singulier : à et quod possibile est diffinitionem ex duobus constitui, quorum unum sit genus, aliud differencia à (I1 13, 109-in) : le à differencia à de la Media en ii37b3o se serait mieux adaptà au contexte que le à differencie à de Moerbeke : saint Thomas n'a donc pas inventà ce pluriel, il lui a étimposÃpar son texte. Nous avons là un premier éléme de datation : la seconde partie au moins du commentaire aux Seconds Anabtiques, à partir de I 27, a étécritapr&sle milieu de 1271, date à laquelle saint Thomas a connu la Moerbecana de la Métaphysique

Assurémentdans son commentaire au livre VIII de la Métaphfsiquesaint Thomas suit la Media, et c'est le cas notamment dans le contexte de notre passage ; il aurait donc pu prendre l'expression à ex differenciis à au livre VII, 1038a29 : à Diffinitio ratio est que est ex differenciis Èoà elle se lit tant dans la Media que chez Guillaume. Mais, si saint Thomas n'avait eu sous les yeux que la Media, on ne voit pas pourquoi il aurait Les cbapitres 11-26 :à Paris, avant le 24 avril 1272 bouleversà l'ordonnance d'un texte qu'il connaissait bien et qu'il avait l'habitude de citer, et remplacÃun Nous avons vu (p. jo*-j4*) que les chapitres I 1-26 mot simple par une périphrascomplexe : son commencommentent la traduction de Jacques de Venise, mais taire ne s'explique que si son texte de la Media étai que, au cours de son exposition, saint Thomas a comcontaminà et portait ici la formule de Moerbeke : mencÃà se familiariser avec la Moerbecana des Posteriora. à que... per differencias ratio à :le souvenir de l'expresNous ne connaissons pas la date de la révisiode sion du livre VI1 l'aura simplement invità à écrir: Moerbeke, mais nous avons quelques raisons de croire à ex differenciis à au lieu de à per differencias ÈEt que saint Thomas a commencÃà la connaitre d&savant cette explication est confirmépar la citation du comson déparde Paris à Pilques (24 avril i272), quoique mentaire aux Seconds Anaht"que.r, presque littéral: non pas trks longtemps avant cette date. Je n'ai pu saint Thomas a dii la faire peu de temps aprks avoir trouver d'indice d'utilisation de cette révisioavant la écrison cornmentaire à la Métaphysique IIaIIa*,q.2, a.9, ad 2 (cf. notre apparat des sources à Quelques lignes aprks cette citation de la Moerbecana 144, 124)' et surtout q.48, a.i (apparat à 144, 3 17). On de la Métaphysiquesaint Thomas en fait une autre : peut donc conjecturer avec quelque vraisemblance que saint Thomas a resu la Moerbecana des Seconds AnalyAristote, Met., VII, 1037b29-30 tiques à peu prks en meme temps que la Moerbecana de la Traduction de Miche1 Scot, dans AverroèsI n Met., VI1 Métaphysique vers le milieu de i 271. text. 43 (ed. Ven. 1562, f. i95ra A ; Ms. Vat. lat. 2081, C'est donc vers ce moment que saint Thomas, à la f. 84vb) : à Nichil enim est aliud in diffinitione preter genus domande des maitres de la Facultà des arts de Paris, a quod dicitur primum, et differentia à (4 Siacpopk E yp., commencà son exposition des Seconds Analytiques. Mais Alex.) ; Averroès comm. 43 (p. i9jva H ; f. 85ra-rb) : (diffinitiones) à non continent nisi duo, scilicet genus proil avait alors d'autres soucis : la rédactiode la IIa77" pinquum et differentiamessentialem illi generi È et du commentaire à l'Ethique qui l'accompagnait. Il n'a pu accorder à l'exposition des Seconds Analytiques que Traduction de i'Anonyme (Media), A.L., XXV 2, p. 146, ses heures de loisir (il avait interrompu vers octobre i 2-1 3) : à Non enim aliud est in diffinitione quam primurn dictum genus et differentiaÈ 1271 la rédactiode l'exposition du Peryermenias) : le travail n'a pu avancer vite, et il n'en étaiqu'au chaRkvision de Guillaume de Moerbeke (Ms. Paris B.N. pitre I 26 lorsqu'il dut partir pour Naples. lat. 16584, f. i4ovb) : à Nichil enim aliud est in diffinitione quam primum genus, et differencieà (Siacpopal AbJ \J est le ms. grec de Moerbeke] : al Siacpopul E, Edd) L a chapitres I 2 7 à II 20 :à Naples, à la fin de 1272 Thomas, I n Met., in loc. (Piana, t. IV, f. ioirb D ; Ms. Nous n'avons pas de raison formelle de penser que, Napoli Naz. VIII.F.16, f. 6yvb) : à Iste enim sunt diffinilorsqu'il quitta Paris saint Thomas en étaià 126, et tiones uere in quibus non est aliud quam primum genus, qu'il a repris son travail à Naples à I 27. Mais il y a et differencie... Ideo autem dico quod in diffinitione est lÃune rupture évidentdans la carrikre de saint Thornas, primum genus cum differenciis... D. et une rupture évidentdans son ceuvre, et la chronoloThomas, In Posf., I1 i 3, 107-109 : à Dicit etiam Philogie rapproche ces deux ruptures : n'est-il pas tentant de sophus in VI1 Methaphisice quod nichil est aliud in diffivoir dans l'une la cause de l'autre ? L'interruption forcé nitione quam genus et differencieÈ entrainépar le voyage a pu &re pour saint Thomas l'occasion de réfléch sur la valeur des textes. Lorsqu'il La citation de l'exposition des Seconds Ana&iques est a repris son exposition, loin de Paris, dégagde l'oblid'autant plus remarquable que saint Thomas continue

LA PUBLICATION

gation de comrnenter le texte resu à la FacultÃdes arts, libre de faire ceuvre personnelle, il a pu choisir le texte qui lui étaiapparu le meilleur. Ou, tout simplement, pour ne pas se charger, il n'avait emportÃà Naples que le manuscrit de Moerbeke ! Quoi qu'il en soit, le changement de lieu apporte au changement de texte une explication simple.

La publication à Paris vers 127 J

A

PARIS VERS

1275

77*

p. M*). Aucun écride saint Thomas ne peut &re visé sinon l'exposition du Peryermenias et l'exposition des Seconds Analytiques. Il y a donc tout lieu de croire que, cornme l'exposition du Peryermenias, l'exposition des Seconds Anabtiques étai inachevé lorsque saint Thomas quitta Paris pour Naples. Mais, tandis qu'il laissait inachevél'exposition du Peryermenias, il mena à bon terme l'exposition des Seconds Anahtiques. Tout indique aussi qu'il fut fait droit à la demande de la Facultà des arts : comme l'exposition au Peryermenias, l'exposition aux Seconds Ana&iques fut envoyé à Paris, sans avoir étpubliéen Italie. Ce sont les maitres de Paris qui, vers 1275, firent confectionner l'exemplar universitaire qui en assura la diffusion.

La chronologie tardive, et 17ach&vement de l'exposidon des Seconds Anabtiques à Naples se trouvent confirméepar la lettre de la FacultÃdes arts du 2 mai 1274 : à l'annonce de la mort de saint Thomas, survenue en Italie le 7 mars 1274, les maitres &s arts demandent Le 14 mai 1988 qu'on leur envoie les écritde logique que saint Thomas Grottaferrata à son déparleur avait promis (cf. t. I* I, Préface

René-AntoinGAUTHIER O.P.

EXPOSITIO LIBRI POSTERIORUM

CODICES TEXTVS ARISTOTELIS

8

=

y = Vaticano (Città del), Bibl. Apost. Pal. lat. 998

X

=

e

Vaticano (Città dei), Bibl. Apost. Pal. lat. 1006 Mantova, Bibl. Comunale D.III.16 y = Avranches, Bibl. Municipale 224 TC = Padova, Bibl. Antoniana Scaff. XXII, 5 57 = Troyes, Bibl. Municipale 1455

=

Cesena, Bibl. Malatestiana Plut. XXII Dextr. 6

p. = Milano, Bibl. Ambrosiana L.6o.Sup. cr = Siena, Bibl. Comunale H.VI.10 (D = Avignon, Bibl. Municipale 1080

Toledo, Bibl. del Cabildo 95.4 u = Verona, Bibl. Capitolare CCXXXVIII tu = Reims, Bibl. Municipale 869 T

I' = Vaticano (CittÃdel), Bibl. Apost. Vat lat 2981 A = Venezia, Bibl. Naz. Marciana 2756 (Lat. VI, 145)

=

II

=

S

=

Paris, Bibl. Nationale lat. 16080 Vaticano (CittÃdel), Bibl. Apost. Vat. lat. 21 15 f" = Vaticano (Città del), Bibl. Apost. Borghes. 130 (a 9 8 ' 4

CODICES EXPOSITIONIS THOMAE D

Exemplar Parisiacum Ba1 = Basel, Universitatsbibl. F I1 29 Bg = Brugge, Stadsbiblotheek 493 Bo1 = Bologna, Bibl. Universitaria 165j6 Bx = Bruxelles, Bibl. royale 6069 (2912)

L

=

Er = Erfurt, Bibl. der Stadt Amplon. Fol. 309 F = Firenze, Bibl. Nazionale Conv. Soppr. J.X. 29 M = Miinchen, Bayer. Staatsbibl. Clm 8002 V = Vaticano (Città del), Bibl. Apost. Vat. lat. 761

Leipzig, Universitatsbibl. 1349 (usque ad I 29, i 14)

codd. ceti (codices, ceteri) : ad codices tantum respiciunt qui ineunte adnotatione in singulis paginis recensentur - lineola in lemmatibus uerba omissa supplenda esse indicat, ita ut uaria lectio ad totum locum referatur ... tres puncti in lemmatibus uerba omissa non supplenda esse indicant, ita ut uaria lectio ad sola uerba retenta referatur interp. = inferpunxit, -xeruni scr., scrib. = scrIpsi, scribendum secl. = seciusi

Cetera patent. I i : Numeri qui expositionis Thomae diuisiones indicant ego suppleui

mg. = margo, margine

tr. u.,

= transposuit, -suerunf 5.u. = uersus, supra uersum

LIBER PRIMVS

pia1

7ia3 7ia5

5

10

Omnis doctrina et omnis disciplina intellectiua ex preexistenti 1 fit cognitione. Manifestum est autem hoc speculantibus in I omnes. Mathematice enim scienciarum per hunc I modum fiunt et aliarum unaqueque artium. Similiter autem et circa orationes que per sillogismos et 1 que per inductionem; utreque enim per prius

nota faciunt 1 doctrinam, hee quidem accipientes tanquam a notis, 1 ille uero demonstrantes uniuersale per id quod manifestum est singulare. Similiter autem et rethorice persuadent ; aut enim 71a9 loper exempla, quod est inductio, aut per entimema, 1 quod uere est sillogismus. 7ian

Sicut dicit Aristotiles in principio Methaphisice, hominum genus arte et rationibus uiuit. In quo uidetur Philosophus tangere quoddam hominis proprium quo a ceteris animalibus differt : alia enim animalia quodam naturali instinctu ad suos actus aguntur, homo autem rationis iudicio in suis actionibus dirigitur ; et inde est quod ad actus humanos faciliter et ordinate perficiendos diuerse artes deseruiunt : nichil enim aliud ars esse uidetur quam certa ordinatio rationis, quomodo per determinata media ad debitum finem actus humani perueniatur. Ratio autem non solum dirigere potest inferiorum partium actus,

set etiam actus sui directiua est : hoc enim est proprium intellectiue partis ut in se ipsam reflecta- 1 5 tur, nam intellectus intelligit se ipsum et similiter ratio de suo actu ratiocinari potest. Si igitur ex hoc quod ratio de actu manus ratiocinatur adinuenta est ars edificatiua uel fabrilis per quas homo faciliter et ordinate huiusmodi actus exer- 20 cere potest, eadem ratione ars quedam necessaria est que sit directiua ipsius actus rationis, per quam scilicet homo in ipso actu rationis ordinate, faciliter et sine errore procedat ; et hec ars est logica, id est rationalis, sciencia. Que non solum 25 rationalis est ex hoc quod est secundum rationem,

Ar. Translationis Iacobi textus deterior (87i.y7ril;, yepotp~utu) yiat-i fit ex preexistenti tr. SX, atu i est] post autem (enim y) yil;, q : om. ir, su 3 omnes] sciencias 09, sec.m. y p enim 8+, e r a , T(i9i) : et praem. y : queque add. pqu : quecunque praem. o, add. i o quod TC : om. pr.m. quidem sec.m. y 5 quel quecunque tu 6 quel om. 81, pctu per1] om. 1, m 9 et] om. p0, ?T(208) io entimema &t+, p, ?T(zio) : emptimema yc : entimemata 09-r : emptimemata Xy, tu sec.m. y : enthiest] que est x : que (est om.) TC mata u 11 est uere tr. q, T

+

[(peciai) : W ( B a l E r F L ) , W(BgBolBxM), ^'(V) i Aristotiles] philosophus Aristotiles Bol : philosophus M 12 perueniatur] 17 actu] intellectu [l( C -Prq., p. ij*b) 24 ars est] est (exp.) ars est V : est ars BalF (nec non V a ,EEp, perueniant Er, sec.m. Bol F 6 b , AsEr2SaaV8,Ed^ : ars om. W : est om. P6) i in principio Methaphisice :Ar., Met., I, 98ob27-28, a Iacobo transl., ed. composita, A.L., XXV 1-18, p. 89, 16 (a Guillelmo semata). 5 naturali instinctu : cf. supra, In Peryerm., I 14, i 17-118, cum adn. io ordinatio rationis : cf. definiti0 legis a Thoma data, l@1I@e,q.90, a.4 : quedam rationis ordinatio È 15-16 reflectatur : cf. ipse Thomas, In III Seni., d.33, q.1, a.2, ad 3 ;Q. de uer., q.1, a.6, ad 2, u. 23-24 ; q.24, a.2, u. 95-97; C.G., I148 (ed. Leon., t. XIII, p. 379321-25); IV 11 (t. XV, p. 3265-8) ;Q. depot., q.7, a.6 et a.9; I@,0.85, a.2; I@Il@",0.17, a.6; In Met., V, in io18a5-9. 25 logica, id est rationalis : Verbum (( rationalis à finxisse uidetur Quintilianus (cf. J. Cousin, Qftintilien. Institçtio oratoire. Livre XII, Col1... Budk, Paris 1980, p. 193) ut uerbum graecum Àoyixbfredderet (cf. Ind., I11 v 4 ; XII n io). A saeculo IV exeunte uel V ineunte ad partem philosophiae à logicam designandam usitatum euasit ; cf. Rufinus, Translatio Origenis In Gen., XIV 3 (Die Griechischen christ. Schriftsteller, IV. Bd., p. 124, 18-19) : à logicam... id est rationalem à ;Augustinus, De citi. Dei, XI 25 (CCL 48, p. 344, 4-7) : (( cuius una pars appellaretur physica, altera logica, tertia ethica (quarum nomina Latina iam multorum litteris frequentata sunt, ut naturalis, rationalis moralisque uocarentur...) à ; Boethius, In Isag. ed. prima (ed. Brandt, CSEL 48, p. 9, 25) : à quam Graeci à € o y ~ x nos ~ v rationalem possumus dicere à ; Isidorus, Etym., I1xxiv 7 : Logicam, quae rationalis uocatur... Dicta autem Logica, id est rationalis ÈApud Logicos saec. XII-XIII haec enodatio tritissima est. Cf. ipse Thomas, In Boethii De Trin., 0.5, a.1, arg.2 (ed. Deckers, p. 162, 1-3) : (( Augustinus dicit in VI11 De ciuitate Dei [4, CCL 47, p. 22o,i8-311 quod rationalis philosophia (que est logica) sub contemplatiua philosophia uel speculatiua continetur à ; q.6, a.1 (ibid., p. 206, 5) : logica, que rationalis sciencia dicitur à ; In P&., I11 8, n. 2 ; In Peryerm., I i, 1 5 .

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EXPOSITIO LIBRI POSTERIORVM

quod est ornnibus artibus commune, set ex hoc quod est circa ipsum actum rationis sicut circa propriam materiam; et ideo uidetur esse ars artium, quia in actu rationis nos dirigit, a quo omnes artes procedunt. Oportet igitur logice partes accipere secundum diuersitatem actuum rationis. Sunt autem rationis tres actus. Quorum primi duo sunt rationis secundum quod est intellectus quidam : una enim actio intellectus est intelligencia indiuisibilium, siue incomplexorum, secundum quam concipit quid @(pecia i) : W ( B a V r F L ) , @*a(BgBolBxM), P ( V ) primam A s ) : primam S (cett) 43 intellectuum scr.

est res, et hec operatio a quibusdam dicitur informatio intellectus siue ymaginatio per intellectum ;et ad hanc operationem rationis ordinatur 40 doctrina quam tradit Aristotiles in libro Predicamentorum ; secunda uero operatio intellectus est compositio uel diuisio intellectuum, in qua est iam uerum et falsum ; et huic rationis actui deseruit doctrina quam tradit Aristotiles in libro Peryerme- 45 nias. Tercius uero actus rationis est secundum id quod est proprium rationis, scilicet discurrere ab uno in aliud, ut per id quod est notum deueniat

29 propriam scr. ( c m PaP7W', V e 1 , P 4 , Bl, sec.m. FF4PsBo1V, Ed^s : propriam et : intellectus S 44 etl] uel BxM, sec.m. F

(6app. fonfium)

29-30 ars artium : Haec uox primo apparuisse uidetur in definitione philosophiae (prime) quam ex Aristotelis Metaphysica, I 2, eruerunt commentatores Graeci : à ~ i l o c o i p l a& a r i rkyvq TCXV&V xal &7t~cTf)pq& 7 t i o ~ ~ ) p &Ãv (Ammonius, In Porphyrii Isag., ed. A. Busse, Comm. in Ar. Graeca, t. IV 3, p. 6, 27 ; cf. Ammonius, In Anal. pr., ed. M. Wallies, ibid., IV 6, p. io, 18-19 ; Philoponus, In Anal. pr., ed. M. Wallies, ibid., XIII 3, p. 118, 24-25 ;p. i 19, 1 5 ; Elias, Proleg., ed. A. Busse, ibid., XVIII i, p. 8, I 1-12, 18-19 ; p. 20, 18-19 ; p. 23, 10-12 ; David, Proleg., ed. A. Busse, ibid., t. XVIII 2, p. 20, 30; p. 23, 8, 20; p. 24, 26-28 ; p. 39, 21 ; p. 40, 7-8 ; Eustratius, In V I Eth., in 114iai6, ed. G. Heylbut, ibid., XX, p. 322, 12-13, a Roberto Grosseteste transl., Ms. Oxford Al1 Souls 84, f. i3orb : prima philosophia, que est theologia, ars artium dicitur et scientia scientiarum à ; Anonymus, saec. XII, In Rhet., ed. H. Rabe, ibid., XXI 2, p. 34, 19). - Hanc definitionem iam saec. V ineunte memorat Isidorus Pelusiota, ep. 558 (P.G., 78, 1637 A) ; saec. VI11 Damascenus, Dialettica (ed. B. Kotter, Die Schriften des Johannes von Damaskos, t. 1, Berlin 1969, p. 137, 11-12 ;a Roberto Grosseteste transl., ed. Colligan, p. 52, 14 : à Philosophia est ars artium et scientia scientiarum D).Latine eam laudat (post 408110) Macrobius, Sat., VI1 xv 14 (ed. Willis, p. 454, 17-18) : à philosophiam artem esse artium et disciplinam disciplinarum à (cf. I xxiv 21, p. 131, 27-29 : à philosophia disciplina disciplinarum D); postea Cassiodorus, Inst., C. 3 (P.L., 70, 1167 D) ; Isidorus, Etym., I1 xxiv 9 ; Gundissalinus, De diu. pbifos. (ed. Baur, p. 7, 1;) ; Hugo de S. Victore, D i a h . , I1 i (P.L., 176, 75 1 C). - Quam philosophiae definitionem curae animarum primus (anno 362) transtulit Gregorius Nazianzenus, Oratio II (Apofogetica), 16 (P.G., 35,425 A), cuius uerba Latine reddidit Rufinus (T. Rufini Orationum Gregorii Nay. nouem interpretatio, ed. A. Engelbrecht, CSEL 46, p. 18, 17-18) : à re enim uera mihi uidetur esse ars artium et disciplina disciplinarum hominem regere uel inbuere È unde Gregorius Magnus, Regufa pastoralis, I i (P.L., 77, 14 A) : à ars est artium regimen animarum È- Ad unam uero philosophiae partem, hoc est ad dialecticam, definitionem contraxit (anno 386) Augustinus, De ordine, I1 XIII 58 (ed. W. M. Green, CCL 29, p. 128,~-8) : à ... ipsam disciplinam disciplinarum, quam dialecticam uocant È cuius uerba saec. XII laudantur ab Abaelardo (ep. i ) , P.L., 178, 353 B) et a Iohanne Saresberiensi (Metalogicon, IV 25, ed. Webb, p. 192, 15-26). Ad dialecticam, sed aliis uerbis, definitionem etiam adplicat Ps.-Boethius, De disc'plina scolarium, I I O (ed. O. Weijers, p. 96, 18-20) : à Sciencie, inquam, dialetice quam... solamque scienciam scienciarum titulo ... ÈSub nomine Augustini, sed non eius uerbis, eam laudant Logica V t dicit (ed. De Rijk, Log. Mod., I1 2, p. 379, 16-17) : à Et, ut Augustino placet, dialetica est ars artium, scientia scientiarum, que sola nouit scire, sola scit scientes reddere, ex qua omnis, sine qua nulla scientia perfecte scitur à ; Introductiones Parisienses (ed. De Rijk, ibid., p. 357, 7-8) : à Vel, sicut dicit Augustinus, dialetica est ars artium, scientia scientiarum, sine qua nulla ÈSine auctoris nomine : Logica Cum sii nostra (ed. De Rijk, ibid., p. 417, 24-24) ; Iohannes Pagus (?), Intr. antique (ed. De Rijk, Log. Mod., I1 t , p. 33 ; Viuarium, 6, 1968, p. 24-25 ; Peter of Spa"n. Tractatus, Intr., p. LXXXV) : à Dyaletica est ars artium ad omnium methodorum uiam habens à ; Rogerus Bacon, Sumule diafectices (ed. Steele, p. 196, 13) : à logica sciencia scienciarum à ; Vincentius Bellou., Spec. docfr., I11 4 (ed. Duaci 1624, col. 214 B) : à Dialetica est ars artium, scientia scientiarum, sine qua nulla perfecte scitur à ;Lambertus de Latiniaco, Summa (ed. Alessio, p. 4-5 ; Ms. Padova Univ. 647, f. 53va) : à Logica est ars artium, scientia scientiarum, qua aperta omnes aperiuntur et qua clausa omnes clauduntur, sine qua nulla, cum qua quelibet ...dyaletica est ars artium ad omnium methodorum principia uiam habens ; sola enim dyaletica probabiliter disputai de principiis omnium artium à (quae Lamberti uerba in quosdam codices Tractatuum Petri Hispani perperam irrepserunt ; cf. De Rijk, Peter of Spain. Tractafus, p. i, adn. ad u. 4-5). 34 tres actus : cf. infra, adn. ad u. 46-48. 34 primi duo : Ab Aristotele distincti, cf. t. I* i , In Peryerm., I i, i cum app. fontium. 38 a quibusdam : informatio, Auerroes, In De anima, I11 21, 20 (ed. Crawford, p. 455) ; I11 26, 19 (p. 464) ; I11 33, 36 (p. 476) ; I11 36, 60 (p. 481) ; cf. formatio, I11 21, 15 (p. 455) ; I11 27, 16 (p. 465). - ymaginatio, Algazel, Logica (ed. Lohr, p. 239,7 - 240, 38 ; p. 258, 8 ; p. 283, 34-35) ; Gundissalinus, De diu. philosophiae (ed. Baur, p. 80, 8 - 81, 2). - Cf. ipse Thomas, In I Seni., d.19, 0.5, a.1, ad 7 ; d.38, q.1, a.3 ;In III Sent., d.23, q.2, a.2, sol.1 : Q. de uer., q.14, a.1, u. 78-82 ; C.G., I 58, prior scriptio (ed. Leon., t. XIII, App., p. 23*b7i-73) : à que quidem dicitur indiuisibilium intelligentia uel formatio intellectus uel etiam ymaginatio per intellectum a quibusdam à ;Q. de spir. creai., a.9, ad 6 (ed. Keeler, p. I 13, 8-9) : à et hanc (indiuisibilium intelligentiam) Arabes uocant formationem uel ymaginationem per intellectum È- Animaduertendum est uerba à per intellectum à Auerrois Latini esse, cum Michael Scotus uerbum Arabicum, quo translator Arabus uerbum Aristotelis voeIv reddiderat, plus quam seme1 à for43 intellectuun~: Ar., De Anima, I11 5, 430327-28, a mare per intellectum à reddidisset (cf. ed. Crawford, Indices, p. 5560, 567b, 581c). Iacobo Ven. transl. (a Guillelmo seru.) : à in quibus autem et falsum iam et uerum est, compositio quedam iam intellectuum est à ; a Thomas laud.InISent.,d.j8,q.i,a.3,arg.2etad2; InIIISeni.,d.24,q.i,a.i,qla2, arg.4etsol.z; Q.deuer.,q.i,a.i2,s.c.;Q.despir.creat.,a.9,ad6 (ed. Keeler, p. 113, 9-10) ;Ia, q.17, a.3, S.C. ;0.58, a.4, arg.1 et ad i. 46-48 Tercius -aliud : cf. supra, In Peryerm., I i, 6-8. - De apparitione huius tertii actus, id est de distinctione intellectus et rationis, cf. J. Peghaire, InteHectus et ratio d o n S. T h o m d'Aquin, Paris-Ottawa 1936, p. 3150. - Apud ueteres Latinos scriptores, uerba à intellectus à et à ratio à idem fere ualent. In latinitate Christianorum uerbum à rationabilis à idem ualet ac à spiritalis à (uel forte t essentiae conformis È;cf. Ch. Mohrmann, Ih&v sur le latin a h ChrétiensRoma 1958, p. 179-187 (prima ed. 1950) ;B. Botte, in B. Botte et Ch. Mohrmann, L'ordinaire a2 la Messe, Paris-Louvain 1953, p. 117-122, praesertim p. 119 : à On doit ajouter l'intelligence discursive, calculatrice, par opposition que ratio n'a pas encore au ve sièclle sens restrictif que nous donnons à ce mot pour désigne à intefiectus. Le Sacramentaire léonieparle de la rafio de Dieu : cum s u m sis ratio nosque rationales effeceris (136, 26) ; fune rationis imaginem non desinisfouere (1 17, 7). Ratio a donc un sens beaucoup plus large que notre mot raison, et il garde une valeur religieuse que ce dernier n'a pas. C'est une participation à l'intelligence divine. Il réponexactement à l'un des nombreux sens du mot esprit en francais, esprit-intelligence È - Vnde ergo orta est distinctio intellectus/ratio ? Certe non est Aristotelica, nec etiam Boethiana (bona pace dicam ci. u. I. Madkour, L'Organon d'Aristote

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in cognitionem ignoti ; et huic actui deseruiunt reliqui libri logice. Attendendum est autem quod actus rationis similes sunt quantum ad aliquid actibus nature ; unde et ars imitatur naturam in quantum potest. In actibus autem nature inuenitur triplex diuersitas : in quibusdam enim natura ex necessitate agit, ita quod non potest deficere ; in quibusdam uero natura ut frequentius operatur, licet quandoque et possit deficere a proprio actu, unde in hiis necesse est esse duplicem actum : unum qui sit ut in pluribus, sicut cum ex semine generatur anima1 perfectum, alium uero quando natura deficit ab eo quod est sibi conueniens, sicut cum ex semine generatur aliquod monstrum, propter

corruptionem alicuius principii. Et hec etiam tria inueniuntur in actibus rationis : est enim 65 aliquis rationis processus necessitatem inducens, in quo non est possibile esse ueritatis defectum, et per huiusmodi rationis processum sciencie certitudo acquiritur; est autem alius rationis processus in quo ut in pluribus uerum concludi- 70 tur, non tamen necessitatem habens ; tercius uero rationis processus est in quo ratio a uero deficit, propter alicuius principii defectum quod in ratiocinando erat obseruandum. Pars autem logice que primo deseruit processui 75 pars iudicatiua dicitur, eo quod iudicium est cum certitudine sciencie; et, quia iudicium certum de effectibus haberi non potest nisi resoluendo in

à imitatur naturam] inu. @ l (4 P r g , 3> (pecia i) : W(Ba^ErFL),^'¥(BeBolBxM)^^(V) 5 0 reliqui] quatuor teliqui M : alii V 77 sciencie scr. (cum BiCEpVelVea, 53 in quantum potest (posset ?L)] om. $ l 58 et (exp. L : etiam Bol)] om. ErF P. 15*b) A W , BiClWr, sec.m. Ba1P4F7,Ed1^ ; cf. supra, u. 68-69) : sentencie flà (sciencie primo sentencie cow. pr.m. ErWa)

dans le monde arabea, Paris 1969, p. 54 ; A. MaienìInfluenze arabe..., in La diffusione delle scienze islamiche nel medio evo europeo, Roma 1987, p. 244, adn.) : tres re uera logicae partes distinxit Boethius, quae de terrninis, propositionibus et syllogismis tractant, sed apud eum, ut apud Aristotelem, propositio et syllogismus unius atque eiusdem operationis intellectus sunt, quae est compositio et diuisio. - Sed est distinctio Platonica uel Neo-platonica. Iam enim Plato, Resp., VI, 5 11 d-e, infra intellectum simplicem (vocv) quandam cogitationem discursiuam (Sikvoiav) agnouit (quem uerbi Si&votasensum ipse praeter usum communem finxit ; cf. quae scripsi in Gauthier-Jolif, Aristote. L'J%ique à Nicomaquea, t. 11, Louuel etiam Slkvoia, vain 1970, p. 5 14). Clarius Plotinus, Enneades (IV III 18 ; IV v111 i ; V in 2-3) distinxit inter à ratiocinationem à (Xoyi~~pîi; V in 3), quae coniungit et diuidit, in quam quodam intellectus detrimento delapsa est anima dum in corpus descendit, et ipsum intellectum (voci;), qui est anirnae a corpore liberatae. Cuius doctrina fultus, Ps.-Dionysius saec. VI ineunte saepius distinxit inter cognitionem humanam et angelicam, uelut hic : (anima humana cognoscit) à non intellectualiter et singulariter, sed rationabiliter et diffuse et sicut commixtis et transitiuis operationibus à (De diu. nom., IV, P.G. 3, 705 A-B ; a Iohanne Sarraceno transl., Dionysiaca, t. I, 192). Ex eodem fonte philosophus Iudaeus Isaac Israeli descripsit animam rationalem et definiuit ratiocinationem ; cf. Liber de diffinicionibw a Gerardo Cremonensi saec. XII ex. transl. : à anima racionalis... ipsa in horizonte intelligenciae et ex umbra eius generata est... Definicio ratiocinacionis :raciocinacio est faciens currere causam in causatum à (ed. J. T. Muckle, in Arcb. bis/. doctr. litt. M . A . XI, 1937-38, p. 313, 25-27 ; p. 321, 18-19 ; cf. p. 338, 9-10 : à Racionacio est cursus causae in causatum n). - Ex his duobus fontibus, Dionysio et Isaac, pendent Albertus et Thomas, ita ut sententiam Dionysii saepius uerbis Isaac expriment. Cf. Albertus, Super Dion. De diu. nom., IV (ed. Col., t. 37 i, p. 206, u. 1-17 ; nec non p. 122, 40-64) ; Id., De uniuersalibus, I i (ed. Borgnet, t. I, p. za ;Ms. Paris B. N. lat. 14382, f. ira) : à per actum rationis, qui uocatur ratiocinatio siue argumentatio, secundum quod Ysaac in libro De diffinitionibus rationem diffiniens dicit quod ratio est anime intellectualis uirtus faciens currere causam in causatum à ; Posi., I I 3 (t. 2, p. 8a) : : per discursum intellectus ab uno in aliud, quem intellectum Ysaac in libro Difiitionum uocat ratiocinationem facientem currere causam in causatum à ; Top., 1I i (t. 2, p. 234b) : à Secundum quod Ysaac diffinit rationem, quod ratio est uis anime intellectualis habituate et habituantis, procedens ex causa in causatum. Propter quod dicit Dionysius quod discursus est disciplina rationis, simplex autem ueritatis intuitus est intellectus )) ; Thomas, In I Seni., d.25, q.1, a.1, ad 4 : à rationale... sumitur stricte et proprie secundum quod ratio dicit obumbrationem intellectualis nature, ut dicit Ysaac quod ratio oritur in umbra intelligencie ; quod patet ex hoc quod statim non offertur sibi ueritas, set per inquisitionem discurrendo inuenit à ;In II Seni., d.24, q.i, a.3 : à ratio autem proprie, ut Ysaac dicit, est faciens currere causam in causatum à ;Q. de uer., q.15, a.1, u. 290292 : N Vnde dicit Ysaac in libro De diffinitionibusquod ratiocinatio est cursus cause in causatum È Saepius sine nomine uerba Isaac laudat Thomas, strictius, uelut In Me/., VI, in iozfi3-7 : à discurrere ... a causis in causata fi ;Q. de spir. creai., a.io (ed. Keeler, p. 124, 17-18) : discurrendo de effectibus in causas et de causis in effectus È uel latius, cum tantum dicit à discurrere à (ab, de uno in aliud), in mente tamen habens definitionem Isaac:InIVSent.,d.i~,q.4,a.~,sol.i(ed.Moos,p.728,n.516);Q.deuer.,q.2,a.3,ad~,u.~35-~4i; a.13,u.159; q.8,a.l5;q.i6,a.i,u.203204 ;Quodl. XI, q.2, arg.2 et ad 2 (Piana, t. VI11 2, f. 7ova-vb) ;In De dia. nom., IV 7 (Piana, t. X 2, f. lyrb D5 et 17va9-12) ; C.G., I11 91 (ed. Leon., t.XIV,p.2~8at~-~2);IIIio8(p.~~~b~2-~~);Q.depot.,q.~,a.i,ad6;I~,q.i~,a.~;q.~~,a.i,adi;q.6~,a.~;Q.demalo,q.~,a.~,u.~ IIP, q.ll, a.3, S.C. et C. ;cf. infra, 141, 163-164 ; Préf.p. SO*-;i*. 48-49 ut - ignoti : cf. Algazel, Logica, Pr. 2 (ed. Lohr, p. 241, 58-63) ; Gundissalinus, De diu.pbiZ0.r. (ed. Baur, p. 18, 7-8) : à Sola ergo logica est sciencia que docet per notum peruenire ad cognicionem ignoti à ;supra, In Peryerm., I i, 8, cum adn. 53 ars imitatur naturam : Ar., Phys., I1 4, 194a21-22, a Iacobo transl. (Ms. Avranches B.M. 221, f. 34116) : à Si 54-64 In - principii : cf. Ar., Phys., I1 13-14, 198b34 i99b33 (praecipue ad 62-64 autem ars imitatur naturam... (cf. 199315-17, f. 3915-6). sicut - principii : i99b4,6-7, a Iacobo transl., Ms. Avranches B.M. 221, f. 39r : à < et monstra> sunt peccata ipsius quod propter aliquid est... corrupto principio aliquo facta sunt, sicut nunc semine D). 76... 89 iudicatiua... inuentiua : cf. Cicero, Topica, I1  6 (ed. H. M. Hubbel12,Loeb Class. Libr., 1960, p. 386) : à Cum omnis ratio diligens disserendi duas habeat partis, unam inueniendi alteram iudicandi à ;Boethius, In Ciceroni! Top. I (ed. Batter, in Ciceroni! opera, ed. Orelli, t. V i , Turici 1833, p, 273, 37-38 ;p. 274, 15-17) : à a Peripateticis haec ratio diligens disserendi logice uocatur, continens in se inueniendi iudicandique peritiam,.. Rursus eiusdem logicae altera diuisio est, per quam diducitur tota diligens ratio disserendi in duas partes, unam inueniendi et alteram iudicandi ;In Isag,, ed. 2,I 2 (ed. Brandt, CSEL 48, p. 139, 21-25 : laud. uerba Ciceronis) ; De diff. topicis, I (P.L.,64, 1173 C) : à Omnis ratio disserendi, quam logicen Peripatetici ueteres appellauere, in duas distribuitur partes, unam inueniendi, alteram iudicandi n. Quae diuisio saec. XI-XIII c o m u n i s euasit (cf. De Rijk, Log. Mod., I, p. 90) ; cf. Hugo de S. Victore, Didasc., I1 31 (P.L., 176,764 A) ; Rogerus Bacon, Sumule dialeciices (ed. Steele, p. 195, 35) ;Vincentius Bellou., Spec. doctr., 111 5 (ed. Duaci 1624, col. 215 A) ; Albertus, De uniuersalibus, I 3 (ed. Borgnet, t. i, p. (a).

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EXPOSITIO LIBRI POSTERIORVM

prima principia, pars hec analetica uocatur, id est resolutoria. Certitudo autem iudicii que per resolutionem habetur est uel ex ipsa forma sillogismi tantum, et ad hoc ordinatur liber Priorum analeticorum, qui est de sillogismo simpliciter, uel etiam curn hoc ex materia, quia sumuntur propositiones per se et necessarie, et ad hoc ordinatur liber Posteriorum analeticorum, qui est de sillogismo demonstratiuo. Secundo autem rationis processui deseruit alia pars logice que dicitur inuentiua : nam inuentio non semper curn certitudine est, unde de hiis que inuenta sunt iudicium requiritur ad hoc quod certitudo habeatur. Sicut autem in rebus naturalibus in h i s que ut in pluribus agunt gradus quidam fl&(pecia I) : W(BalErFL), (sicut L : sr = similiter F ) $(pecia i) : W(ErFL), (Sf~~(BalBgBo^xM), W(V) 125 actum scr. (cm FWVe1, FS, Ed1" ; cf. u. 127) : actus (pecia 2) : W(ErBgBxF), W ( B a l B o l M L ) , ^(V) 39 Sic codd (perpe(post est perperam inferp. Eda0) (sit quod ignotum est L : quod ignotum est sit sec.m. F : quod est ignotum sit 40 infinitum] quod nullius rei est scientia Ed1- (sic nel alifer suppl. non nulli deff,sed rum leg. sit ef cum uerbis prose. coniunxif Ed") 5 2 fiat scr. (cum addifio inufilis e s t ; posf uerbum 39 sequitur subinfellegifure u. 22-23 à conclusio rationis dicentium quod non est sciencia È 78 igitur scr. : enim (= ei pro gi) S> (om. F, non nulli detf : autem 69 scilicet] om. Q2* Er, sec.m. Bol, Ed29-s0): fuit (sit Ed1-") 78 assumantur scr. (cum C O ' V W " ; Erl, LoV8, Bi, sec.m. FBi, Edlss) : consumantur (continuantur Er : sumantur EraF5Wa, Lo, Ed189 P"Vel, P', Bo W\ C1Wr, sec.m. CdSal)

+

64-67 sciendum - intellectum : cf. Robertus Grosseteste, In Posf., I 3 (ed. Rossi, p. 106, 24-30) : (( Vtrumque istorum 59 Circulo : I 8, yzbzs. inconuenientium uitat Aristotiles per distinctionem ambiguitatis huius nominis ' scire '. Prima enim sciuntur, sed illa sciencia non est habitus acquisitus per demonstrationem nec quicquid scitur, per demonstrationem scitur, si dicatur scire communiter sicut scire conuenit principiis ;cum quicquid scitur, per demonstrationem scitur, si dicatur scire maxime proprie D. 67-69 prout - principiorum : Adagium erutum ex Ar., Efb. Nic., VI 5, ii4ob3i-ii4ia8 (cf. etiam Ar., infra, I1 20, ioobio-i~),et a Thoma plus quam seme1 laud. : In I Senf., d.35, q.1, a.1, arg. 5 ; In I1 Senf., d.24, q.1, a.3, arg.4; In Boefbii De Trin., q.6, a.1, qla 3, arg.1 (ed. Decker', p. 203, 20-21) ;Q. de uer., q.2, a.1, arg.4; q.22, a.14, arg.3 ; I" IIW, q.51, a.2, ad 3 ;infra, I io, 138-139 ; 136, 254-257 ;144, 51-55, 292-293. 90-91 per - terminorum : cf. Themistius, In Post., I 3 (p. 9, 7-10), a Gerardo transl. (ed. O'Domeii, p. 252-253) : Ã Et non est possibile ut sint principia demonstrationis demonstrationes. Verum non sunt nisi propositiones manifeste in se ipsis absque medio, et principium illarum propositionum iterum est ratio (6 voG%

i o et] om. Er

6-9 Ad - reliqua : cf. Ar., Aml. pr., I1 5 , 57bi8-21, a Boethio transl., A.L., Il1 1-4, p. 105, 9-12.

io

15

20

2j

30

3s

40

45

50

Ostendit autem Aristotiles per tres rationes quod non contingit circulariter demonstrare. Quarum prima est : In circulari sillogismo idem fit et principium et conclusio ; principium autem demonstrationis est prius et notius conclusione, ut supra ostensum est ; sequitur ergo quod idem sit prius et posterius respectu unius et eiusdem, et notius et minus notum ; hoc autem est inpossibile ; ergo inpossibile est circulariter demonstrari. Set posset aliquis dicere quod idem potest esse prius et posterius alio et alio modo, scilicet ut hoc sit prius quo ad nos et illud sit prius simpliciter, sicut singularia sunt priora quo ad nos et posteriora s'mpliciter, uniuersalia autem e conuerso ; hoc autem modo inductio facit notum, scilicet altero modo a demonstratione : nam demonstratio procedit ex prioribus simpliciter, inductio autem ex prioribus quo ad nos. Set, si sic fieret demonstratio circularis, ut scilicet primo concluderetur ex prioribus simpliciter, postea uero ex prioribus quo ad nos, sequeretur quod non esset bene determinatum superius quid est scire : dictum est enim quod scire est causam rei cognoscere, et ideo ostensum est quod oportet demonstrationem que facit scire ex prioribus simpliciter procedere ; si autem demonstratio nunc ex prioribus simpliciter nunc ex prioribus quo ad nos procederet, oporteret etiam quod scire non solum esset causam rei cognoscere, set dupliciter diceretur, quia esset etiam quoddam scire per posteriora ; aut ergo oportebit sic dicere, aut oportebit dicere quod altera demonstratio, que $t ex nobis notioribus, non sit simpl"citer demonstratio.

***

55

Ex hiis autem apparet quare dyaleticus sillogismus potest esse circularis : procedit enim ex probabilibus, probabilia autem dicuntur que sunt magis nota uel sapientibus uel pluribus, et sic dyaleticus sillogismus procedit ex hiis que sunt nobis nota ;contingit autem idem esse magis et minus notum quo ad diuersos, et ideo

nichil prohibet sillogismum dyaleticum fieri circularem. Set demonstratio fit ex notioribus simpliciter, et ideo, ut dictum est, non potest fieri demonstratio circularis.

60

Secundam rationem ponit ibi : Accidit autem etc. 72b32 Que talis est : Si demonstratio sit circularis, sequitur quod in demonstratione probetur idem per idem, ut si dicamus : à Si est hoc, est hoc à ; 65 sic autem facile est cuilibet demonstrare omnia : hoc enim poterit facere quilibet, tam sciens quam ignorans ; et sic per demonstrationem non acquiritur aliqua sciencia, quod est contra diffinitionem demonstrationis ;non ergo potest esse demonstra- 70 tio circularis. Virtutem autem prime consequencie hoc modo ostendit. - Primo enim dicit quod 72b35 manifestum est quod accidet, circulari demonstratione facta, hoc quod prius dictum est, scilicet quod idem probetur per idem, si quis sumat tres 75 terminos ; reflexionem autem fieri per d o s aut paucos terminos nicbil differt (nominat autem hic reflexionem processum qui fit in demonstratione circulari a principio ad conclusionem et iterum a conclusione ad principium) ; huiusmodi 80 ergo reflexio, quantum ad uim argumentandi, siue fiat per multa siue per pauca, , nec differt de paucis et de duobus. Eadem enim uirtus argumentandi est, si quis sic procedat : à Si est A, est B, et si est B, est C, et si est C, est 85 D È et iterum reflectat : à Si est D, est C, et si est C, est B, et si est B, est A D, sicut si statim a principio reflecteret, dicens : à Si est A, est B È et : à Si est B, est A ÈDicit autem : à per duos à terminos, cum supra dixerit : à tribus terminis 90 positis È quia in deductione quam faciet utetur tercio termino qui sit idem cum primo. - Deinde 72b37 cum dicit : Cum enim sit A etc., proponit formam argumentandi in tribus terminis, hoc modo : Si sit A, est B ; si est B, est C ;ergo si est A, ex 95 necessitate est C È - Deinde cum dicit : Si igitur, cum sit A etc., formam argu-

36 ut (aut Bg) 23 sequitur] sequetur ErBg, M 26-27 demonstrari] -re L ?>(pecia2) : W E r B g B x F ) , a>m(BalBolML),Q a b ( V ) scilicet] h.Q= 45 demonstratio scr. (cum ErL, sec.m. BgBol) : determinati0 ?> (42-44 42 facit] scilicet ErBx, Bal, s.u. @.m. BgF 71 Virtutem] Veritatem O', 56 magis suppl. (cum Ed188 : suppl. posf nobis CEr1) : om. procedere - simpliciter hom.om. Bal, V ) 82 per... per scr. ( c m Er, M, 81 argumentandi] arguendi L M2P*P8pçbLo, ?CIWr, Edlss (perperam ; c f . u. 81 uim, u. 84 uirtus) 83 nec differt] non differt Ed1-a : non differt. Nec differt 82 nichil differt suppl. : om. @ (cf. a h . inseq.) m. m. Ba1) : post post 88 reflecteret @ l , sec.m. 86 reflectat] reflectit ?>^ EdaS 84 argumentandi BgBxF, Bol, V : arguendi L : argudi ErBa1 : ar@i M 94 argumentandi BxF, Bol, V : argudi ErBg, Bal : a r e i M L 90 dixerit] dixit @2a Bol : reflectit BUI,pr.m. Bol, L : reflectat M, V 97-98 argumentandi V : arguendi Ba1 : arguU 97 per suppt. (cum sec.m. ErFBol, non nullis dttt, Ed1%) : om. @l, @'a : propter suppl. @m BgF, Bo1 : arg31 ErBx, M L

+

...

39 superius : cf. adn. ad u. 39-40,4i. 23 supra : I 6,72329-b4. 30-32 sicut - e conuerso : cf. supra, I 4,7ib32-pa5, nec non I i , 204-207. 6odic41 ostensumest :I 4,~ib;"i-7za5. 53-54 probabilia - pluribus :cf. infra,I 31,62-63,cumadn. 39-40 dictumest :14,71b10-12. 89 Dicit : 74 prius : u. 64-65. tum est : supra, u. 20-50. 69-70 contra diffinitionem demonstrationis : positam supra, 14, 7ibi7-18. 7zb37. 90 supra : 72b35.

EXPOSITIO LIBRI POSTERIORVM

34

aentandi premissam ostendit quod in circulari B et C, inhereant sibi inuicem, ita quod omne B demonstratione concluditur idem per idem, sumpsit C et omne C sit B ; et iterum hec insunt ipsi A, ita quod omne A sit B et omne A sit C ; et 145 100 tis duobus terminis tantum. Erit enim dicere : à Si est A, est B È et reflectendo (quod est ita se habentibus terminis, continget monstrare in circulariter demonstrare) : à Si est B, est A à ; prima figura e x alterutris, id est circulariter, omnia quesita, id est conclusionem ex duabus premissis ex quibus duobus sequitur, secundum formam argumentandi premissam : à Si est A, est A È et utramlibet premissarum ex conclusione et altera conuersa, sicut ostensm est in hiis que sunt 150 105 Quod sic patet : Sicut enim in prima deductione, de sillogismo, id est in libro Priorum in quo agitur que fiebat per tres terminos, ad B sequebatur C, ita in deductione reflexa duorum terminorum, de sillogismo simpliciter. ad B sequitur A ; ponatur ergo quod idem significet A in secunda deductione reflexa quod C Quod sic patet : Sumantur tres termini conuern o significabat in prima directa que est per tres terminos : igitur dicere in secunda deductione : tibiles, scilicet ' risibile ', ' animai rationale morà Si est B, est A È est hoc ipsum quod erat dicere tale ' et ' homo ', et sillogizatur sic : à Omne 155 anima1 rationale et mortale est risibile ; omnis in prima deductione : à Si est B, est C à ; set, cum homo est anima1 rationale et mortale ; ergo dicebatur in prima deductione : à Si est B, est C È omnis homo est risibilis ÈEt ex hac conclusione 1 1 5 sequebatur : à Si est A, est C à ; ergo et in deducpotest iterum concludi tam maior quam minor. rione circulari sequitur : à Si est A, est A È quia Maior sic : ÃOmnis homo est risibilis ;omne anima1 160 C cum A idem ponitur ; et ita lene erit monstrare rationale et mortale est homo ; ergo omne anima1 omnia, ut dictum est. rationale et mortale est risibile È Minor sic : : A t nero neque Terciam rationem ponit ibi 73a6 à Omne risibile est anima1 rationale et mortale ; 120 hoc possibile etc. Que talis est : Ponentes omnia ornnis homo est risibilis ; ergo omnis homo est posse sciri per demonstrationem quia demonstraanimai rationale et mortale È tio est circularis, necesse habent dicere quod 16s omnia possunt demonstratione circulari demonstrari, et ita necesse habent dicere quod in demonsOstensum est autem in libro Priorum quod in 73a15 125 tratione circulari ex conclusione possit concludi aliis figuris, scilicet in secunda et tercia, aut non utraque premissarum ; hoc autem non potest fit circularis sillogismus, scilicet per quem ex fieri nisi in hiis que se inuicem conuertuntur, id est conuertibilia , sicut sunt propria ; conclusione possit sillogizari utraque premissarum, aut, si fiat, non erit ex acceptis, set ex aliis 170 i7 ;i7 set non omnia sunt huiusmodi; ergo m n m est propositionibus, que non sumuntur in primo 130 dicere quod omnia possunt demonstrari propter sillogismo. 73a2o hoc quod demonstratio est circularis. Quod autem oporteat in demonstratione cir73a7 culari omnia esse conuertibilia, secundum positionem istorum, sic ostendit. Ostensum est in Quod sic patet : In secunda figura non est 135 libro Priorum quod, uno posito, non sequitur ex conclusio nisi negatiua, oportet autem alteram necessitate aliquid, neque posito uno termino nec premissarum esse negatiuam et alteram affirma- 175 posita una propositione tantum : nam omnis d o tiuam : non enim ex duabus negatiuis potest gismus est ex tribus terminis et ex duabus propoaliquid concludi nec ex duabus affirmatiuis potest sitionibus ad minus. concludi negatiua ; non est igitur possibile quod ex conclusione et ex premissa negatiua concludatur 73a1i Oportet ergo accipere tres terminos conuertibiles in demonstratione circulari, scilicet A, B et C, affirmatiua; si ergo debet affirmatiua probari, 180 oportet quod per alias propositiones probatur, ita quod A insit omni B et omni C, et hec, scilicet est A'] 104 argumentandi Bx, V : argudi BgF, Bol : ar@i Er, M L ; ardi Bal (pecia2) : W(ErBgBxF), @"(BalBolML), ^ ( V ) 117 C ] om. i i 5 et] om. Er, V est B ÇPaa (om. primo, mppl. mg. L ) 1 1 2 esta scr. (cum L, sec.m. fio1) : cum (= C pro e) sunt'] del. sec.m. F , om. M, Edls8 (sed cf. Ar., Â¥E 117 ponitur] ponatur ma* 128 suntl suppl. (cum sec.m. FBol, Edlm) : om. 73a7) 154 rationale] et M L 156 et] om. ErBg 157 et] om. Er 161 et] om. Er, V 162 et] om. Er, V 163 et] om. Er, L , V 165 et] om. Bx, V 179 exa] om.

+

-

134-135 in libro Priorum : Ar., Anal. pr., I 1 5 , 34ai6-24; I 23, 4ob3o-37 ;a Boethio transl., A.L., I11 1-4, p. 31, 22 32, 4 ; p. 5 0 , 2 5 - 5 1 , 5. in libro Priorum : Ar., Anal. pr., I1 5, 57bi8-58bi2, a Boethio transl., A.L., I11 1-4, p. 105, 9 107, 22. 166 in libro Priorum : Ar., Anal. pr., I1 6, 58b13-38, ibid., p. 107, 23 - 108, 20 (in secunda figura) ;I1 7 , 581339-59341, ibid., p. 108, 2 1 n o , i o (in tertia figura). 151

-

-

18;

73ai6 190

que non sunt sumpte. - Similiter in tercia figura non est conclusio nisi particularis, oportet autem alteram premissarum ad minus esse uniuersalem ; si autem in premissis sit aliqua particularis, non potest concludi uniuersalis ; unde non potest esse quod in tercia figura ex conclusione sillogizetur utralibet premissarum. Et eadem ratione apparet quod nec in prima figura talis circularis sillogismus potest fieri per quem utraque premissarum concludatur, nisi @(pecia 2) :W ( E r B g B x F ) , i&afBalBfiML), W( V )

in primo modo, in quo solo concluditur uniuersalis affirmatiua, nec in hoc modo potest fieri talis sillogismus circularis per quem utraque premissarum concludatur, nisi sumantur tres 195 termini equales, id est conuertibiles. Quod ex hoc patet : Oportet enim ex conclusione et altera premissarum conuersa concludere reliquam, sicut dictum est ; non autem potest utraque premissarum conuerti, cum utraque sit 200 uniuersalis affirmatiua, nisi in terminis conuertibilibus.

187 tercia figura] inu.

(-L)

EXPOSITIO LIBRI POSTERIORVM

73azi

73a25

Quoniam autem inpossibile est aliter se habere cuius est sciencia simpliciter, 1 necessarium utique erit id esse scibile quod est secundum demonstratiuam scienciam. 1 Demonstratiua autem est quam habemus in habendo demonstrationem. 1 Ex necessariis itaque sillogismus est demonstratiuus. Accipiendum 25igitur est ex quibus et qualibus demonstrationes sunt. Primum autem determinabimus 1 quid dicimus ' de ornni ' et quid ' per se ' et I quid ' uniuersale '.

73a21 Quoniam autem inpossibile est aliter se habere etc. Postquam Philosophus ostendit quid sit sillogismus demonstratiuus, in parte ista incipit estendere ex quibus et qualibus sit. Et circa hoc tria facit : primo continuai se ad 5 precedencia ; secundo determinat quedam que sunt necessaria ad precognoscendum, ibi : Primum autem determinabimus etc. ; tercio determinat propositum, scilicet ex quibus sit demonstratiuus io sillogismus, ibi : Si igitur est demonstratiua sciencia etc. Dicit ergo primo quod, quia dictum est supra quod inpossibiLe est aliter se habere (in diffinitione eius quod est scire), necessarium erit 15 id quod scitur secundum demonstrationem. Quid autem sit quod est secundum demonstrationem scire, exponit, dicens quod demonstratiua sciencia est quam habemus in habendo demonstrationem, id est quam ex demonstratione acquirimus, et sic habe20 tur quod demonstrationis conclusio sit necessaria. Quamuis autem necessarium possit sillogizari ex contingentibus, non tamen de necessario potest haberi sciencia per medium contingens, ut infra

De omni ' quidem igitur hoc dico quod utique est non in quodam 1 sic et in quodam non, neque aliquando sic et aliquando non. Vt de ^ornili homine animai, si uerum est dicere hominem, 1 uerum est dicere animai, et si nunc alterum, et alterum. Et si in 1 ornni linea punctum, similiter est. Signum autem huius est. Et namque I instancias sic proferimus de ornni interrogati, aut si in 1 quodam non, aut si aliquando non.

!

Cognoscere enim ista est necessarium ad sciendum ex quibus sit demonstratio : hec enim obseruari in demonstrationibus oportet. Oportet enim in propositionibus demonstrationis aliquid uniuersaliter predicari, quod significat ' dici de

(d

29 sic et in e, T(89) : quidem sic et in a : quidem sic, in TC : quidem, in (puoi : quidem 1x, y r : in 8p : om. 28 est] sit € : om. yp sic eta sa, T(92-93) : quidem Xyt),yuoi : autem 29 quodam cc, T(89) : uero u : autem ceti neque] quod TC, spr L,(DT 40 ysopleuros e, T(83) : ysopieros 4, y, sec.m. op, mg. (D : ysocheles in textu 9 : uariant ceti (loî~~Aeupo litteris Graecis IACOBVS) 73bi et scalenon sec.m. p, T(83-84) : et scalanon mg. (D : scalanon sec.m. T : et quod scalenos secundo : gradatim e : uariant ceti (xai S~ep6pqxei;litteris Graecis IACOBVS) i eta y, T(84) : in ir : quod est : uel y : om. 8 : id est cett hinc 2 dicenti quid est y, (DO),T(88) : quid est dicenti (-te YTO))cett i longius] longior YCTT 2 inde] illinc y : Illis p 5-6 quod... dicitur A, ET, T(98-99) : quod... (hiis p : vt 8)] huic? T(9o alicui) 3 Similiter] autem y, € dicuntur 8 : que. .. dicuntur cett 6 quoddam] quidem 1x4, yu : om. o (cum - ambulans' hom.om. O)) 8 quam Ayni};, poq, T(ii5) : om. ceti (del. sec.m. A) igitur cett, T(ii3) : ergo 4 : om. n, pr.m. (D, u 8 Que quidem (Que o) ceti, T(i i 3) : Quecunque y, yepa acciio ipsum] se ipsum n, p, ?T(126) 13 quod A, YE(D : id quod y, ou : quod hoc 4' : quod cum per W : secundum T : om. 8 1 5 interinterfectum] -tus O) secundum] propter n, yco : per dens] est y, yau 14 aliquod] aliquid m.), EO(D : aliquis O) 18 ipsa.  Que T(155) : ipsaque IAC.(ipsa fectionem] interemptionem ya : interitionem O) : uulnerationem 4 1 5 accidat] -&t 8x71 inesse] esse y w 18 sunt] insunt A, DO) : accidunt p 19 contingit ceti, T(156) : contingunt 81x4, YECT(DT que &ti codd) 20-21 par... inpar cett, T(i64) : inu. \ (DT 21 autl] uel 50 : et ir 22 inpar et non par T(t69) : par non inpar 8x7 : par et (uel E : 23 uel cett, aut (D) inpar 714, YE(D : par aut (uel o) non par po : par non par T, sec.m. 8 : inpar par non u : inpar et non inpar co 25 igitur y+, yeo, T(i73) : igitur quidem (D : quidem igitur A, p~ : quidem 871, O) : ergo u l'(i74 : aut ~ d ; PVJ ,

+

+

Et ideo dicit 125 quod quicquid inest unicuique proper se Ipsum, per se dicitur de eo, quod uero non p r o p e r ipsum inest alicui, per accidens dicitur, sicut curn dico : à Hoc ambulante coruscat à : non enim propter id quod ambulai, coruscauit, set hoc dicitur secundum 130 accidens. Si uero quod predicatur insit subiecto pro* Ipsum, per se est, ut s" dicamus quod interfectum inte& : manifestum est quod propter id quod interfectum est, interiit, et non est accidens quod interfectum intereat. 135 Deinde curn dicit :Que ergo dicuntur etc., ostendit 73bi6 qualiter utatur predictis modis demonstrator. Vbi notandum quod, curn sciencia proprie sit conclusionum, intellectus autem principiorum, proprie scibilia dicuntur conclusiones demonstra- 140 tionis, in quibus passiones predicantur de propriis subiectis ; propria autem subiecta non solum ponuntur in diffinitione accidentium, set etiam sunt cause eorum ; unde conclusiones demonstrationum includunt duplicem modum dicendi per 145 se, scilicet secundum et quartum. Et hoc est quod dicit quod illa que predicantur in simpliciter scibilibus, hoc est in conclusionibus demonstrationum, sic mnt per se, sicut inesse predicantibus, scilicet sicut quando subiecta insunt 150 in diffinitione accidentium que de eis predicantur,

.

3) : W(ErBalBxFL), W ( B o l M V ) 88 dicenti çE (-L) : dicente L , Q' (r-d cf. Ar., 73b2, cum adn.) 104 et] uel Er 107-108 set in substanciis suppf. (cf. Ar., 73b7 substancia autem) : om. Q 108 et precipue] sed Ed*s $12 extrinsece suppl. (ex u. 18) : om. 127 ipsum] se ipsum Er. sec.m. F : se exp. ipsum Bal dico] dicitur E r L 128 sicut] set praem. M x F (del. sec.m. F ) 148 simpliciter (cf. n. 7)] primo Q1 (-L) est BalBxF, sec.m. V : om. ceti

(& (pecia

84 scalenon, id est trium inequalium laterum : cf. Euclides, Efem., 1 def. 20 (ed. Stamatis, t. 1, p. 3, 13-16) ; a Ps.-Boethio transl., A r s geom. (ed. Friedlein, p. 376, 2-5) : à Aequilaterum igitur triangulum est, quod tribus aequis lateribus continetur ; isosceles uero, quod duo tanturnmodo 84-85 et altera parte latera habet aequalia ; scalenon uero, quod tria latera continet inaequalia à ; Cassiodorus, Inst. (P.L., 70, 1214 D). longius : Aristoteles bipertitionem figurae, uel potius numeri, proposuerat : numerus punctis figuratus est uel à aequilaterus à (çcarrb È ut :) ; uerba Aristotelis reddiderat Iacobus : à xul i~epbpqxei;,id est altera parte longius à 4 :), uel à altera parte longior à (à oblong È ut 6 (A.L., IV 1-4, p. 13, 3) ; sed, curn pro uerbo i'czp6pfw.&i;,à oblong D, quod Iacobus litteris Graecis transcripserat, glossator quidam (non ipse Thomas 1) substituisset uerbum à scalenon È quod potest dici de numeris (numerus qui fit ex multiplicatione trium numerorum inaequalium, ut 2 x 3 X 4 ; cf. Boethius, Inst. arithm., I1 25, ed. Friedlein, p. 114, 3-6) uel de figuris, Thomas, auctore Ps.-Boethio, de triangulo illud intellexit. At tamen, in translatione Iacobi corrupta, remanserant uerba : à et (pro id est) altera parte longius )) (quae re uera interpretati0 erant uerbi 6~epbpqxs(pecia 3) : a>l(ErBalBxFL), a>a(BolMV) 1-2 determinauit Philosophus] inu. Q a 22 adequationem] adaquationem uel adaptationem Bx : adaccationem uel adequationem V : adaptationem LgVe, Kn : adequationem adaptationem C d V 6 : adequationem uel adaptationem Sa^O^W, Bo : acceptationem acceptam uel adequationem A s : adaptationem uel (seu W ) adequationem BaErlSalSaaWaWrl,W 1 , P^Vel, Lo, Ed^ (uerbum adaptationem uaria lectio esse uidetur in margine peciue @ l sero addita ab amanuensi qui de lectione dubitabat,forsitan quia uerbum peciue quadam macula corrupttim legenhm esse uidebatur adaquationem, quod habet Bx; cf. V ) 29 scilicet W (-L) : om. L, 3" 7 Oportet : 1 1 2 , 7434. i o Et demonstratio : 7431. i; Vniuersale : 73b32. 16-24 Ad - predicato : cf. Albertus, Post., I n 12 (p. 49a-b) : à Adhuc autem nota quod uniuersale (secundum quod determinatum est) condicio est predicati sicut et ' de omni ' et sicut ' per se ', set hec sunt predicati in comparatione ad subiectum ;aliquando tamen dicitur ' uniuersale ' subiectum in comparatione ad predicatum, quia subiectum per se omne et semper predicatum participat. Vniuersale etiam determinatum est in Porphirio et in Predicamentis et Peryermenias, set illud est uniuersale quod aptitudinem habet ut sit de multis tantum, istud autem est de ornni et per se et semper. Vnde illud quod in ante habitis libris determinatur, est materiale ad istud uniuersale quod est in demonstratiuis È 19 Porphirius : Isagoge, a Boethio transl., A.L., 16-7, p. 5-31.

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1 11 (73b26-74a3)

et conuenit subiecto secundum quod Ipsum subiectum est. Multa enim uniuersaliter de aliquibus predicantur, que non conueniunt ei per se et secundum quod ipsum, sicut omnis lapis coloratus est, non tarnen secundum quod lapis, set secundum quod 35 est superficiem habens. b27 Secundo ibi : Manifestum igitur etc., infert quoddam correlarium ex dictis, dicens quod, ex quo uniuersale est quod per se inest, que autem per se insunt ex necessitate insunt, ut supra 40 ostensum est, unde manifestum est quod uniuersalia predicata, prout hic sumuntur, ex necessitate insunt rebus de quibus predicantur. b28 Tercio ibi : Per se autem etc., ne aliquis crederet aliud esse quod in diffinitione uniuersalis dixerat 45 ' per se ' et ' secundum quod ipsum ', dicit quod per se ' et ' secundum quod "psum ' idem est, sicut linee per se inest pnctum, primo modo, e t rectitudo, secundo modo : nam utrumque inest ei secundum quod linea est; e t e conuerso triangulo secundum so qmd triangulus est insunt duo recti, id est quod ualet duos rectos, quia per se triangulo inest. 3b32 Deinde cum dicit : Vniuersale autem etc., ostendit quid addat uniuersale supra ' dici de ornni ' et ' per se '. Et circa hoc duo facit. Primo 5s dicit quod tunc est uniuersale predicatum, cum non solum in quolibet, set e t primo demonstratur inesse ei de quo predicatur. - Secundo ibi : Vt duos rectos babere etc., manifestat per exemplum, dicens 80

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quod babere tres angulos equales duobus rectis non inest cuilibet figure uniuersaliter, licet hoc de 60 figura demonstretur, quia de triangulo, qui est figura, set tamen non cuilibet figure inest, neque demonstrator in sua demonstratione utitur qualibet figura :quadrangulus enim figura quedam est, set non habet duobus rectis equales. Ysocheles autem, id est 65 triangulus duorum equalium laterum, habet quidem uniuersaliter angulos equales duobus rectis, set non conuenit primo ysocheli, set prius triangulo, quia ysocheli conuenit in quantum est triangulus. Quod igitur primo demonstratur habere duos rectos, 70 aut quodcunpe aliud huiusmodi, buie primo inest predicatum uniuersale, sicut triangulo. Deinde cum dicit : Et demonstratio etc., ostendit 74ai qualiter demonstrator uniuersali utatur. Et dicit quod demonstratio est per se huius uniuersalis, set 75 aliorum est quodam modo et nonper se ;demonstrator enim demonstrat passionem de proprio subiecto, et, si demonstret de aliquo alio, hoc non est nisi in quantum pertinet ad illud subiectum ; sicut passionem trianguli probat de figura et 80 ysochele, in quantum quedam figura triangulus est et triangulus quidam ysocheles est. Quod autem non primo inest ysocheli habere tres, hoc non est quia non uniuerditer predicetur de eo, set quia est frequentius, id est in pluribus, quam ysocheles, 85 cum hoc commune sit omni triangulo.

32 eij eis L, Era, @(pecia 3) : W(ErBalBxFL), @(Bo^MV) 30 et scr. (ex Al., 73b27 ; cf. infra, u. 32, 45) : id est (.i. pro z) 33 ipsum] ipsa Era, Eli"-" (sed Thomas, poilquam scripsit de aliquibus redit ad uerbum Aristotelis: falla anacolutba Ed"-'@; (cf. aih. inseq.) Tbomae dicendi gemris propria sunf) 46 ipsum] est @ l (-L), sec.m. Bol,Ed19* (sed L$ Al., 73bz9, 40 unde] del. sec.m. Bol, om, l y 8 8 cm adn.) 52 autem] est ErBx 62 neque] nec Er, V

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39 supra :I io, 731018-25. 44 dixerat : 75b27. 47-48 primo modo... secundo modo : cf. Albertus, Poff.,I n 1 2 (p. 47b) : à Et huius exemplum est quod linee inest punctum per se secundum primum modum dicendi per se, sicut principium essenciale non predicabile secundum rectum ; et rectitudo et curuitas insunt linee sicut passiones et secundo modo dicendi È 65-66 id est - laterum :cf. supra, adn. ad I io, 84.

EXPOSITIO LIBRI POSTERIORVM

I

Oportet autem non latere quoniam multociens contingit peccare 5et non esse quod demonstratur primum uniuersale, secundum quod 1 uidetur demonstrari uniuersale primum. Oberramus autem hanc 1 deceptionem, cum aut nichil aliud sit accipere a superiori extra 1 singulare quam singularia. - Aut sit quidem, set innominatum sit in 1 differentibus specie rebus. - Aut contingat esse sicut in parte totum loin quo monstratur; eis enim que sunt in parte inest quidem demonstratio, 1 et erit de omni, set tamen non erit huius primi 1 uniuersalis demonstratio. Dico autem huius primi, secundum quod est demonstratio, 1 cum sit primi uniuersalis. Si igitur aliquis demonstrabit quod recte quidem non intercidant, uidebitur utique huius esse demonstratio propter id quod 16inest rectis, non autem est, nisi quidem quoniam sic 1 equales sint, fiat hoc, set aut in quolibet equales. Et si triangulus non 1 esset aliud quam ysocheles, 74316 secundum quod est ysocheles uidetur utique esse. Et 1 proportionale quod commutabiliter est, secun74217 dum quod numeri sunt et secundum quod linee et 1 secundum quod firma et secundum quod tempora sunt, quemadmodum demonstratum est aliquando seorsum, contingens 20essede omnibus una demonstratione monstrari ; set I propter id quod non est denominatum aliquod in quo hec ornnia unum sunt, numeri 1 longitudines tempora firma, et specie differencia

seorsum ab inuicem 1 accepta sunt. Non autem uniuersale monstratur; non enim secundum quod linee sunt f aut secundum quod numeri inerat, set secundum quod hoc est, quod uniuersale ponunt 25esse. Propter hoc neque si aliquis monstret unumquemque 74225 triangulum 1 demonstratione aut una aut altera quod duos rectos habet unumquodque, 1 ysocheles seorsum et scalenon, id est gradatum, nondum 1 cognouit triangulum quod duos rectos habet, nisi sophistico modo, l neque uniuersale trianguli neque si nullus est preter hec 3Otriangulus alter. Non enim secundum quod triangulus est cognouit, neque ornnem triangulum, 1 set aut secundum numerum ; secundum speciem autem non omnem, et si nullus 1 est quem non nouit. Quando igitur nouit uniuersaliter et quando nouit 74232 1 simpliciter? Manifesturn est quod si idem inerat triangulo esse et ysopleuro 1 aut unicuique aut omnibus. Si uero non idem, set alterum ^est, secundum quod triangulus est, non nouit. ~ c r u mautem secundum quod est triangulus aut 74235 1 secundum quod est ysocheles, et quando secundum hoc est primum I et uniuersale cuius est demonstratio, manifestum est, quando remoto 1 insit primum. Vt ysocheli eneo triangulo 1 insunt duo recti, set eneum esse remoto blet ysochele. Set non figura aut termino, 1 set non primis. Cuius igitur primi? Si itaque trianguli est, et secundum hoc 1 inest et aliis, et huius uniuer74b4 saliter est 1 demonstratio.

Al. Translationis Iacobi textus deterior (SX~TT+, yepaqmtu) 7437 aut] autem TC+ : om. ya : erasum y aliud ypo, T(2o) : om. ceti 8 sit d;, u, prm. a : si sit y : si SXy, cpe), sec.m. a : si est accipere T : om. n innoquidem] sit X, p, sec.m. a : est Sy, 9 minatum eputi), T(4.4) : innominabile T : indenominatum 8Xyz+, yo 9 rebus differentibus specie tr. T, ?T(45) : specie dif. rebus a 9 Aut] si 71, cu, sec.m. 8 contingat] -git 8x4, ~ u o > 10 quidem] om. 8y+, yp i 2 uniuersalis Q, ya~uw: uniuersaliter STC, mg. e, p


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m,

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Oportet autem non &ere etc. Postquam notificauit Aristotiles quid sit uniuersale, hic ostendit quomodo in acceptione uniuersalis errare contingat. Et circa hoc tria facit : primo dicit quod ali5 quando circa hoc peccare contingit ; secundo assignat quot modis, ibi : Oberrams autem etc. ; tercio dat documentum quomodo possit cognosci utrum uere acceptum sit uniuersale, ibi : Vtrum autem secundum quod est triangulus etc. 10 Dicit ergo primo quod, ad hoc quod non accidat in demonstratione peccatum, oportet non Zatere quod multociens uidetur demonstrari uniuersale, non autem demonstratur. 74a6 Deinde cum dicit : Oberrams autem etc., 1 5 assignat modos quibus circa hoc errare contingit. Et circa hoc duo facit. Primo enumerat ipsos modos, dicens quod tripliciter contingit decipi circa acceptionem uniuersalis. 20 Primo quidem, cum nicbil aZiud sit acc$ere sub aliquo communi, cui primo competit uniuersale, quam hoc singulare, cui inconuenienter assignatur. Sicut si sensibile, quod primo et per se inest animali, assignaretur ut uniuersale primum homini, 25 nullo alio animali existente.

74a4

***

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35

Vnde notandum quod ' singulare' hic large accipitur pro quolibet inferiori, sicut si species dicatur ' singulare' sub genere contentum. Ve1 potest dici quod non est possibile inueniri aliquod genus cuius sit una tantum species : genus enim diuiditur in species per oppositas differencias, oportet autem, si unum contrariorum inuenitur in natura, et reliquum inueniri, ut patet per Philosophum in I1 Celi et mundi, et ideo, si una species inuenitur, inuenitur et alia. Vna

autem species diuiditur in diuersa indluidua per diuisionem materie ; contingit autem totam materiam alicui specie! proportionatam sub uno indiuiduo comprehendi, et tunc non est nisi unum indiuiduum sub una specie. Vnde et signanter de singulari ' mentionem facit.

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Secundus modus est quando est quidem 74a8 accipere sub aliquo communi multa inferiora, set tamen illud commune innominatm est, quod inuenitur in rebus differentibus specie. Sicut si animali 45 non esset nomen positum, et sensibile, quod est proprium animalis, assignaretur ut uniuersale primum hiis que sub animali continentur, uel diuisim uel coniunctim. Tercius modus est quando illud, de quo 74a9 demonstratur aliquid ut uniuersale primum, se habet ad id quod demonstratur de eo sicut totum ad partem. Sicut si ' posse uidere ' assignaretur animali ut uniuersale primum : non enim omne anima1 potest uidere. Inest enim hiis que sunt in 55 parte, id est que particulariter et non uniuersaliter alicui subiecto conueniunt, demonstratio, id est quod demonstrari possint, e t erit quidem demonstratio de omni, non tamen respectu buius de quo demonstratur. Posse enim uidere demonstratur 60 quidem de aliquo uniuersaliter, non tamen uniuersaliter de animali sicut de eo cui primo insit. Et exponit quid sit primum secundum quod demonstratio fertur, quod est uniuersale primum. Secundo ibi : Si ifitur aliquis demonstrabit etc., 74ai3 subiungit exempla ad predictos modos. Et primo ad tercium, dicens quod, si quis demonstret de lineis rectis quod non intercidant, id est non concurrant, uidebitur buius esse demonstratio, scilicet uniuersalis primi, propter hoc quod 70

zo nichil ÇD : 7 quomodo scr. (cum Bol, Edlss) : quo E (W cf. ti. 197, cum a&.) t (pecia 3) : W( ErWBxFL), ÇDa(BolMV 26 large (Da, sec.m. F : uniuersale] uel @l (-L) 21 primo ÇDa Ed186 : prius fl1 (sed e/. u. 23) nullum t1 (sed cf. Ar., 74a7) 48 hiis] habens (= hiis 42 Secundus] autem ÇD 35 inuenitura] om. Er, @' 28 singulare] praem. et ErBalBx, uel F om. @l pro hiis) ErBaVx, Bol

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26-28 Vnde - contentum : Haec prior expositio propria esse uidetur Thomae, sed placuit 8 Vtrum : 7435. 6 Oberramus : 746. 29-41 Ve1 - facit : Haec multis antiquis (Egidius Romanus, Maurus, Pacius) et modernis (Tricot, Ross, Tredennick) ; cf. Mignucci, p. 89. secunda expositio est Themistii, In Post., I 5 (p. 13, 12-16), a Gerardo transl. (ed. O'Donnell, p. 258) : à Vna earum est quando res super quam constituitur demonstratio est aliqua ex rebus singularibus indiuidualibus, sicut sol et luna et mundus. Quod est propterea quod non est super huiusmodi aliqua ex rebus neque res comrnunicat ea, set unumquodque eorum est indiuiduum tantum, cum sol sit unus et luna una et terra una et celum unum à ;quem secuti sunt Auerroes, Comm. medium in Posi., a Guillelmo de Luna transl., I, comm. 12 (ed. Ven. 1483) : à sunt res quidem ex quibus non inuenitur nisi unum singulare tantum, sicut celum et terra et sol et luna à ;Robertus Grosseteste, In Post., I 5 (ed. Rossi, p. 117-118, u. 21-30) ; Albertus, Posf., I n 13 (p. 5oa) : à hoc est, de tali uniuersali quod in uno tantum est singulari, sicut est mundus et sol et luna et ornnia de quibus dicit Aristotiles [De celo, I 19, 278az5-28 ; 120, 279a6-n] quod sunt ex materia sua tota, et nichil eius neque potencia neque actu inuenitur de 37-40 contingit -specie : 34 in I1 Celi et mundi : Ar., De celo, I1 4, 286323-24. uniuersali extra illud unicum secundum esse et potenciam È cf. supra adn. ad u. 29-41, nec non In Peyerm., 1 io, 75-87, cum adn.

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EXPOSITI0 LIBRI POSTERIORVM

non concurrere inest aliquibus lineis rectis, non autem ita quod hoc fiat nisi si linee recte sint equales, id est equedistantes ; set, si fuerint equales, id est equedistantes, tunc non concurrere conuenit eis 75 in quolibet, quia uniuersaliter uerum est quod linee recte equedistantes, etiam si in infinitum protrahantur, in neutram partem concurrent. 74a16 Secundo ibi : E t si triangulus etc., ponit exemplum ad primum modum, dicens quod, si non 80 esset alius triangulus quam ysocheles, qui est triangulus duorum equalium laterum, quod est trianguli in quantum huiusmodi uideretur esse ysochelis secundum qmd est ysocheles, nec tamen hoc esset uerum. 74a17 Tercio ibi : E t proportionale etc., exemplificat de secundo modo, et uidetur hoc ultimo ponere quia circa hoc diutius inmoratur. Circa hoc autem tria facit : primo ponit exemplum ; secundo inducit quoddam correlarium ex 90 dictis, ibi : Propter hoc neque si aliquì etc. ; tercio assignat rationem dictorum, ibi : Quando igitur nomi uniuersaliter etc.

***

Circa primum sciendum est quod proportio est habitudo unius quantitatis ad alteram, sicut sex ad tria se habent in proportione dupli ; 9s proportionalitas uero est collectio duarum proportionum, que, si sit disiuncta, habet quatuor terminos, ut hic : à Sicut se habent quatuor ad duo, ita sex ad tria È si uero sit coniuncta, habet tres terminos, nam uno utitur ut duobus, ut hic : 100 à Sicut se habent octo ad quatuor, ita quatuor ad duo D. Patet autem quod in proportionalitate duo termini se habent ut antecedencia, duo uero ut consequencia, ut hic : à Sicut se habent quatuor ad duo, ita se habent sex ad tria à : sex et quatuor io5 sunt antecedencia, tria et duo sunt consequencia. Permutata ergo proportio est quando antecedencia inuicem conferuntur et consequencia similiter, ut si dicam : à Sicut se habent quatuor ad duo, ita se habent sex ad tua È ergo : à Sicut se n o habent quatuor ad sex, ita se habent duo ad tria È Dicit ergo quod esse proportionale commutabiliter, conuenit numeris et lineis et firmis, id est

88 autem 87 diutius] diuturnius Q 8 I (pecia 3) : @'(ErBa1BxFL), $a(BolMV) 73,74 equedistantes (eque dis-)] equidistantes F, V 95 dupli $l, Edl-a : (-Er) : om. Er, (I)' (et unte circa suppl. M) 90 ibi suppl. (cm sec.m. Bo1, non nullis dett, Edlas) : om. @ dupla D ', Ed^ 96 collectio m-.(cum Oa, J.U. 04,Sa'V^V8, FU-") : coli'o ErBalBxF, AsBaEr1F4LgV8,KnP5 (Ve1), Lo, P4V7a: collatio L, BiBICdF", primo O', 06V9VeaWaWr1, BoW1, MaP8, aÈ , Eda9-a0: comparati0 P6 (pecia $l babuisse uidefur compendium coll'o quod pofest legi 97-99 disiuncta... coniuncta scr. (cum Er1FsV7a, sec.m. BiV9, Eda9-") : inu. S? 102 proporcollectio uel collatio ; sed cf. app. fontium) 113-114 commutabiliter 113 esse wr. (cm sec.m. Bol, E d l a ' ; (/'. u. 133) : omne (oÃpro e;) $ tionalitate @ l : proportione Qa, Edlsa L, Bol : ? communiter ErBalBxF, M V

$1

71 lineis (cf. 72, 76 linee) : Haec est expositio Iacobi Veneti, qui in 74ai3 transtulit : à recte à (scil. linee), quae expositio multis placet. At De angulis saltem 74a16 intellexerunt Robertus Grosseteste, tamen non nulli tranferre uolunt à recti à (scilicet anguli) ;cf. Mignucci, p. 95. In Posf., I 5 (ed. Rossi, p. 125, 186-187) : v- sed aut quoniam anguli sunt equales in qmlibet, id est quilibet extrinsecus intrinseco sibi opposito à ; Albertus, Posi., I n 13 (p. 74216) : à Quod autem addit Aristotiles : set aut in quolibet equales, referendum est ad angulos quos describit linea perpendiculariter intercidens inter utrasque parallelas, quod sint in quolibet descripto angulo equales : tunc enim non concurrent È 76-77 linee concurrent : Euclides, Ehm., I, Def. 23 (ed. Starnatis, t. I, p. 4, io-iz), sed translationes Ps.-Boethii et Gerardi miscuisse uidetur Thomas ; cf. 93-94 proportio - alteram : Euclides, E h . , V, Def. 3 (ed. Stamatis, Prkf., p. 7o*-7i*. 90 Propter hoc : 74~2;. 91 Quando : 74a32. t. 11, p. i, 6-7), ab Adelardo transl., Versio I1 (ed. Ven. 1482, f. dar) : à Proportio est duarum quantecunque sint eiusdem generis quantitatum certa alterius ad alteram habitudo à ; Boethius, InG. aritbm. I1 40 (ed. Friedlein, p. 137, 13-15) : à Proportio est duorum terminorum ad se inuicem quaedam habitudo à ; Cassiodorus, Inst. (P.L., 70, 1215 C). - Cf. Prkf., p. 68*. 96-97 proportionalitas - proportionum : Boethius, Inst. arifbm., Il 40 (ed. Friedlein, p. 137, 8-10) : à Est igitur proportionalitas duarum uel trium uel quotlibet proportionum adsumptio ad unum atque collectio à ; (23-25) : à Est enim proportionalitas, ut dictum est, collectio proportionum in unumque redactio à ; Inst. mtis., I1 1 2 (ibid., p. 241, 18-19) : (( Proportionalitas est aequarum proportionum collectio à (at tamen Albertus legisse uidetur à collatio È Lettura in Etb., ed. Col., t. XIV i, p. 333, 37). - Aliter Euclides, V, Def. spuria (cf. ed. Stamatis, t. I1 p. i, apparatus ad u. 7), ab Adelardo transl., Versio I (ed. Busard, p. 145, 9), Versio I1 (ed. Ven. 1482, f. d'v) : à Proportionalitas est similitudo proportionum à ; ab Hermanno transl. (ed. Busard, p. 96, i) ;a Gerardo transl. (ed. Busard, col. 117, 21) ;a Thoma laud. : In I V Sent., d.1, q.%,a.1, qla 5, ad 3 (ed. Moos, p. 16) ;d.49, q.2, a.1, ad 6 (ed. Piana, t. VI1 2, f. 248vb3) ;Q. de ver., 0.2, a.3, ad 4, u. 366-367 ;q.23, a.7, ad 9, u. 323-525. 97-104 que consequencia : cf. Ar., Etb. Nic., V 5, 113ia3i-b^, a Roberto Grosseteste transl., A.L., XXVI, p. 232, 15-20 ; Euclides, Elem., V, Def. 14-15 (ed. Stamatis, t. 11, p. 3, 5-9), ab Adelardo transl., Versio I (ed. Busard, p. 146, 35-39, Def. 13-14), Versio I1 (ed. Ven. 1482, f. d7r, Def. 13-14) : à Coniuncta vero proportionalitas dicitur quotiens sicut antecedens cum consequente ad consequens, sic etiam antecedens cum consequente ad consequens. Disiuncta vero proportionalitas dicitur augmentorum antecedentiurn supra consequentia equa comparatio 1) ; ab Hermanno transl. (ed. Busard, p. 96-97, Def. 13-14) ;a Gerardo transl. (ed. Busard, col. 118, Def. 15-16) ; Boethius, Inst. aritbm., I1 40 (ed. Friedlein, p. 137, 29 138, 17). Cf. Albertus, Lectura in Etb., V 5 , ed. Col., t. XIV i , p. 333, 73-78 ; Thomas, In Etb., V 5, 37-58. - Alteram proportionalitatis speciem uocant à continuam à Aristote107-109 Perles a Roberto Grosseteste translatus et Boethius, à coniunctam à Euclides ab Adelardo et Hermanno translatus (uariant ceteri). similiter : Euclides, Elem,, V, Def. 12 (ed. Stamatis, t. 11, p. 3, i - ~ ) a, Gerardo transl. (Def. 14, ed. Busard, col. 118, 25-26) : à Permumutata tata proportio est acceptio antecedentis ad anteccdens et consequentis ad consequens È - Aliter Euclides ab Adelardo transl., Versio I (ed. Busard, Def. 12, p. 146, 33-34), Versio I1 (ed. Ven. 1482, f. d'v) : (r Itemque permutatim sicut antecedens ad antecedentem, sic etiam consequens ad consequentem à ;ab Hermanno transl. (Def. 12 bis, ed. Busard, p. 96).

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corporibus, et temporibus ; sicut autem de singulis demonstratum est aliquando seorsum, de numeris quidem in arismetica, de lineis et firmis in geometria, de temporibus in naturali philosophia uel in astrologia, ita contingens est quod de omnibus predictis commutatim proportionari una demonstrattone demonstretur ; set ideo commutatim proportionari de singulis horum seorsum demonstratur, quia non est nominatum illud commune in quo omnia ista mnt unum. Etsi enim quantitas omnibus hiis communis est, tamen et sub se alia preter hec comprehendit, sicut orationem et quedam que sunt quantitates per accidens. - Ve1 melius dicendum quod commutatim proportionari non conuenit quantitati in quantum est quantitas, set in quantum est comparata alteri quantitati secundum proportionalitatem quandam, et ideo etiam dixerat in principio proportionale esse quod commutabiliter est ; omnibus autem istis, in quantum sunt proportionalia, non est nomen commune positum.

Cum autem demonstratur commutatim proportionari de singulis predictorum diuisim, non monstratur uniuerde : non enim commutatim proportionari inest numeris uel lineis secundum quod 140 huiusmodi, set secundum quoddam commune ; demonstrantes autem de lineis seorsum uel de numeris ponunt hoc quod est commutabiliter proportionari esse quasi miversale predicatum linee secundum quod linea est, aut numeri secun145 dum quod numerus. 74a2 5 Deinde cum dicit : Propter hoc neque si aliquis etc., inducit quoddam correlarium ex dictis, dicens

quod eadem ratione qua non demonstratur uniuersale cum de singulis speciebus aliquid demonstratur quod est uniuersale predicatum communis 1 5 0 innominati, nec etiam demonstratur uniuersale modo predicto si sit communi nomen positum. Sicut si aliquis aut eadem demonstratione aut diuersa demonstret de unaquaque specie trianguli quod habet duos rectos, seorsum scilicet de ysochele 155 et seorsum de gradato, id est de triangulo trium inequalium laterum , non tamen propter hoc cognouit quod triangulus habeat equales duobus rectis, nisi sophistico modo, id est per accidens, quia non cognouit de triangulo secundum quod est 160 triangulus, set secundum quod est equilaterus aut duorum equalium laterum aut trium inequalium, neque etiam sic demonstrans cognouit uniuersale trianguli, id est habet cognitionem de triangulo in uniuersali, etiam si n d u s alius triangulus esset 165 preter illos de quibus cognouit. Et hoc ideo est quia non cognouit de triangulo secundum quod est triangulus, set sub ratione specierum eius, unde neque cognouit per se loquendo omnem trianguZum, quia, etsi secundum numerum cognouit omnem 170 triangulum, si nullus est quem non nouit, tamen secundm speciem non nouit omnem. Tunc enim cognoscitur aliquid uniuersaliter secundum speciem quando cognoscitur secundum rationem speciei, secundum numerum autem et non 175 uniuersaliter, quando cognoscitur secundum multitudinem contentorum sub specie ; nec est differencia quantum ad hoc si comparemus species et indiuidua uel genus et species : nam triangulus 180 est genus equilateri et ysochelis. Deinde cum dicit : Quando igìtuno& etc., 743.32 assignat rationem predictorum, querens quando aliquis cognoscat uniuersaliter et simpliciter, ex quo predicto modo cognoscens non cognoscit

i i9 astrologia D1, V : i16 demonstratum D2 (4Ar., 74319) : determinatum S1 D (pecia 3) : Dl(ErBaVxFL), ^(BolMV) 1 3 5 commune] praem. unum D2 142 ponunt] 127 quedam] alia S' astronomia Da (-V; sed astro' multi) 126 est] sit < D 2 i 5 2 com147 dictis] predictis D2 144 numeri scr. (cum non nullis dett, Edlss) : numerus D1 (144-145 aut - quod om. Da) ponereDl 157 laterum L, &^ : om. I1 (-L) muni scr. (cum Ve, EEp, P6, sec.m. BiP7) : totum (= t6t pro coi) W : commune $2, non nulli dett, Edlss 172 nouit D1 (-L) : cognouit L, D2 173 cognoscitur mg. M, 163 sic scr. (cum sec.m. BxBol, Vea, MaPW"') : si D (om. Edm) : 175 autem et suppl. (cum V : cognoscetur mg. Bol : cognosceretur 1)' (173-176 cognoscitur - quando bom.om. in textu BolM) 182 rationem predictorum] om. Da 177 nec est] neque enim D2 autem zuppi, mg. Boa, Ed1-') : om. D

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120 commutatim : In Aristotelis textu, 74318, ' commutatim ' habet recensio Guillelmi pro ' commutabiliter ' (cf. infra, App., p. 255) ; sed in textu * commutabiliter ' legit Thomas (u. i 13, 133, 142), etsi suo Marte (u. 120, 121, 129, 136, 138) utitur uerbo usitato (( commutatim à ;cf. Q. i uer., q.27, a.7, arg.4, u. 19-20 ;Q. de mulo, q.1, a.3, arg.ii, u. 73 ;Qrndl. I, q.io, a.2, arg.1 et ad i (Piana, t. Vili 2, f. 7ra) ;In Eth., V 5, 76 ;In De celo, I q,n. 3, 4, 6. 125 quantitas : Quantitatem forsitan esse illud genus commune innominatum de quo loquitur Aristoteles existimauit Philoponus (Com. in Ar. Graeca, t. XIII 3, p. 77, 9) nec non u. d. T. Heath ;cf. Mignucci, p. 97. i 28-1 35 Ve1 - positum : cf. Albertus, Post., I 11 13 (p. 52b) : à Quod igitur in omnibus illis inuenitur, inuenitur per naturam unam mensurandi que est in illis, hoc est passio illa inuenitur in omnibus illis per naturam que non diuersificatur, que est esse mensuram eius quod quantitas est ; et sic proprie et per se et de omni est ip156-157 gradato - laterum : cf. supra, I io, 84, cum adn. - ' Gradatus ' idem ualere 132-133 in principio : 74317-18 sius communis È ac ' scalenon ' hic, 74227, diserte dicit ipse Iacobus ; ad uerbum graecum oxalqvfc; reddendum eodem uerbo ' gradatus ' bis usus est lacobus in translatione Ar., Phys., IV, 22425 et i 1 (Ms. Avranches B.M. 221, f. 581). Ex quo effectum est ut Thomas hoc uerbo ' gradato ' uteretur et 159 id est per accidens : huic adplicaret definitionem scaleni ;cf. Q. depof., q.2, a.5, arg.4 ;In Phys., IV 23, n. 13 ;infra I 36, 38 ;I 41, 220-221. cf. supra, 14, 7ib9-io.

48

EXPOSITIO LIBRI POSTERIORVM

remanet illud quod assignatur uniuersale, scien- 205 uniuersaliter ? Et respondet manifestum esse quod, si eadem esset ratio trianguli in communi et dum est quod non est primum uniuersale illius. uniuscuiusque specierum eius seorsum accepte, Sicut, remoto ysochele uel eneo a triangulo, reaut omnium simul acceptarum, tunc uniuersaliter manet quod habeat duobus rectis equales ;unde patet quod habere tres angulos equales duobus rectis et simpliciter nosceret de triangulo quando sciret 190 de aliqua specie eius uel de omnibus simul ;si uero non est uniuersale primum neque ysochelis 210 neque enei trianguli. Remota autem figura, non non est eadem ratio, tunc non erit idem cognoscere triangulum in communi et singulas species eius ; remanet habere tres, nec etiam remoto termino, quod est superius ad figuram, cum figura sit que set est alterum, et cognoscendo de speciebus, non cognoscitur de triangulo secundm quod est triantermino uel terminis comprehenditur, set tamen non primo conuenit neque figure neque termino, 215 195 gdtt~. quia non conuenit eis uniuersaliter. Cuius "gitur : Vtrum autem secundum quod Deinde cum dicit 74a35 erit primo? Manifestum est quod trianguli, quia est triangdus etc., dat documentum quomodo secundum triangulum inest aliis, tam superioribus proprie possit accipi uniuersale, dicens quod quam inferioribus : ideo enim competit figure utrum aliquid sit trianguli secundum quod &ihabere tres, quia triangulus est quedam figura, 220 200 angulus est, aut ysochelis secutidum quod estysocbeles, et similiter ysocheli, quia triangulus est, et de et quando id cuius est demonstratio sit primum et triangulo habere tres uniuersaliter demonstratur ; uniuersale secundm hoc, id est secundum aliquod unde eius est uniuersale primum. subiectum positum, manifestum est ex hoc quod dicam : quandocunque enim, remoto aliquo, adhuc 185

: sciret sec.m. Bol, Ed1-" 189 nosceret scr. (cum Eda9-80) : noscet ¥E : nouit 198 dicens] om. S1 (-L ; suppl. sec.m. BxF) 199 triangoli] triangulus E r 200 est1] unte 199-200 triangulus L : om a' (secundum quod triangulus est om. Er) ysochelis scr. (cum sec.m. Bol) : ysocheles @ 203 est] enim @l (erit sec.m. Bx) 204 quandocunque S1 (-L) : quandoque L , S' (quando corr. sec.m. BolV) 207 a suppl. (cum sec.m. i t o neque ysochelis suppl. (cum sec.m. F, Ed1=) : om. 214 comprehenditur Q1 : apprehenditur @' (comprehenditur Bx) : om. @ mg. continetur uel apprehenditur Wr : continetur siue uel apprehendatur Bl : continetur uel comprehenditur Erl : concluditur [cancell.] clauditur V : clauditur [cancell.] comprehenditur Wa : clauditur [+ mg. al' continetur F6b] SaaVea,Lo, P4PrV'a, F 6 b , sec.m. Bol, Edlss)

0 (pecia 3) : W(ErWBxFL), W(-) 197 quomodo 0 : quod Edlss (4supra, u.

7, cum ah.)

+

213-214 figura - comprehenditur : Euclides, E h . , I, Def. 14 (ed. Stamatis, t. I, p. z, 8), a Gerardo transl.

- Cf. Préf.p. 69*.

74b5

74b6

74b13

74bi8

74ba

74b26

Si igitur est demonstratiua sciencia, ex necessariis principiis : 1 quod enim scitur, non potest aliter se habere. Que autem per 1 se sunt, necessario insunt rebus : hec quidem enim insunt in 1 eo quod quid est ;quibusdam alia insunt in eo quod quid est 1 predicantibus de ipsis, quorum alterum oppositorum necesse est loinesse. Manifestum est quod ex huiusmodi quibusdam utique fit demonstratiuus 1 sillogismus ; omne enim aut sic est aut secundum 1 accidens, accidencia autem non necessaria sunt. Aut igitur sic dicendum, aut principium ponentibus quod demonstratio 1 necessarium sit, et si demonstratum est, non posse aliter 15se habere ; ex necessariis ergo oportet esse sillogismum. Ex ueris 1 quidem est et non demonstrantem sillogizare, ex 1 necessariis autem non est, set aut demonstrantem ; hoc autem proprium 1 demonstrationis est. Signum autem est quod demonstratio ex necessariis sit, 1 quoniam instancias ita ferimus ad opinantes demonstrare, ^quoniam non sit necesse, si opinamur aut omnino contingere 1 aliter, aut rationis causa. Manifestum autem ex hiis est et quoniam stulti sunt 1 accipere opinati bene principia, si probabilis 1 sit propositio et uera, ut Sophiste. Quoniam scire 1 scienciam est habere : non enim quod probabile est aut non principium est, ^set primum in genere circa quod demonstrat et uerum, 1 non omne, set proprium. Quod autem ex necessariis oportet esse siliogismum, 1 manifestum et ex hiis est. Si enim non est habens rationem I propter quid existente demonstratione non est sciens. Sit autem utique et quod A 1 de C ex neces-

sitate esse, B autem medium, per ^quod demonstratum est, non ex necessitate, non sciuit propter quid. Non est enim hoc 1 propter medium; hoc quidem enim contingit non esse, conclusionem 1 autem necessariam. Amplius, si aliquis nesciuit rem nunc, habens 74b32 rationem, 1 et saluatus est, salua re, non oblitus, 1 neque prius sciuit. Corrumpetur autem utique medium, nisi sit a5necessarium. Quare habebit quidem rationem, salua I re, nescit autem. Neque ergo prius sciuit. Si uero 1 non corruptum est, contingit autem corrumpi, quod accidit utique erit 1 possibile et contingens. Set est inpossibile sic se habentem 1 scire. Curn igitur conclusio ex necessitate est, nichil 75ai prohibet I medium non necessarium esse, per quod demonstratum est ; est enim 1 necessarium non ex necessariis sillogizare, sicut 1 uerum ex non ueris. Curn autem medium ex necessitate est, 'et conclusio ex necessitate, sicut ex ueris 1 uerum semper. Sit enim A de B ex necessitate, et hoc 1 de C ; necesse est ergo et A C inesse. 1 Set cum non necessaria sit conclusio, neque medium 1 necessarium esse possibile est. Sit enim A in C non ex necessitate "esse, in B autem A, et hoc in C ex necessitate; et 1 A ergo in C ex necessitate erit. Set non concessum est. Quoniam igitur si scit demonstratiue, oportet 75212 1 habere demonstrationem; 1 aut non sciet neque propter quid neque quia necesse est illud esse. 15Set aut opinabitur nesciens, si accipiat tanquam necessarium 1 non necessarium, aut neque opinabitur, sirniliter siue quia sciat 1 per media, siue propter quid et per 75a17 inmediata.

74b6 scitur n, ypaT, T(32) : sit ufai : scit (quis praem. E : aliquis add. ¥/ Ar. Translationis Iacobi textus deterior (~.XTC+, yepa(p~ufai) insuntl 7 necessario ceti, T(41) : necessaria A+, yatpfai 6 aliter se habere Sx+, y~pu,T(32-33) : se habere aliter ceti 8Ay+, E 8 quibusdam] auinsunt2 € m . m . T, T(43) : desunt fai : om. 8 : sunt cett cett, T(41) : sunt pr.m. A, yfai 7 rebus] om. ? T ( ~ I ) 12 necessaria sunt] inu. n, =a, ? T(56) i o inesse 8y, pafai, T(5o insit) : esse ceti fit cett, T(53) : ? sit 8, ufai fai tem STC, sec.m. 17 demonstrantem 16 demonstrantem] demonstratiue +, u, sec.m. TC 14 necessarium] necessaria Xy, sec.m. p : ex necessariis E, ? T(76) 20 si] Si autem : siue TC, ? T(95) 21 aliter] se habere y, cetf, ? T(86, cum adn. crit.) : demonstratiue TC, ou : demonstrationem p 23 Sophiste. 21-22 opinati sunt accipere tr. 8y+ 21 est] unte ex hiis a : om. efai et] post quoniam y : om. AXTC, spfai ? T(96) 23 scire] et praem. EO~ITU Quoniam A, ET ( unte Quoniam add. le), T(io5) : sophiste. quoniam XTC, pu : sophiste quoniam ceti principium] prima a : primum ? T(iio) 24 scienciam est] inu. 8+, a9 (est ante scire p : est habere scienciam tr. u) 25 in X, ypafai, 26 set 25 demonstrat TCU,T(ii4) : demonstrant SX, y : demonstratum est p9 : demonstratur v+, ECTU sec.m. e, T ( i n ) : om. ceti 26 oportet (-eat +) esse 8x44 ~pqu,T(22, 128) : oportet... sec.m. 8, sec.m. A, y 4 , sp9, T(ii3) : licet fai : om. pr.m. 8, pr.m. A, YCTTU 27 et] om. yn+, su, del. sec.m. T est2] om. ATC, pr.m. YE~T esse (post sillogismum) CT : esse (oportet om.) TI : esse oportet A, y~fai 31 esse] inesse A+, yu 32 rem nunc SXTC, (DTUOI : nunc rem ye : nunc 27 habens] habet T 30 est2] post enim XTI : om. 8, pa 33 non y, T(163) : nec cett oblitus] est STC, pfai (ante nesciuit) rem a : rem (nunc om.) l+, p 34 neque va T(164) , : 36 nescit XTC,prm. p, v,T(176) : nesci lac. : nesciuit cett nec ceti 35-36 salua re] saluare primo A : re salua y : om. ~ T C , E ergo] posi prius 81, u : om. yp, pr.m. T uero] ergo ya : autem u, ? T(182) 36 autem] nunc praem. a, add. y, sfai, sec.m. p 3 non ex AXTC, ETU,i , T(i34, 193) : Cumque y : Cum ras. a : Cum quidem (L, pfai : Cum quidem (posi conclusio) yrp 75a1 Cum % i o esse] inesse ~ ( X C T A] om. 4 uerum] et praem. Ay, Y ~ T U 8 non necessaria] inu. (L, ysa cp~fai, T(zo2) : ex non 8+, yepm 14 neque 12 igitur] autem y : ergo? T(224) 13 demonstrationem] per medium necessarium E,? T(229) yq, pr.m. y, pr.m. T 17 media] medium sfai : mediata +,? T(246) quia] neque propter quia A+, potp (propter del. sec.m. 19) : om. uco 16 sciat] et d;, ye 17 pera cetf, T(242) : propter u : om. l, primo (L, ysa

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50

EXPOSITIO LIBRI POSTERIORVM

Si igitur est demonstratina etc. Postquam determinauit Philosophus de ' dici de omni ' et ' per se ' et ' uniuersali ', quibus utimur in demonstratione, hic iam incipit ostendere ex quibus demons5 trator procedat. Et diuiditur in partes duas : in prima ostendit ex quibus procedat demonstratio ' propter quid ' ; in secunda ex quibus procedat demonstratio quia ', ibi : Set quia differt et propter quid etc. 10 Prima in partes duas :i n prima ostendit qualia sint ex quibus demonstratio procedit ; in secunda docet que sunt demonstrationis principia, ibi : Quid quidem significent etprima etc. Prima in partes tres : in prima ostendit quod 1 5 demonstratio est ex necessariis ; in secunda quod est ex hiis que sunt per se, ibi : Accidentium autem non per se etc. ; tercio quod procedat ex propriis, ibi :Non ergo est ex aliogenere etc. Circa primum duo facit : primo ostendit quod 20 demonstratio procedit ex necessariis ; secundo probat quedam que supposuerat, ibi : Quod autem ex necessar% oportet esse etc. Circa primum tria facit : primo continuat se ad precedencia ; secundo probat propositum, ibi : 25 Que autem per se sunt etc. ; tercio infert ex dictis quandam conclusionem, ibi : Manifestum autem ex hiis etc. Dicit ergo primo quod, ex premissis inferens, quod, si est demonstratiua sdencia, id est si sciencia 30 per demonstrationem acquiritur, oportet quod sit ex necessariis pincipiis ; cuius illationis necessitas ex hoc apparet, quia quod sc"tur, inpossibile est alifer se habere, ut habitum est in diffinitione eius quod est scire. 74b6 Deinde cum dicit : Que autem per se sunt etc., ostendit quod demonstratio sit ex necessariis. Et primo per rationem ; secundo per signum, ibi : Signum autem est etc. Circa primum ponit duas rationes. Quarum prima talis est. Ea que per se predican40 tur necessario insunt ; et hoc manifestat in duobus

74b5

modis : in primo quidem, quia ea que per se predicantur insunt in eo quod quid est, id est in diffinitione subiecti, quod autem ponitur in diffinitione alicuius, necessario predicatur de eo ; 45 in secundo uero, quia quedam sunt subiecta que ponuntur in eo quod quid est predicantibus de ipsis, id est in diffinitionibus suorum predicatorum, que quidem, si sint opposita, necesse est quod alterum eorum subiecto insit, sicut par uel inpar 50 numero, ut superius est ostensum. Set manifestimi est quod ex quibusdam principiis huiusmodi, scilicet per se, fit demonstratiuus sillogismus ; quod probat per hoc quod omne quod predicatur aut predicatur per se aut per accidens, et ea que predicantur per 55 accidens non mnt necessaria ; ex hiis autem que sunt per accidens non fit demonstratio, set magis sophisticus sillogismus. Vnde relinquitur quod demonstratio sit ex necessariis. Sciendum autem est quod, cum in demonstra- 60 tione probetur passio de subiecto per medium quod est diffinitio, oportet quod prima propos i t i ~ ,cuius predicatum est passio et subiectum diffinitio que continet principia passionis, sit per se in quarto modo ; secunda autem, cuius subiec- 65 tum est ipsum subiectum et predicatum ipsa diffinitio, in primo modo ; conclusio uero, in qua predicatur passio de subiecto, est per se in secundo modo. Secundam rationem ponit ibi : A u t igitur sic 74bi3 dicendum etc. Que talis est. Demonstratio circa necessarium est, et demonstratuni, id est demonstrationis conclusio, non potest aliter se habere. Et hoc accipiendum est tanquam pincipium ad ostendendum propositum, scilicet quod demons- 75 tratio ex necessariis procedat (cuius quidem principii ueritas ex premissis apparet, ut iam dictum est) ;ex hoc autem principio sic argumenA

A

9 et suppl. (cum non nullis &t/, Edass, ex h., 4-5 demonstrator] demonstratio @(pecia 3) : ^(ErBalBxFL), W(BolMV) 18 ergo est @' 13 quidem] + igitur E r prima scr. (ex Al., I 18, 76932) : primum @ (om. Er) 78a22 ; cf. infra, 1 23, i) : om, @ 22 oportet esse @ l : inu. S* (cf. infra, u. 129) 20 procedit] procedat @l (-L) (est om. V) : est ergo @ l (sed cf. infra, I 15, 75a38) 28 quod pr.m. Er, BolMV : &l. sec.m. Er, om. BalBxFL, 27 hiis scr. (ex Al., 74b21 ; cf. infra, u. 99) : dictis @ 25 sunt] om. S1 50 eorum] illorum @' 48 diffinitionibus] -rione BalF, Da 47 eo] om. ErBalF plerique deft (sed cf. In Peryem., I 8, 303-504) 63 subiecturn] et @ l (-L ; del. sec.m. Bx ; corr. in est sec.m. BalF : 5 1 Set] Minor propositio mg. pr.m. F 51 est ostensum] inu. &z 67 in suppl. (cum sec.m. F V ) : om. @ 65 in secundo Er, sec.m. FBolV : et I (del. sec.m. Bx : et quarto in quarto Er) est Ed1=) 78-79 argumentatur sec.m. F V , Ed1= : argumentetur @l, sec.m. Bol : obsc. M, pr.m. V 69 in] om. Er

+

18 Non ergo : 115, 75238. 21 Quod 16 Accidentium : I 14, 75318. 9 Set quia : 123, 78222. 13 Quid quidem : 118, 76232. 25 Que autem : 74b6. 26 Manifestum : 74bzi. 33 habitum est : I4,7ibio-12. 38 Signum : 74b18. 40-59 prima autem : 74b26. - necessariis : De hac prima ratione multa disputant periti, cf. Mignucci, p. 108-112. Re uera, non est nisi à ostensio ad hominem È secundum 46 in secundo : cf. I io, 75937-b5. 41-42 in duobus modis : dicendi 'per se' ;in primo, cf. I io, 73934-37. Thomam, infra, I 14, 58-63. s i superius : I io, 73bi8-25. 58 sophisticus sillogismus : cf. I io, 7109-10 ; I 12, 74a28. 65-69 in quarto modo : cf. supra, I io, 73bio-i6 ; 77-78 iam dictum est : supra, u. 28-34. in primo modo : 73354-37 ; in secundo modo : 73357-b5.

tatui : conclusio necessaria non potest sciri nisi 80 ex principiis necessariis ; set demonstratio facit scire conclusionem necessariam ; ergo oportet quod sit ex necessariis principiis. In quo differt demonstratio ab aliis sillogismis : sufficit enim in aliis sillogismis quod sillogizetur ex ueris, nec est 85 aliquod aliud genus sillogismi in quo oportet ex necessariis procedere, set demonstrantem tantum oportet hoc obseruare ; et hoc est proprium demonstrationis, scilicet ex necessariis semper procedere. 74bi8 Deinde cum dicit : Signum autem est etc., probat 90 idem per signum hoc modo. Contra rationem aliquam instancia non fertur nisi per hoc quod deficit aliquid eorum que in ratione illa obseruanda sunt; set contra eum qui opinatur se demonstrare ferimus instanciam quod non sit necesse 95 ea ex quibus procedit esse uera, siue opinemur contingere ea aliter se habere, siue talem instanciam feramus rationis, id est disputationis, causa ; ergo demonstratio debet esse ex necessariis. 74b2i Deinde cum dicit : Manifestimi autem ex hiis etc., 100 infert conclusionem ex dictis, dicens quod manifestum est, ex hoc quod oportet demonstrationem ex necessariis concludere, quod stulti sunt illi qui opinati sunt bene se principia demonstrationis ampere, si solum propositi0 accepta sit probabilis 105 e t nera, ut Sopbiste faciunt, id est illi qui apparent scientes et non sunt. Nam scire non est nisi per hoc quod sciencia habetur, scilicet ex demonstrarione ; ex hoc autem quod aliquid est probabile uel inprobabile, non habetur quod sit primum uel n o non primum ; set tamen oportet illud circa quod fit demonstratio esse p r i m in genere aliquo e t esse uerum ; non tamen omne primum accipit demonstrator, set primum proprium illi generi circa quod demonstrat, sicut arismeticus non accipit l i 5 primum quod est circa magnitudines, set circa numerum.

(cJ

Attendendum autem est quod Sophiste non sumuntur hic sicut in libro Elenchorum, qui procedunt ex hiis que uidentur probabilia, non sunt autem, uel uidentur sillogizare et non sillo- 120 gizant ; sicut enim tales Sophiste dicuntur, id est apparentes sapientes et non existentes, in quantum deficiunt a dyaletica argumentatione, ita dyaletice argumentationes, si appareant demonstratiue probare et non probent, sophistice 125 sunt, in quantum uidentur sua argumentatione scientes, cum non sint. Deinde cum dicit : Quod autem ex necessariis 74b26 oportet esse etc., ostendit quod supposuerat. Et circa hoc duo facit : primo ostendit quod 130 conclusio necessaria non potest sciri ex principiis non necessariis ; secundo quod, licet non possit sciri necessarium ex non necessariis, tamen sillogizari potest, ibi : Cum @ur conclusio etc. 135 Primum ostendit duabus rationibus. Quarum prima talis est. Si quis non habeat 74b27 rationem 'propter quid ' ostendentem, non eficitur sciens, etiam demonstrattone adhibita, quia scire est causam rei cognoscere, ut supra dictum est ; set rado que infert conclusionem necessariam ex non 140 necessariis principiis, non ostendit ' propter quid '. Quod exemplificat in terminis communibus : ponatur enim quod hec conclusio sit necessaria : à Omne C est A È et demonstretur per hoc medium B, quod non sit necessarium medium, 145 set contingens, puta quod hec propositio sit contingens : à Omne B est A È uel à Ornne C est B È aut utraque ; constai quod per hoc medium contingens, quod est B, non potest sciri de conclusione necessaria, que est : à Ornne C est A È 1 5 0 propter quid '. Quod sic probat, quia, remota

85 oportet] oporteat [' 86 demonstrantem scr. (ex Al., 74bi7 ; cum ?A$, F 5 V 9 ): S (pecia 3) : ^(ErBalBxFL), S"(WMV) dcmonstratiue t (demonstratiue sillogizantem V e 1: demonstratio demonstratiue O* : demonstratione p.m. V , O*, pr.m. C, Bi, Kn : in demons92-93 obseruanda] seruanda ErBalBx tratione sec.m. V , sec.m. Bi, sec.m. C, Er1F4Lg,pr.m. W2, Wr\ mg. P5, P4P8,C W r , f"/"s) 99 au122 sa105 et L, sec.m. F, S' Ar., 74b23) : uel ErBalBx, pr.m. F tem] est praem. Bx, add. ErBalF (Manifestum autem om. Qa) 129 oportet esse E r L : uidetur esse Bx : oportet F : 126 in quantum] huiusmodi S?1 piente~suppl. (cf. app. fontium) : om. I 144 C est A scr. (cum sec.m. F, 152 secundo] + ostendit ma, sec.m. F 137 ostendentem] et S1 (dei. sec.m. L ) om. Bal, O2 147-148 C est B scr. (cum sec.m. F, Ed-) : B est C S E d ) : A est C fl

+

+

106-108 Nam - ex demonstratione : cf. Albertus, Posi., I 11 15 (p. 57b) : à Huius autem probatio est quod uere scire est certam scienciam rei habere È- Propositionem autem 74b2;-24 : à quoniam scire scienciam est habere à propositionem sophisticam esse quam Aristoteles inprobat recte exponunt Themistius, In Post., I 6 (p. 16,4-6), a Gerardo transl. (ed. O'Domeii, p. 261 ; M, f. 134vb ; W, f. 72vb) : à sicut estimat secta Pictagore (pictagorice M : Protagorae perperam ed.) in istis propositionibus quod ipse sunt propositiones demonstratiue. Dicit enim quod qui scit, apud eum est sciencia ; et ille apud quem est sciencia scit quid est sciencia à ; Auerroes, Comm. med. in Posi., a Guillelmo de Luna transl., I c o m . 16 (ed. Ven. 1483) : à sicut putat Afrotegeras in hiis propositionibus quod ipse sunt demonstratiue, et illud est quia ipse dixit quod ille apud quem scitur sciencia et qui habet scienciam, ipse quidem scit quid est sciencia à ;Robertus Grosseteste, In Pus/., I 6 (ed. Rossi, p. 13I, 5 8-61) : à ut uerbi gracia sophiste credunt se demonstrare hanc conclusionem : sciens nouit quid est sciencia, hoc modo : scire est scienciam habere, set habens aliquid nouit illud quod habet, sciens igitur nouit quid est sciencia È 118 in libro Elenchorum et 121-122 sicut - existentes : cf. Ar., De sopb. elencbis, 165az1-23, a Boethio transl., A.L., VI 1-3, p. 6, 16-18 : à est enim sophistica apparens sapientia, non existens autem, et sophista 134 Cum igitur : 75ai. 139 supra : l 4,~ibio-12. copiosus ab apparente sapientia, sed non existente n.

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causa propter quam est aliquid, oportet quod remoueatur effectus ; set hoc medum, curn sit contingens, contingit remoueri, conclusionem 1 5 5 autem remoueri non contingit, curn sit necessaria ; relinquitur ergo quod non potest sciri conclusio necessaria per medium contingens. 74b32 Secundam rationem ponit ibi : Amplius si aliquis nesciu"t etc. Que talis est. Si aliquis nunc 160 nescit, curn tamen habeat eandem rationem quam prius habuit, e t est saluatus, id est non desiit esse, salua re, id est etiam re scita non corrupta, et iterum ipse non est oblitus, manifestum est quod etiam neque prizts sci&. - In hoc autem Philoso165 sophus innuit quatuor modos quibus aliquis amittit scienciam quam prius habuit : unus modus est quando excidit a mente eius ratio per quam prius sciebat ; alius est per corruptionem ipsius sciencie ; tercius per corruptionem ipsius i70 rei scite, sicut si sciam te sedere dum sedes, te non sedente hec sciencia perit ; quartus est per obliuionem. Vnde, nullo istorum modorum existente, si aliquis modo nescit aliquid, neque prius sciuit. - Set ille qui habet conclusionem neces175 sariam per medium contingens, corrupto medio contingenti, nescit, medio non existente, et tamen eandem rationem habet et saluatus est, et salua est res, et non oblitus est; ergo neque prius scimi, quando medium nondum erat corruptum. Quod 180 autem medium quod est contingens corrumpatur, probat, quia quod non est necessarium, oportet quod aliquando corrumpatur. Si autem dicatur quod medium nondum est corruptum, ex quo tamen non est necessarium, manifestum est quod 185 contingit ipsum corrumpi ;posito autem contingenti, illud quod accidit non est inpossibile, set possibile e t contingens. Quod autem sequebatur erat inpossibile, scilicet quod aliquis scienciam haberet alicuius quod postea nesciret, manentibus condicionibus 190 supra positis ; quod tamen sequitur ex hoc quod est medium esse corruptum, quod, etsi non sit uerum, est tamen contingens, ut dictum est. 7jai Deinde curn dicit : Cum @tur conclusio ex necessitate est etc., ostendit quod, licet per medium 195 contingens non possit sciri conclusio necessaria, tamen potest sillogizari conclusio necessaria ex medio non necessario.

Dicit ergo quod nicbil prohibet, cum conclusio necessaria est, medium non necessarium esse, per quod hec ostenditur, sillogismo tamen dyaletico, zoo non demonstratiuo qui facit scire ; contingit enim necessarium sillogizari non ex necessariis, sicut contingit sillogizari u e m e x non ueris. Non autem contingit e conuerso, quia, c m medium est necessarium, e t conclusio necessaria erit, sicuti e x ueris 205 premissis semper concluditur uerum. Quod autem ex necessariis semper concludatur necessarium, sic probat : Sit enim A de B ex necessitate, id est sit hec propositio necessaria : à Omne B est A D, et hoc de C, id est sit hec etiam necessaria : 2 1 0 à Omne C est B à ; ex hiis autem duabus necessariis sequitur tercia necessaria, scilicet conclusio, scilicet quod à Omne C est A ÈOstensum enim est in libro Priorum quod ex duabus propositionibus de necessitate sequitur conclusio de necessitate. 215 Ostendit etiam consequenter quod, si conclusio non est necessaria, nec medium possit esse necessarinm. Ponatur enim quod hec conclusio : à Omne C est A È sit non necessaria, premisse autem due sint necessarie ; secundum id quod preostensum est, 220 sequitur quod conclusio sit necessaria, curn tamen contrarium sit positum, scilicet quod sit non necessaria. Deinde curn dicit : Quoniam ergo si scit demons- 75 a12 fratine etc., inferi conclusionem principaliter inten- 225 tam ex omnibus predictis, dicens quod, quia oportet necessarium esse aliquid si demonstratiue sciatur, manifestum est ex premissis quod oportet demonstrationem haberi per medium necessarium, alioquin nesciet quod conclusio sit necessaria 230 neque propter quid neque quia, curn necessarium non possit sciri per non necessarium, ut ostensum est. Set, si quis habeat rationem per medium non necessarium, dupliciter potest esse dispositus : aut enim, curn ipse sit non sciens, opinabitur 235 tamen se scire, si accipiat in sua opinione medium non necessarium tanquam necessarium, aut etiam non opinabitur se scire, si scilicet non credat se habere medium necessarium ; et hoc uniuersaliter intelligendum est tam de sciencia qua scitur quia ' per 240 mediata, quam de sciencia 'proper quid', qua scitur aliquid per inmediata. Horum autem differencia posterius ostendetur.

161 desiit &l l(pecia3) : ÇD'(ErBalBxFL) ÇDa(BolMV 159 aliquisl scr. (ex Ar., 74b32 ; cum L , Ed18s) : alias 3'1 (-L) : quis D a (-L) : desinit L : deserit BolM : desierit V 162 re scita scr. (cum sec.m. Er, non nulli &, Edlsg) : res scita ÇD1sec.m. BolV : res ita ÇD 198 conclu183 ex quo F, Bol : obsc. E r L : conclusio Bal : quo M : quando con-, in quoniam V (uerba obscure scripta esse uidentur in '3) s i ~ ] non ÇD ( - L : del. Bal), 21 3 scilicet] om Q a 213-214 enim est @ l (-L), V : inu. L, à ‡ D ( - V ) zoo hec ErBxF : om. ceti 217 est : esset ?l (sit cwr. /à esset Bal) possit D 1 : posset l% 224 scit scr. (cum L) : sit l 224-225 demonstratiue] demonstrator @ a : om. F 226 omnibus ÇD : tribus (tibus pro o'bus) ÇD 229 haberi] habere (anfe oportet) '32 2 5 0 nesciet] nesciret I' 251 quia] propter quia Da (4. Ar., 75214, cum adn.) 242 aliquid] om. I'

+

214 in libro Priorum : Ar., Anal. pr., I 8, 2gb29-3oai4, a Boethio transl., A.L., I11 1-4, p. 20, 6 $92 dictum est : u . 179-187. 243 posterius : I 23-25, 78a22-79ai6.

- 21, 2.

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75ai8

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io

1J

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Accidentium autem non per se, quo modo determinatum est 1 per se quidem esse, non est sciencia demonstratiua. Non enim zOestex necessitate demonstrare conclusionem; accidens 1 enim contingit non inesse (de tali enim dico accidenti). Et tamen opponet fortasse aliquis cuius causa oportet I hec interrogare de hiis, si non necesse est conclusionem esse. 1 Nichil enim differt si aliquis interrogatus contingencia, postea dicat ~~conclusionem. Oportet autem interrogare non tanquam necessarium esse propter 1 interrogata, set quod dicere necesse est illa dicenti, et I uera dicere, si ueraciter sunt que sunt.

Quoniam autem ex necessitate sunt circa unum- 75a28 quodque genus quecunque 1 per se sunt, et secundum quod unumquodque est, manifestum est quoniam de hiis que ^per se sunt demonstratiue sciencie et ex 1 talibus sunt ; accidencia quidem enim non necessaria sunt. - 1 Quare non est necessarium conclusionem scire propter quid sit, neque 1 si semper sit, non per se autem, ut sunt per signa sillogismi : 1 hoc enim per se non per se sciet, neque propter quid, ^propter quid autem scire est per causam scire. Propter I ipsum ergo oportet et medium tercio et primum medio 1 inesse. 75237

Accidentium autem non per se etc. Postquam ostendit Philosophus quod demonstratio est de necessariis et ex necessariis, consequenter ostendit quod est de hiis que sunt per se et ex hiis que sunt per se. E t circa hoc tria facit : primo ostendit quod demonstratio est de hiis que sunt per se, id est quod conclusiones demonstrationis sunt per se ; secundo mouet dubitationem et soluit, ibi : E t tamen oppone! etc. ; tercio ostendit quod demonstratio est ex hiis que sunt per se, id est quod principia demonstrationis oportet per se esse, ibi :Quoniam autem ex necessitate etc. Dicit ergo primo quod demonstratiua sdencia non potest esse accidentim que non sunt jer se, sicut determinatum est 'per se ' superius, scilicet quod accidens ' per se' est in cuius diffinitione ponitur subiectum, sicut par aut inpar est 'per se' accidens numeri ; album autem animalis non est ' per se ' accidens, quia animai non ponitur in eius diffinitione. Quod autem de huiusmodi accidentibus que non sunt per se, non possit esse

demonstratio, sic probat : accidens quod non est per se contingit non inesse (de hoc enim accidente loquimur) ; si ergo demonstratio fieret de accidente quod non est per se, sequeretur quod conc l u s i ~demonstrationis non esset necessaria, cuius contrarium supra ostensum est.

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*** Quod autem accidens quod non est ' per se ', non necessario insit, ex hoc potest haberi : Si 30 enim aliquod accidens ex necessitate et semper insit subiecto, oportet quod causam habeat in subiecto, qua posita, non possit accidens non esse. Quod quidem contingit dupliciter : uno modo quando ex principiis specie! accidens 35 causatur, et tale accidens dicitur per se passio uel proprium ; alio modo quando accidens causatur ex principiis indiuidui, et hoc est accidens inseparabile. Omne autem accidens quod causatur ex principiis subiecti, si debeat diffiniri, oportet 40 quod subiectum ponatur in sua diffinitione : nam unumquodque diffinitur ex propriis prin-

75a21 inesse Xx, au, sec.m. T, T(24) : esse h + , y ~pr.m. , T : om to Ar. Translationis Iacobi textus deterior (SXxrol;, yepayw) 22-23 oportet hec 8xn, eoi : oportet h : (contingit non esse mg. s : necessarium est pr.m. e)22 fortasse] fortassis 8Xy : forsan y sunt1 y p y ~ , ueraciter 8Xx,y~to,T(88) : uera autem p : uera sec.m. x, eayu hec oportet l, p a y ~ u 27 uera n, yto, T(87) : uere ceti 3 1 quidem] om. X, y p a ~ Ã ´ 3 2 est] post necessarium (-am a) 29 quod ceti, T(io2) : om. xv,^ T(88) : sint Xx, auto : erunt 8n+, e 33 sunt codd : fiunt ? T(io9) sit] scit : scit sit 7t : set y : est y yto : om. 4, y p ~ 3 2 conclusionem] in conclusione (Ry

x

20 accidens per se tr. Bal, 9% 23 sic 7 de BalBxFL, sec.m. Er : ex pr.m. Er, a' @(pecia 3) : W(ErBalBxFL), lE'(BolMV) 25 loquimur] loquitur @' 24 inesse &l(est esse L), sec.m. Bol : esse @' 23 est] inest @ l (-L) probat] ipse probat sic @ a 39 Omne Incipit pecia 46 ?(pecia 4) : P(ErBxBo^M), @'(BalBgFL), ^(V)

9-10 Et tamen : 75a22.

13

Quoniam : 75a28.

16 superius : I io, 73a37-b5.

28 supra : 1 9 , 12-10; I 13, 71-88, 224-253.

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cipiis ; et sic oportet omne accidens quod ex necessitate inest subiecto, esse accidens per se. Illa ergo que non sunt per se, non ex necessitate insunt.

***

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Videtur autem quod Aristotiles utatur demonstratione circulari, quam supra inprobauit : ostenderat enim supra quod demonstratio necessariorum est ex hoc quod est eorum que sunt ' per se ', nunc autem e contrario ostendit quod demonstratio est eorum que sunt ' per se ' quia est necessariorum. Set dicendum quod supra Aristotiles non solum ostendit demonstrationem esse necessariorum propter hoc quod est eorum que sunt per se, set ex diffinitione eius quod est scire, et hic fuit uerus demonstrationis modus. Quod autem ostendit demonstrationem esse necessariorum propter hoc quod est eorum que sunt per se, non est uera demonstratio, set est ostensio ad hominem apud quem notum esset quod demonstratio sit eorum que sunt per se.

*** 75a22 65

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Deinde cum dicit : E t tamen opponet etc., C mouet dubitationem >. Et circa hoc duo facit. Primo proponit dubitationem, dicens quod potest aliquis forte opponere : si conclusio que sequitur ex contingentibus uel ex hiis que sunt per accidens non est necessaria, quare fit interrogatio de hiis que sunt per accidens siue de contingentibus, ut ex eis datis procedatur ad conclusionem, cum tamen in sillogismo requiratur quod ex necessitate conclusio accidat ? Et quod interro-

gatio fiat de contingentibus uel ex hiis que sunt 75 per accidens, manifestat per hoc quod subdit : Nichil enim differt si ahquis interrogatus contingencia, postea dicat conclusionem. Quasi diceret : ita potest inferri conclusio ex contingentibus interrogatis et concessis sicut ex necessariis : ex utrisque enim 80 eadem forma sillogizandi est. Secundo ibi : Oportet autem interrogare etc., 72a2j soluit dicens quod non ita interrogatur de premissis contingentibus quasi conclusio sit necessaria absolute propter interrogata, id est propter premissa 85 contingencia, set quia necesse est premissa dicenti conclusionem dicere, e t dicere uera in conclusione, si ueraciter sunt que premissa sunt. Quasi dicat quod, licet ex premissis contingentibus non sequatur conclusio necessaria necessitate absoluta, 90 set quod est ibi necessitas consequencie tantum, secundum quod conclusio sequitur ex premissis. Deinde cum dicit : Quoniam autem ex necess"- 75a28 tate etc., ostendit quod demonstratio sit ex hiis que sunt ' per se ', tali ratione : Demonstratio est 95 de necessariis et ex necessariis, et hoc ideo quia est scientifica, id est faciens scire ; ea autem que non sunt ' per se ' non sunt necessaria : sunt enim per accidens, et huiusmodi non necessaria sunt, ut dictum est ; set illa sunt ex necessitate 100 circa unumquodque genus quecunpe sunt 'per se ' et que conueniunt unicuique secundum quod m m quodque est ; relinquitur ergo quod demonstratio non possit esse nisi ex hiis pe sunt 'per se ' e t de talibus. 10; Vlterius autem ostendit quod, etiam si premissa 75a32 essent semper et necessaria, set non 'per se ', non tamen sciretur de conclusione 'propter quid', sicut patet in sillogismis qui fiunt per signa, in quibus conclusionem que est "per se ', non scit n o

61 est] 5 i contrario] conuerso Da 43 oportet] autem pr.m. V : om.

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